• Syrie : Kofi Annan semble avoir comme un doute !

    Kofi-Annan.jpgCe dimanche 8 juillet 2012, dans un entretien au journal Le Monde (qui est l’un des diffuseurs de fausses nouvelles sur la Syrie… après avoir fait le même travail sur la Libye), Kofi Annan semble avoir comme un doute.

     

    Après avoir regretté que l’Iran n’ait pas été convié aux réunions organisées par les faiseurs de guerre (« l'Iran est un acteur. Il devrait faire partie de la solution. Il a de l'influence et nous ne pouvons pas l'ignorer »), Kofi Annan déclare : « Mais ce qui me frappe, c'est qu'autant de commentaires sont faits sur la Russie, tandis que l'Iran est moins mentionné, et que, surtout, peu de choses sont dites à propos des autres pays qui envoient des armes, de l'argent et pèsent sur la situation sur le terrain. Tous ces pays prétendent vouloir une solution pacifique, mais ils prennent des initiatives individuelles et collectives qui minent le sens même des résolutions du Conseil de sécurité. La focalisation unique sur la Russie irrite beaucoup les Russes ». C’est une façon de protester contre les forces de l’OTAN et du Golfe, qui financent, arment et poussent leurs mercenaires à des actes de guerres.

     

    Le Monde se fait alors le porte-parole de « l’opposition syrienne » en considérant que « le texte de Genève » fait trop de concessions à la Russie. Kofi Annan répond crûment : « il est regrettable que les opposants aient réagi de cette manière. Le communiqué de Genève a été élaboré par un groupe d'États dont 80 % sont membres du Groupe des amis de la Syrie [qui a appelé vendredi 6 juillet au départ de Bachar Al-Assad]. C'est pourquoi prétendre que l'opposition a été "trahie" ou "vendue" est assez bizarre. La réunion de Paris est une formidable occasion pour que les "amis" de la Syrie, dont la France, les États-Unis, le Qatar, le Koweït, la Turquie, expliquent cela à l'opposition et rétablissent les faits ».

     

    Le Monde ne renonce pas à son rêve de bombardement de la Syrie et pose à Kofi Annan cette question : « sûr de la Syrie, que reste-t-il de la "responsabilité de protéger", un principe que vous aviez contribué à élaborer, en tant que secrétaire général de l'ONU, après la Bosnie et le Rwanda ? ». Kofi Annan répond : « je vais vous dire franchement : la manière dont la "responsabilité de protéger" a été utilisée sur la Libye a créé un problème pour ce concept. Les Russes et les Chinois considèrent qu'ils ont été dupés : ils avaient adopté une résolution à l'ONU, qui a été transformée en processus de changement de régime. Ce qui, du point de vue de ces pays, n'était pas l'intention initiale. Dès que l'on discute de la Syrie, c'est "l'éléphant dans la pièce" ».

     

    Kofi Annan déclare aussi ne pas être sûr de réussir dans sa mission de trouver une solution politique, c'est-à-dire de faire cesser les affrontements. Il faut dire que quand François Hollande (en notre nom, soit dit en passant !) déclare que Bachar Al-Assad doit partir, il nie par cette seule phrase l’essence même du droit international : chaque pays choisit lui-même son gouvernement sans ingérence extérieure. Et selon les déclarations de Kofi Annan, la France fait partie de ces pays qui arment des mercenaires et les poussent à tuer !

     

    La trahison est dans les gènes : il ne faut jamais oublier qu’en 40, c’est la gauche qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain !

    D.R.

    Source : Résistance.fr

     

    Syrie : l'incroyable aveu du socialiste Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères qui n'a rien à envier à son prédécesseur UMP Alain Juppé

     

    Syrie : L’incroyable aveu de Laurent Fabius

     

    Le ministre français des Affaires étrangères qui assume un soutien officiel à la rébellion, confirme en la matière la parfaite continuité entre les deux locataires successifs de l’Elysée. Mais Laurent Fabius ne s’en tient pas là. Appelant à ce que « le tyran (soit) dégagé au plus tôt », il a précisé au micro de France Inter : «un pouvoir doit avoir un successeur ; donc il y a des discussions très précises et très difficiles».

    On se frotte les yeux : pour la première fois ouvertement, un responsable avoue que les grandes puissances entendent non seulement abattre un régime, mais choisir qui le remplacera. Le plus extraordinaire est qu’une telle déclaration soit passée quasiment inaperçue, comme s’il s’agissait d’une chose finalement très naturelle.

    Après tout, n’étaient-ce pas déjà Bruxelles, Berlin et Paris qui avaient organisé la mise à pied de l’Italien Berlusconi et du Grec Papandréou, puis nommément introduit leurs successeurs ? Plus discrètement, un double règlement européen (baptisé «pack de deux») est actuellement en discussion entre le Conseil et le parlement européens, qui permettrait de placer directement sous tutelle (et sans son aval) un pays qui se montrerait incapable d’«assainir» suffisamment ses finances publiques. La banalisation, en quelque sorte, de l’expropriation politique que subissent Grecs, Portugais et Irlandais et la petite dernière espagnole.  


    La raison d’être des empires a toujours été d’imposer leurs choix. En cette ère postmoderne, les armes, selon les circonstances, sont celles des services spéciaux ou de l’Otan ; ou bien de la BCE, de la Commission et du FMI.

     

    On n’en a décidément pas fini avec les derniers des Troïkans.

     

    Source : Article intégral sur Marianne2.fr

    Source: Sites web 12-07-2012 - 14:13 Dernière mise à jour 12-07-2012 - 14:13  

    URL article : http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-syrie-l-incroyable-aveu-du-socialiste-laurent-fabius-ministre-francais-des-affaires-etrangeres-qu-108087646.html



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