• Zone euro

    L’Allemagne ne veut pas aider les cinq Etats  européens en faillite.

    Berlin est opposé au rachat d'obligations par le fonds de secours

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    Berlin (awp/afp) - Le gouvernement allemand est opposé au rachat d'obligations publiques par le futur fonds de secours européen, dit "mécanisme européen de stabilité" (ESM), pour soutenir la zone euro, a indiqué jeudi un haut responsable gouvernemental.

    "Nous ne sommes pas en faveur d'un rachat d'obligations sur le marché secondaire", par le fonds en cours d'élaboration, que ce soit de manière directe ou indirecte, a déclaré cette source haut placée qui a requis l'anonymat.

    Berlin ne s'était jusqu'ici pas prononcé clairement sur cette question, point épineux des discussions menés par les pays européens pour prévenir et résoudre de nouvelles crises des finances publiques dans la zone euro.

    Depuis mai 2010, la Banque centrale européenne (BCE) a procédé au rachat de près de 80 milliards d'euros de titres de dettes émis par la Grèce, l'Irlande et le Portugal, afin de faciliter le refinancement de la dette de ces trois pays.

    Son président Jean-Claude Trichet plaide pour un transfert de cette faculté à l'ESM.

    La question sera au menu d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro vendredi à Bruxelles. Les décisions finales doivent être prises à un autre sommet à la fin du mois (24/25 mars).

    Celui-ci doit notamment instituer l'ESM comme fonds de secours commun permanent, qui aidera à l'avenir les pays en difficulté financière.

    En contrepartie, Berlin continue à insister sur un "pacte de compétitivité" qui lierait les pays de la zone euro, et sur lequel, selon le haut responsable, "un haut degré de consensus" a été atteint.

    Mais le pacte en question sera finalement un catalogue "d'engagements nationaux" pris par les Etats, notamment en termes de coûts salariaux et de discipline budgétaires, bien loin des obligations d'alignement sur un modèle que Berlin voulait imposer à ses partenaires encore il y a quelques semaines.

    Le gouvernement allemand tentait de faire contre mauvaise fortune bon coeur jeudi. "Les travaux préparatoires vont dans la bonne direction, ils contiennent des éléments importants pour nous", selon la source gouvernementale, qui a qualifié "d'acceptables" les propositions sur la table.

    Un premier projet plus contraignant initié par Paris et Berlin avait été fortement critiqué par certains autres pays.

    jq (AWP/10 mars 2011 14h16)http://www.romandie.com


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