• Un Commentaire d’André Gerin suite au point de vue de Bob Injey

    Un Commentaire d’André Gerin suite au point de vue de Bob Injey paru sur le site du journal l’humanité

    mercredi 8 juin 2011
     
    Cher(e) Camarade,

    Le point de vue de Bob Injey intitulé "Gerin, Chassaigne et le Front de gauche" est paru sur le site Internet du journal l’Humanité. Tu trouveras ce texte ci-dessous ainsi que le commentaire que je viens d’y apporter.

    Fraternellement

    Par André Gerin

    Il faut rester serein lorsque nous parlons de l’avenir du parti communiste français. Trois jours avant le Conseil national d’avril, j’ai posé la question suivante à Pierre Laurent : « si Jean-Luc Mélenchon n’est pas élu à la conférence nationale, que se passe-t-il ? » sa réponse fut immédiate : « Ce n’est pas possible vis-à-vis de nos partenaires, ils n’accepteront pas ».

    J’avais la confirmation que le préalable d’un accord était la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle sinon plus de Front de gauche. Dans ces conditions, où est la loyauté quand, dès janvier, Pierre Laurent dément s’être rangé derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Tout ce qui s’est passé depuis prouve exactement le contraire.

    Il est temps d’écouter, de respecter la souveraineté des communistes, ce qu’à commencé à faire la Conférence nationale en décidant d’effectuer une sorte de primaire avec, en particulier, la candidature d’André Chassaigne mise au vote des communistes.

    En proposant de soutenir Jean-Luc Mélenchon avec 63,6 %, la Conférence a produit un acte faible. Je n’ai pas vu de frissons ni d’enthousiasme dans la salle.

    Je n’arrive pas du tout de me faire à l’idée d’un illusoire accord global pour désigner un ex-dirigeant socialiste qui mènerait la campagne des présidentielles pour les communistes ; un ex-dirigeant du PS, fidèle parmi les fidèles de François Mitterrand, bien silencieux sur les privatisations sous le gouvernement Jospin et sur toutes les impasses qui ont été faites sur le programme partagé.

    Les communistes sont majoritairement attachés à l’avenir du Parti communiste français. Pour beaucoup d’entres-eux, ils utilisent le Front de gauche par défaut et même à reculons.

    Avec mon franc-parler, j’ai l’habitude d’être loyal et direct. Les logiques d’appareil, nous avons déjà donné surtout lorsque nous laissons de côté des dizaines de milliers de militants communistes qui ont quitté le Parti communiste ces 15 dernières années. Je respecte le point de vue de Bob Injey mais je pense surtout que nous avons besoin de respecter les communistes en adultes. Ils n’ont pas besoin de prêt-à-porter ni de maître-à-penser.

    J’espère, et c’est mon combat, que Jean-Luc Mélenchon, s’il est élu, soit le plus mal élu possible, et Surtout, que la souveraineté des communistes soit respectée, renforcée après cette consultation.

    Nous avons besoin, plus que jamais, de retrouver la confrontation, le débat, le respect mutuel, de sortir de la pensée unique.

    André GERIN

    Mardi 7 juin 2011

    GÉRIN, CHASSAIGNE ET LE FRONT DE GAUCHE

    Au lendemain de la conférence nationale, où il avait annoncé le retrait de sa candidature, André Gérin vient d’apporter son soutien à André Chassaigne avec un objectif clairement exprimé : « Si Jean-Luc Mélenchon n’est pas désigné, il n’y aura plus de Front de gauche ».

    Le procédé n’est pas loyal à l’égard d’André Chassaigne qui place son action dans la démarche du Front de Gauche. Ses propos lors de la conférence traduisent sa volonté de maintenir sa candidature pour répondre à celle des communistes de pouvoir choisir, en aucun cas pour « en finir avec le Front de Gauche ».

    Certes si les communistes choisissaient André Chassaigne, l’accord actuel du Front de Gauche serait remis en cause et notre entrée en campagne serait retardée. Par ailleurs pour parvenir à un nouveau accord que faudrait-il faire ? Laisser le double ou le triple des circonscriptions à nos partenaires ? Il est dommage que les camarades qui le soutiennent sincèrement occultent cet aspect.

    Le procédé d’ André Gérin est aussi bien peu respectueux des délégués à la conférence nationale. De manière très large ils ont exprimé la volonté que tous les noms figurent sur le bulletin de vote. Avec ce retrait, beaucoup de communistes qui veulent pouvoir décider sur des noms, mais au-delà sur des orientations stratégiques, peuvent légitimement considérer qu’on cherche à les instrumentaliser.

    Et effectivement la déclaration d’André Gérin pointe la réalité de l’enjeu du vote des communistes les 16, 17 et 18 juin. Ce n’est pas le choix d’un individu, mais bien celui de la mise en œuvre d’une orientation stratégique, celle du Front de Gauche.

    Cette petite manœuvre politicienne tente de dévoyer une réalité : les communistes sont très majoritairement attachés à la réussite du Front de Gauche.

    En proposant aux communistes de soutenir Jean Luc Mélenchon à la présidentielle, les délégués ont produit un acte fort. En décidant que le PCF désigne ses candidats dans 80% des circonscriptions, nos partenaires respectent la place du PCF.

    Ce choix d’un accord équilibré, présidentielle et législatives, permet de prolonger et d’amplifier la dynamique engagée depuis 2009.

    Ce choix est de nature à répondre à l’urgence de la situation. Les résultats au Portugal, après la Grèce ou l’Espagne, sont marqués par la force de l’abstention et la victoire de ceux qui prônent plus d’austérité.

    Dans ce contexte notre responsabilité est importante pour ne pas contribuer, nous aussi, à tuer l’espoir par des choix étroits. Le choix de l’accord du Front de Gauche proposé par la conférence nationale est le seul qui puisse contribuer à ouvrir une perspective de rassemblement et d’espoir.

    Bob Injey


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