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Accord emploi: les signataires contents du texte du gouvernement
Le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC ont jugé ce lundi satisfaisant l'avant-projet de loi sur la sécurisation de l'emploi qui reprend l'accord dit de sécurisation de l'emploi signé le 11 janvier par ces quatre représentants du patronat et des salariés. Après le coup de sang jeudi de Laurence Parisot, le Medef estimait lundi que "les zones d'écart ont été corrigées", qualifiant le résultat de "traduction satisfaisante". "Notre vigilance reste très grande sur la suite des opérations, il y a encore beaucoup d'étapes à franchir", prévenait-on néanmoins. Pour Patrick Pierron (CFDT), "satisfait", comme son collègue de la CFTC Joseph Thouvenel, "ce projet de loi reprend la lettre et l'esprit de l'accord". "On attend des députés qu'ils ne déforment pas ce projet", a-t-il ajouté auprès de l'AFP. Retouches possibles D'ici sa présentation au Conseil des ministres, le 6 mars, le texte peut encore connaître des ajustements (avis du Conseil d'Etat et consultation des partenaires sociaux). Il pourra surtout être amendé par les parlementaires appelés à s'en saisir en vue d'une promulgation fin mai. Le Front de gauche est bien décidé à le faire, tout comme l'aile gauche du Parti socialiste qui a déjà fait part de ses réserves. La CGT et FO ont lancé un appel commun à la mobilisation le 5 mars, contre la transcritpion de l'accord dans la loi et pour la rupture avec la politique d'austérité. |
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Accord emploi : l'avant-projet de loi est finalisé
Le ministère du Travail a remis ce lundi aux partenaires sociaux l'avant-projet de loi transposant l'accord sur la sécurisation de l'emploi du 11 janvier. « Une traduction satisfaisante », selon le Medef.Un mois jour pour jour après la fin des négociations, l'avant-projet de loi transposant l'accord sur l'emploi du 11 janvier a été remis ce lundi aux partenaires sociaux. En parallèle, le texte a été déposé au Conseil d'Etat, qui va le passer au crible juridique avant sa présentation en Conseil des ministres, prévue le 6 mars. Alors que Laurence Parisot (Medef) avait fait savoir jeudi qu'elle n'était pas satisfaite du projet de texte, et que Laurent Berger (CFDT) estimait que le projet de loi devait « reprendre l'accord, tout l'accord, rien de l'accord », le ministère du Travail a précisé qu'il avait « fallu clarifier et trancher sur ce qui pouvait paraître ambigu, voire contradictoire ». « Le travail de ces quatre semaines a été fait dans un double esprit de loyauté envers les signataires et de transparence et d'écoute envers les non signataires », FO et la CGT qui appellent à manifester le 5 mars contre ce projet. « Ce n'est pas un travail de photocopie ou de scribe », explique-t-on au ministère. Selon le Medef, « l'essentiel des dispositions concernant l'emploi et le marché du travail trouvent à ce stade une traduction satisfaisante ». Dans un communiqué , l'organisation patronale appelle « à ce que cet équilibre soit préservé tout au long de sa discussion au Parlement ». Trois points litigieuxParmi les points litigieux figuraient notamment les modalités de la généralisation d'une complémentaire santé à tous les salariés, la méthode de désignation des représentants des salariés dans les conseils d'administration et la procédure d'homologation des plans de sauvegarde de l'emploi (PSE). Sur ces trois sujets, « en l'absence de convergences », le ministère a retenu « l'option qui lui a paru la plus juste, la plus efficace au regard des objectifs du projet de loi -sécuriser l'emploi et les parcours professionnels-et la plus conforme à l'intérêt général », est-il indiqué dans l'avant-projet de loi. Le texte de 47 pages « ne sera pas à ce stade parfait », « nous ne sommes pas à l'abri de scories », a-t-on prévenu. Le Conseil d'Etat devra en faire « une lecture juridique, de conformité avec la Constitution et les grandes conventions internationales », a ajouté le ministère. L'avant-projet de loi sur la sécurisation de l'emploi
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Projet de loi « Sécurisation de l’emploi » Bouleversement du Code du travail !
lundi 11 février 2013
Le gouvernement retranscrit fidèlement l’accord national dans ses aspects les plus nocifs pour les salariés. Ainsi, il reprend à son compte les dispositions les plus régressives de l’accord national minoritaire signé le 11 janvier : De façon générale, l’information et l’intervention des représentants des salariés seraient enfermées dans des délais tellement courts que leur efficacité est menacée : ainsi, dans certains cas, l’expert n’aurait qu’une dizaine de jours pour rendre son rapport. Un des objectifs de ce texte serait-il de faire taire les salariés confrontés à des suppressions d’emploi ? Concernant la création de « nouveaux droits » pour les salariés, les incertitudes déjà présentes dans l’accord subsistent. Ainsi, les salariés les plus pauvres n’auraient toujours pas accès à la complémentaire santé. De même, rien n’est réglé sur le financement des droits rechargeables à l’assurance chômage, le gouvernement se contentant de renvoyer son financement à de futures négociations, sans garantie aucune. Le MEDEF peut donc être satisfait puisque toutes les mesures de reculs pour les salariés sont présentes dans le projet de loi. Nul doute que ce texte est le fruit de tractations entre le ministère du travail et les signataires de cet accord. Ainsi, il y a trois jours le MEDEF critiquait ce projet de loi, pour s’en féliciter aujourd’hui. Quant à la CGT, nous n’avons eu connaissance du texte qu’en fin de matinée ! Il semble bien que le gouvernement soit prêt à aller très loin pour satisfaire les signataires, quitte à violer les textes internationaux, alors que des voix venant d’horizons divers l’ont alerté sur ce problème. Cela renforce la responsabilité des parlementaires dans la période à venir. Pour combattre ce texte gouvernemental, la CGT invite les salariés à répondre massivement à l’appel à la mobilisation lancée par la CGT et Force Ouvrière le 5 mars. Montreuil, le 11 février 2013 |