• Théorie marxiste

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     SORTIR DE LA PEUR DE "TOMBER PLUS BAS"

    PAR UNE VRAI REVALORISATION SALARIALE

    Il y a urgence. Pour des millions de salariés une augmentation des salaires est devenue vitale pour faire face à l'explosion des prix et des dépenses incompressibles, comme le loyer ou l'énergie. Alors que les stars du CAC 40 ont cumulé plus de 80 milliards de profit en 2010, la droite, de Villepin à Le Pen en passant par Sarkozy, occupe sans vergogne le terrain du « porte-monnaie ». Que fait la gauche?

    La France d'en bas voit, jour après jour, son pouvoir d'achat grignoté par l'explosion des prix de l'énergie, des produits alimentaires et des loyers. Une situation qui fâche .! Les salariés constatent que les stars du CAC 40 ont cumulé plus de 80 milliards de profit en 2010. 

    Le printemps des revendications salariales touche tous les secteurs et toutes les régions: Brink's (Toulon, Perpignan, Marseille), Assystem (Belfort), Camaïeu (Roubaix), Toyota (Onnaing), Biffage (Lille, Paris, Valenciennes), Equant (Rennes, Nice, Paris), DCNS (Lorient), Système U (Nantes), Villeroy&Boch(Valence-d'Agen),Nestlé, Carrefour. Le retour de cette mobilisation s'explique par le fossé entre les déclarations des patrons et les résultats réels des entreprises, selon Frédéric Briesma-lien, délégué CGT d ' Unilever (Oise), dont les salariés viennent d'obtenir une augmentation de 2 % :

    « En 2009 , pas d ' augmentation, c' était la crise. Les salariés avaient peur de perdre leur emploi. En 2010, on s'est contentés de 0,8 %. Puis on vient de constater que les bénéfices en 2010 s'élevaient à 5 millions d'euros. Ça a mis le feu aux poudres ! » Beaucoup de ces luttes ont débouché sur des augmentations, réelles mais modestes. Comme si les salariés se contentaient du minimum vital pour sortir la tête de l'eau à chaque fin de mois. Dans son dernier rapport comme médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye exprime cette hantise: «J'estimeà 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se. jouent à 50 ou 150 euros près. » Toujours selon le médiateur, « les Français sont souvent en situation de grande fragilité sociale (...). Cette peur de tomber plus bas encore illustre cette fatigue de la société française. »

    Des tensions sociales captées par Nicolas Sarkozy qui tente aujourd'hui d'honorer, enfin, sa promesse d'être le « président du pouvoir d'achat ». 

    Face à son échec patent, le chef de l'État veut réoccuper le terrain des revenus. Il a demandé à la ministre de l'Économie, Christine  Lagarde, et à celui du Travail, Xavier Bertrand, de plancher sur une mesure « lisible » sur la feuille de paie. Avec, comme à son habitude, un effet d'annonce sur une prime de 1000 euros susceptible de toucher les 8 millions de personnes employées dans les entreprises de plus de 50 salariés. De son côté, l'ex-premier ministre, Dominique de Villepin, a détaillé ses propositions pour 2012. Il annonce « un revenu citoyen de 850 euros. C'est la garantie donnée à chaque citoyen qui ne dispose d 'aucune ressource de pouvoir disposer de 850 euros », affirme-t-il. 

    La droite, qu'elle soit d'inspiration gaullienne comme Dominique de Villepin, ou néolibérale comme Nicolas Sarkôzy, a décidé d'occuper le terrain du « porte-monnaie ». Avec cette bonne vieille méthode qui consiste à rester dans le flou sur les modalités d'application et surtout de reprendre d'une main ce que l'on cède de l'autre. 

    Par exemple, la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune(ISF) annoncée par le gouvernement le 13 avril « n'est pas une suppression de l'ISF », mais elle « s'en approche », considère l'économiste Thomas Piketty : les 1900 foyers déclarant un patrimoine net taxable supérieur à 16 millions d'euros économiseraient « en moyenne plus de 160000 euros par rapport au système actuel ».

     Marine Le Pen a aussi flairé la manne électorale que peut représenter ce malaise social. Elle se tient en embuscade pour capter un mécontentement réel, une distanciation vis-à-vis des politiques et une absence de visibilité de la gauche sur ce terrain des salaires. Ainsi par exemple, lorsqu'elle dit s'opposer à l'immigration, elle précise « qu'elle ne combat pas les immigrés », qui sont ajoute- t-elle « les principales victimes du système, mais les patrons qui les exploitent et qui tirent ainsi les salaires de l'ensemble des travailleurs vers le bas ». Dialectique diabolique de la leader frontiste et une urgence pour la gauche de préciser ses propositions en matière salariale avec des chiffres précis. 

    Pour les élections européennes de juin 2009, le Front de gauche proposait la création d'un salaire minimal européen égal au minimum à 60 % du salaire moyen de chaque pays. Deux ans plus tard, dans l'accord signé par ses trois principales formations politiques en vue des élections présidentielle et législative de 2012, le PCF, le PG et Gauche unitaire proposent déjà, avant même que soit achevée l'élaboration de leur programme populaire et partagé, la création d'un revenu et d'un salaire maximal, et surtout l'augmentation du SMIC à 1600 euros net. Sur les principales revendications sociales, exprimées lors des mouvements contre la réforme des retraites et de grèves, le Front de gauche est en phase avec les aspirations populaires. 

    Dans son projet, le PS envoie quelques signaux. Sur la question des salaires, il propose un « rattrapage du pouvoir d'achat du SMIC», et de «reconquête de la valeur travail ». À la tête du PS, tout le monde n' est pas forcément sur la même longueur d'onde. Les proches de François Hollande et de Dominique Strauss-Kahn veulent être réalistes. Un adjectif qui appelle à la modération des mouvements sociaux quand bien même ceux-ci seraient à l'origine d'une victoire de la gauche.

     D'autres, comme Arnaud Montebourg, candidat à la primaire, veulent que le PS soit à l'origine d'une véritable « alternative » et non unesimple « alternance » en matière de contenu.

    Parmi les personnalités socialistes, il faut noter également l'appel des 25, lancé par l'ancien ministre Paul Quilès, et soutenu entre autres par Marie-Noëlle Lienemann, qui s ' inquiète de l'absence d'un projet fédérateur nécessaire au rassemblement de toute la gauche, et de la faiblesseidéologique du projet du PS. 

    Dans les faits, la proposition du Front de gauche d'augmenter le SMIC à 1600 euros paraît en phase avec les difficultés exprimées par les Français dans leur vie quotidienne. Tous réclament très majoritairement une augmentation des salaires et des minima sociaux. Néanmoins, les 1600 euros net, contre 1070 euros aujourd'hui, constitueraient une augmentation sans précédent depuis mai 1968, où le salaire minimal avait bondi de 35 %.

    Ce chiffre n' a pas encore été avancé par les mouvements syndicaux ou les mouvements sociaux. Le nombre de salariés concernés serait considérable, puisque le revenu médian est à 1500 euros. Si le Front de gauche est en mesure de faire passer le message que c'est possible et même souhaitable (l'augmentation du SMIC en mai 1968 avait largement dopé la croissance économique), peut-être que ces 1600 euros pourraient devenir un « marqueur » mobilisateur et peser dans la balance pour 2012 .

    Comme la revendication des 35 heures en leur temps, bien avant la victoire de la gauche en 1997
     

    DIEGO CHAUVET, JEAN-PIERRE CHAMPIAT  

    dchauvet@humadimanche.fr, 

    jpchampiat@humadimanche.fr

       


     


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    Quelques heures avant l’assemblée générale des actionnaires, les salariés des sites d’ingénierie du groupe se sont rassemblés pour exprimer leur colère aux actionnaires.

    Ce matin, jour de l’assemblée générale annuelle des actionnaires du groupe Renault, plusieurs centaines de salariés étaient rassemblés devant les sites d’ingénierie à Rueil, Guyancourt, Lardy, Villiers Saint Frédéric. Ils répondaient à l’appel de l’Intersyndicale CGT, CFDT et Sud, invitant à « faire entendre très fort notre colère et notre mécontentement ». Après une année 2010 aux résultats florissants, les salariés sanctionnent la politique salariale du groupe. « Après deux années de crise, durant lesquelles les salariés se sont investis pour atteindre ces résultats, la direction a concédé  une augmentation générale des salaires de seulement 1,7% pour 2011, dénonce Bernard Bachetta, de la CGT Renault-Lardy. Une véritable provocation, d’autant que plus de la moitié des salariés n’ont reçu aucune augmentation individuelle. Dans les sites d’ingénierie, seuls 38 embauches en CDI sont prévues en 2011, alors qu’en moyenne 230 personnes partent chaque année, la direction privilégiant les contrats d’intérimaires. »  Du côté du Palais des Congrès, à Paris, les actionnaires devaient entendre Carlos Ghosn, PDG du groupe, sur le scandale de l'affaire de faux espionnage. Pour le syndicaliste, cette affaire d’espionnage est à l’image de la gouvernance du groupe. « Tout part d’en haut, on n’écoute pas les salariés, on casse l’image de la marque et au final on nous demande des efforts pour réparer les erreurs. Et pour Carlos Ghosn, c’est l’impunité ».  Aussi à l’ordre du jour de l’assemblée, 14 résolutions, dont l’approbation des comptes annuels et consolidés, ainsi que l’augmentation des jetons de présence aux membres du conseil d’administration de 30 000 euros par an à 60 000 euros d’ici à 2012, -pour la participation à trois ou quatre réunions par an, pour un coût de 1,2 million d’euros. Une somme qui pourrait servir « à l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés, au développement de l’outil industriel, à la recherche et à l’emploi », observe l’intersyndicale dans son communiqué.

    A lire :

    --> 2010, année de résultats record pour Renault

    --> Renault soupçonné de délocaliser en cachette

    Clotilde Mathieu


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  • Les manifestants ont tracté sur le parking de la grande surface. Photo J. -M. M.

      En marge de l’action pour la reconnaissance de la pénibilité au travail, les manifestants de Chalon ont rejoint une trentaine de salariés du Leclerc qui avaient débrayé pour l’occasion. Un geste qui a très mal été accueilli par le PDG du centre commercial, M. Bizieux, qui est à la tête de l’enseigne chalonnaise depuis mars 2010.

    Selon les salariés grévistes, pour la plupart qui ne travaillaient pas cet après-midi, « notre PDG nous a empêchés d’approcher nos collègues en poste, a refusé de nous recevoir et a menacé ceux qui pouvaient nous rejoindre de licenciement ». Pour Claude Cadot, secrétaire général de l’union locale CGT, « le comportement de M. Bizieux est inadmissible car il bafoue un droit de citoyen : le droit de grève, inscrit dans la constitution ». Les salariés du Leclerc de Chalon qui ont dernièrement créé un syndicat, dénoncent la disparition des primes d’ancienneté et de présence, soit une perte de revenu de 1 022 € par salarié et par an. Ils dénoncent également un surcroît de travail avec l’agrandissement de la surface marchande (2 000 m² supplémentaires) qui s’est accompagné d’une perte d’une cinquantaine d’employés. La direction a refusé de rencontrer les membres du cortège de manifestants venus tracter sur le parking du magasin.

    J. -M. M.

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  • "L’Humour est la politesse du désespoir..."Encore un suicide lié aux conditions de travail Le salarié de France Telecom qui s’est suicidé le 26 mars, dans un centre du groupe à Mérignac, près de Bordeaux renvoie à la liste des suicides survenus sur le lieu de travail et qui avait permis de mettre en place un Observatoire du stress et des mobilités forcées. Les syndicats en effet dénonçaient les mobilités forcées génératrices de drames humains avec des suicides directement liés aux conditions de travail.

    Des syndicats qui ont porté plainte conte l’entreprise ont amené l’inspection du travail à déclarer « que France Télécom-Orange assume en conséquence la responsabilité des risques psychosociaux engendrés par l’entassement des télés conseillers et la dégradation de leurs conditions de travail ».

    La revue « santé et travail» du mois d’avril, revue éditée par des mutualistes s’intéressait à la prévention des risques psychosociaux au travail,
    (RPS) en matière de prévention au travail. On y apprend que les accords signés dans un tiers des entreprises de plus de 1000 salariés laissent à désirer. On y apprend également que le ministre du Travail, Xavier Bertrand se doit effectuer un bilan de ces accords, dont la négociation est obligatoire dans les grandes entreprises depuis 2009. Cependant malgré cette obligation seulement 230 entreprises ont rédigé ce rapport sur les 1300 sociétés concernées, selon la revue. De plus ces accords occultent l’articulation entre le stress et le travail. En effet « Au lieu de mettre en avant le fait que l’organisation du travail ne donne plus aux salariés les moyens dont ils ont besoin pour faire un travail de qualité, elle fait reposer sur les personnes la responsabilité de leur stress. » le stress pour les salariés serait la conséquence « d’un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face » En d’autres termes ON FAIT REPOSER SUR LE salarié LA RESPONSABILITÉ DE son STRESS. Le salarié stressé ne peut s’en prendre qu’à lui-même. En conclusion, « la personne doit se soigner alors qu’elle fait justement une maladie de ne pas pouvoir soigner son travail, de réaliser un travail bien fait un travail de qualité.

    Les actions mises en œuvre sont dans cette logique ’un soutien individuel avec un numéro vert» Renault « a été une des premières entreprises à
    installer en son sein, dès les années 1990, un observatoire du stress ». Cependant on note des suicides en 2006 et 2007 au Technocentrede Guyancourt (Yvelines).

    Pour réaliser un travail bien fait et de qualité il faut une organisation de proximité tout en évitant le taylorisme. Or de nos jours c’est l’inverse qui se passe et dans de nombreux secteurs Alors ces accords On peut douter de leur efficacité

    Martine Lozano militante associative

     


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    "L’Humour est la politesse du désespoir..."Rien n’est négligeable pour les gestionnaires du capital afin de détruire, dans son intérêt, tous les acquis des luttes passées. Les plus bas instincts sont flattés pour montrer du doigt celles et ceux qui se battent pour sauvegarder les acquis de leurs prédécesseurs, entraîner des réflexes de jalousie et ainsi dresser les uns contre les autres les citoyens.

    Les médias serviles sont bien évidemment mis à contribution pour
    jeter le doute et verser de l’huile sur le feu des polémiques stériles et au grand bénéfice du Capital qui une fois encore « tire les marrons du feu ».

    ACQUIS SOCIAUX ET PRIVILEGES

    L’amalgame est facile et permet de semer la zizanie et la discorde entre salariés.

    Précisons de quoi il s’agit exactement :

    Les acquis sociaux – ce sont des conquêtes – obtenues par la lutte - dans la perspective d’un progrès social. Les conquêtes sociales n’ayant pas été toutes faites, au cours de l’Histoire, de manière homogène dans les différentes catégories socio professionnelles, certaines d’entre elles ont bénéficié à certaines catégories, d’autres à d’autres,… entraînant des différences. Ces acquis se sont intégrés à la rémunération et aux conditions de travail,… constituant une amélioration de la condition des salariés.

    Les privilèges – ce sont des situations acquises et fondées sur l’inégalité sociale. Ce n’est pas un hasard si une des principales revendications de la Bourgeoisie quand elle prend le pouvoir est « d’abolir les privilèges » (la nuit du 4 août 1789). Privilèges qui fondaient le pouvoir le l’aristocratie.

    Résumons nous : ce qui fait la différence entre ces deux notions ce sont l’origine et la finalité. Dans le cas des acquis sociaux il s’agit de mouvements sociaux qui agissent dans la perspective d’un progrès social. Dans le cas des privilèges il s’agit d’une attitude qui fonde l’inégalité sociale… souvent liée au pouvoir.

    Il est vrai qu’à rester à un niveau superficiel de l’analyse, la confusion peut s’installer entre ces deux notions. Et c’est de cette confusion que profitent les gestionnaires – économiques et politiques – du Capital pour détruire l’ensemble des conquêtes sociales acquises depuis plus d’un siècle. En période de crise économique et d’affaiblissement de la combativité des salariés,… ils passent à l’offensive. Aujourd’hui ils s’attaquent aux avantages sociaux des salariés de industries électriques et gazières… statut issu de la loi de nationalisation de ces industries de 1946… après avoir détruit ceux des cheminots et aboli en partie le statut de la fonction publique..

    TOUJOURS PLUS BAS

    C’est en incitant à la jalousie entre salariés que les gestionnaires du capital et leurs politiciens complices entendent définitivement faire régner leur ordre économique et antisocial.

    Les acquis sociaux ont été chèrement payés par les salariés et accordés par un Capital qui voulait, et pouvait, se payer la paix sociale en accordant ce qui était pour lui des miettes des richesses produites dont il s’accaparait. Tant qu’il a pu payer, il a accordé des avantages en termes de salaires, de congés et autres aménagement divers… Aplanissant par là même les conflits sociaux et intégrant toujours plus les salariés dans un système qui pouvait satisfaire certaines de leurs revendications.

    La mondialisation marchande, à partir des années 70 du siècle précédent a redistribué complètement les cartes des rapports de forces entre salariés et leurs employeurs. La mondialisation de tous les marchés, y compris celui-ci de la force de travail, a placé les salariés des pays développés - ceux là même qui avaient largement bénéficié des acquis sociaux - en situation de faiblesse. N’étant plus indispensables dans un contexte d’hyper mécanisation et de recours possible à une force de travail beaucoup moins chère, les rapports de force entre salariés et propriétairse du Capital, se sont inversés. Les syndicats, instrument de lutte des salariés, ont commencé à perdre de leur vigueur face à un Capital s’affranchissant toujours plus des limites des règles de « droit national » et pouvant jouer sur tout le clavier économique et social offert par la mondialisation de sa valorisation.

    Après avoir verrouillé les principales revendications, l’Etat s’attaque désormais aux acquis sociaux. L’entreprise est délicate car ils touche là au cœur de ce qu’a été la culture ouvrière pendant prés d’un siècle. Il y a pour cela deux méthodes : l’anglo saxonne (Reagan/Tatcher), très brutale et expéditive…et celle utilisée dans les autres pays européens jouant sur l’affaiblissement progressif des mouvements sociaux et le dépérissement de ce qui constituait la classe ouvrière. C’est la situation que nous vivons depuis plusieurs années.

    Les acquis sociaux sont alors qualifiés de « statuts spéciaux » voire « privilèges corporatistes ». Les salariés concernés sont montrés du doigt, considérés comme des parasites,… sommés de s’expliquer ! Les médias et autres écrivassiers officiels jettent de l’huile sur le feu dénoncent et stigmatisent. L’abolition de ces acquis est qualifiée de « mesure naturelle, juste et équitable »… Ben voyons ! Les autres salariés sont pris à témoins, « caressés dans le sens du poil »,… par des personnages qui sont eux d’authentiques parasites politiques.

    Salaires, congés, retraites, protection sociale, tarifs, service
    public… Tout y passe…. Et cela au nom de l’ « égalité »… On croit rêver ! Depuis
    les prêches de l’Eglise en faveur de la Fraternité, on n’avait pas vu plus
    grande escroquerie !

    Le sens des « réformes libérales » se fait toujours vers le bas,… jamais vers le haut.

    L’élimination des acquis sociaux est un gigantesque retour en arrière, aux premières années du capitalisme au 19e siècle. Le Capitalisme se dépouille des oripeaux d’un pseudo humanisme qui lui avait été imposés par celles et ceux qu’il exploite. Même le Code du Travail ne trouve pas grâce auprès de ces liquidateurs.

    UNE LIQUIDATION PROGRAMMEE

    Celles et ceux qui croyaient que les acquis sociaux étaient une victoire définitive des salariés peuvent « manger leur chapeau ». Rien n’est jamais définitivement acquis dans l’Histoire… et la liquidation a commencé sous la Gauche,… après 1984.

    La « gauche » d’ailleurs, reste particulièrement discrète sur ce sujet. N’ayant pas le courage de poser le problème, comme le font les conservateurs au pouvoir, les socio-libéraux attendent patiemment que les hommes – de droite - actuellement au pouvoir usent leur crédibilité sur ces « réformes » pour ensuite pouvoir en profiter durant les prochaines campagnes électorales,… tout en demeurant particulièrement flous sur la suite… et pour cause ! Elle profite simplement du mécontentement populaire… Le service
    minimum !

    Quand on entend le discours des gestionnaires du capital – quelle que soit leur couleur politique - faire l’amalgame entre privilèges et acquis sociaux, afin d’éradiquer les seconds au nom d’une confusion avec les premiers, et cela sur fond d’un soucis d’ « égalité sociale »,… on a le droit d’être des plus sceptiques.

    Nous faisons aujourd’hui l’expérience que le Capital ne s’encombre d’aucune valeur, aucune morale, aucune éthique. Plus le discours est outrancier et mensonger,… mieux il passe !

    Enfin, et on atteint là le comble du paradoxe : ce sont justement celles et ceux qui bénéficient le plus de situations privilégiées – acteurs économiques et politiciens – qui oeuvrent pour la destruction des acquis sociaux de celles et ceux qui créent la richesse.

    Hurler avec les loups qui s’en prennent aux acquis sociaux, quels qu’ils soient, c’est se rendre complice de la récession sociale qui nous entraîne aujourd’hui à la catastrophe. Aujourd’hui ce sont les autres, demain ce sera nous. Soyons solidaires, leur cause est aussi la notre. C’est tous ensemble que nous perdrons, ou gagnerons, ce qui a été si difficile à nos prédécesseurs de conquérir.

    Patrick MIGNARD

    URL de cet article 13477
    http://www.legrandsoir.info/Acquis-sociaux-la-curee.html

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  • Fete du travail ou fete des travilleurs : choisir son camp.

     "L’Humour est la politesse du désespoir..."C’est Vichy qui décrète que le 1er mai est la "fete du travail et de la concorde nationale" en 1941, tentant d’effacer l’origine
    réelle du 1er mai : l’assassinat de trois grévistes en lutte pour la journée de huit heures à Chicago le 1er mai 1886.

    Ne laissons personne, jamais, parler de "fete du travail".

    Il est utile de faire une mise au point historique sur le 1er mai, alors que certains tentent de se l’approprier.

    Contrairement à l’histoire véhiculée, le premier mai n’est pas d’inspiration américaine.

    Il y eut de grandes grèves le 3 mai 1886 dont celle des usines MACK CORMICK à CHICAGO, qui se traduisit par une sauvage repression policière
    par six morts et de nombreux blessés. Suite à ces grèves et aux manifestations qui suivirent, le gouvernement et le patronat américain décidèrent de se débarasser des militants. Huit condamnations à mort furent prononcées sans preuves, malgré la protestation du monde entier, 6 condamnés furent pendus le 11 novembre 1887.

    En France, lors du 3eme congrès de la Fédération Nationale des Syndicats, qui se tenait au Bouscat en Gironde, en octobre 1888, sur impulsion et proposition du Bordelais Raymond Lavigne, le congrès approuva l’idée d’appeler les travailleurs du monde entier à ne pas travailler et à manifester le 1er mai.

    Cinq mois plus tard à paris, le congrès international ouvrier décida en juillet 1889 que le premier mai serait une journée internationale de lutte et vota la motion suivante :

    "Il sera organisé une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d’appliquer les autres résolutions du congrès international de paris. ..........".

    Raymond Lavigne, secrétaire de la fédération des syndicats (la CGT n’existait pas encore mais en 1895), impulsera l’organisation des manifestations du 1er mai 1890 (les premières du genre), celle-ci seront des succès dans de nombreuses villes. A Paris, 100 000 manifestants, comme toujours la police procédera à des arrestations. A Bordeaux il y eut une manifestation imposante avec trois lieux de rassemblement : Place d’Aquitaine (La Victoire), Place de la République et Place Picard. Il y eut 10 000 manifestants en tout, ce qui était un succés d’importance.

    L’année 1891 vit le renouvellement de la manifestation et cette fois toutes les composantes ouvrières s’y associèrent. Les pouvoirs publics décidèrent la repression. A Bordeaux les forces de police et de gendarmerie occupent les 4 lieux de rassemblements et dispersent violement les manifestants qui se replieront l’après-midi dans diverses salles de Bordeaux, dont la Bourse du Travail.

    Mais c’est surtout à FOURMIES dans le Nord que le 1er mai va connaître un grand retentissement. Depuis quelques jours les usines du textile sont en grève. Lors du rassemblement sur la place de l’église, l’armée tire sur les manifestants faisant 9 tués, dont 4 jeunes de 12 à 20 ans, et 4 jeunes filles de 17 à 21 ans et 30 blessés.

    La France entière et l’Europe sont indignés. A la chambre, CLEMENCEAU, alors à gauche, interpelle le 8 mai le gouvernement :

    "Messieurs est-ce que vous n’êtes pas frappés de l’importance qu’a prise cette date du 1er mai... c’est le quatrième état qui se lève et qui arrive à la conquête du pouvoir. Prenez garde ! Les morts sont de grands convertisseurs : il faut s’occuper des morts !".

    A partir de ce moment là, le premier mai deviendra le jour de ralliement universel de la classe ouvrière et de tous les peuples.

    Sources et bibliographie :

    Archives Départementales de la Gironde, de l’Institut d’Histoire
    CGT33, A.Zéavaes : les guesdistes. Cl Willard : les guesdistes. Compère-Morel :
    Jules Guesde. M.Dommanget : Histoire du 1er Mai. G.Seguy : 1er mai 100
    printemps. A.Rossel : 1er mai. Hubert-Roger : Encyclopédie socialiste. Maitron :
    dictionnaire biographique. P.Brana, Cavignac, Cuq : le mouvement ouvrier en
    gironde. A.Anziani : cent ans de socialisme en gironde. Aperçus d’histoire
    sociale 16,36,44.G.Dupeux : Bordeaux au 19eme sicle. Collection "socialiste".
    Comptes-rendus de congrès. Brana IAESn°3.

    Le premier mai appartient au monde du travail et à personne d’autre.

    


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  • 1er-mai-1886-a-Chicago.jpgLe 1er mai, journée de solidarité internationale du monde du travail, prend un relief particulier dans un monde marqué par des évolutions majeures.

    Les organisations CFDT - CGT – FSU – Solidaires – UNSA expriment leur soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté. Partout    dans le monde, cette onde de choc salutaire bouscule les dictatures et porte un message d’espoir de liberté, de démocratie et de progrès social.

    Elles font aussi du 1er mai une journée de solidarité européenne en dénonçant les politiques d’austérité imposées par les Etats membres de l’Union et les    Institutions européennes pour « assainir » les dépenses publiques. Les salarié(e)s ne doivent pas payer le coût d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

    En France, le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale, un contexte de tension    sociale toujours forte liée aux préoccupations des salariés en matière d’emploi, de salaires et de conditions de travail qui se sont exprimées fortement dans les mobilisations de 2009 et 2010    face à la crise et à la réforme des retraites.

    Partout participons aux manifestations unitaires pour :

    • Donner la priorité à l’emploi par des politiques économiques et sociales prenant appui sur une réelle politique industrielle qui réponde aux impératifs      écologiques et des services publics de qualité, favorisant la réduction des inégalités. Prioriser des mesures en faveur des jeunes. Mettre fin au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux      partant à la retraite.
    • Améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d’achat, permettre à chacun de vivre dans la dignité en garantissant le droit pour toutes et tous à une      protection sociale solidaire et de haut niveau tout au long de la vie. Faire reculer les inégalités entre les femmes et les hommes.
    • Améliorer les conditions de travail et faire reconnaître la pénibilité.
    • Lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs migrants.

    L’exigence d’une vie meilleure faite de justice sociale, du respect des droits fondamentaux, d’un travail décent, reconnu et valorisé doit se faire entendre.

    Mobilisons-nous pour le « vivre ensemble », la solidarité entre les salariés et l’égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social. C’est de    cette façon que reculeront l’exclusion, le racisme, le rejet de l’autre.

    Nos organisations appellent tous les salariés, les chômeurs et les retraités à participer aux manifestations unitaires organisées dans toute la France.

    Texte commun CFDT - CGT – FSU – Solidaires – UNSA


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  • CE MERCREDI 27 AVRIL 2011 A 18H30

    C’EST « L’HEURE DE L’METTRE »

    Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6

    En direct et en archives sur www.campuslille.com

    Il y a des princesses qui se marient, des premières dames qui couvent, il y a des sondages, il y a des déclarations, des promesses, des analyses, des débats, il y a des émissions, des magazines, des reportages, il y a la police, il y a la guerre pour défendre la démocratie et inversement, il y a les musulmans pour faire peur, les pipoles pour faire envie, les comprimés pour faire comme si…

    Il y a des élections, il y a des candidats, des peut-être et des pourquoi, des viendra, viendra pas, des nouvelles stars et des vieilles ficelles, et dans la dernière ligne droite, pour faire avancer les ânes, la prime et le bâton.

    Il y a le Tournoi de la Coupe du Championnat, les amuse-gueules et les chausse-trapes, les questions de société et les réponses toutes faites, la consommation qui raisonne et l’écologie en rayons, il y a tout ça et même plus en promotion.

    Il y a la haute en haut, avec ses distinctions et ses honneurs, ses goûts littéraires et son avis sur tout, son agenda et son panorama, ouvert sur des privilèges maquillés en heureuses fatalités, sur un monde où nous ne sommes pas…

    Ah oui, c’est vrai, nous… Le dos cassé par la charge de travail, la tête prise par les objectifs mystérieux du Grand DRH, la peur au ventre de perdre ce taf infâme, les mains liées par le crédit, les bras qui pompent à grand peine le salaire de misère… Des petites combines au jour le jour, l’art de la démerde, en dehors du grand cinéma. Hein, quoi, 2012 ?

    Les sujets prioritaires étant d’ores et déjà traités par nos confrères les plus éminents, nous, ce mercredi, inviterons la section CGT de la Blanche Porte à Tourcoing. Ils emballent, ils conditionnent, ils expédient. Et ils se battent.

    Comme Xavier Mathieu, travailleur CGT à Continental, poursuivi en justice pour avoir défendu le bifteck ouvrier. Aujourd’hui on lui reproche de ne pas s’être soumis à un test ADN… Comme si c’était génétique, la lutte des classes !

    Il sera notre invité à distance, par téléphone, une semaine avant le tribunal… C’est l’heure de l’mettre !

    http://www.mesopinions.com/Petition...

    De : hdm
    dimanche 24 avril 2011


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  • L’hôte de l’Elysée pourrait être risible si il faisait vraiment du cirque. Mais le hic c’est qu’il est chef de l’Etat et qu’il nous prend pour de gentils enfants qu’il aimerait émerveiller avec quelques balivernes et boniments.

    Le dernier en date, la prime à 1000 euros, est tellement ubuesque que le bonhomme n’a pas peur du ridicule. Normal avant d’être président il a fait croire que tout irait mieux avec lui. Une fois au pouvoir, il a expliqué "ce n’est pas moi, c’est la crise". Après tout c’est vrai que c’est la crise, mais c’est vrai aussi que c’est un peu beaucoup à cause de lui et de ses umpistes qui ont choisi de caresser le capital dans le sens du poil et d’entrainer la bête à mordre le bon peuple ! Ah le Nicolas, tsar de toutes les tromperies, il annonce aux ouvriers de France une prime de 1000 euros en ajoutant qu’elle sera facultative, et que son montant sera à négocier dans les entreprises. Car Sarkozy aimerait nous faire rêver à la sacro sainte alliance du capital et du travail !

    Alors rêvons : les actionnaires du CAC 40 dans leur immense majorité vont consentir à partager leurs dividendes avec le prolétariat par la simple opération du Saint-Sarkozy !

    Et dans les PME-PMI les patrons qui sont encore plus généreux distribueront pour les fêtes des chèques de 1000 euros à chaque employé avec en filigrane la tronche de Saint Nicolas. Comme disait, sans rire, la dame du monsieur "Douce France ...."

    http://creil-avenir.com


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  • "L’Humour est la politesse du désespoir..."La CGT du grand port maritime (GPM) du Havre a "décliné" une rencontre inscrite au programme de la visite du président de la République Nicolas Sarkozy demain au Havre (Seine-Maritime), a-t-on appris aujourd'hui auprès du syndicat.

    "On ne souhaite pas rencontrer" le président de la République, a affirmé à l'AFP Laurent Delaporte, le secrétaire général de la CGT au GPM du Havre. "Il est le père de +l'antisocial+ pour les salariés, on ne souhaite pas faire face à ce personnage", a-t-il expliqué, en assurant que le syndicat préférait "l'ignorer".

    Le président Nicolas Sarkozy effectue demain au Havre (Seine-Maritime) un déplacement consacré à la politique maritime de la France. Selon un communiqué de la présidence, le chef de l'État doit se rendre vers 10h30 au Port du Havre où il s'entretiendra à huis clos avec des représentants des syndicats des différents métiers portuaires.

    Cette visite intervient six jours après la signature de la réforme portuaire de 2008 destinée à relancer le trafic français, alors que les ports de l'Hexagone ont perdu du terrain par rapport à leurs concurrents européens.


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  • Syndicalisme

    Si le PCF n’a plus de cellules directement présentes dans les entreprises, le parti s’est doté d’un collectif départemental « entreprises » qui a pour mission d’aller à la rencontre des salariés et des responsables syndicaux et de leur apporter un appui politique.

    Le Parti communiste a apporté un soutien politique et financier aux salariés de Dentressangle qui étaient en lutte pendant trois semaines au mois de février. À la demande des salariés, Yves Dimicoli, économiste de profession et membre de la direction nationale du PC, les a rencontrés mi-mars pour leur présenter des éléments chiffrés éclairant la stratégie de l’entreprise.

    Quelles sont vos propositions pour sortir le conflit des murs ?

    Le PC souhaite organiser une table ronde (avec les élus locaux, la sous-préfecture, la direction de l’entreprise et les syndicats) pourobtenir un moratoire et suspendre la procédure de licenciement.  Dentressangle a perdu le contrat passé avec l’entreprise Nexans qui soutenait l’activité à plus de 80 %. L’argument de Nexans de « vouloir diversifier ses transporteurs » nous semble fallacieux. Par ailleurs, le député André Chassaigne du Puy-de-Dôme posera une question écrite à ce sujet à l’Assemblée nationale.

    Quel est le prochain temps fort du collectif ?

    Nous voulons inviter le député André Chassaigne à passer une journée en Saône-et-Loire. Nous nous rendrons à Gueugnon, pour éventuellement visiter le site d’ArcelorMittal et échanger avec les salariés, en compagnie de l’économiste Yves Dimicoli. Une initiative du même genre sera menée à Areva Chalon avec un débat sur le nucléaire. En fin de journée, nous nous rendrons au Creusot pour une réunion publique. La date n’est pas encore fixée mais ce sera au milieu du mois de mai.

     v oir l'article Dentressangle: Une solidarité inattendue

     

    M. G.


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  • Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne

    Une verveine, et au lit ? Ou à la lutte, chez Monoprix !

    Quand les publicitaires rhabillent les produits du magasin... et font un bras d’honneur aux smicards qui y triment !

    «Reblochon d’origine contrôlée : parfumez votre frigo », « Beurre doux extrafin goûté et approuvé par le Petit Chaperon rouge », « Deux cheese-burgers spécial micro-ondes à réchauffer surgelés : chez Monoprix, on est parfois à l’Ouest », « Saumon fumé avec ce saumon, c’est kilt ou double », « Petits-suisses nature 12 pots de 60 g : déroulez jeunesse », « Lait demi-écrémé : on prévoit un nuage de lait dans le thé », « Cœur de laitue + 30 % gratuit : elle a eu son augmentation », etc. Avec leurs couleurs vives, leur pari tout en typo et ces petites blagues jouant la connivence avec l’acheteur, les nouveaux emballages de la marque distributeur Monoprix font un tabac chez les bobos. L’enseigne de grande distribution, contrôlée à parts égales par les groupes Galeries Lafayette et Casino, a récemment pris le contrôle, en l’enveloppant complètement d’une édition du quotidien Libération sous le titre « Non au quotidien quotidien » ; ou encore fait atterrir une gigantesque boîte de tomates pelées devant le Centre Pompidou à Paris, comme en hommage au roi du pop art, Andy Warhol...

    Un bon gros coup de fils de pub ? Pas seulement ! Depuis quelques semaines, des salariés de Monoprix, des femmes pour une écrasante majorité, à temps partiel ou à temps complet, payées au ras des pâquerettes du smic, mettent en rayon une boîte de 25 sachets de verveine. « L’infusion qui vous fait oublier qu’on ne vous a pas augmenté cette année », jure l’entreprise. Las ! Les petites mains des Monop’ ne goûtent guère la plaisanterie, d’après le Parisien d’hier posté dans un des magasins du groupe : « Ils se foutent de nous depuis des années, mais là, c’est quand même tordu », dénonce une employée avec plus de vingt ans d’ancienneté. Alors que ces derniers mois plusieurs grandes surfaces de l’enseigne ont été secouées par des conflits sociaux sur les salaires, cette faute de goût, pour le moins, pourrait raviver les braises. Chez Monoprix, qui voit son chiffre d’affaires et ses profits augmenter chaque année, les motifs d’indignation ne manquent pas pour les salariés. À Marseille, au cours d’une longue grève de vingt-deux jours qui, début octobre, s’était soldée par une victoire, les chiffres avaient fait scandale : une caissière travaillant trente heures par semaine avec quinze ans d’ancienneté ne touche que 850 euros ; et sa collègue, avec quarante ans dans la boîte, à trente-cinq heures par semaine culmine à 1 100 euros !

    « On fait quoi pour vous aujourd’hui ? » se demandent encore les publicitaires de Monoprix. Des farces pour le consommateur, des bras d’honneur au personne ? Alors que les négociations annuelles obligatoires sur les salaires doivent s’ouvrir dans le groupe à la fin du mois, les salariés réclameront sans doute autre chose qu’une petite verveine avant d’aller se coucher...

    Thomas Lemahieu


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  • Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne

    

    Préalable

    « Nos » médias dominants ont, ces jours derniers, été très occupés à justifier pour « raisons humanitaires » et grand souci « des populations civiles » les interventions militaires et coloniales de l’Occident. Notre adjudant-chef et par ailleurs président caracolant en tête de la Croisade.

    Ils n’ont donc pratiquement rien laisser filtrer d’une rencontre syndicale internationale regroupant des travailleurs largement représentatifs des luttes qui se mènent sur les 5 continents *.

    598 représentants et 213 observateurs (avec voix consultatives) ont ainsi participé à l’élection d’un nouveau Conseil Présidentiel (presidential council) de 40 membres et procédé à l’élection du secrétaire général, le grec Georges Mavrikos et du président, le syrien Muhammad Shaaban Azzouz

    Et les 115 interventions (dont 3 émanant de la France) ont largement traité du panorama de la misère, des considérables reculs sociaux qui affectent aussi bien l’Amérique latine, l’Asie, le Moyen-Orient, l’Europe ... en conséquence de la crise systémique du capitalisme et de la volonté farouche des classes dirigeantes d’en faire porter exclusivement le poids sur les travailleurs et les peuples.

    Diagnostic et résistances

    Mais ces interventions ont aussi attesté de la lucidité et de la résistance des mêmes peuples qui se déploie et se renforce contre les multinationales et les états à leur service :

    batailles pour les salaires et pour l’emploi partout avec des taux de chômage considérables comme en Tunisie (30%), Espagne (20,4), Grèce (18/19) ...

    luttes contre les plans d’austérité non seulement pour refuser de payer la crise MAIS aussi pour le refus de la reconnaissance de la dette, au SUD comme au NORD

    soutien aux droits des migrants

    luttes pour les droits démocratiques et syndicaux et contre la répression comme c’est le cas en Colombie où des dizaines de militants et dirigeants ont été assassinés par les paramilitaires

    luttes démocratiques et à contenu social, surgissement des peuples arabes, en particulier en Tunisie et en Egypte

    luttes pour la paix et contre les interventions étrangères au nom du droit d’ingérence à sens unique etc etc **

    Silence on fait semblant ...

    Par ailleurs ce silence médiatique affecte également les directions confédérales, leurs organes d’informations et leurs sites.

    C’est que toutes affiliées aux organisations européennes et internationales (Confédération Européenne des Syndicats en Europe et Confédération Syndicale Internationale) elles considèrent que ce qui se passe du côté de la FSM est inexistant ou marginal.

    Petit et court retour sur le passé

    Dans le contexte de la guerre froide (1945-1991/93), la FSM était identifiée comme se situant dans le camp des pays socialistes et de l’URSS.

    Avec effondrement du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union soviétique une période de fortes turbulences (c’est un euphémisme) a affecté la vie de cette organisation. Son existence même était de fait en jeu!

    Et, par exemple c’est dans les années 95 que la direction de la CGT a décidé de quitter la FSM et de s’affilier à la CES et à la CSI.

    C’était la période du triomphe sans conteste du « Monde libre », du capitalisme et de la « fin de l’histoire » d’où émergeait de manière hégémonique et exclusive les Etats-Unis.

    C’était l’époque où les militants et dirigeants de la FSM qui n’avaient pas renoncé à changer le monde et entendaient rester fidèles aux principes de lutte de classes se faisaient insulter dans les couloirs de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Genève.

    Mais 2011 n’est plus 1993

    La prétention à l’hégémonie du monde occidental et des USA se heurte à l’émergence d’autres puissances.
    Surtout la profonde, durable et terrible crise qui affecte le système a ruiné les prétentions du capitalisme à constituer la seule voie efficace et rationnelle de développement économique.
    Au contraire tous les signes s’accumulent que poursuivre dans la voie du capitalisme financier et du capitalisme tout court, ne peut mener qu’à la misère, à la violence, au chaos, aux guerres dévastatrices et à la ruine de l’environnement et de la planète.

    Ceux qui donc se taisent à présent sur la réalité de l’existence et des considérables progrès de la FSM, en particulier dans la période 2005 (congrès de La HAVANE)- 2011 portent tort au mouvement de résistance qui s’amorce internationalement.

    Ils coupent les travailleurs et le peuple français du puissant courant de lutte qui ne se contente pas d’affronter les effets de la crise MAIS qui entend contester le système lui-même, sa logique prédatrice et ses intentions guerrières pour tenter de résoudre sa crise.

    Incontestablement une nouvelle page du syndicalisme international et de la lutte mondiale des travailleurs s’ouvre.

    Un syndicalisme réellement conscient des enjeux anthropologiques de notre époque où effectivement l’avenir de notre espèce se joue.

    Il est de la responsabilité de tous les militants, quelle que soit leur appartenance de prendre conscience de cette réalité et que les orientations réformistes, de collaboration de classe, l’illusion d’un hypothétique « dialogue social » constituent des impasses mortifères.

    Le Front Syndical de Classe

    Les délégués du FSC au 16e congrès de la FSM ***

    ==================================

    * Nous tenons cependant à remercier tous les sites alternatifs (Bellaciao, Le Grand Soir ... et les réseaux et blogs militants qui se sont fait l’écho des informations envoyées en direct d’Athènes en particulier par la délégation du Front Syndical de Classe

    ** Pour des informations plus détaillées nous renvoyons aux sites :

    http://www.frontsyndical-classe.org/

    http://www.wftucentral.org/?language=fr

    *** Au cours du congrès, notre délégation a procédé à l’ interview de plusieurs autres délégations dont nous transcrirons ultérieurement le contenu. Il s’agit :

    d’ Arthur CHELIOTTES AFL-CIO (New-York)
    Graciete CRUZ (CGTP Portugal)
    Swadesh Del ROY (CITU Inde)
    Hamdan HASSAN (FENASOL Liban)
    Francesco STACCIOLI (USB Italie)


    De : rodrigue

    


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  • Les Syndicats des Unions Locales CGT

    d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers

    dans l’unité d’action !

    A BÉTHUNE, le 28 AVRIL à 9H30

    MANIF’ACTION !

    au départ de la Maison des Syndicats, rue de Lille

    Reconnaissance de la pénibilité ! Départ à 55 ans ! Les députés doivent entendre ou doivent dégager !

    Nous, les travailleurs qui exerçons des métiers pénibles : dehors par tous les temps, postés en 4 ou 5 x 8, dans la boue, les produits chimiques, parmi les malades, portant des charges lourdes… sommes des centaines de milliers salariés dans le département à travailler sur les chantiers, dans les usines, les services publics… pour faire vivre le pays, produire des richesses et donner le maximum de services à la population… pourtant on se fout de nous et de nos vies !

    L’espérance de vie, déjà courte d’un salarié, du bâtiment, des travaux publics, postés, de l’industrie de production, des services publics… va encore baisser avec l’allongement de la durée d’années de cotisations… l’espérance de vie va encore reculer dans la 5ème puissance économique du monde afin que quelques-uns profitent des milliards accumulés

    Nos professions sont parmi les plus mal rémunérées, nos salaires sont proches du SMIC malgré ce que disent les spots mensongers distillés dans les média lors des campagnes publicitaires patronales.

    Cela aboutit à des retraites de 900 à 1200 euro nets pour des ouvriers qui auront peut-être cotisés 45 ans, et nous serons de plus en plus nombreux à ne pas voir grandir nos petits-enfants ou à profiter d’une retraite bien méritée après 180 trimestres de cotisations.

    Sarkozy, Fillon, Woerth, et toute la clique des députés corrompus, ont cassé notre retraite à 60 ans sans même tenir compte de la pénibilité de nos métiers ni de nos bas salaires ! Nous cotiserons toute notre carrière mais nous n’en profitons pas... et ceux qui survivront seront malades très tôt après le départ…

    Alors disons collectivement STOP à ce retour à Germinal – STOP au mépris !

    Malgré notre lutte de 2010, les millions de grévistes et de manifestants, des syndicats comme la CFDT, FO (grands révolutionnaires mais avec la gueule pas avec les bras), et CFTC ont signé l’accord de trop avec le patronat et l’Etat. Il va permettre de reporter le paiement de la retraite complémentaire à 62 ans… pourtant les caisses complémentaires « dégueulent d’euros » et par milliards !

    Même si vous pouviez partir, pourrez-vous partir avec 600 € de retraite sécu ?

    Tout ce petit monde, composé de corrompus et de corrompus, sait que nos métiers sont durs (intempéries - produits chimiques – déplacements - repas dans les camions - travail de force -charges lourdes - postes…), mêmes certains députés et patrons le reconnaissent, peu d’entre nous pourront poursuivre au-delà de 60 ans : alors même si tous les métiers sont difficiles, les nôtres nous tuent ou nous cassent avant 60 ans…

    Qu’ont-ils pensé en signant cet ignoble accord ? A la moyenne de vie d’un ouvrier du BTP qui est estimée à 59 ans et 8 mois ? (source Ministère)… à l’amiante, la graisse, les poussières…

    Nous appelons l’ensemble des salariés du privé et du public de toutes les professions à s’unir dans la lutte pour le retour à la retraite pleine et entière (sécu + complémentaire) à 60 ans et à 55 ans pour les métiers reconnus comme les plus pénibles…et c’est possible économiquement !

    Quand on peut faire la guerre, on peut faire la paix et se servir autrement de l’argent dépensé dans des bombes.

    Ni Etat Ni patronat ne nous écoutent, alors ensemble imposons nos légitimes revendications… pour vivre mieux et plus longtemps… nous le valons bien !


    De : LES 5 UL CGT

    http://bellaciao.org
     

     

     

     

     


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  • Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne

    Cinq organisations syndicales - CGT, CFDT, FSU, Solidaires et UNSA - appellent ensemble à des "manifestations unitaires" le 1er mai, qu'elles placent sous le signe de la "solidarité internationale" avec les peuples arabes et du "progrès social" contre "l'exclusion et le racisme".

    Dans un communiqué commun, les cinq syndicats - qui avaient également défilé ensemble au 1er mai l'an dernier - expriment "leur soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté". En France, selon eux, "le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale". "Mobilisons-nous pour le vivre ensemble, la solidarité entre les salariés et l'égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social. C'est de cette façon que reculeront l'exclusion, le racisme, le rejet de l'autre", affirment-ils.

    Les cinq organisations appellent à "des manifestations unitaires dans toute la France", et exigent notamment que "priorité" soit donnée à l'emploi, par une "réelle politique industrielle qui réponde aux impératifs écologiques" et par des "services publics de qualité". Ils appellent aussi à "lutter pour l'égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs migrants". Parmi leurs autres revendications: donner la priorité aux "mesures en faveur des jeunes", "mettre fin au non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite", "améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d'achat", garantir le droit à "une protection sociale solidaire et de haut niveau tout au long de la vie", "améliorer les conditions de travail et faire reconnaître la pénibilité". Le 1er mai sera aussi "une journée de solidarité européenne", affirment les cinq syndicats qui dénoncent "les politiques d'austérité imposées par les Etats" de l'UE.

    Comme en 2010, FO ne s'est pas associé à l'appel commun des cinq autres syndicats.

    A lire :

    Le communiqué commun des cinq syndicats

    En 2010, 70% des Français soutenaient les manifs du 1er mai

    Bernard Thibault (2010) : « Il faut un énorme 1er Mai »


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