• Social-Eco - le 12 Avril 2013

    1er mai: CFDT, CFTC et UNSA défileront pour défendre l'ANI sur l'emploi

    La CFDT, la CFTC et l'Unsa ont annoncé ce vendredi des initiatives communes pour le 1er mai, jour de la fête internationale du travail, pour réclamer la fin des "politiques d'austérité aveugle" en Europe et défendre l'accord sur l'emploi du 11 janvier.

    Cette annonce officialise la désunion des syndicats suite à la signature de l'accord national interprofessionnel sur l'emploi, signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CGC, mais pas par la CGT ni FO. Les centrales défileront ainsi en ordre très dispersé ce 1er mai: la CGT, Solidaires et la FSU d'un côté; la CFDT, la CFTC et l'UNSA de l'autre; Force ouvrière fera cavalier seul avec un rassemblement au Mur des Fédérés du Père-Lachaise à Paris.

    Le 1er mai 2012, 750.000 personnes avaient défilé à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFDT, UNSA, FSU, et Solidaires contre le spolitiques d'austérité menées par le gouvernement Fillon et les attaques anti-syndicats de Nicolas Sarkozy, alors en pleine campagne présidentielle.

    Obtenir des résultats

    Dans un communiqué publié ce vendredi, les trois confédérations réformistes réaffirment, , leur "soutien à l'accord emploi et sécurisation professionnelle du 11 janvier 2013 en cours de débat parlementaire et à la loi qui le transpose". Selon elles, cet accord signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, mais pas par la CGT ni FO, "montre que l'action syndicale et le dialogue social permettent d'obtenir des résultats, de construire des solutions face à la crise. C'est un point d'appui pour poursuivre et amplifier la mobilisation en faveur de la croissance et de l'emploi, en protégeant mieux les salariés".

    Priorité à l'emploi

    Les trois syndicats déclarent par ailleurs vouloir "ce jour-là exprimer leur solidarité et leur soutien aux travailleurs qui, partout dans le monde, n'ont pas accès aux droits fondamentaux, ne peuvent s'exprimer et s'organiser librement". Elles soulignent aussi "le besoin de politiques européennes qui donnent véritablement la priorité à l'emploi et à la réduction des inégalités". "Il faut mettre un terme aux politiques d'austérité aveugle qui provoquent chômage, précarité et montée des replis nationaux et des populismes", ajoutent-elles.


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    Rouge Midi
    http://rougemidi.fr/spip.php?article7738
    CGT : lutte de classes ou syndicalisme rassemblé ?
    mardi, 2 avril 2013  

    Nous ne partageons pas tout de cet article mais c’est le propre de cette Tribune de permettre des expressions diverses. Le mérite de l’auteur est de tenter de répondre à une question qui a été au coeur du congrès de la CGT...quitte à émettre ce qui nous semble être quelques contresens historiques auxquels nous répondons par des notes de la rédaction (NDR) dans les encadrés.

    Le document d’orientation présenté par la Direction confédérale de la CGT pour son 50e congrès fait du syndicalisme rassemblé l’alpha et l’oméga de sa stratégie. Mais, le bilan de 15 ans de syndicalisme rassemblé ne plaide pas pour sa poursuite. Le texte reconnait d’ailleurs que l’unité syndicale contre la réforme Fillon des retraites n’a porté que sur le rejet du projet de réforme et non sur les propositions alternatives. Et pour cause, les autres confédérations partageaient peu ou prou la logique du plan Fillon.

    La Direction confédérale reconnait de plus que les autres organisations syndicales ont une conception différente du dialogue social et de la négociation qui les conduisent à signer des accords avec le patronat que ne signe pas la CGT.

    Le dernier exemple est celui sur « la sécurisation de l’emploi » qui bouleverse le code du travail approuvé par la CFDT, la CGC et la CFTC. Leur signature était prévisible puisqu’elles avaient signé avec le MEDEF, la CGPME et l’UPA un document commun en janvier 2012 sur la compétitivité des entreprises et le coût du travail.

    La Direction confédérale a jusqu’ici justifié la stratégie du syndicalisme rassemblé par la faiblesse de la syndicalisation et la division syndicale. La faiblesse de la syndicalisation et la division syndicale sont liées à l’histoire du syndicalisme français. Histoire que la direction confédérale réécrit à sa façon, en affirmant dans le document d’orientation au 1.68 que la CGT est née de la prise de conscience … que les salarié-e-s au delà de leur différence devaient être organisés dans un seul syndicat porteur d’une conception solidaire et interprofessionnelle.

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    En 1895 au congrès de Limoge le débat ne s’est jamais posé en terme de syndicat unique mais surtout ce qu’occulte le texte confédéral, c’est que la CGT s’est créée sur une base de lutte, sur la conscience de l’affrontement de classe entre le capital et le travail. Le syndicat dans la conception de l’époque, explicitée par la Charte d’Amiens, devait émanciper le salariat de son exploitation. Il est évident que face à un syndicalisme qui contestait sa suprématie, la bourgeoisie n’allait pas rester inactive.

    Adhérer à la CGT, c’était faire une croix sur sa carrière, être en butte à la répression. Cette dernière fut particulièrement féroce sous Clémenceau et Briand. Contrairement à la France, le syndicalisme en Angleterre et en Allemagne ne s’est pas constitué sur une base d’affrontement avec le capital. Il était plus un partenaire qu’un adversaire du patronat et du pouvoir politique. Y adhérer n’était pas synonyme de blocage de carrière et de répression.

    Depuis sa création la CGT s’est toujours prononcée pour la centrale unique des travailleurs et a donc combattu la division. La charte d’Amiens, écrite en 1906, à une époque où la CGT était le seul syndicat français ne pouvait pas aborder la question de la division syndicale.

    Dire qu’à l’origine les syndicats anglais et allemands ne se sont pas constitués sur une base d’affrontement avec le capital est aller un peu vite en besogne. A leur naissance il y a eu des courants et des organisations de classe. NDR

    En France, la multiplicité des confédérations est la conséquence de l’existence d’une CGT influente.

    La CFTC fut créée en 1919 à l’initiative du Vatican pour développer un syndicalisme chrétien en opposition à la CGT.
    La CGC s’est créée face à la montée du salariat chez les cadres et à une CGT sortie très renforcée des grèves de 1936.

    Pas sûr que ce soit la montée du « salariat chez les cadres » qui suffise à expliquer la création de la CGC en 1944. Volonté de disputer à la CGT son hégémonie et de réhabiliter le partenariat avec un patronat décrédibilisé par la collaboration, l’expliquent tout autant

    Compte tenu de son action dans la résistance, la CGT était toute puissante à la Libération. Mais toute une série de scissions allaient l’affaiblir qu’il faut placer dans le contexte de la violence des luttes de classes qui suivent la Libération et du commencement de la guerre froide.

    C’est tout d’abord la scission de la CNT, puis celle de la FGAF (cheminot) puis celle de Force Ouvrière, celle de la FEN, et de syndicats qui allaient passer dans l’autonomie, certains se ré-affilieront par la suite à la CGT.

    Là c’est aller un peu vite ! FO c’est une création de la CIA dans le cadre du plan Marshall à une époque où 6 millions de salariés sont syndiqués à la CGT dans un pays où le PCF représente près de 30% des voix, et donc un danger pour le capitalisme international. C’est devant cette scission que des syndicats et fédérations choisiront de ne pas se diviser. C’est le choix des enseignants CGT qui resteront unis dans la FEN. C’est aussi le choix d’autre fédérations ou branches, livre, dockers qui resteront unies dans la CGT. (NDR)

    1964 voit la déconfessionnalisation de la CFTC avec la naissance de la CFDT, porteuse d’un réformisme moderne qui va attirer beaucoup de couches nouvelles du salariat qui découvrent l’exploitation patronale.
    En 1992, la FEN éjecte la tendance U&A à son congrès de Perpignan pour se saborder et créer l’UNSA avec 5 syndicats autonomes. Au lieu de rejoindre la CGT, U&A maintient les enseignants dans un syndicalisme ultra catégoriel en créant une FEN bis avec ses tendances, la FSU.

    Là aussi les choses sont un peu plus compliquées que cela. Le dilemme posé aux exclus c’est celui de comment rester le plus unis (et donc le plus efficace) possible. Pour les enseignants de poursuivre dans ce but un syndicalisme de corporation. Cela n’empêche pas que depuis des rapprochements se sont faits justement avec la CGT (NDR)

    Enfin, il reste Solidaires né en 1998 de l’association de syndicats autonomes, (le groupe des dix né en 1981), dont certains ont depuis rejoint l’UNSA, et de syndicats SUD dont plusieurs ont quitté la CFDT.

    L’ensemble de ces organisations syndicales malgré leurs différences et leurs divergences ont un point commun, elles se définissent comme réformistes.

    Vrai en ce qui concerne CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, c’est faux en ce qui concerne Solidaire et la FSU où la situation n’est pas binaire, réformiste ou révolutionnaire, mais porteuse de débats (NDR)

    C’est ce que refuse d’admettre le syndicalisme rassemblé. Pour elles[les organisations réformistes], les intérêts du salariat ne sont pas fondamentalement antagoniques de ceux du patronat, des aménagements sont possibles. Or, la mondialisation exacerbant la concurrence entre groupes capitalistes rend les besoins de financement de ces derniers infinis. Les richesses créées par les salariés doivent servir au maximum sinon en totalité à l’accumulation du capital et ne plus être socialisées ou le moins possible quitte à remettre en cause le renouvellement de la force de travail.

    Chaque organisation syndicale au niveau de l’entreprise, de la branche professionnelle, de l’Etat se positionne face aux exigences du patronat et de l’Etat qui épaule en permanence le patronat.

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    C’est ce qui fait que la CGT est différente de toutes les autres organisations. Elle n’a signé et ne signe aucun accord défavorable aux salariés.

    Le syndicalisme rassemblé, sous entendu autour de la CGT, qui pour ses concepteurs est la première étape menant à l’unité organique [1] est un leurre.
    Il n’y a pas d’un coté le patronat et de l’autre l’ensemble des organisations syndicales. Il y a d’un coté le patronat et le syndicalisme d’accompagnement et de l’autre le syndicalisme de lutte. Le syndicalisme d’accompagnement qui peut prendre des formes contestataires, ne remet pas en cause la domination du capital sur le travail.

    C’est un leurre de croire que l’unité de sommet entre directions d’organisations syndicales est bénéfique aux salariés. Le syndicalisme rassemblé est une conception de sommet, d’états majors qui présente l’inconvénient majeur de taire les divergences et de ne pas tenir informés les salariés des options et orientations de chacun (ainsi la direction confédérale a été très discrète au sujet de l’accord patronat syndicats de janvier 2012 cité plus haut). Afin de ne pas rompre une unité établie sur le plus petit commun multiple, la CGT s’est interdit jusqu’ici de prendre seule des initiatives. Mais, elle y est contrainte par la violence de la politique du capital et du pouvoir, la position des organisations syndicales réformistes et la volonté de lutte de sa base.

    Thierry Lepaon peux toujours essayer de tendre la main à la CFDT, cette dernière a une orientation dont elle ne déviera pas.

    D’un syndicalisme sociétal des années 60 et 70 elle est passée progressivement et de plus en plus ouvertement à un syndicalisme d’accompagnement de la politique du capital.
    Quant à FO, continuatrice de la vieille CGT confédérée de Léon Jouhaux et dont J Cl Mailly assume le réformisme [2], elle pratique le double langage. Elle condamne l’accord signé par le MEDEF, le CFDT et la CGC et la CFTC mais signe comme la CFDT et la CGC avec la Direction de Renault un accord qui n’est que la déclinaison de l’ANI ainsi que l’accord avec le MEDEF sur les retraites complémentaires.

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    La stratégie du syndicalisme rassemblé est un échec.

    Elle se heurte à la nature réformiste des autres organisations syndicales. Vouloir la pérenniser met la Direction confédérale dans une position inconfortable. Soit elle continue de rechercher des accords sans principe avec des organisations syndicales qui refusent de se battre contre le patronat et se met à dos sa base, soit elle prend l’initiative des luttes et met le syndicalisme rassemblé à la poubelle de l’Histoire.

    La CGT doit être porteuse d’une autre conception de l’unité, basée sur la lutte, et donc sur son autonomie d’expression et d’action, privilégiant l’unité des salariés appuyée sur une intense lutte des idées et de propositions réellement alternatives.

    Gilles Mercier

    Syndicaliste CGT Recherche

    Transmis par la_peniche

    [1] *Louis Viannet « syndicalisme : quelles perspectives ? » p76-82 Réinventer le Syndicalisme. Revue « Mouvements » janvier-février 2006.

    [2] J C Mailly Les Echos 25 mars 2004

     

    http://www.rougemidi.fr/spip.php?article7738


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  • SYNDICATS CGT et FO interpellent

     
      
    Le projet de loi Sapin est déjà combattu et dénoncé par la CGT et FO localement. Photo Er. D.

    Le projet de loi Sapin est déjà combattu et dénoncé par la CGT et FO localement. Photo Er. D.

    Il y a quelques jours, le député Philippe Baumel a rencontré lors de sa permanence hebdomadaire une délégation de syndicalistes locaux de la CGT et de FO. Ils ont rappelé qu’ils n’avaient pas signé l’accord national interprofessionnel, dans la mesure où il favorise la flexibilité et les licenciements.

    Les syndicats ont ensuite demandé au député quelle sera sa position lors du débat parlementaire qui visera à transposer cet accord dans la loi.

    La réponse du député « a laissé sceptiques les représentants syndicaux qui, à partir de l’analyse de certains articles, ont démontré que ce texte était difficilement amendable », indiquent les deux syndicats dans un communiqué, dans lequel ils réitèrent le mot d’ordre unitaire de la journée de mobilisation du 5 mars dernier : « Non à la transposition de l’accord du 11 janvier dans la loi ».

    http://www.lejsl.com/edition-d-autun/2013/03/29/cgt-et-fo-interpellent


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  • Social-Eco -

    Conforama: récit d'un conflit social emblématique

     

    Les salariés de Conforama luttent depuis plus de deux ans contre les plans sociaux à répétition imposés par la nouvelle direction qui a racheté le groupe à PPR. Patricia Alonso, de la CGT Commerce et Services, fait le point.

    Raconter le combat des salariés de Conforama pour conserver leurs emplois revient à faire la liste des plans sociaux que la direction du groupe tente d'imposer depuis deux ans. Cette liste est impressionnante. Les efforts pour faire annuler ces suppressions d’emploi par la justice le sont tout autant.

    • Juillet 2011, premier Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annulé immédiatement par le tribunal. Ce plan visait à restructurer drastiquement le service après-vente Saveo, qui emploie près de 650 personnes
    • Juillet 2012, deuxième PSE présenté au comité central d’entreprise annulé lui aussi en justice. L’appel est en cours. Le jugement devrait intervenir le 22 avril prochain.
    • Fin 2012, troisième PSE présenté par la direction sans attendre les suites judiciaires. Nouvelle attente de décision de justice fin avril.

    Ce dernier plan de sauvegarde de l'emploi prévoyait, outre la suppression de 288 emplois, la fermeture de sept centres de service après-vente sur douze en France. Conforama emploie 9 170 personnes en France et compte quelque 200 magasins.

    de PPR à un groupe sud-africain

    Ces batailles par tribunaux interposés ne sont que les derniers épisodes d'un acharnement à l'encontre de l'enseigne. Le groupe Pinault Printemps la Redoute avait déjà procédé à une saignée de l'emploi pour se défaire au plus vite de ce groupe d'ameublement, afin de se recentrer sur le luxe. Depuis deux ans, le nouveau propriétaire de Conforama, Steinhoff, groupe de distribution sud-africain, poursuit ce martelage de plans sociaux.

     Dans ce contexte, Patricia Alonso, secrétaire de la Fédération CGT du Commerce et des Services, explique le quotidien des salariés de Conforama:

    Conforama n’est pas un cas unique dans le commerce. But, Ikea… la liste des conflits sociaux dans ce secteur est elle aussi longue. A cela une seule raison : la recherche de la rentabilité, comme l’explique Patricia Alonso :

    • A lire aussi:

    FNAC et Conforama saignent l'emploi

    Stéphane Guérard


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  • LES UNIONS LOCALES ET DES SYNDICATS CGT de :
    Auchel-Béthune-Bruay-Lillers-Isbergues

     

    Déclaration adoptée le 15 mars 2013.

     

    NOUS NE NOUS CACHONS PAS, NOUS LE REVENDIQUONS
    ET S’IL LE FAUT NOUS RECOMMENCERONS !

     

    Que d’émotion pour un drapeau orange de 30 x 40 cm brûlé sur une fin de manifestation à Lille, mais très peu pour les millions de travailleurs, victimes des accords signés par la CFDT depuis 30 ans dans toutes les branches professionnelles, et rien pour celles et ceux qui risquent d’être des victimes de cet accord ANI paraphé entre autre par la CFDT, le partenaire officiel du Medef.

     

    Le poète Aragon dans la « Ballade de celui qui chanta dans les supplices » écrivait : « Et s'il était à refaire, je referais ce chemin, une voix monte des fers et parle des lendemains. On dit que dans sa cellule, deux hommes cette nuit-là, lui murmuraient « Capitule » ! »

     

    Dans sa déclaration du 15 mars, la Confédération CGT s’exprime ainsi dans le 3ème paragraphe : « Les divergences syndicales ne sauraient pour autant justifier des actes qui ne respectent pas le pluralisme des idées et des organisations, comme ce fut le cas récemment lorsqu’un drapeau de la CFDT a été brûlé à l’occasion d’une manifestation »… mais :

     

    - Quand en février 2013, Laurent Berger dit « nous sommes prêts à l’affrontement avec la CGT, je suis syndicaliste, je sais ce qui est bon pour les salariés » ou critique vertement les actions des syndicalistes CGT à Goodyear ou à PSA en les qualifiant « positions dogmatiques » :

     

    - Quand François Chèrèque en 2003 signe en catimini un accord avec le gouvernement malgré les millions de salariés dans les rues et dit « La CFDT se félicite que cet accord rende effectifs les acquis de la réforme du régime de base…//… cet accord garantit le pouvoir d’achat des retraites puisque celles-ci évolueront au minimum comme les prix… » :

     

    - Quand Nicole Notat en 1997 parle de « manipulation de la détresse » à propos du mouvement des chômeurs et dit « je condamne l’occupation illicite des Locaux Assedic »… :

     

    - Quand la CFDT écrit : « il faut augmenter les cotisations, ou augmenter la durée du travail, ou bien baisser les pensions »…

     

    Depuis plus de 30 ans, la CFDT pourrit les droits des travailleurs en signant des accords de recul social dans les entreprises et dans les branches, et à chaque fois elle sort lavée de tous ses affronts…

     

    Nous revendiquons cette action et cette destruction symbolique d’un drapeau trouvé sur le bord du trottoir, et peut-être abandonné par un déçu. Par ce geste, nous avons voulu dire clairement et sans détour : STOP Á LA TRAITRISE – STOP Á

     

    LA COLLABORATION AVEC « CES GENS LÁ » - STOP, TROP C’EST TROP – STOP, IL Y A DES LIMITES Á L’UNITÉ SUR LE MOINS-DISANT !

     

    Berger a-t-il respecté les travailleurs en signant cet accord le 11 janvier 2013 ?

     

    Chèrèque a-t-il respecté les travailleurs en signant en 2003 puis en 2008 ?

     

    Notat, Maire, Kaspar ont-ils respecté les travailleurs, une seule fois depuis 40 ans ?

     

    A quel moment la CFDT a-t-elle respecté la CGT ou les autres syndicats quand il s’agissait d’accepter de signer le recul social, la fermeture des taules et la casse des droits ? Ceux qui signent de tels accords de recul ne sont jamais concernés par ce qu’ils ont signé pour les autres.

     

    Et que chacun comprenne que nous ne capitulerons jamais et s’il était à refaire nous referons ce chemin même si une voix monte des fers et parle des lendemains.

     

    Nous serons unis et déterminés dans la bagarre jusqu’au bout, contre le patronat et contre les traîtres, pour l’intérêt des salariés-es et de tous les travailleurs victimes du capitalisme et de l’injustice sociale…

     

    Nos camarades réunis à Toulouse doivent aussi nous entendre… Assez de pactiser avec ceux qui signent tout, qui refusent l’unité dans nos entreprises et qui reculent devant les patrons !

     

    Nous luttons pour nous, pour notre classe sociale et pour que nos enfants puissent nous regarder droit dans les yeux avec un sentiment de fierté, comme nous-mêmes honorons celles et ceux qui ont lutté et gagné hier pour nos droits d’aujourd’hui, au prix des larmes, de la sueur et du sang.

    http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/


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  •  AYRAULT SE FELICITE DE L'ACCORD INTERVENU POUR LES COMPLEMENTAIRES DE REDUIRE LES PENSIONS DE RETRAITES

    Certaines organisations syndicales (sauf le CGT) annoncent qu'elles signeront le projet d'accord réduisant les pensions de retraites complémentaires au 1er Avril par la désindexation pour les retraités du secteur privé et le premier ministre vient de marquer sa satisfaction.

    C'est la première fois, en ce pays, que des organisations syndicales signent une baisse des retraites.

    Le medef se frotte les mains, il ne déboursera que 0,1 % de plus en cotisations: une bagatelle.

    Le journal "Le capital" vient de sortir un communiqué ; je cite le journal "Le capital": "Jean-Marc Ayrault "salue l'esprit de responsabilité des partenaires sociaux" et "se félicite que les bases d'un accord aient pu être trouvées, permettant d'engager le retour à l'équilibre de régimes assurant une part importante des pensions des retraités ayant exercé une activité dans le secteur privé".

    Concernant les retraites de base, Matignon annonce une rencontre ce jeudi entre la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, Yannick Moreau, présidente de la commission pour l'avenir des retraites installée fin février".

     

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    Le couple de l'année 2013

     

    Il ne reste plus au Medef de remettre au récipiendaire Ayrault la médaille patronale pour service rendu au capital.

    Bernard LAMIRAND

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  • Social-Eco - le 11 Mars 2013

    Deux salariés de Fraisnor en "grève de la faim et de la parole"

    Deux délégués CGT du fabricant de lasagnes fraîches Fraisnor, placé mercredi en redressement judiciaire, se son juchés sur un silo de leur entreprise, se sont mis en grève de la faim et réclament des engagements du ministre de l’Agroalimentaire.

    Les deux salariés sont montés vers 07H30 sur le silo de l'entreprise, à Feuchy (Pas-de-Calais), à environ 25 mètres de haut, et en ont condamné l'accès, ont indiqué les gendarmes. Ils ont également déployé quatre drapeaux CGT au sommet du silo balayé par la neige, a-t-on ajouté de même source. Dans un message écrit transmis au syndicat, majoritaire chez Fraisnor, les deux salariés disent "(attendre) au plus vite" la venue du ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, sur le site de Fraisnor.
    "Nous ne descendrons pas avant d'avoir des engagements écrits", ont-ils lancé dans leur message.
    Les deux hommes, le secrétaire et un membre du CHSCT, âgés de 45 et 47 ans, sont "en grève de la faim et de la parole", a précisé le secrétaire de la CGT, Christian Delépine.

    Fraisnor, qui fabrique chaque mois 700 tonnes de lasagnes fraîches, a été placé mercredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d'Arras avec une période d'observation de deux mois. La société a vu ses commandes chuter de 70% depuis le scandale de la viande de cheval et une partie de ses 110 salariés ont été mis au chômage technique.
    Les salariés avaient voté l'occupation de l'usine le soir et le weekend par crainte que "l'outil de travail parte", et annoncé des actions. "Nous avons besoin d'avance de trésorerie pour pouvoir continuer. C'est urgent", a expliqué M. Delépine, décrivant "la fatigue mentale des travailleurs".

     Haute-Vienne: deux agents de la Poste en grève de la faim


    La modernisation des bureaux conduit à la suppression de personnel
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    Deux agents de La Poste ont entamé lundi matin une grève de la faim à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) pour protester contre la suppression de trois contrats à durée déterminée (CDD) au sein de leur bureau. 

    Michelle et sa collègue Dominique, qui continuent à tenir leur guichet, entendent aller au bout de leur démarche, «jusqu’à l’épuisement s’il le faut».  

    Dans le cas où les trois CDD seraient supprimés, «les deux collègues titulaires se retrouveraient seules, avec un agent dédié au terrain qui devra jongler entre les quatre autres bureaux», a expliqué Pascal Jobard de la CGT-FAPT (fédération des activités postales et de télécommunication). 

    Une réunion entre la direction et les syndicats doit se tenir mardi. 

    Selon des chiffres de la direction communiqués par les syndicats, la rénovation en 2010 du bureau Saint-Léonard-de-Noblat, 5.000 habitants, et l’installation d’automates a fait passer douze clients par jour en moyenne vers ces machines, ce qui justifierait son projet. 

    «Ces clients que nous n’avons plus en face-à-face sont passés aux automates, c’est très net. Mais les gens ici nous disent qu’ils ont besoin de nous, ce genre d’agence draine aussi du lien social», assure Michelle. 

    Suite à la tentative de suicide d’un employé de La Poste le 4 mars sur le site du centre de courrier de Bayonne, la direction a décidé dans la foulée d’embaucher un CDD en supplément des deux déjà en cours pendant la période de vacances.  

    Dimanche à Trégunc (Finistère) une marche a eu lieu en mémoire d’un cadre de la plateforme locale du courrier qui s’est suicidé il y a un an sur son lieu de travail. 

    La Poste a signé en janvier un accord cadre sur la qualité de vie au travail, qui prévoit l’ouverture rapide de huit chantiers de négociations, notamment sur l’organisation du travail, la santé et sécurité au travail ou encore le dialogue social. Il reprend les préconisations du rapport Kaspar lancé à la suite du suicide de deux cadres de l’entreprise en février et mars 2012. 

    http://www.charentelibre.fr/2013/03/11/haute-vienne-deux-agents-de-la-poste-en-greve-de-la-faim,1143517.php


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  •  Sapin: Un accord infâme ne peut fonder une loi infâme

    Un sondage soigneusement écrit pour tromper les Français

    proclame qu'une majorité d'entre eux serait favorable à l'accord minoritaire dicté par le Medef et avalisé par la CFDT. Il est clair que les questions posées à ces sondés qui auraient "entendu parler" de cet accord n'impliquent pas qu'ils l'aient lu, encore moins qu'ils en aient compris les conséquences. La présentation par les media est d'une manière générale systématiquement biaisée et favorable à l'accord.

     L'écriture sapinesque ne corrige qu'à la marge les insanités de l'accord et même en rajoute en prévoyant que les représentants des salariés dans les CA pourraient ne pas relever du droit du travail français, sans doute pour ne pas déroger aux prétentions européennes à décider à la place des Etats  souverains...

     Le patronat voulait éloigner le juge de ses propres turpitudes, il l'a obtenu d'une centrale syndicale qui n'est qu'une courroie de transmission du pouvoir dominant, quel qu'il soit et c'est un gouvernement soi-disant de gauche qui le lui accorde par la LOI!

    Pauvre France et pauvres Français bernés, car l'objet de cette loi n'est nullement de créer de l'emploi, le niveau de chômage atteint aujourd'hui montre que c'est l'accumulation de stratégies aberrantes d'une partie du patronat, son appétit démesuré de prédation, son refus d'investir dans la recherche-développement et l'innovation qui expliquent la faillite des échanges du pays et la montée du chômage bien plus que le Code du travail déconstruit patiemment depuis plus de 10 ans.

     Cet accord s'inscrit dans le dessaisissement du citoyen de tout moyen d'exercer sa souveraineté; le transcrire dans la loi est une pure et simple exaction.

    De tels agissements n'ont qu'une conséquence prévisible, c'est le surgissement d'un Beppe Grillo dans la vie politique française: le vote de cette loi prouverait que la classe des politiciens français ne vaut pas mieux que ceux que les électeurs italiens viennent de bafouer. 

    ======================================

     

     

    EXPOSE DES MOTIFS pour

    les 54 amendements 

    au projet de loi ANI du 11 janvier 2013

     

     

    le 5 mars : cette présentation rassemble, récapitule, actualise des documents antérieurs 

    Gérard Filoche (consulter son blog et Démocratie et Socialisme)

     

    EXPOSE GLOBAL DES MOTIFS POUR AMENDER  :

       

    En 1841, le député De Beaumont déplorait en chœur avec le patronat « le premier acte de règlementation

    de l’industrie qui, pour se mouvoir, a besoin de liberté » ; anticipait : « …il ne s’agit aujourd’hui que des enfants

    en bas-âge, mais soyez sûrs, un temps long ne s’écoulera pas sans qu’il s’agisse aussi de règlementer le travail

    des adultes ! » et redoutait surtout que l’application de cette règlementation puisse être un jour contrôlée par une

    inspection du travail « plus dangereuse que les grèves »

    Depuis, chaque ligne, chaque mot, chaque virgule de ce qui, pour l’essentiel, est inscrit dans le Code du travail

    sont faits de la sueur, de la souffrance et du sang des travailleurs : du travail des enfants et des femmes à l’amiante,

    de la journée de 8 heures aux pesticides, des congés payés aux travaux du bâtiment, de l’embauche au

    licenciement, du « livret ouvrier » du XIXème siècle au « passeport orientation et formation » du XXIème.

    Ce droit du travail, pour être essentiel, est de tous les droits celui qui est le plus méconnu, le moins

    enseigné et celui dont la violation demeure la plus impunie.

     

    Or voilà qu’aujourd’hui on demande au Parlement de légiférer (le député De Beaumont protesterait avec

    véhémence), en procédure d’urgence, pour…le dérèglementer (le député De Beaumont admirerait l’évolution

    des choses).

    Car, à y regarder de près, ce que l’avant-projet de loi ambitionne en retranscrivant fidèlement l’ANI

    du 11 janvier 2013 signé par des organisations syndicales minoritaires, ce n’est pas la prise « à bras le corps »

    des « principaux enjeux de notre marché du travail » ; c’est de favoriser plus encore le glissement de celui-ci,

    depuis plus de trente ans, vers un marché des travailleurs, où règne la guerre de tous contre tous sous la pression

    du chômage et de la substitution progressive des qualifications, précises et collectives, par des « compétences »

    aussi arbitraires et fumeuses qu’individuelles.

    Présenté comme « historique » par le MEDEF, il l’est assurément. Et, pour en juger, l’histoire mérite en effet

    d’être convoquée car il s’agit d’un grand bond en arrière vers des époques qu’il serait cruel de dater.

    Le fondement du droit du travail est, contrairement au droit civil, l’inégalité des parties au contrat : le volontariat

    n’existe pas en droit du travail qui est là pour tempérer cette extrême inégalité, le lien de subordination qui contraint

    le salarié de l’embauche aux sanctions et au licenciement en passant par l’exécution du contrat de travail.

    C’est cette inégalité qui a entraîné la hiérarchie des normes qui lui étaient applicables : en bas, la loi, égale

    pour tous, que l’on ne peut enfreindre ; puis les conventions collectives de branche qui ne peuvent être que plus

    favorables aux salariés ; puis les accords collectifs dont le champ d’application est plus restreint (accord

    d’entreprisepar exemple) et qui ne peuvent prévoir eux aussi que des dispositions plus favorables que

    les conventionsprécitées ; et enfin le contrat de travail, qui ne peut déroger aux normes précédentes que

    de façon plus favorable.

    Ce principe fondamental qui préserve les salariés a été écorné, à partir des années quatre-vingt,

    notamment pour la durée du travail. Mais c’est la loi dite Fillon du 4 mai 2004 (reprenant, déjà, un ANI,

    de septembre 2003) qui l’a explicitement renversé ; suivie de la loi dite Warsman du 24 mars 2012 qui permet

    par accord collectif de faire moins bien que le contrat de travail. Sans être juriste, il suffit de regarder autour de soi

    pour voir que le droit du travail devient virtuel quand l’employeur peut ainsi s’affranchir de la loi, de la convention

    collective et même du contrat de travail (un exploit juridique historique, faire moins bien que le droit civil qui exige

    le respect du contrat par les deux parties).

    Les amendements présentés viseront donc, pour nombre d’ entre eux, à rétablir cette hiérarchie

    des normesCe faisant, d’autres amendements – sur les contrats précaires et les procédures de

    licenciements collectifs pour motif économique – tenteront de répondre positivement à ce qui est

    censé être le but de la loi soumise au Parlement : la lutte contre le chômage.

    A contrat inégal, justice particulière et contrôle attentif : depuis le XIXème siècle, les conseils de prud’hommes

    sont les seuls compétents pour juger de l’exécution et de la qualification de la rupture des contrats de travail et les

    agents de contrôle de l’inspection du travail se sont vu reconnaître par l’Organisation Internationale du Travail

    une indépendance par rapport au pouvoir politique dans l’exercice de leurs missions.

     Des amendements sont présentés pour réparer les graves atteintes à ces deux institutions

    et contribuer à améliorer leur fonctionnement.

    - – – – – – – -

    On ne peut faire l’examen de ce projet de loi sans dire un mot de la forme qui, en droit du travail

    est souvent indissociable du fond. Que dire de certaines formulations employées qui sont autant

    d’insultes à l’intelligence des salariés ? Ainsi, si l’on doit faire justice en rappelant que la transformation

    des plans de licenciement en plans « sociaux » puis en plans de « sauvegarde de l’emploi » sont à mettre

    au passif de gouvernements passés, on reste sans voix en découvrant que le chômage partiel est transmué

    en « activité partielle » (article 11) ; que les employeurs pourront de fait licencier impunément sous le couvert

    d’une « mobilité volontaire sécurisée » pouvant se conclure par une « démission » attestée…par la loi ! (article 3) ;

    que fleurissent des chimères juridiques, jusqu’ici impensées tant elles heurtent le droit en vigueur :

    des licenciements économiques… « pour motif personnel » par la grâce d’une « mobilité interne »

    (article 10), des licenciements économiques collectifs… « individuels » (article 12).

     

    Une attention portée aux dates d’application des mesures prévues par le projet de loi permet

    de confirmer l’extrême déséquilibre de ce projet de loi : les mesures qui, sans y trop regarder,

    pourraient présenter quelque aspect favorable aux salariés sont reportées à des négociations aléatoires

    ou à de longs délais (articles 1, 57) ;  celles en faveur du patronat d’application légale immédiate

    (articles 3, 4, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 15, 16, 17, 18) et même anticipée comme on l’a vu

    avec des multinationales comme Renault.

    http://2007-aux-armes-citoyens.over-blog.com


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  •  LA CGT RECOIT LE SOUTIEN DE LA DEPUTEE : UN EXEMPLE A SUIVRE

    La CGT reçoit le soutien de la députée

    Le syndicat a rencontré hier Suzanne Tallard pour lui réaffirmer son opposition à l’accord national du 11 janvier.

    [LEG_LEGENDE]Une trentaine de militants étaient présents.

    [LEG_LEGENDE]Une trentaine de militants étaient présents. (photo c.B.[])


     
    Hier, la section locale CGT - Pays Rochefortais s’est rassemblée devant la permanence de la députée PS de Charente-Maritime, Suzanne Tallard, qui a reçu la délégation.
     
    Objectif : dénoncer l’accord national interprofessionnel, signé le 11 janvier dernier par la CFDT, la CGC et la CFTC. La trentaine de militants présents souhaitaient porter plusieurs revendications dont le vote d’une loi contre les licenciements boursiers et pour la reprise des sites rentables en cas de menace de fermeture ou la taxation des CDD et des contrats d’intérim à hauteur de ce qu’ils coûtent à l’assurance-chômage.
     
    Suzanne Tallard partage les réticences de la CGT : « Le vote de cet accord serait politiquement dangereux pour la gauche. Il est plein de sournoiseries et détricote la protection des salariés. Le texte doit être présenté en conseil des ministres le 6 mars et discuté à l’Assemblée fin avril. D’ici là, Suzanne Tallard a promis de lutter contre son adoption.
     

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  •  
    La vérité finit toujours par frayer son chemin
    Entretien avec Aminata Diouf
    mercredi, 20 février 2013 / Rouge Midi

    Aminata Diouf, ancienne dirigeante du comité sans papiers des Bouches du Rhône, dirigeante départementale de la CGT 13 et membre du conseil national du PCF, avait été accusée en septembre 2006 de détournements de fonds et d’escroquerie par 11 sans-papiers. Mise en examen, elle avait dû laisser tous ses mandats et responsabilités. Au bout de 7 longues années, le tribunal vient enfin de la relaxer de façon définitive puisqu’aucun de ses accusateurs n’a fait appel. Retour avec la principale intéressée sur une affaire pas banale.

    Aminata que s’est-il passé exactement, de quoi et par qui as-tu été accusée ?

    J’étais accusée d’obliger les sans-papiers à se syndiquer. Je les aurais obligés à participer aux réunions du PCF, je leur aurais demandé de l’argent pour envoyer des courriers à la préfecture, courriers que je n’envoyais pas et je mettais l’argent dans ma poche. Je leur aurais demandé des cadeaux, tout cela sous promesse de régularisation.

    Qui t’accusait ?

    En fait il y a eu un complot entre 11 sans-papiers soutenus par la sous-préfète de l’époque et malheureusement aussi avec le soutien de quelques associations locales.

    Mais pourquoi selon toi ?

    Ce complot a été ourdi pour casser le comité sans papiers de Marseille qui était très bien structuré. A Marseille le comité sans-papiers était partie intégrante du comité chômeurs CGT et c’est comme cela que je me suis retrouvée élue à la direction de l’UD CGT. A la même époque il y a eu des attaques identiques à Paris (contre Romain Binazon et Aminata Diane) et à Lille (contre Roland Diagne), sauf que là-bas les organisations ont fait bloc et ont refusé de croire les ragots. Du coup les affaires ne sont pas allées plus loin que la garde à vue.

    Ça n’a pas été le cas à Marseille ?

    Non des associations locales qui sans doute en voulaient à la CGT d’être en tête du combat des sans-papiers, m’ont enfoncée et du coup les organisations auxquelles j’appartenais ont été troublées. La presse, bien renseignée, par « une source proche de l’enquête » [1] a publié à plusieurs reprises des mensonges diffamatoires à mon égard, en me traitant comme une coupable avant même mon procès. Malheureusement la CGT n’a jamais fait de démenti. Pourtant il suffisait de connaître le contexte de stress extrême et de précarité des sans-papiers et de savoir de quoi j’étais accusée exactement pour avoir de sérieux doutes sur la véracité des accusations.

    Quelles ont été les conséquences ?

    Je me suis levée de toutes mes responsabilités militantes, j’étais écartée du mouvement social. La lutte des sans-papiers a été cassée, alors qu’elle avait commencé ici à Marseille dès 1993. Je me suis sentie seule. J’ai vu des actions se faire sans moi, je me sentais soupçonnée après tout ce que j’avais fait pour la lutte. Ça a même bloqué mon dossier de naturalisation et celui de ma fille. Le ministère m’a écrit qu’étant donné la procédure pour escroquerie je devais attendre l’issue du procès. Il est à noter que dans la même période tous ceux qui m’accusaient ont été régularisés dans les semaines qui ont suivi le dépôt de leur plainte. D’ailleurs dans le dossier à charge il y avait le témoignage de la sous-préfète de l’époque qui a tellement voulu en faire qu’elle s’est retrouvée prise en flagrant délit de mensonge !

    Et comment s’est passé l’audience ?

    Sur les 11, seulement 4 sont venus, ils ne se souvenaient plus exactement de leurs accusations, ils étaient pitoyables. Un demandait le paiement d’une banderole qu’il disait avoir confectionnée pour la CGT, un autre demandait un mois de salaire pour avoir repeint le local des sans-papiers (local situé dans la bourse du travail), une autre demandait deux ans de salaire pour avoir assuré le secrétariat du collectif « 60h par semaine » (sic !), un autre demandait le paiement de 3000 ( !) courses de taxi clandestin qu’il aurait effectuées comme chauffeur pour mon compte…etc.
    Ils ont même été aussi plusieurs à demander le paiement des gâteaux que l’on faisait lors des rassemblements de luttes et qui servaient à financer le collectif !!

    Ils avaient aussi lancé des accusations contre le Secours Populaire et Solidarité Afrique, associations avec qui on travaillait…

    De mon côté il y avait les auditions du dirigeant du comité chômeurs de l’époque [2], celle du trésorier du comité sans papiers, le témoignage d’un dirigeant de la CGT 13 et il y a eu aussi le témoignage très fort et très émouvant d’un avocat membre du SAF et pleinement engagé dans la lutte pour la régularisation.
    Il y a eu un moment important à l’audience, c’est quand mon avocat a demandé à l’un de ceux qui m’accusaient qui était le plus important pour sa régularisation, moi ou le préfet et il a répondu moi…

    Evidemment à l’audience nous avons pu prouver que les dossiers avaient tous été envoyés en recommandé à la préfecture (je n’avais donc pas gardé l’argent des timbres dans ma poche !!) et que s’il y avait eu du bénévolat il avait profité au collectif sans-papiers et à la CGT…et non à moi.

    Le procureur lui-même a demandé la relaxe et Philippe Vouland mon avocat a tenu, bien que cela semblait gagné d’avance, à plaider et à répondre point par point aux accusations y compris celles qui n’avaient pas été retenues (mais qui avaient été diffusées dans la presse), ceci afin de laver mon honneur.

    Quand le juge m’a donné la parole à la fin j’ai dit que tant mieux qu’ils soient régularisés car j’étais pour la régularisation des sans-papiers, mais pas comme ça, pas en me salissant sous des fausses accusations.

    Tu as donc été relaxée et maintenant ?

    Quand je pense à tout ça je me dis heureusement qu’il y a des gens qui m’ont soutenue et qui m’ont fait confiance, même s’ils n’étaient pas nombreux. Ça m’a permis de surmonter cette épreuve qui était très lourde et qui me pesait. Il y a des moments où je m’enfermais, je ne voulais voir personne. Il y a aussi des associations qui m’ont fait confiance comme « Solidarité Afrique » ou « Femmes international, murs brisés » qui m’a confiée une mission au Mali.

    Je ne sais pas si je pourrai reprendre la vie militante. Il y a des projets humanitaires pour le Sénégal pour lesquels on m’a contactée. Je n’ai pas baissé les bras mais à reprendre une activité, je ferai attention avec qui je serai.

    En tous cas tu as toujours été et tu seras toujours la bienvenue à Rouge Midi.

    Ça je le sais !

    [1] en fait des policiers en charge de l’enquête NDR

    [2] Charles Hoareau NDR

     

    http://www.rougemidi.fr/spip.php?article7607


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  • Mise à mort de l’inspection du travail ?

    Je suis allé au rassemblement des agents de contrôle de l’inspection du travail, ce lundi matin à 10 h devant la « Dagemo » direction du personnel du ministère du travail, dans le XV° arrondissement de Paris. Les services sont en grève ce 18 février.

    Je n’ai jamais entendu pareille colère en trente ans d’inspection. Les collègues sont médusés. Ce qui leur arrive est ressenti comme inimaginable… mais vrai…

    Il faut dire que l’ampleur de l’attaque est tellement brutale qu’on comprend que les contrôleurs et inspecteurs soient KO debout. Il s’agit tout simplement de l’assassinat de l’inspection du travail indépendante telle qu’elle existe depuis la seconde guerre mondiale.

    Et le coup vient d’un gouvernement de gauche. « On s’attendait pas à ça ».  « Là, c’est la mort de notre boulot ». « Jamais on aurait cru que la gauche ferait ce que la droite n’avait pas osé faire. » « Pour l’inspection, ça sent le sapin » « Sapin ment aux agents, quand il consulte c’est pour prendre la température, ministère « fort » bâti sur le mensonge » « les fourberies de Sapin », « pour une inspection du travail au service des travailleurs, non à la mise au pas ». « Contrôleur du travail résiduel » « 540 promus, 2700 sacrifiés, le compte n’y est pas ». (citations)

    C’était triste de voir tant de compétences, d’expérience du droit du travail et des entreprises, bafoués et méprisés de la sorte.

    Les plus informés expliquent : « de toute façon, Sapin, il n’y connaît rien à l’inspection. Mais la « DGT » lui a fabriqué cette incroyable « réforme d’ampleur inédite » ». La DGT direction générale du travail, c’est Jean-Denis Combrexelle, celui-ci n’a été que malheur pour le droit du travail du pays sous dix ans de droite, depuis 2002. On se demande comment il est resté,  d’abord il devait partir en juin 2012 puis en janvier 2013 puis maintenant c’est en août, il a expliqué au ministre crédule qu’il avait fait la « recodification » puis la « représentativité » et qu’il fallait jusqu’au terme le 1er juillet, au moins. Demeuré en place, il a « vendu » à Michel Sapin la liquidation des sections d’inspection géographiques, généralistes et indépendantes, tout habillée derrière une « vraie fausse » promotion d’une partie des contrôleurs. Le coup de pied de l’âne contre une inspection dont il a toujours voulu la peau, tout comme celle du code du travail.

    L’astuce a consisté à mettre en œuvre une prétendue « promotion » des contrôleurs en inspecteurs. Evidemment c’est difficile à réaliser : faire passer 1500 catégories B de la fonction publique en catégorie A, sans concours, selon un tri… par la hiérarchie, c’est fortiche. En fait 540 contrôleurs vont devenir inspecteurs. Cela paraît au premier coup d’œil positif, car toute promotion est bonne à prendre mais c’est fait arbitrairement, dans la durée, de façon confuse et manipulatrice, avec, à la clef, une complète refondation des services placés en direct aux ordres de la hiérarchie politique du moment. Ca divise les gens dans les services. Ca oppose les catégories. Ca change les responsables : tous vont l’être… au choix soit vous aurez soit 540 contrôleurs promus, soit 540 inspecteurs déclassés. Ca ne sera guère mieux pour les salaires mais ca sera catastrophique pour la mission.

    Ca va bloquer les effectifs car il n’y a plus de concours de contrôleur. Faisant semblant de consulter, de « dialoguer » Michel Sapin a essayé de passer en force en janvier par un « cavalier parlementaire » (Combrexelle est coutumier de ces sales coups, il l’avait déjà fait pour la médecine du travail en octobre 2010). Il y a recours pendant devant le Conseil Constitutionnel, même l’UMP a sauté sur l’occasion et s’ y est mis !

    Une section d’inspection est composé d’un inspecteur (« chef de service »), de deux contrôleurs, et deux secrétaires, elle a une « compétence » géographique et intervient en toute indépendance, en équipe et en « opportunité » dans le secteur concerné, délimité, en moyenne 3000 entreprises et 30 000 salariés. Il y a 767 sections, il aurait fallu en doubler le nombre mais au lieu de cela Combrexelle-Sapin veulent les supprimer !

    Dans les sections, ou ils étaient affectés par arrêtés, l’inspecteur et les deux contrôleurs s’organisaient comme ils le voulaient, ils intervenaient « en opportunité » : c’est-à-dire qu’ils jugeaient eux-mêmes des priorités, de l’importance de leurs dossiers, de leurs urgences, des suites qu’ils donnaient à chaque saisine, à chaque visite. Ils étaient ainsi sous la pression des plaintes des 30 000 salariés de leur secteur : ils les recevaient dans des permanences, deux fois par semaine et ils pouvaient se rendre dans les entreprises à toute heure, sans prévenir, pour imposer en toute matière le respect du code du travail aux employeurs assujettis. Les actions étaient indépendantes (convention OIT n°81) : l’inspection avait pour « mission d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés ».

    Ce ne sera plus le cas, les nouveaux « inspecteurs-contrôleurs » seront en « brigades » avec des directeurs qui les enverront là où ils le décident. Soit des « brigades amiante » soit des « brigades durée du travail », soit des brigades « travail dissimulé”. Ils ne seront plus maitres du choix de l’entreprise, il n’y aura plus de « permanences » pour les salariés

    Les missions ne seront plus définies par le champ d’action et les demandes des salariés… mais par le haut, par les exigences de la hiérarchie. Les ex-sections devenues brigades seront redécoupées, « spécialisées » par branche, secteur, thème, et la hiérarchie dicterait  « quand il faut y aller », « les actions prioritaires » qu’il faudra mener. C’en sera fini de l’accès (déjà difficile, mais par faute d’effectif) des salariés à l’inspection et de l’opportunité pour les agents de contrôle de répondre à telle ou telle plainte. Les « brigades » seront diligentées selon les aléas politiques de la chefferie, elles ne seront plus généralistes, elles pourront être plusieurs sur un même secteur ou une même entreprise. Les agents n’auront plus ni continuité de terrain, ni vision globale dans la durée, ni maitrise de leurs actions.

    Ce sera la politique du « Direccte » qui l’emportera : le « Direccte » est un nouveau monstre administratif, une sorte de préfet de tous les services de contrôle qui n’est pas issu de l’inspection, et qui la dirige sans avoir à respecter ses missions propres.

    C’est la mort d’un métier et d’une institution. Une cassure historique. « Une liquidation », disent les plus expérimentés de l’inspection, incrédules devant les dégâts. C’est aussi la fin de défense du droit du travail pour des millions de salariés. C’est pour cela que les agents sont médusés et dans une colère noire.

    Pourquoi c’est la gauche qui commet ce crime ? Pourquoi ? Pourquoi ?

    La grève, le 18 février des agents de toute l’inspection a exigé le doublement des sections d’inspection qui doivent rester généralistes et territoriales et rejeté le « plan Sapin ».

    Vont-ils être écoutés ?

    Attention, détruire un service pareil, ça laisse des traces. Si Combrexelle réussit à pousser Sapin jusqu’au bout dans cette voie, il y aura de la haine. Grave et ancrée. Le corps de l’inspection a voté à gauche, ulcéré déjà par 10 années de droite, il a voté « pour le changement ». Mais pas du tout pour ce changement là. « Ils ne se rendent pas compte en haut ». « Et il y a l’ANI en plus et en même temps ! » Mais « ça va péter, et ça ne sera pas gentil, ils en font trop, avec nous et avec les salariés, trop de reculs, trop de reculs, il leur arrivera des pépins sérieux quand ça va bouger » ai-je entendu.  Et bien entendu !

    Gérard Filoche, le 18 février 2013

    Cet article a été écrit par Gérard Filoche,

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  • Médias voyous ? Communiqué du SNJ CGT

    les-nouveaux-chiens-de-garde-les-grandes-oreilles

    Communiqué du SNJ CGT

     

    Les medias (à quelques exceptions près) ont trouvé les responsables de la crise… Il y aurait pire que les patrons voyous, aujourd’hui les casseurs d’emplois seraient les grévistes et les syndicalistes qui refusent la violence des licenciements.

     

    A lire et à écouter la plupart des  medias, les grévistes feraient régner la terreur dans les ateliers de Psa à Aulnay-sous-Bois.

     

    Chez Goodyear à Amiens, les salariés qui ont refusé « par dogmatisme »  des conditions de travail et des salaires indignes auraient alimenté leur propre malheur. Du Figaro à Libération en passant par les ondes publiques et privées sont pointés du doigt  tous ceux qui résistent l’inhumaine loi du capital.

     

    Dans un récent « Mots croisés » ayant pour thème le chômage, un des invités, Benjamin Coriat, co-président des Economistes atterrés, a pu à juste titre s’indigner de l’absence sur le plateau d’un représentant de la CGT alors que ce syndicat était mis au banc des accusés.

     

    Les citoyens ont besoin d’une information de qualité, qui donne à comprendre les mécanismes de la crise, qui donne à entendre les arguments et les propositions des syndicalistes.

     

    Comme ils ont besoin de comprendre pourquoi la presse est absente des kiosques, pourquoi les ouvriers de Presstalis défendent un système de distribution coopératif et solidaire. Les lecteurs du Figaro continueront de croire que les ouvriers de la distribution gagnent plus de 5000 € mensuels  et qu’ils s’arqueboutent sur des emplois fictifs. Ils ne sauront jamais que, depuis 1994, les effectifs de Presstalis sont passés de 6000 à 2000 salariés et que 1250 postes doivent encore être supprimés. Ils ne sauront jamais que les salaires ne dépassent pas les 2400 €. Les lecteurs de Libération ne le sauront pas non plus d'ailleurs.

     

    Nicolas Demorand, rédacteur en chef de Libération, a laissé claquer sa colère contre les grévistes de Presstalis en écrivant «  qu’un kiosque vide était une sinistre image dans un pays démocratique ». Pour une fois, le SNJ-CGT sera d’accord avec lui : il serait effectivement sinistre pour la démocratie qu’une fois Presstalis liquidé on ne puisse plus trouver, dans tous les kiosques et points de vente, tous les titres de son choix.

     

    On veut faire croire à l’opinion publique que les casseurs sont les salariés en lutte pour sauver leurs usines, leurs emplois.

     

    Mais qui aujourd’hui met de l’huile sur le feu des luttes sociales sinon le ministère de l’Intérieur qui tente de criminaliser les grévistes et les syndicalistes en évoquant « des risques d’incidents et les éventuelles menaces sur l’outil de production en cas de radicalisation d’un conflit ».

    Pourtant, n'est-ce pas un jeune ouvrier d'Arcelor Mital qui vient de perdre un œil d'un tir de flash-ball en pleine tête, avant de perdre son emploi ? CQFD.

     

    Le SNJ CGT dénonce cette violente offensive lancée avec le MEDEF et les patrons de presse contre les salariés et leurs syndicats en lutte, de PSA à Presstalis.

     

    Alors que de Bolloré à Dassault, de Lagardère à Bouygues et de Bergé, Pigasse Niels à Lucas, on "dégraisse" les rédactions, on concentre à qui mieux pour vendre une information light, qui lutte pour défendre le pluralisme?

     

    Montreuil, le 8 février 2013

     

    Source: Font Syndical de Classe

    http://comite-pour-une-nouvelle-resistance.over-blog.com/


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  • Déclaration du CCN de la CGT des 5 et 6 février 2013

    La mobilisation des salariés est indispensable !

    mercredi 6 février 2013

    Le CCN, réuni le 5 et 6 février, constate que la situation économique et sociale en France, comme en Europe, ne cesse de se dégrader sous les politiques d’austérité mises en œuvre dans tous les pays. Partout le Patronat se sert de la crise pour remettre en cause les droits sociaux et les garanties collectives, faire pression sur le niveau des salaires et réduire les prestations sociales, conduisant à paupériser et précariser des couches de plus en plus nombreuses de salariés et de retraités.

    L’Accord national interprofessionnel pour « un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », conclu le 11 janvier dernier, s’inscrit dans cette logique. Il accentuerait la flexibilité et la précarité, au lieu de sécuriser davantage l’emploi et les parcours professionnels.

    Au travers de toutes les négociations en cours ou à venir (retraite, chômage, qualité de vie au travail et égalité professionnelle) le Patronat veut imposer un nouveau modèle économique et social, ou le gré à gré entre patron et salarié remplacerait le Code du Travail.

    Cet accord, minoritaire, ne correspond pas aux engagements pris par le Gouvernement lors de la Conférence sociale de cet été. Il ne doit pas être retranscrit dans la loi. Celle-ci doit, au contraire, permettre une véritable sécurisation du Travail.

    C’est la responsabilité des parlementaires que de faire la loi. Elus pour le changement, ils ne doivent pas poursuivre cette régression sociale. La CGT entend continuer à faire entendre auprès d’eux ses arguments et ses propositions.

    La mobilisation des salariés est indispensable.

    Le CCN décide d’un engagement actif de la CGT le 14 mars pour dénoncer, avec le mouvement syndical européen, au sein de la CES, la nocivité des politiques d’austérité. La CGT sera notamment présente au rassemblement des syndicats à Bruxelles le 14 mars prochain.

    Les organisations de la CGT décident également de construire une puissante journée de mobilisation réunissant toutes les professions début mars. Le CCN appelle toutes les organisations, les syndicats à multiplier les rencontres avec les salariés pour informer sur le contenu de l’accord et les propositions de la CGT, pour leur proposer l’action et décider, avec eux, des formes de mobilisations allant jusqu’à la grève, dans l’unité la plus large possible.

    Construire une puissante mobilisation pour empêcher la transcription de cet accord et gagner une loi favorable est à la portée des salariés, en nous appuyant sur la confiance qu’ils manifestent en la CGT.

    Plus que jamais, la crise c’est eux, la solution c’est nous !

    Montreuil, le 6 février 2013

    http://www.cgt.fr/Declaration-du-CCN-de-la-CGT-des-5.html


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  • Déclaration du Front Syndical de Classe
     

    logo-FSC.jpgProposition :

    TOUS ENSEMBLE devant l’assemblée !

     

    Un accord scélérat

    Le 11 janvier dernier un "accord" a été conclu entre le MEDEF et 3 syndicats minoritaires emmenés par la CFDT, qualifié par François HOLLANDE d’accord " historique".

    En réalité il s’agit d’un accord scélérat qui contre le plat de lentilles de " nouveaux droits pour les salariés " comporte  tout ce qui est cher au MEDEF :

    - une remise en cause des procédures de PSE (plan de licenciements) afin de pouvoir licencier plus rapidement en se "libérant" de toute contrainte judiciaire qui s’il elle était mise en œuvre n’aurait par exemple pas permis aux Goodyear d’empêcher durant 5 ans la fermeture de leur site ou au plan de licenciement de PSA d’être rebouté par une juridiction.

    Car c’est en effet de cela que les patrons veulent être débarrassés : avoir totalement les mains libres pour délocaliser, licencier, restructurer et sans que cela leur coûte financièrement ni qu’ils soient entravés par la loi ou le code du travail !

    - la possibilité, via des accords minoritaires (comme c’est le cas de l’accord national) de baisser les salaires sans avoir l’obligation, si nécessaire aujourd’hui, de faire un PSE;

    - la réduction de cinq à deux ans des délais de prescription pour la réclamation d’un salarié;

    - des mobilités internes forcées sous menace de licenciement pour motif personnel !

    - la fin du CDI : utilisation sans contrainte pour les patrons des entreprises de moins de 50 salariés du contrat à durée indéterminée "intermittent"

    - en cas de litige, limitation de l’accès au juge prud’homal donc de fait, extinction sournoise de l’institution prud’homale.

    Chantage patronal et mensonge gouvernemental

    En même temps une offensive violente est déclenchée par les patrons de combat dans l’industrie automobile mais qui anticipe sur l’adoption de l’accord scélérat par l’assemblée nationale : PSA et Renault se livrent à un chantage ignoble : en plus des fermetures de sites (PSA Aulnay) ou des licenciements massifs (Renault) ils exigent dans l’immédiat  la signature d’accords dits de " compétitivité ", c’est-à-dire : gel des salaires, alignement du temps de travail pour tous les sites, mobilité obligatoire, "mutualisation" d'activités …

    En un mot, révolver sur la tempe c’est " si vous n’acceptez pas nos conditions ce sera encore pire que ce qu’on vous annonce déjà !"

    D’une certaine manière ils anticipent sur le vote de la loi encouragés par la signature des syndicats minoritaires et par l’engagement du pouvoir socialiste à donner force de loi à un accord entre "partenaires sociaux" . En quelque sorte un passage en force appuyé sur un chantage !

    Et du côté gouvernemental on prétend mensongèrement que l’accord du 11 janvier permettrait de lutter efficacement contre les licenciements dits boursiers. Alors qu’il va faciliter les licenciements pour soit-disant favoriser les embauches d’un patronat qu’il faudrait rassurer contre les risques d’emplois trop stables aux droits garantis par la loi et le code du travail.

    Ce qu’ils veulent : infliger une défaite aux plus combatifs pour dissuader toute résistance !

    Les économistes du système défilent dans les médias : les licenciements seraient incontournables car résultant de l’effondrement du marché européen, donc pas moyen de faire autrement !

    En réalité la volonté politique d’écraser les travailleurs et de museler toute résistance de la classe ouvrière est à la manœuvre : la preuve l’argumentation de Pujadas au 20 heures du mardi 29 janvier, le jour de la manifestation des entreprises menacées devant le ministère du travail qui oppose le maintien du site Dunlop d’Amiens Sud qui a accepté les exigences des patrons de Goodyear (en particulier les 4X8) et la fermeture annoncée des Goodyear Amiens Nord qui eux ont refusé ces exigences.

    Sans dire que les Continental de Clairoix qui avaient eux aussi accepté les 4X8 pour sauver l’entreprise ont finalement (2 ans après seulement) été jetés à la rue !

    Traduction : "si vous résistez aux exigences patronales vous êtes morts !"

    Résistance et contre attaque

    A des décisions politiques il faut donc opposer une résistance volontariste et globale.

    L’action séparée, entreprise par entreprise est nécessaire mais pas suffisante parce que c’est à une offensive globale à laquelle nous avons affaire qui regroupe MEDEF, organisations réformistes avouées comme la CFDT - qui fait chorus avec le patronat en condamnant l’action des travailleurs de PSA - gouvernement socialiste et partis de droite décidés à s’en prendre aux protections sociales séculaires, à aggraver la précarité des salariés, à flexibiliser davantage le marché du travail au nom de la compétitivité des entreprises. En application des exigences du FMI, de la banque mondiale et de l’Union européenne. Il n'y a pas d'accommodement possible entre les intérêts populaires et la politique unique menée, au nom de la « dette » ou de l'Euro, pour le profit maximum des grands groupes capitalistes.

    Seul un puissant mouvement social prolongeant la résistance ancrée dans les entreprises pourra faire reculer ces forces coalisées et leur infliger une défaite.

    Une bataille d’explication sur ces enjeux doit être menée dans tout le pays pour préparer cette irruption populaire, lucide quant au fond sur ce qui se prépare.

    C’est le fatalisme et la division qu’il faut vaincre !

    l’Assemblée nationale et le Sénat ont donc l’intention de voter une loi qui transcrit cet accord de trahison

    Le calendrier est fixé. : Le projet de loi sera présenté le 6 mars en conseil des ministres, soumis au conseil d’état, examiné en urgence à l’Assemblée nationale et au Sénat en avril.

    La promulgation de la loi se ferait en mai.

    Laisser passer ce projet ce serait consentir à un recul social considérable sans équivalent depuis un siècle qui ouvrirait la voie à d’autres reculs !

    Afin de manifester le plus puissamment possible le refus des travailleurs de ce véritable recul de civilisation qui se prépare nous faisons la proposition d’’un

    Rassemblement national devant l’assemblée

    Le jour de l’ouverture du débat

    Plusieurs semaines peuvent donc être mises à profit pour en préparer le succès par des appels et une popularisation largement décentralisée mais convergente.

    Les congrès de la CGT et de la FSU qui vont avoir lieu dans les prochaines semaines (février/mars) doivent être mis à profit par les militants pour que monte cette exigence en dépit des réticences des directions confédérales à prendre la tête d’un mouvement populaire de haut niveau !

    Ces congrès qui se situent au cœur de l’affrontement actuel doivent devenir sous l’impulsion des militants des congrès de lutte lançant eux-mêmes cet appel !

    Cette initiative est de la responsabilité des militants de terrain dans la diversité de leurs opinions et de leurs appartenances, au-delà de tout esprit de chapelle !

    En surmontant les divisions et la dispersion des forces fidèles à un point de vue de classe mais qui ne pèsent pas sur les évènements en raison même de cette dispersion !

    Que monte des quartiers et des entreprises, du secteur public lui aussi menacé et du secteur privé, du monde du travail et de la jeunesse, des lycées et des universités, des salariés à statut menacé et des précaires, des jeunes et des retraités dont la cour des comptes veut réduire les pensions… en un mot que monte des forces vives du pays enfin rassemblées l’exigence et le cri : "Stop ! vous n’irez pas plus loin !

    L’heure est venue d’une contre-attaque générale du monde du travail, et de la jeunesse !"

    le 06 février 2013

    http://www.frontsyndical-classe.org


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  • Le SNJ-CGT dénonce l’accord signé vendredi à l’Elysée entre les éditeurs de presse et Google avec la bénédiction du président de la République.

    D’une part, les éditeurs français se sont « couchés » devant les prétentions du moteur de recherche américain : ils exigeaient que Google paie des droits voisins du droit d’auteur et ils n’ont accepté qu’une compensation dérisoire. L’accord dit commercial, largement insuffisant, a été signé sur le dos des journalistes.

    Ceux-ci, les auteurs, sont spoliés de leurs droits légitimes et, pour le SNJ-CGT, une telle disposition est inacceptable.

    Ce « partenariat commercial », prétendument dédié à aider les éditeurs à se développer sur Internet, se révélera vite comme illusoire et peu en rapport avec les énormes profits de Google.

    D’autre part, la seconde partie de l’accord qui prévoit la création d’un fond pour l’innovation dans le numérique à hauteur de 60 millions d’euros est un piège pour un grand nombre de titres, c’est-à-dire ceux qui ne seront pas retenus par le comité chargé de l’administrer.

    On peut s’étonner que le président de la République et la ministre en charge de l’économie numérique aient accepté de parrainer un tel accord, présenté comme historique. Historique, il l’est sans doute pour Google ; s’il l’est pour les éditeurs, c’est parce qu’ils ont été éblouis par l’appât du gain immédiat. En revanche, pour les journalistes, c’est le coup le plus dur porté par les éditeurs à leurs droits patrimoniaux.

    Les plus hautes instances de l’Etat viennent de donner de nouveaux gages d’allégeance aux patrons en sacrifiant les droits d’auteur des journalistes et en acceptant les prétentions du géant américain de la communication.

    Quant aux éditeurs de presse, ils viennent de démontrer une nouvelle fois leur acharnement à contester les droits d’auteurs des journalistes pour retirer le maximum de profits de l’exploitation des œuvres journalistiques sur tous les supports.

    Devant la gravité de la situation, le SNJ-CGT propose une réunion d’urgence de toutes les organisations syndicales de journalistes pour examiner la situation et envisager les ripostes que la situation nécessite.

    Syndicat national des journalistes CGT 


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