• Tepco ou les eaux glacées du calcul égoïste

       

    http://media.rtl.fr/online/image/2011/0404/7674420955_des-employes-de-tepco-sur-le-site-de-fukushima-daiichi.jpg

    Et pendant ce temps...

    C'est beau comme un raport d'accident de la Cogéma.

    C'est fort comme une déclaration de Bouton déshéritant Kerviel

    C'est ... ce n'est que le capital.

    lisez, soupesez et jugez, c'est brut de décoffrage :

    La compagnie d’électricité japonaise Tokyo Electric Power (Tepco) a fait état vendredi d’une perte nette record de    quelque 11 milliards d’euros pour l’année budgétaire bouclée en mars, et va remplacer son patron, à cause du très grave accident nucléaire de Fukushima.

    Au terme de l’exercice d’avril 2010 à mars 2011, Tepco a affiché un déficit net de 1.247,35 milliards de yens (10,9    milliards d’euros), le pire jamais enregistré par un groupe non financier japonais.

    Tepco a notamment été forcé de prendre en compte de massives dépréciations d’actifs résultant de l’arrêt brutal et    définitif d’au moins quatre des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi (N°1), mise à mal par le terrible séisme et le tsunami géant du 11 mars.

    Avant l’accident, Tepco espérait terminer l’année budgétaire passée en dégageant un bénéfice net de 110 milliards    de yens (près d’un milliard d’euros), une hypothèse ruinée le 11 mars par la catastrophe naturelle qui a dévasté le nord-est du Japon et provoqué le plus grave accident nucléaire depuis celui de    Tchernobyl il y a 25 ans en Ukraine.

    Le groupe, qui va bénéficier d’un soutien de l’Etat pour indemniser les victimes de ce désastre, est incapable de    faire des prévisions financières pour les mois à venir, la situation dans la centrale étant impossible à stabiliser avant au moins six mois.

    Par ailleurs, Tepco a annoncé que son actuel patron, Masataka Shimizu, allait quitter son poste et être remplacé    par Toshio Nishizawa, une décision qui doit être confirmée lors de l’assemblée générale des actionnaires prévue fin juin.

          

    Même pas un mots pour les victimes pas un pour s'excuser des délicatesses prise avec les normes    internationales de sécurité qui ont laissé libérer comme un mortel amplificateur la mort rayonnante.

    Les indemnisations dans la colonne passif.

    L'arret de la centrale mortifère comme une dépréciattion d'actifs

    Pas un mots pour ces travailleurs qui en conscience se sacrifient pour la collectivité et qui meurent...    pour les profits des actionnaires.

     

    http://www.goodplanet.info/var/ezwebin_site/storage/images/contenu/depeche/tepco-une-compagnie-d-electricite-trop-importante-pour-etre-sacrifiee/337254-1-fre-FR/Tepco-une-compagnie-d-electricite-trop-importante-pour-etre-sacrifiee_img-left.jpg

     

    En jetant un oeil sur libé de ce jour, on trouve ceci qui éclaire d'une lumière glauque ce qui précède : 

     

    "Eviter toute panique excessive des populations résidant autour des  réacteurs. Soumis psychologiquement à rude épreuve depuis le 11 mars, des Japonais feignent d’y vivre normalement mais sont en vérité tétanisés. «Le problème est que les rejets radioactifs dans l’air, dans le sol et l’eau continuent. Or, plus ils se  poursuivent, plus les rejets volatiles de césium menacent la santé des populations. Des centaines de milliers de personnes sont concernées dans un rayon de 100 kilomètres autour des  réacteurs», assure-t-on à l’université de Tokyo. Quant aux risques posés par la contamination de la chaîne alimentaire, ils sont confirmés «dans un rayon de 300 kilomètres».

     

    La semaine passée, les producteurs de thé de Kanagawa (à 270 km au sud de Fukushima) ont annoncé que leurs plantations étaient«contaminées» et impropres à la consommation. Pour Atsushi Kasai, un ancien membre de  l’Institut de recherche de l’énergie atomique du Japon, «la catastrophe de Fukushima est plus  grave que celle de Tchernobyl car cette fois, personne ne peut prédire comment la situation va évoluer».«Elle est aussi plus sérieuse, renchérit un expert, faisant allusion au million de  personnes vivant à Sendai, à 80 km au nord des réacteurs. Or, nous constatons, ces jours-ci,  de nouveaux dépôts de césium. Idéalement, pour un souci de santé publique, il faudrait pouvoir évacuer les enfants et les jeunes femmes de Sendai.»

     

    Au même moment, Tepco, qui vient d’annoncer qu’il faudra encore «six à  huit mois» pour sécuriser ses réacteurs, est une fois de plus montré du doigt pour sa gestion calamiteuse de la crise. «Le gouvernement et Tepco sont moins intéressés par le souci de protéger les gens que par celui de préserver  le monopole de l’industrie nucléaire», dénonce le mensuelSentaku, qui  constate qu’on cherche à faire payer la facture au public. Tepco a en effet accepté six conditions menant à sa quasi-nationalisation. Les milieux d’affaires nippons et le Keidanren (le cercle  du patronat) - dont le PDG de Tepco, Masataka Shimizu, est l’un des responsables - essaient quant à eux d’éviter la descente aux enfers du géant électrique.

    Rescousse. Après avoir dévissé de 2 100 yens  (18 euros) à 292 après le 11 mars, l’action Tepco vaut à peine 500 yens aujourd’hui. L’Etat nippon a décidé malgré tout de voler à sa rescousse, alors que ses avoirs sont  estimés à 60 milliards d’euros. Surprenant ? A peine. Ils sont en effet détenus par les grandes compagnies d’assurance et institutions financières - privées ou publiques - du pays . Le  premier financier de Tepco, la Banque de développement du Japon (propriété de l’Etat à 100%) lui a prêté, à ce jour, 300 milliards de yens. Après le 11 mars, les banques  Sumitomo et Mitsui lui ont versé des lignes de crédit de 600 milliards de yens. Le capital de Tepco est détenu par 600 000 actionnaires,  parmi lesquels de nombreux fonds de pension. 20% de ses avoirs sont détenus par des investisseurs étrangers. Jusqu’aux Etats-Unis, où certains se mordent les doigts d’avoir  investi dans ce géant synonyme de fiasco." 

     

    Le voila le modèle du capitalisme...rayonnant  

     

    Par canaille le rouge

     

     


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