• Tva sociale, un putch contre la sécu

    Tva sociale, un putch contre la sécu

    Tva sociale, un putch contre la sécu Le putsch contre la Sécurité sociale se prépare pour le 18 janvier. Les ministres se sont répandus pour annoncer que la TVA sociale était dans le sac. A quoi sert le « sommet » du 18 janvier ? A entériner ce que le chef des patrons a décidé ? Casser la protection sociale parce qu’elle permet de résister à la crise, faire payer aux salariés, actifs, chômeurs et retraités, la dette des banquiers et des grands industriels, voilà le coup que perpètre Sarkozy. Indignons-nous, ripostons, agissons dès le 18 janvier !

    Si le mot « social » a un sens, c’est grâce à la Sécurité sociale.

    Sur quoi repose-t-elle ? Sur les cotisations des patrons et des salariés, de façon qu’en plus du salaire direct - celui du bas de la feuille de paie - la solidarité sociale s’organise selon la Constitution française en vigueur (1958, préambule de 1946 intégré) :

    10. La nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. 11. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. 12. La Nation proclame la solidarité et l’égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

    Et la Nation, au sortir de l’occupation nazie à laquelle ont collaboré l’extrême droite française et l’immense majorité du patronat national, a décidé que la solidarité s’organiserait dans la Sécurité sociale, pour la maladie, la maternité, la famille, l’invalidité, le décès, l’accident du travail, le chômage, la vieillesse. Revenir dessus, c’est un putsch antisocial !

    Quand le patronat commande au gouvernement, qui lui-même singe l’extrême droite, la Sécurité sociale est attaquée. D’où la « TVA sociale ».

    Le coup de la TVA sociale est très simple :
     Le patronat présente ses propres cotisations comme des charges sociales qu’il ne veut plus payer. Pour préserver ses profits. La TVA sociale, c’est l’égoïsme glacé de la bourgeoisie.
     Le patronat présente le travail à l’inverse de ce qu’il est, créateur de richesse : pour lui, c’est un coût.
     Le patronat exige du gouvernement qu’il soit exonéré de ses cotisations et qu’elles soient transférées sur le dos et des contribuables et de tous les consommateurs, puisqu’il s’agirait d’une TVA sur toutes les marchandises.

    Ecraser l’emploi et les salaires, c’est-à-dire faire payer à la classe populaire la facture de la crise, suppose de la part des capitalistes que l’outil de résistance à la crise, la Sécurité sociale, soit désarmé !

    Voilà pourquoi, bien avant l’échéance de l’élection présidentielle au suffrage universel, le patronat et son gouvernement se dépêchent d’alourdir la facture de la crise :
     Le Medef exige un transfert de cotisations au frais des patrons de 30 milliards sur le dos des salariés, et eux seuls.
     Le gouvernement, au moyen d’un chômage inédit depuis la grande crise de 1929, se sert de cette arme dissuasive contre les salaires et l’emploi stable.
     Comme tous deux savent que leur crise va rebondir. Cette crise, celle du système financier sur lequel ils ont bâti l’Union européenne, l’euro et la mondialisation, ils en anticipent les effets par l’affrontement contre ce qui fait le socle social national, la protection sociale solidaire.

    http://bellaciao.org/fr/


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