• Flexibilité, 30 ans de désastreSyndicats et patronant démarrent aujourd'hui la négociation sur l'emploi décidée lors de la conférence sociale de juillet. CDD, intérim, temps partiel, sous-traitance ne suffisent plus au Medef, qui veut pouvoir licencier plus vite et moins cher. C'est une véritable offensive du syndicat des patrons contre le modèle social. L’organisation ne cache pas sa volonté d’obtenir un recul sans précédent du droit social et une baisse du coût du travail.

    Le Medef l’a voulu, l’Institut de l’entreprise, son laboratoire à idées préféré, l’a fait. Laurence Parisot, la présidente de l’organisation patronale, a défini comme l’une de ses priorités l’instauration « d’un dialogue qui (…) permette des avancées majeures vers notamment plus de flexibilité pour les salariés comme pour les entreprises ».

    Avant le lancement de la conférence sociale, en juillet dernier, l’Institut de l’entreprise a élaboré un document programme dans lequel il présente un certain nombre de propositions visant à « donner la priorité à la compétitivité » des entreprises. En réalité à la rentabilité financière des capitaux. En harmonie avec les demandes des dirigeants de l’Union européenne (voir encadré page 2), l’Institut demande une modification de la Constitution permettant de donner aux accords conclus dans les entreprises entre représentants des salariés et directions une portée supérieure à la loi. Seconde proposition choc : permettre aux « entreprises en difficulté de négocier le niveau des salaires ou le temps de travail ». Ce qui revient à réclamer pour le patronat un droit de chantage aux licenciements. Dans un autre document, l’Institut, sous prétexte d’améliorer les conditions de travail des salariés en emploi précaire, propose de précariser les emplois stables.

    Comment expliquer cette offensive visant à changer en profondeur le modèle social français ? Le Medef prend appui sur des réalités. En réponse à la gravité de la crise, à la mondialisation, au développement de la révolution informationnelle, mais aussi du chômage, de la précarité, aux difficultés de nombre de PME, il entend obtenir que les salaires, l’emploi puissent être considérés encore davantage comme des variables d’ajustement. Il s’agit de permettre une baisse des coûts qui profiterait essentiellement aux grands groupes et à la finance et contribuerait au relèvement de la rentabilité de ces derniers. Il s’agirait en fait de pousser les feux de ce qui nous a déjà enfoncés dans la crise.

    À l’opposé de cela, seule la sécurisation de l’emploi, de la formation, des parcours professionnels de tous les salariés, la conquête pour eux de nouveaux droits, peuvent aider à prendre en compte les enjeux de la crise et de la modernité.

    En mode majeur, l'éditorial de Paule Masson

    Depuis quelque temps, le patronat s’exerce, avec un certain succès il faut l’avouer, à l’art de la répétition. Tel le perroquet sur son perchoir 
qui, quelle que soit la question posée, 
siffle la même réponse, les cercles dirigeants répètent 
en boucle le même refrain : pour maintenir la France dans 
le peloton de tête des pays développés, il faut créer un « choc 
de compétitivité ». La droite n’est pas la dernière à vénérer ce nouveau Graal. Elle en rajoute même, Jean-François Copé déclarant hier que l’UMP veut « accompagner » 
la « jacquerie » des patrons contre un gouvernement jugé « anti-entrepreneur, anti-activité, anti-croissance ». Assurance maladie, retraite, politique familiale ou assurance chômage ne sont pas les seuls piliers du modèle social concernés par cet œuvre de destruction. Voilà pourquoi la négociation sur la sécurisation de l’emploi entre les syndicats et le patronat, qui entre aujourd’hui dans le vif du sujet, est déterminante. Laurence Parisot évoque une « négociation majeure ». 
Sur ce point, nous sommes d’accord. Sur ce point seulement.

    Car la présidente du Medef intègre, dans 
son vénéré choc de compétitivité, un autre objectif, tout aussi glaçant : franchir « un pas très significatif 
vers la flexisécurité ». Dans sa vision, il s’agit de flexibiliser le travail, de sécuriser 
les procédures pour 
les entreprises, notamment celles du licenciement que le Medef veut rendre plus facile, plus rapide et à moindre coût. En juillet, lors de la conférence sociale, la patronne des patrons avait menacé de boycotter la négociation si n’y figurait pas une extension de flexibilité. Pourtant, depuis trente ans, aucune des nombreuses étapes de précarisation du travail (CDD, intérim, temps partiel, etc.) ne s’est traduite par une baisse significative du chômage.

    La lettre de cadrage du gouvernement affirme vouloir remettre le CDI au cœur du débat, qu’il redevienne la forme normale d’embauche. On ne peut que souscrire à l’objectif. Le CDI doit alors garder les protections qui l’entourent, ou tout du moins en développer de nouvelles. On ne se souvient que trop bien de l’entourloupe Villepin, qui, avec le contrat première embauche, voulait vendre aux jeunes un CDI ultra-précaire, facile à rompre, sans indemnités au cours 
des deux premières années. Si la notion de flexibilité 
est mal perçue en France, c’est qu’elle correspond toujours à une mise en insécurité du salarié.

    Au nom de quoi cette réalité pourrait être effacée d’un coup de baguette magique ? François Hollande évoque son souhait que se dégage 
de cette négociation un « compromis historique », 
un équilibre « gagnant-gagnant » entre flexibilité 
et sécurité. Que comprendre de ce glissement de langage qui gomme les fondations du Code du travail ? Depuis plus de cent ans, tout notre droit social s’est construit 
sur l’idée que le travailleur n’est pas l’égal de l’employeur et qu’il doit bénéficier de garanties sociales qui 
le protègent dans sa relation de dépendance. Le schéma 
est-il à repenser ? Sûrement pas dans son principe 
à l’heure où les actionnaires détiennent tant de pouvoirs. 
Mais il peut beaucoup évoluer si s’ouvre enfin sérieusement le vaste chantier de la sécurisation 
de l’emploi. L’enjeu pour les syndicats, même s’ils 
n’en ont pas tous la même définition, va être d’imposer 
la thématique dans la négociation. Et de convaincre 
que la conquête de nouveaux droits pourrait créer 
un véritable choc, positif celui-là, un choc de confiance, seul vrai remède pour la relance de la croissance.

    Paule Masson



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  • Florange : Le CCE confirme l'arrêt de mort officiel des hauts fourneaux

    Le comité central d’entreprise d'ArcelorMittal s'est réuni aujourd’hui pour confirmer la fermeture de Florange. Arnaud Montebourg veut faire pression sur le groupe, mais il a déjà exclu toute idée de nationalisation en faisant valoir notamment que l'Etat "n'a pas d'argent".

    Mise à jour : La direction a bien annoncé "un projet de fermeture définitive de la filière liquide de Florange", ont expliqué les syndicats, l'un d'eux précisant que la direction entendait faire des "investissements sur le train à chaud".

    Le comité central d'entreprise d'ArcelorMittal va signer "l'arrêt de mort officiel de notre usine" de Florgange (Moselle), a affirmé ce lundi matin le délégué FO Walter Broccoli à son arrivée au siège du groupe. La direction devrait annoncer aujourd’hui l'arrêt définitif des deux hauts fourneaux de Florange, à l'arrêt depuis juillet et octobre 2011, et la fin des activités de la "phase à chaud", qui emploient 550 des 2.700 salariés du site.

    L'ensemble des représentants syndicaux, venus participer au CCE qui doit sceller le sort des deux hauts-fourneaux de Florange, ont souligné la nécessité de ne pas scinder le site mosellan. Car si ArcelorMittal veut céder les hauts fourneaux, ils veulent conserver les éléments les plus rentables. Ce qui reviendrait à signer l’arrêter de mort de l’usine : "Ils veulent céder les hauts-fourneaux sans la cokerie. Cela revient à vendre une voiture sans moteur", a expliqué Serge Fuss de la CFDT. "Personne ne rachètera Florange s'il n'y a pas toute l'usine", a confirmé le délégué CFE-CGC.

    Pas de nationalisation

    Chez FO, le responsable syndical a appelé l'Etat à "nationaliser la sidérurgie". "M. Montebourg, ayez un peu de courage", a-t-il lancé devant la presse. Idée d’ores et déjà rejetée par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg,  qui a expliqué que l'Etat "n'a pas d'argent". Il a affirmé en revanche que si ArcelorMittal devait confirmer la fermeture, l'Etat lui donnerait deux mois "pour trouver une solution de reprise".

    "Le mot nationalisation n'est peut être pas satisfaisant", a déclaré de son côté Bernard Thibault sur France Info. Mais, a-t-il poursuivi "je préférerais que de l'argent public qui aujourd'hui est distribué a des grands groupes multinationaux privés soit réorienté au bénéfice d'activités maîtrisées collectivement et publiquement". "Il serait plus opportun de réfléchir à une cohérence de maîtrise de l'ensemble du site compte tenu de la complémentarité des différente activités qui s'y développent" a-t-il ajouté.


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  • Manisfestation à Aulnay : contre la saignée des emplois, le 93 se rebelle ce samedi

    Manisfestation à Aulnay

    PSA, Air France, Sanofi... les plans sociaux qui frappent les salariés partout en France seront particulièrement dévastateurs en Seine-Saint-Denis. Samedi, 
les travailleurs feront front commun lors d’un meeting intersyndical à Aulnay.

    Stopper l’hémorragie : ce sera le mot d’ordre du grand meeting intersyndical (CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires) et interprofessionnel qui aura lieu samedi à la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). PSA, Air France, Sanofi, Presstalis et d’autres salariés menacés seront présents pour faire front ensemble face à la casse de leurs emplois. Dans un département qui connaît déjà un chômage à 12,2 %, la multiplication des plans sociaux qui s’annonce risque d’aggraver un peu plus une situation économique et sociale déjà sinistrée. Après avoir perdu un tiers de ses emplois industriels entre 1999 et 2009 (dernières données en date de l’Insee), la Seine-Saint-Denis est aujourd’hui menacée de voir l’usine Citroën d’Aulnay et ses 3 300 emplois disparaître d’ici à 2014. Trois fois plus si l’on compte les emplois induits. « Environ 15 % de notre activité est directement liée à l’usine PSA d’Aulnay », explique par exemple Stéphane Bertazzo, délégué CGT chez MA France, sous-traitant dans l’emboutissage d’éléments de carrosserie, qui compte environ 300 salariés et 75 intérimaires.

    De nombreux sous-traitants concernés

    Mais l’équipementier fournit également d’autres sites d’assemblage du groupe, et pourrait donc être d’autant plus sensible à la baisse de production globale initiée par PSA. « La direction nous dit qu’il n’y aura pas de réduction d’effectifs, mais, depuis la rentrée, on a déjà une baisse d’activité : les équipes qui tournaient en vendredi-samedi-dimanche ont été redispatchées en semaine », affirme Stéphane Bertazzo, qui explique que sa hiérarchie a déjà prévu de ne pas remplacer les départs en retraite et « pousse à la rupture conventionnelle ». Bosch, Valeo, Delphi, ESG France, Mecarectif… De nombreux sous-traitants, et une grande partie des 9 000 salariés de l’industrie automobile du 93, seront impactés – plus ou moins directement selon les cas – par la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay.

    L’autre plan social d’envergure qui devrait lourdement peser sur l’emploi séquano-dionysien se profile du côté du département voisin du Val-d’Oise : environ deux tiers des 5 122 suppressions d’emplois prévues par la direction d’Air France à l’horizon 2015 devraient s’effectuer sur l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, limitrophe du 93. « Et un emploi Air France, c’est cinq emplois induits », affirme le porte-parole de la CGT Air France David Ricatte, qui précise que ce chiffrage ne tient pas compte des personnels extérieurs à l’exploitation de Roissy, comme les fabricants d’uniformes ou d’équipements professionnels. « On ressent déjà les effets de l’annonce des suppressions d’emplois, Air France répercute la baisse de 20 % des coûts prévue dans son plan sur les sous-traitants », explique Serge Nybelen, secrétaire général de l’union locale CGT de Roissy. « Le phénomène de redécoupage des marchés pour tirer les coûts à la baisse s’accélère », observe-t-il, déplorant les conséquences délétères sur les statuts, les salaires et les effectifs de ces reprises de marché.

    Des salariés écœurés

    Le centre de production Sanofi de Romainville, spécialisé dans la fabrication d’antibiotiques et de corticostéroïdes, est quant à lui promis à la fermeture fin 2013, malgré les 8,8 milliards d’euros de bénéfices engrangés par le géant pharmaceutique en 2011. Si le volume d’effectifs directement touchés est moindre – environ 250 salariés y travaillent encore –, la CGT estime que ce sont à peu près autant d’emplois induits, dans le nettoyage, la restauration collective, la maintenance ou l’installation de tuyauterie en inox, dont l’industrie chimique est fortement consommatrice, qui sont menacés. Avec cette fermeture, les salariés sont également écœurés de voir leurs savoir-faire en chimie disparaître. « On n’est pas allé à l’école pour coller des étiquettes sur des boîtes », dénonce Amine Tamsamani, délégué CGT à Romainville, qui fustige le projet de reprise du site par un sous-traitant de Sanofi, Fareva. « Par rapport aux salaires chez Sanofi, c’est 20 000 euros en moins sur un an », estime le syndicaliste. Du côté de Presstalis, plus de 1 000 emplois risquent d’être supprimés au niveau national, avec un impact encore inconnu sur les dépôts de Bobigny et de Stains. Mais si le réseau de distribution de la presse venait à disparaître, la survie de plusieurs journaux, dont celle de l’Humanité, se verrait menacée. Avec le meeting de samedi, l’intersyndicale du 93 compte bien amorcer la riposte : « Il n’y a pas de fatalité à voir les usines fermer les unes après les autres ! Il faut changer de politique industrielle en France », affirme-t-elle dans un communiqué.


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  • Ou quand Pôle Emploi fait à ses employés exactement le contraire de ce qu’il est censé faire...

    Celle que nous appellerons Carole avait connu les galères que peut connaître quand on a été placée dès la naissance dans un foyer de sœurs qui vous apprennent la vie à coups de claques destinées à assurer votre salut.

    Carole s’est donc construite à partir de ça. Aujourd’hui la quarantaine, elle parle : « Pendant des années, j’ai eu peur de l’école. Je croyais que les sœurs m’y emmenaient pour m’abandonner. Alors moi je résistais, je refusais d’apprendre. Ce n’est que plus tard que j’ai compris le rôle de l’école et l’importance d’étudier. Sans formation j’ai fait plein de boulots tout en essayant de rattraper le retard scolaire. Puis, à 37 ans j’ai décidé de passer mon bac. J’ai réussi l’examen d’entrée à la formation en bac professionnel de secrétariat comptabilité. C’était dur mais j’ai réussi et je me suis accrochée. Au cours de cette formation était prévu un stage en entreprise.

    J’ai fait le mien à Pôle Emploi. A l’issue de celui-ci, alors que je devais reprendre le chemin du centre de formation, la direction de Pôle Emploi, m’a convaincu d’abandonner ma formation en me faisant miroiter une embauche en CDI et en me disant que je pourrais passer mon bac plus tard, dans le cadre de la formation continue. La direction de Pôle emploi a même écrit (j’ai gardé la lettre) au centre en ce sens. »

    En fait de CDI Carole va faire huit CDD de octobre 2009 à février 2012 où elle se retrouve mise à la porte au bout de plus de deux ans de bons et loyaux services, à se décarcasser dans l’espoir de décrocher le CDI tant désiré. D’explications Carole n’en a d’autant moins eu que son poste n’a pas été supprimé et que son travail n’a pas été mis en cause. Bien au contraire la directrice lui écrira que son travail est remarquable, qu’elle a fait preuve de sérieux et de motivation qui sont reconnus par ses collègues… Dans cette même lettre la directrice explique que la loi lui interdit de faire signer un nouveau CDD à Carole avant huit mois…et lui en fait signer un nouveau quelques semaines après !!! [1]

    « Ils m’ont changé 3 fois de motif de CDD, la personne que je remplaçais n’a pas repris le travail, ils n’ont pas appliqué la carence, bref ils n’ont pas respecté la légalité sur plein de points. Lors de mon entretien de fin de contrat le DRH a d’ailleurs reconnu que pôle emploi était « limite » (sic) avec mes CDD et mes carences. Il m’a aussi dit qu’il avait de bons retours de mes différents supérieurs hiérarchiques, que je faisais du bon travail mais qu’ils ne pouvaient pas me garder…

    Il avait peur qu’avec tout ça je les mette aux prud’hommes. Il m’a proposé de l’aide… (En fait d’aide il m’a renvoyée sur mon agence qui m’a proposée en tout et pour tout 2 offres d’emploi : une pour laquelle il fallait le permis et l’autre…bac +5 ! Eux qui m’avaient empêchée de passer le bac !!!)

    Il a ajouté qu’avec mon expérience à pôle emploi sur mon CV cela allait m’ouvrir des portes et que j’allais rapidement trouver un travail… ( cette phrase m’a profondément choquée et je me suis sentie comme une merde car il le disait sur un ton très ironique en me prenant de haut)
    Il a dit qu’il était « désolé »

    Et moi qu’est-ce que je devais dire ? A cause d’eux j’avais interrompu ma formation et maintenant j’allais perdre mon appartement (ça je lui ai dit) car je ne pourrai pas payer mon loyer en étant au chômage.
    Suite à cet entretien mon médecin personnel a contacté en direct le médecin du travail de PE et l’a alerté sur mon cas. J’ai été convoquée en urgence par ce dernier qui s’inquiétait de ma santé mentale (TS). Il a fortement réagi à notre entretien car il a appelé la RH et devant leur ignorance, leur a fait un rapport sur ma situation. Il m’a appelé personnellement à mon domicile pour m’informer de ça, me faire part du choc que lui a causé ma situation et de la non réaction de la RH.

    - Ces deux médecins m’ont ordonné de me mettre en arrêt maladie.
    - J’ai effectivement perdu mon appartement (fin du CDD 16 février, j’ai déménagé le 23 février)
    - Je suis actuellement hébergée, dans une grande précarité et toujours au chômage.

    Dès que le gouvernement a annoncé qu’il y allait avoir des embauches à Pôle Emploi j’ai postulé. La réponse que j’ai reçu ne me laisse guère d’illusion : on me parle de CDD (encore !!) pour lesquels je ne serais pas prioritaire...

    A ce jour je n’ai plus rien à perdre et j’irai jusqu’au bout de ce combat car PE a oublié que j’étais un être humain et ils n’ont vu qu’un petit CDD devant eux. Ils ont joué avec ma vie et je leur en veux à cause de ça »

    Carole a assigné Pôle Emploi en justice pour obtenir sa réintégration. Elle est désormais soutenue par la CGT de Pôle emploi et par le comité chômeurs CGT de Marseille.

    Dessin de Lasserre

    [1] Le seul « reproche » qui lui a été fait par la suite c’est de ne pas avoir cherché de travail ailleurs pendant qu’elle était en poste (sic !).

    http://www.rougemidi.fr


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  • C'est, effectivement, un «choc psychologique» : quand il y en a 2,5 millions, on peut toujours s'en foutre et les traiter d'assistés. Mais à partir de 3 millions, là, ça devient difficile... Quoique.

    Aujourd'hui fut une «journée spéciale chômage». Partout, dans la presse et à la télévision, chacun y a été de son petit dossier truffé de solutions éculées dont voici les plus récurrentes :

    • baisser le «coût du travail» alors que, depuis trente ans, grâce au chômage de masse et à la précarisation de l'emploi, étrangement, plus le travail a été érigé en «valeur», plus son prix n'a cessé de chuter. Et nous voici au dernier stade du cercle vicieux : plus les salariés s'appauvrissent, plus ils s'endettent, moins ils consomment et plus l'activité du pays ralentit, plus on détruit des emplois et plus le chômage augmente... Mais, voyez-vous, pas question d'inverser la tendance : on nous martèle qu'il faut continuer à s'aligner sur les salaires chinois ou bulgares et dire adieu à nos acquis sociaux.

    • introduire plus de «flexibilité» et «déréglementer» : en clair, pouvoir faire travailler les gens à la carte (c'est le but des futurs accords compétitivité-emploi), en finir avec notre CDI trop protecteur (vive la précarité pour tous !) et les licencier encore plus facilement… comme si virer ses collaborateurs était si compliqué que ça alors que nous voyons bien que non !

    • «partager le chômage le travail» : du chômage partiel pour les uns, des mini-jobs pour les autres. Et tant pis si personne n'y trouve son compte, et tant pis si cela continue de nuire à la demande intérieure.

    • et, pourquoi pas, réduire les allocations chômage. Comme ça, on pointera aussi aux Restos du cœur.

    Ici, les "options" aussi imbéciles que contradictoires de BFMTV (sortez vos sacs à vomir) :

     

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    Il va sans dire que tous ces éditorialistes et autres «experts» encravatés qui tentent à longueurs d'antennes de nous faire avaler leurs potions ultralibérales ne font pas partie des 50% de Français qui vivent avec moins de 1.600 €/mois, encore moins des 9 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, ni de nos 5 millions d'inscrits à Pôle Emploi. Qu'ils soient aveugles ou dénués de scrupules, ces privilégiés du PAF préconisent aux autres ce qu'ils ne voudraient pas qu'on leur fasse. Surtout, ils nous déballent des recettes déjà appliquées depuis trente ans et qui n'ont aucunement fait leurs preuves, puisque nous en sommes là ! Qu'à cela ne tienne, ils assurent qu'il faut aller encore plus loin, quitte à nous plonger dans le chaos social.

    Tous ont titré : «Le seuil des 3 millions de chômeurs est dépassé» alors que c'est ce système économique qui, lui, est vraiment dépassé.

    Les plus pathétiques ont osé ressortir le vieil argument des 250.000 offres non pourvues (à noter qu'en mars, selon le candidat Sarkozy, il y en avait 500.000). Or, démonstration a maintes fois été faite : cette légende, hormis l'intérêt qu'elle présente pour dénigrer les victimes de ces politiques ineptes, ne s'appuie sur rien. Et 250.000 ou 500.000 misérables emplois encore disponibles ne font résolument pas le poids quand il faut satisfaire au minimum 3 millions de personnes.

    «Si on arrive à convaincre les chômeurs qu'ils sont responsables de leur situation, que c'est de leur faute s'ils ne trouvent pas d'emploi, on débarrasse du coup les politiques et les entreprises d'une responsabilité écrasante», disait l'économiste Thomas Coutrot dans l'excellent documentaire d'Anne Kunvari diffusé sur Arte en février dernier, “Le travail malade du chômage”. La vérité est celle-ci : le chômage est le meilleur ami du patronat, de la finance et des hommes politiques. Pour vous en persuader, voici trois saines lectures :

    La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle
    Ou comment le chômage, outil économique par excellence, est voulu et organisé.
    La précarité a une histoire
    Ou comment et pourquoi la précarisation de l'emploi a été, elle aussi, patiemment instaurée avec l'absolution de nos gouvernants.
    Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat
    Quand les victimes sont érigées en coupables, les vrais responsables peuvent dormir tranquilles !

    Pour finir, voyons un peu ce qui se cache derrière ce «choc psychologique»...

    Nombre de nos concitoyens, abreuvés de mensonges mille fois répétés qui deviennent une vérité, comme disait feu Joseph Goebbels, tombent dans le panneau. Il suffit de lire les commentaires d'articles insultants à l'encontre des chômeurs postés un peu partout sur internet au cours de cette «journée spéciale». L'épouvantail du chômage agité auprès d'individus aussi ignorants que peureux fonctionne à merveille. Ignorants, ils gobent ce qu'on leur dit et s'imprègnent de fantasmes qui nourrissent leur hantise. Peureux, parce qu'ils n'osent plus tenir tête à leur patron — d'ailleurs, ils ne l'ont certainement jamais fait… — et préfèrent justifier leur servitude en la faisant passer pour du courage (ça s'appelle le masochisme des esclaves), puis déverser leur stress et leur angoisse sur ceux qui personnifient une réalité effrayante : le chômeur et le SDF, c'est "cachez-moi cet avenir que je ne saurais voir" !

    Aussi lâche que cela paraisse, se défouler sur le plus faible et cracher sur celui qui incarne ses pires frayeurs est banalement humain. L'égoïsme, aussi, est banalement humain. C'est, d'ailleurs, sur ces pulsions primales qu'a toujours prospéré le capitalisme. Et c'est pourquoi nos oligarques — patronat, financiers et rentiers, politiques complices et médias aux ordres — se frottent les mains : tandis que la majorité du petit peuple passe son temps à se taper dessus, la minorité qui a l'intelligence de regarder en haut ne leur inspire aucune crainte.

    Mais le vrai «choc psychologique», il est éprouvé par les chômeurs et les précaires eux-mêmes, qu'on insulte et qu'on laisse crever à petit feu en rajoutant des vigiles et des extincteurs dans les administrations déprimantes qu'ils sont obligés de fréquenter. Le désastre sanitaire qui se profile à l'horizon indiffère les pouvoirs publics : au contraire, si, à la mort sociale, peut se rajouter une mort physique, ça fera autant d'économies pour l'Unedic et la Sécu. Vive l'euthanasie sociale !

    C'est pourquoi, dans un dernier élan de cynisme, nous ne pouvons que souhaiter à tous ces ignorants, égoïstes et lâches qui persistent à cracher sur les chômeurs et leur préconiser l'enfer, de faire partie de la prochaine charrette. Ils croupissaient dans la bassesse intellectuelle : tomber bien bas dans l'échelle sociale sera peut-être pour eux une expérience aussi inoubliable qu'enrichissante.

    Et vous, chômeurs, n'ayez pas peur ! Vous n'êtes pas seuls, puisque vous êtes des millions.
    Profitez de ce temps libéré pour voir les choses autrement.
    Et s'il vous reste de la colère, alors battez-vous : c'est dans le combat qu'on se rend utile et qu'on retrouve sa dignité.

    SH

    http://www.actuchomage.org/


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  • C'est peu dire qu'Arnaud Montebourg est attendu par les salariés d'ArcelorMittal à Florange, ce jeudi après-midi. Le ministre du Redressement productif doit annoncer les pistes de maintien des hauts-fourneaux du site, dont la fermeture serait enterrinée par la direction du groupe selon Libération. 

    Florange attend les annonces d'Arnaud Montebourg


    "Il est urgent d'attendre et d'écouter ce qu'a à nous dire Arnaud Montebourg", a déclaré à l'AFP l'un des principaux responsables syndicaux de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle), Walter Broccoli (FO). Celui-ci se dit "surpris" par le fait que ArcelorMittal aurait confirmé au gouvernement la fermeture définitive des deux hauts-fourneaux en Lorraine.

    Un comité central d'entreprise (CCE) sur l'avenir du site et de ces deux hauts-fourneaux P3 et P6 est justement convoqué lundi prochain. Ces hauts-fourneaux, à l'arrêt depuis juin et octobre 2011, emploient 550 des 2.800 employés du site lorrain.

    "Nous, on souhaitait que tout le site intégré soit repris, explique Walter Broccoli. Aujourd'hui, on se retrouve avec une annonce dans un journal, alors qu'hier encore, rien ne filtrait du cabinet du ministre: on est surpris." Selon le quotidien, "le gouvernement est, depuis trois semaines, en négociations avancées pour obtenir de Mittal qu'il accepte de céder la "filière chaude" (hauts-fourneaux et aciérie) pour l'euro symbolique".

    "Il faut attendre de voir ce que M. Montebourg propose, reprend le syndicaliste FO. L'objectif, c'est de voir couler l'acier en Lorraine, mais il faut voir dans quelles conditions: comment vont-être traités les salariés, avec quelles stratégies, et quelle somme l'Etat est-il prêt à mettre?"


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  • L'intersyndicale de PSA Aulnay a été reçue ce jeudi à après midi à l'Elysée par le président François Hollande. Elle de devait demander la suspension du plan social qui prévoit la fermeture de l'usine et la suppression des 3.000 emplois permanents du site, mais n’a obtenu que la promesse de négociations tripartites.

    PSA Aulnay : Hollande ne veut pas de suspension du plan social

    François Hollande a promis des négociations tripartites --syndicats, direction, Etat-- mais ne s'est aucunement engagé sur le gel du plan social. Selon le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, "les négociations auront lieu site par site", notamment celui Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), que PSA entend fermer d'ici à 2014, supprimant quelque 3.000 emplois, et celui de Rennes.  Il s'agit d'"obtenir le maximum de garanties sur le maintien de l'emploi, c'est une revendication unanime des syndicats. Il va falloir que les salariés imposent leur ordre du jour" lors des réunions tripartites "car Peugeot a dit jusqu'à présent qu'il ne voulait négocier que sur la réindustrialisation" et pas sur les 8000 suppressions de postes annoncées à la mi-juillet.

    Le syndicat SIA reste assez positif : "Nous sommes satisfaits d'avoir obtenu la réunion tripartite avec le soutien ferme du président mais il ne s'est pas engagé sur un gel du plan le temps de ces négociations". Les autres sont désabusés. Le syndicat SUD n'attendait "franchement rien" de la rencontre avec François Hollande. "Il nous reçoit parce qu'il devait nous recevoir", a estimé Mohamed Khenniche qui portait un t-shirt noir barré du slogan "Le changement ce sont nos luttes qui le feront". Selon lui, l'intersyndicale n'attend pas davantage du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg qui "ne nous a pas montré qu'il servait à quelque chose jusqu'à présent" et qui participait à la réunion avec le chef de l'Etat.

    L’intersyndicale demande clairement "la suspension du +plan de sauvegarde de l'emploi+, c'est-à-dire du plan de licenciements". Une manifestation rassemblant plusieurs centaines de salariés de PSA devrait se tenir cet après midi à Paris, mais de gros problèmes de RER B l’ont retardée.


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  • Prise de paroles du comité de lutte CGT des salariés de Doux Graincourt à l’espace Agora

    Prise de paroles du comité de lutte CGT des salariés de Doux Graincourt

    « Chers camarades, nous nous exprimons ici au nom des salariés en lutte de Doux Graincourt.

    Tout d’abord nous remercions les camarades de la fédération PCF du Pas de Calais, de nous avoir invités ici, pour partager avec vous cette fête.

    Et nous vous remercions tous d’être là pour nous apporter votre soutien et votre solidarité avec notre lutte…

    A ce moment nos pensées vont à nos collègues restés sur le site à Graincourt pour empêcher toute intrusion malsaine ou démantèlement de notre outil de travail, celui qui nous fait vivre… avec la mafia doux, tout est possible !

    Depuis juin et l’annonce de la faillite organisée par Charles Doux et ses complices financiers, le ciel nous est tombé plusieurs fois sur la tête.

    L’annonce puis des repreneurs qui se désistent, des tribunaux qui ont joués le jeu des patrons et le sentiment d’avoir été abandonné… nous avions mis un genou à terre, et croyez-nous le moral était au plus bas, de plus nous étions envahie par le sentiment d’impuissance face à ce rouleau compresseur…

    Et oui, que faire face à cette broyeuse sociale qui déchiquetait petit à petit nos esprits et nos vies, celles de 253 travailleurs atteints par la peur, 253 familles dans la broyeuse dont 19 couples salariés dans l’usine, et une centaine d’enfants à charge… ? Que faire face à un empire qui ne fichait complétement de notre mort sociale dans ce coin du Pas de Calais, isolé au milieu des champs et en même temps au carrefour des plus grandes voies de communications qui desservent le Monde et l’Europe entière du nord au sud, de l’est en ouest ?

    La solution est venue de camarades, des camarades avec un grand C, qui ne sont pas venus en calculateurs, en donneurs de leçons ou en opportunistes … mais qui venus nous remonter un moral tombé bien bas, et contribuer avec force à nous réorganiser collectivement pour reprendre le bon cap dans cette tempête, alors que nous avions perdu notre boussole,

    Des camarades qui ont sus trouver les mots pour que nous relevions la tête ! Des camarades qui ont sus trouver les arguments pour que nous redevenions des travailleurs debout qui décident d’enrayer la broyeuse sociale. Des camarades qui ont sus trouver les paroles justes pour faire face aux requins de la finance et du capitalisme dévastateur, et pour faire face au sentiment d’impuissance que le groupe Charles Doux avait délibérément organisé pour affaiblir notre résistance et nous saper le moral.

    Aussi, camarades, quoi de plus heureux, de plus valeureux, de plus noble, de plus fort… que la solidarité et l’unité de classe pour faire face à un ennemi de classe.

    Aujourd’hui nous sommes en résistance mais aussi à l’offensive pour empêcher que notre usine soit démantelée par un liquidateur au service du capitalisme, qui agit comme un prédateur sans foi ni loi…. Rapineur de bas étage !

    Ce mercredi 12 septembre, nous avons voté l’occupation illimitée de l’usine jusqu’à son redémarrage, et nous ne lâcherons rien, nous ne plierons plus, nous ne baisserons plus la tête….Jamais plus !!! Parce que collectivement, et avec votre soutien massif, nous l’avons décidé nous-mêmes, sans se soucier des décisions prises par les banques, les tribunaux, les requins ou les rapaces…

    Bizarrement, le lendemain l’Etat trouvait 1 million, 1 journée = 1 million – 30 jours = 30 millions ! NON !

    Nous demandons à L’Etat qu’il rachète l’usine pour l’euro symbolique puisqu’elle a été abandonnée ; qu’il la remette aux normes, et enfin qu’il trouve un repreneur pour redémarrer la production, et puisque la France importe des millions de tonnes de volailles chaque année, autant les produire et les transformer ici avec nous, avec la qualité et dans de bonnes conditions de travail !

    On mange tous du poulet NON ! Et pour l’argent, Charles Doux est blindé de frics, de biens, de terres, de châteaux… L’Etas doit récupérer ce qui lui a été donné sans être contrôlé et qu’il a dépensé sans compter.

    Nous ne voulons ni la compassion ni les larmes de crocodiles, nous voulons une solution pour que l’usine redémarre ! Camarades, nous ne lâcherons rien ! Jamais, plus jamais nous ne céderons, même face à des CRS ou à des décisions qui voudraient nous contraindre à dégager…

    Jamais camarades, nous ne lâcherons, et nous comptons sur vous tous ici - pour nous apporter votre complet soutien, surtout en cas de coup dur !

    Camarades, faisons l’unité de notre classe afin qu’elle devienne plus qu’un rempart….que cette unité devienne une forteresse d’où partira l’offensive !

    Camarades, l’heure n’est plus au bla bla politicien ni au compromis dans les couloirs ou les salons, ni au corporatisme qui nous isole, la situation est trop grave pour des millions d’entre nous !

    Qui peut dire ici, aujourd’hui, que son avenir est assuré, qu’on soit du privé, du public, retraités ou jeunes diplômés ou pas, chômeurs ou précaires ? Camarades, le capitalisme veut notre mort sociale parce que pour les capitalistes, un euro ou un dollar vaut plus que la vie d’un travailleur !

    Camarades, allons-nous encore laisser faire ? Nous enfants de la Commune, de l’immigration et de la résistance !

    Camarades, allons-nous encore écouter ceux qui nous disent et veulent nous faire croire que le capitalisme peut être social ou qu’il peut avoir un visage humain, ceux qui nous disent que cette Europe est le remède à la maladie qui nous ronge ? Ceux qui comme Barroso ou Draghi, agents de Goldman Sachs, nous menacent avec le spectre du fascisme si nous refusons l’austérité imposée ? Ceux qui comme Hollande et Ayrault nous parlent de délais ou d’union sacrée !

    Qui ici veut d’une Union avec des bandits qui nous bafouent et nous licencient par centaines de milliers ? Ceux qui humilient le drapeau rouge de la résistance et de la Classe Ouvrière ? JAMAIS !

    Camarades, nous sommes des ouvrières et des ouvriers, celles et ceux qui créent les richesses mais qui n’en profitent jamais, des travailleurs bafoués par une exploitation sans limite.

    Camarades, si nous créons l’unité de combat, la peur va changer de camp !

    Alors rappelons-nous toutes et tous, ici présents,

    Qu’une barricade n’a que deux côtés, jamais trois, que nous sommes les majoritaires en capacité de faire face, que nous sommes les seuls en capacité de faire chuter les minoritaires… qui nous pillent et nous exploitent ! Personne d’autres que nous, ne le fera à notre place !

    Il faut donc être solidaire et déterminés, et unir nos efforts et nos luttes pour enfin passer à l’offensive, c’est la seule solution pour éviter un retour à Germinal ou à la pire des possibilités, la dictature fasciste imposée par la dictature du capital !

    Camarades, Merci de nous avoir reçus, merci de nous avoir écoutés, vive l’internationalisme, vive la classe ouvrière, vive la solidarité et l’unité de notre classe…. A bas ce système capitaliste qui nous conduit - un peu plus chaque jour dans les abîmes. Merci encore pour votre accueil, votre sympathie et votre soutien. »



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    Les salariés-es de Doux Graincourt ont décidé hier 12 septembre en assemblée générale massive d’occuper jour et nuit leur usine.

    Certains les ont montrés un genou à terre après que le ciel leur soit tombé sur la tête plusieurs fois depuis l’annonce de la liquidation du groupe Doux.

    Aujourd’hui ils ont relevé la tête et se sont mis debout, ils sont prêts et déterminés à lutter jusqu’au bout pour garder leurs emplois à Doux Graincourt.

    Il y a des solutions autres que les licenciements, pour cela il faut du temps, de l’argent et de la solidarité pour éviter que l’usine soit démantelée par le liquidateur judiciaire et les vautours aux aguets qui attendent le festin des affaires à bas coût.

    Le Comité de Lutte CGT des salariés de Doux Graincourt, avec le soutien de l’interpro, organise un barbecue de la solidarité ce vendredi 14 septembre pour créer les conditions de la lutte qui dépasse le site, car cette lutte est aussi celle de tous...

    alors soyons nombreux, très nombreux pour qu’en face ils prennent la mesure de la lutte engagée plutôt que d’avoir des discours politiciens de compassion qui sont en contradiction avec la réalité des travailleurs.

    en pièce jointe le 1er appel pour le 1er barbecue de la solidarité du 14 septembre, à diffuser sans modération et à afficher partout dans vos usines et services.

    Graincourt les Havrincourt doit devenir le village gaulois de la résistance ouvrière qui fait face aux requins patronaux et financiers !

     vous pouvez aussi nous adresser des messages de solidarité que nous transmettrons, sur : front.solidaire.uls Caa gmail.com


    COMITÉ DE LUTTE CGT DES SALARIÉS-ES DE DOUX GRAINCOURT.

    Nous ne plierons jamais !

    Réunis en Assemblée Générale le mercredi 12 septembre, nous, travailleurs de l’usine Doux Graincourt, avons pris la décision d’occuper l’usine jour et nuit pour éviter que l’outil de travail soit démantelé. Nous avons besoin de votre solidarité la plus complète pour maintenir dans le temps et la détermination cette occupation qui est la seule solution d’avenir pour les 250 salariés-es sacrifiés sur l’autel du voyou Charles Doux et ses complices financiers.

    GRAINCOURT LES HAVRINCOURT (entre Bapaume et Cambrai)

    LE VENDREDI 14 SEPTEMBRE

    Á PARTIR DE 11H00 1er BARBECUE DE LA SOLIDARITÉ

    SOYONS NOMBREUX

    POUR MONTRER QUE NOUS SOMMES AU CÔTÉ DES TRAVAILLEURS EN LUTTE

    UNIS-DEBOUT-DÉTERMINÉS

    Front Solidaire, Association pour la mémoire, la culture et de soutien internationaliste, créée par les Unions Locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-La-Buissière-Isbergues-Lillers.


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  • La direction générale de PSA a décidé de suspendre le licenciement début septembre d’une salariée de l’usine de Valenciennes (Nord), accusée d’avoir volé pour trois euros de matériel, a annoncé mardi son porte-parole.

     
    photo d'illustration

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    La direction générale de PSA a décidé de suspendre le licenciement début septembre d’une salariée de l’usine de Valenciennes (Nord), accusée d’avoir volé pour trois euros de matériel, a annoncé mardi son porte-parole.
    «La direction générale de PSA n’était pas au courant de cette décision (prise par la direction de l’usine de Valenciennes, ndlr). Elle reprend le dossier et va le réexaminer très rapidement. Un point sera fait dans les meilleurs délais et dans cette attente la sanction est suspendue», a déclaré le porte-parole.
    La CGT avait annoncé lundi le licenciement de la salariée - ayant un an et demi d’ancienneté - qui aurait gardé dans son sac avant les congés d’été deux raclettes pour nettoyer le sol, d’une valeur de 3,07 euros.
    «Elle changeait de poste et elle a voulu garder son matériel, car avec les restrictions de budget il est difficile d’avoir du matériel, d’où la présence de ces deux raclettes dans son sac. Un salarié l’a dénoncée», avait affirmé le secrétaire du syndicat CGT Cédric Brun.
    Ce dernier avait dénoncé un «licenciement abusif» qui s’ajoute aux «pressions» subies par l’ensemble des salariés depuis l’annonce de 8.000 suppressions d’emplois au sein du groupe.
    La direction de PSA Valenciennes avait de son côté indiqué que cette salariée qui avait la «responsabilité de conduire une ligne de machines dans l’atelier (...), avait fait l’objet d’une procédure de licenciement pour avoir soustrait des objets qui appartenaient à l’entreprise».
    «Ce geste remet clairement en cause la confiance qui lui était attribuée», avait-elle souligné, sans indiquer le montant du préjudice ni la date à laquelle les faits auraient été commis.
    Le site PSA de Valenciennes, qui emploie 2.300 personnes, fabrique 1,5 million de boîtes de vitesse par an.

    http://www.estrepublicain.fr/fil-info/


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  • Intervention du Président Hollande sur TF1, les réactions de Pierre Laurent "l'agenda social est oublié par le Président"

    Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a regretté hier soir que François Hollande, dans son intervention télévisée, ait semblé "remettre à plus tard le changement annoncé", et surtout "oublie complètement le changement social qui est bien à l'ordre du jour". Dans un communiqué intitulé "L'agenda social oublié par le président", le numéro un du PCF écrit que "l'austérité des comptes publics n'est pas la solution, elle est le problème. Et ce sont bien des ressources nouvelles qu'il faut dégager, à commencer par récupérer celles accaparées par les marchés".

     

    "L'agenda social est oublié par le Président"

    "Tout en prenant acte de l'impatience des Français qui après 10 ans de droite au pouvoir attendent une action gouvernementale à la hauteur des urgences et attentes sociales, le président de la République a fait un discours de la méthode qui au risque de se répéter sera très vite inopérant", dit Pierre Laurent. "L'agenda qui fixe à deux ans 'le rythme du redressement du pays' avant d'envisager 'la construction d'une société de solidarités' semble remettre à plus tard le changement annoncé et surtout oublie complètement le changement social qui est bien à l'ordre du jour", ajoute-t-il.

    Ainsi, poursuit-il, "alors que c'est aujourd'hui qu'il faut un moratoire sur les plans de licenciements boursiers, et que les salariés menacés doivent sentir que le pouvoir est dans leur camp, ceux de PSA apprennent qu'ils seront +accompagnés+ par l'Etat dans les plans de reconversion". "Au surplus, son silence absolu sur le Traité européen soumis à ratification alors qu'il n'a pas été renégocié d'une virgule est très préoccupant. Les Français ont droit à ce débat, ils ont le droit de décider", écrit encore le dirigeant du PCF.

    Le PCF et le Front de gauche sont, plus que jamais, disponibles pour un tournant politique, celui de la justice sociale et de la relance économique et écologique.


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  • Scoop : Six mois à l'avance, le résultat des négociations patronat-syndicats sur la "sécurisation de l'emploi"

     
    Le ministère du Travail a transmis au patronat et aux syndicats un document d'orientation destiné à cadrer la négociation sur la sécurisation de l'emploi qui va s'ouvrir dans les jours prochains.
    Sont mis sur la table: réforme du droit des licenciements économiques pour davantage sécuriser les procédures; élaboration d'une "flexisécurité" à la française pour parer aux licenciements économiques; encadrement des CDD via une tarification modulable à l'assurance chômage selon le type de contrat utilisé par une entreprise. Les partenaires sociaux ont jusqu'à la fin mars pour rendre leur copie.
    Cliquer ici pour lire l'article de la Tribune à ce sujet.

    La CGT chômeurs rebelles peut d'ores et déjà vous donner le résultat de cette "négociation" :

    Les travailleurs devront continuer à se soumettre aux patrons,
    sous des contrats toujours plus précaires,
    avec toujours moins de protection sociale,
    car leur rôle dans la société est de garantir
    les marges, les plus-values, les dividendes
    et les bonuses
    des actionnaires et des banquiers.
     
     

    Pourquoi pouvons-nous donner avec autant de précision le résultat d'une négociation qui a à peine démarré ?

    Parceque si nous, les réels créateurs de richesses dans ce pays, les travailleurs en CDI, en CDD, en interim, en temps partiel subi, nous ne participons pas directement, par la mobilisation collective, à l'établissement d'un rapport de force face aux patrons, nous n'obtiendrons rien des patrons.
    Nous n'avons rien à attendre de ce simulacre de négociation, car tout est plié : Le MEDEF n'a qu'un objectif : Nous tondre la laine sur le dos. Et ces bandits ne connaissent que le rapport de force pour lâcher des droits aux salariés.

    Alors, stop ou encore ?
     

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  • La direction de la CGT a réaffirmé aujourd’hui son opposition à la ratification du traité budgétaire européen.

     

    Selon la direction de la CGT, la ratification du traité budgétaire européen «sanctuarise l’austérité» et aura des «conséquences sociales». Le syndicat demande « une renégociation des traités européens qui devra notamment consacrer l’adoption d’une clause de progrès social» et se dit «opposée à la ratification par la France de ce traité européen quelle que soit la procédure utilisée».

     

    Pour la CGT, «le pacte pour la croissance», décidé en juin, «permet de donner un peu d’oxygène, pour un temps, aux pays les plus en difficulté», mais «il ne réoriente pas le traité lui-même». «Ce traité sanctuariserait les politiques d’austérité comme seul moyen d’atteindre l’objectif d’assainissement des finances publiques». «Aucune régulation financière n’est envisagée» a déclaré la direction.

     

    «Ce traité aurait des conséquences directes dans le domaine social. Tout accroissement des dépenses pour répondre aux besoins sociaux serait difficile sinon interdit» explique le syndicat soulignant qu’ «Avec ce traité, le nouveau gouvernement français n’aurait pas pu faire adopter la mesure sur le départ à la retraite à 60 ans des salariés ayant effectué des carrières longues».

     

    «En cas d’adoption de ce traité, les instances européennes pourraient mettre en cause les résultats de la négociation sociale. C’est la douloureuse expérience déjà vécue par les salariés grecs, espagnols, italiens». «La bataille revendicative et la négociation sociale seraient encore plus difficiles», estime la CGT.


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  • Par Ivan du Roy (6 septembre 2012)

    Eternit s’attaque à l’avocat des victimes de l’amianteC’est le monde à l’envers. Le procès de Jean-Paul Teissonnière, avocat « historique » des travailleurs victimes de l’amiante et de leurs familles s’ouvre aujourd’hui à Paris. Il est accusé de diffamation par l’entreprise de BTP Eternit, celle-là même qui fut le premier producteur d’amiante-ciment en France, jusqu’à l’interdiction de ce matériau très cancérogène en 1997. Eternit avait porté plainte suite à un entretien paru dans Télérama où l’avocat comparait les méthodes d’Eternit France et d’Eternit Italie.

    En Italie, deux ex-dirigeants de la firme, le belge Louis Cartier de Marchiene et le suisse Stéphane Schmidheiny ont été condamnés, le 13 février 2012, à 16 ans d’emprisonnement ferme par le tribunal de Turin, lors d’un procès pénal sans précédent. Eternit France se défend d’avoir appliqué les mêmes conditions de travail que sa voisine italienne.

    « La contribution des dirigeants français d’Eternit à la dissimulation des effets sanitaires de l’amiante est à l’égal de celle des condamnés de Turin », estiment au contraire plusieurs syndicats et associations de défense des victimes de l’amiante (Fondation Henri Pézerat, CGT Eternit Albi…) qui rappellent que Louis Cartier de Marchiene était également membre du conseil d’administration d’Eternit France de 1977 à 1992.

    Eternit France a d’ailleurs été condamnée maintes fois pour « faute inexcusable de l’employeur » dans le cadre des procédures de reconnaissance en maladie professionnelle ouverte par des salariés – ou leurs familles en cas de décès – victime d’un cancer ou d’une maladie respiratoire liés aux poussières d’amiante. L’Inserm estime que l’amiante causera 100 000 morts en France entre 1995 et 2025. « La délinquance industrielle a encore quelques beaux jours devant elle », nous expliquait Jean-Paul Teissonnière, qui est aussi l’avocat des syndicats de France-Télécom dans la procédure ouverte après la série de suicides, lors d’un entretien accordé à Basta !... Dans le scandale de l’amiante, la première plainte a été déposée en 1996. 16 ans plus tard, les victimes attendent toujours un procès pénal de ce côté-ci des Alpes.

    Voir aussi notre reportage vidéo : Scandale de l’amiante : des vies réduites en poussière

    http://www.bastamag.net/


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