• Totalitarisme et quadrillage

    Canaille Le Rouge reprend ici la première partie d'un article paru dans le Monde daté du 7 mars dont vous trouverez le lien ici : [lien]


    Cette première partie montre les objectifs liberticide de la droite et le peu de cas que l'opposition à fait de ce débat et comment encore une fois le sénat a été à la hauteur des espoir qu'ont placé en, lui ...ceux qui savaient que les projets réactionnaires ne risquaient rien ou pas grand-chose.

     

    Est-ce à dire qu'il n'y a rien à faire ?

    Non mais les choses à faire ne sont pas dans le champs des débats proposé : la proportionnelle intégrale et le mandat irrévocable et impératif pour l'élu(e) pour qu'il (elle) fasse ce pourquoi il (elle) a été élu(e). Tant que cette question ne sera pas réglée nous serons à la merci des contorsionnistes politiques qui ne viennent nous revoir que pour renouvellement de leur autorisation de ne pas nous écouter

     

    Canaille 202

     

    L’Assemblée nationale a voté le fichage intégral de la population française


     Canaille 203

    Photo : Josef Zisyadis


     

    Pendant que les petites phrases, les annonces budgétaires et autres opérations de communication à courte vue occupent intégralement une campagne électorale qui n'intéresse guère les Français, des choses fondamentales sont discutées au Parlement mais passent presque inaperçues.


     

    L’Assemblée nationale a ainsi définitivement adopté, mardi 6 mars, après-midi la proposition de loi sur la « protection de l’identité ». Après de vifs débats ayant opposé députés et sénateurs depuis plusieurs mois, ce texte vise à instituer un dispositif inédit d’encartement de la totalité des citoyens français. Le dispositif prévoit en effet la mise en place d’une nouvelle carte nationale d’identité biométrique comportant une puce électronique dite « régalienne » dans laquelle seront insérées des données personnelles relatives à son détenteur : nom, prénoms, sexe, dates et lieu de naissance, domicile, taille, couleurs de ses yeux, deux empreintes digitales et photographie. Une autre puce, facultative, est aussi envisagée pour autoriser une identification du porteur de la carte dans le cadre des démarches administratives en ligne et du commerce électronique. Mais ce n’est pas tout.

     

    Le dispositif prévoit aussi la constitution d’une base centralisée (le fichier TES - Titres Électroniques Sécurisés - également alimenté grâce à la procédure de délivrance du passeport biométrique) dans laquelle seront notamment conservées les données biométriques de chaque titulaire de la nouvelle carte. Enfin, la proposition de loi prévoit l’exploitation des données dactyloscopiques contenues dans cette base centralisée à des fins de police judiciaire, dans des limites fixées par le législateur : notamment sur réquisition judiciaire dans le cadre de recherches relatives à la fraude identitaire.

     

    Un débat sur les libertés publiques insuffisant, des avis contraires écartés

    Ce fichage biométrique généralisé de la population française soulève d’importants problèmes dont certains font clairement polémique et dont on s’étonne qu’ils n’aient pas davantage attiré l’attention dans le débat public tant les enjeux en termes de libertés publiques sont importants.

     

    Tout d’abord, imposer un tel dispositif de mise en carte de l’ensemble des Français en recourant à une proposition de loi, et non à un projet de loi, a permis délibérément au Ministère de l’Intérieur de se soustraire à tout étude d’impact et aux avis de la CNIL et du Conseil d’État. Ainsi, si on peut se réjouir que pour la toute première fois en France l’encartement des nationaux donne lieu à des débats parlementaires, force est de constater que l’ensemble des risques susceptibles d’être engendrés par la mise en œuvre de ce nouveau dispositif biométrique de mise en carte institué n’ont pas été sérieusement évalués et n’ont pas toujours fait l’objet de discussions collectives approfondies. Rappelons qu’initialement le texte de cette proposition de loi n’a été adopté à l’Assemblée nationale qu’en présence de 7 députés de la majorité et de 4 députés de l’opposition !.../....

     

    L'auteur, Pierre Piazza, est Maître de Conférences en Science politique à l'Université de Cergy-Pontoise

     

    URL article : http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-totalitarisme-et-quadrillage-100924874.html


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :