• Direct : contre-sommet du G8 au Havre

    Manifestation, concerts, forum… Suivez en direct le sommet de contestation au G8 se déroule au Havre

    17h15 : La manifestation se disperse sur le champ de foire. Quelques incidents sont survenus en fin de parcours. Une agence LCL a été dévasté ainsi qu’un magasin des Opticiens mutualistes. Quelques poubelles ont également été incendiées.

    17h05 : Devant l’hôtel Colbert, des manifestants jettent des pancartes et des pavés contre des façades de verre. La tête du cortège arrive à la gare.

    16h50 : Le cortège passe devant le World Trade Center. Les manifestants devraient bientôt être de retour devant la gare du Havre.

    quai de Southampton

    16h40 : La traversée de la rue de Paris s’est déroulée sans encombre. Le cortège est désormais quai de Southampton. Les syndicats annoncent 8000 manifestants.

    quai de Southampton

    rue de Paris

    16h35 : A l’extérieur de la manifestation, la ville est toujours très calme. Rue Paul Doumer, rue de Paris, et avenue Foch, presque tous les commerces sont fermés. Les commerçants évoquent la psychose autour de cette manifestation et pensent que leur activité aurait de toute façon été réduite aujourd’hui. En cette belle et chaude journée, la plage du Havre est elle aussi étonnamment déserte.

    16h25 : Christine Poupin, porte-parole du NPA et possible candidate à l’élection présidentielle de 2012 est en tête de cortège.

    16h20 : Les manifestants entrent rue de Paris, où tous les commerces sont fermés. Certaines vitrines sont protégées par des planches de contreplaqué.

    16h05 : Le cortège est devant le Casino.

    15h55 : les manifestants s’approchent du Casino. Ils déploient une grande banderole sur la passerelle du commerce.

    15h40 : Le cortège avance doucement en direction du quai Georges V.

    15h35 : Le défilé qui a été arrêté durant une vingtaine de minutes peut repartir. Des cars étaient bloqués par la police à Tancarville.

    15h30 : La manifestation se déroule pour le moment dans le calme.

    15h25 : Le cortège défile à une allure modérée et en musique. La mobilisation est modeste, on parle de quelques milliers de manifestants.

    15h20 : Le mouvement décroissant a déployé des banderoles a l’entrée de la ville

    15h15 : Retrouvez les premières photos de la manifestation

    15h10 : Le centre-ville est toujours très calme pour un samedi. Le cortège est très coloré, on peut voir les banderoles de la CGT, d’ATTAC, de la CNT ou encore de la FSU. Les forces de police sont présentes mais discrètes. Elles se concentrent dans des rues adjacentes à la manifestation.

    15h05 : Le cortège part de la gare. La CGT ouvre le marche. La mobilisation semble mesurée.

    14h55 : Retrouvez tous les articles concernant le sommet du G8 de Deauville et le contre-sommet du Havre dans notre dossier spécial.

    14h05 : Les manifestants commencent à se rassembler devant la gare, point de départ de la manifestation. Les forces de police sont présentes près du camp autogéré par un groupe d’altermondialistes installé dans l’ancien camping de la forêt de Montgeon, qui est lui aussi très calme en ce début d’après-midi.

    14h00 : A une heure du départ de la manifestation, le centre ville du Havre est très calme pour un samedi. Plusieurs cars de CRS sont passés rue de Paris vers 13h. Les CRS se concentrent désormais autour de la place de l’Hôtel de Ville (en face du restaurant Quick). Ils sont également présents près du Volcan et autour du Casino.

    13h45 : Alors que plus de vingt chefs d’Etat sont attendus jeudi et vendredi prochains à Deauville, plusieurs milliers de manifestants ont rendez-vous aujourd’hui, samedi, dans les rues du Havre (Seine-Maritime) pour protester contre la politique « des nantis » qui sera discutée dans la station balnéaire d’ici à quelques jours. Un cortège, que les organisateurs veulent à la fois « militant, festif et populaire », doit s’élancer ce samedi après-midi à 15 heures depuis la gare du Havre pour une manifestation d’environ deux heures dans les rues du centre-ville où une partie des commerçants, principalement situés le long ou à proximité immédiate du parcours, ont décidé de baisser leur rideau par mesure de précaution.

    Leur presse – Paris-Normandie, 21 mai 2011

    http://lechatnoiremeutier.wordpress.com/


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  • Le Havre - G-8 : plusieurs milliers d’altermondialistes "contre le sommet de la finance"

    Un contre-G8 au Havre, dans le calme :

    21 mai 2011, Le Havre - anti-G8 G20 :

    Les altermondialistes défilent au Havre contre le G8

    Le Havre - G-8 : plusieurs milliers d’altermondialistes "contre le sommet de la finance"

    De Jean-Marie Godard, The Associated Press

    LE HAVRE, France — A cinq jours de la tenue du G-8 à Deauville, plusieurs milliers de personnes (7.000 selon les organisateurs) ont défilé samedi après-midi dans les rues du Havre, dénonçant le "sommet de la finance". La manifestation s’est déroulée dans le calme, malgré quelques incidents mineurs en fin de cortège avec le bris d’une vitrine de banque par quelques dizaines de jeunes. En début de soirée, la police jointe par l’Associated Press n’avait pas encore donné de chiffre concernant la participation.

    Parti de la gare SNCF vers 15h30, le cortège a silloné les rues à proximité du port sur un parcours de 4km, dans une ville où la plupart des commerces avaient fermé par crainte d’incidents. "Le peuple cd’abord, pas la finance", pouvait-on lire sur la banderole ouvrant la marche, et signé par le collectif organisateur composé de plusieurs dizaines de syndicats, d’associations et de partis de gauche. Des manifestants portaient à bout de bras une Terre entourée d’un bandeau : "Allo le G-20? Ici c’est le reste du monde".

    Sonos et orchestres ont rythmé l’avancée des manifestants, essentiellement des militants associatifs et politiques locaux. "Il y a deux ans, on était en crise et on a épongé les pertes des banques à coups de milliards, alors que de plus en plus de gens sont dans une situation très précaire. Et puis Deauville comme choix pour ce sommet, ce n’est pas innocent, c’est la ville des casinos et des chevaux de course", a déclaré à l’Associated Press Alain Ponvert, porte-parole du collectif et membre du syndicat FSU.

    "Le choix du Havre pour ce contre-G-8 est symbolique. C’est une ville de tradition ouvrière avec des grandes entreprises. Aujourd’hui dans la rue, c’est le monde du travail contre le monde de la finance, ceux qui travaillent et qui ne gagnent rien face à ceux qui foutent rien et qui ramassent les profits", a-t-il dénoncé.

    "Ne laissons pas les affaires du monde au monde des affaires", lisait-on un peu plus loin sur la banderole de la CGT, tandis que les manifestants reprenaient dans le cortège : "Les vieux dans la misère, les jeunes tous précaires, on n’en veut pas de ce monde là", ou encore "Pour le G-8 comme pour le G-20, pas de légitimité au pouvoir des rupins".

    Sur la passerelle enjambant le bassin du Commerce, des militants avaient déployé une grande banderole : "G-8 dégage! Au banquet des requins, les peuples se rebiffent". A quelques dizaines de mètres, sur un drap recouvrant un panneau publicitaire, on pouvait lire : "Faites l’amour, pas les magasins".

    "Je suis venue pour montrer qu’on est là, parce qu’il faut qu’on fasse entendre notre voix dans ce monde de fric et de finance. Mais au fond, c’est un peu un baroud d’honneur parce qu’ils se fichent bien de ce qu’on pense", a confié à l’AP Evelyne, une "travailleuse sociale et jeune retraitée" qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, venue de Raffetot, à une trentaine de kilomètres du Havre.

    En fin de manifestation, quelques dizaines de jeunes, la plupart habillés de noir et masqués de foulards, certains portant des drapeaux rouge et noir, ont jeté quelques projectiles, brisé une vitrine de banque et endommagé celle d’une agence immobilière. La police n’est pas intervenue.

    "Nous sommes assez contents du résultat de ce défilé qui a mobilisé plus que nous le pensions", a déclaré à l’AP Christian Pigeon, membre du collectif et du syndicat Solidaires. "Et même si quelques excités ont brisé une vitrine, l’ambiance festive et sympa est un bon démenti à la surenchère sécuritaire des autorités". Cette manifestation donnait le coup d’envoi d’un "contre-G-8" de deux jours. Elle était suivie d’un concert samedi dans la soirée, avant des débats organisés dimanche à l’université du Havre. AP

    http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5ii3fn2Nic1t-I-KriBAy2mwdj4hA?docId=6916878

    Pacte pour l’euro : un FMI européen

    De :Le Havre dimanche 22 mai 2011


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    Pari réussi pour les anti-G8 au Havre 

    Samedi après-midi, 6.800 manifestants ont défilé, sans incidents, dans la ville pour contester la tenue du G8, la semaine prochaine, à Deauville. Ce dimanche, ils se retrouveront à l’université pour un forum des alternatives.

    Ce samedi après-midi, une heure ou deux avant le départ de la manifestation « G8 dégage ! », organisée par 34 syndicats, associations et partis politiques, Il n’y a pas un chat sur les grandes avenues rectilignes dans le centre-ville du Havre (Seine-Maritime). Depuis des semaines, la mairie et la sous-préfecture rivalisent pour alimenter le spectre de « débordements », à l’occasion des mobilisations contestant la réunion, la semaine prochaine, des chefs des huit Etats les plus puissants du monde à Deauville (Calvados), de l’autre côté de la Seine. Quelques rares silhouettes hantent cette ville morte ; il n’y a qu’à la gare que, peu à peu, les ombres lointaines finissent par se rapprocher et constituer une foule. Avant le départ, Pierre Lebas, secrétaire de l’union locale CGT, rappelle les consignes au service d’ordre : « On avance et on est tous sur la chaussée, et pas sur les trottoirs », « on empêche ceux qui voudraient commettre des violences de rester dans le cortège. »  

    Un peu plus tard, le syndicaliste reprend le micro pour dénoncer le « zèle » des forces de police qui bloquent des bus sur le pont de Tancarville. « Il faut qu’ils les laissent passer parce que notre banderole de tête est dans un des cars », avance-t-il, dans un sourire. Illustration du délire sécuritaire : au cours de cette opération gendarmesque sur le pont de Tancarville, un militant de SUD-PTT est interpellé sans raison, mais il est relâché dans l’heure. Autre exemple de ce climat particulier : la plupart des journalistes, en particulier les photographes, trimballent des casques accrochés à leurs sacs à dos ; l’un d’eux porte même un gilet pare-balles qui le protège sans aucun doute, mais pas du ridicule tout de même…

     

    La manifestation finit par démarrer, avec sa banderole de tête, autour de laquelle se rassemblent Aurélie Trouvé (Attac), Thierry Lepaon (CGT), Annick Coupé (Solidaires), Sophie Zafari (FSU), Elisabeth Gauthier (PCF), Eric Coquerel (PG), Christine Poupin (NPA), Henri Mermé (Alternatifs), etc. Daniel Paul et Jean-Paul Lecocq, les deux députés communistes de l’agglomération, défilent au cœur du cortège, dans les rangs fournis du PCF et de la JC, juste derrière ceux du NPA…

     Le long du parcours, comme dans toute la ville, les commerces sont presque tous fermés. Afin de montrer sa sympathie pour le mouvement ou pour échapper aux hypothétiques pavés, un propriétaire a apposé sur sa vitrine, devant le rideau de fer, une série de slogans pas si farfelus, au fond : « non à la dictature de la finance », « non à l’impérialisme de la finance », « oui à la surtaxation de la world company », etc.  

    Au son des battucadas, ces orchestres de tambours et de percussions, qui donnent cette couleur altermondialiste et joyeuse, les manifestants défilent. « Faites l’amour, pas les magasins », invite une banderole. « G7, G8, G20 et G ai rien du tout », ironise un homme, avec cette toile au vent. Au camion de Sud, l’oratrice « ne remercie pas les journalistes », accusés d’avoir relayé la psychose localement. Et ajoute : « Ils contrôlent les médias, ils contrôlent l’Internet, ne les laissons pas contrôler nos têtes ! »

    Soudain, un groupe d’une trentaine très jeunes gens cagoulés surgit et tente de se greffer au tronçon de la CNT, mais les anarchistes établissent un cordon. Tout au long du parcours, ils seront encadrés par un gros service d’ordre… Ils réussiront tout de même à briser deux vitrines de banques et une poubelle, en toute fin de parcours, offrant aux flashs crépitants de la nuée de photographes casqués une représentation fugace de ce qu’ils étaient venus chercher…

    Après une boucle dans Le Havre, tout le monde revient au point de départ. Les organisateurs annoncent 6.800 manifestants. Un score tout à fait honorable aux yeux de tous, vu le climat de terreur instauré dans la ville…

     

      

    Lire aussi, les points de vue de :

    --> Mathilde Dupré, experte sur le financement du développement au CCFD

    --> Aurélie Trouvé, coprésidente d'ATTAC France

    --> Pierre Lebas, secrétaire de l'UL CGT du Havre

    Reportage de Thomas Lemahieu

     

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  • G8 Deauville, G20 Cannes, ras-le-bol du cinoche capitaliste !

     J-1. Alors que le collectif anti-G8 met la main aux derniers préparatifs, les médias, toujours avides de sensationnalisme, continuent à nourrir les peurs des habitants. Ne nous laissons pas faire. Le 21 mai, festifs et offensifs, tous au Havre dans la rue contre les casseurs du G8.

     Théorie marxiste

    Le monde est coupé en deux. D’un côté des puissants qui règnent sans partage avec la complicité des résignés, des serviles et des lâches. De l’autre, des résistants qui refusent de se laisser ratiboiser par une logique politique financière dévastatrice pour l’humanité et l’environnement. Depuis des semaines, ces deux mondes s’affrontent au Havre dans une guerre psychologique et médiatique très tendue.

    Chez les anticapitalistes et altermondialistes*, pour la première fois réunis sous une même bannière des chrétiens aux libertaires, on continue les préparatifs. Hier, entre deux distributions de tracts, des ateliers ont confectionné banderoles et flèches de signalisation. Des équipes de collage ont sillonné la ville pendant qu’un camion sonorisé donnait rendez-vous pour la manif, le meeting, le concert et le forum alternatif. Les Havrais sont à la hauteur de leur réputation militante. 

    Dans la forêt de Montgeon, le village autogéré a commencé à prendre forme dans un site très agréable. Au calme, ce sera le cadre de rencontres, de débats, de réflexions sur l’autogestion, la consommation, la démocratie directe… jusqu’au 29 mai. Dans la Presse havraise d’aujourd’hui, le camp végétarien devient « le véritable poste de commandement des altermondialistes pendant le contre-sommet. » On pourrait rire de ce fantasme de pisse-copie si le climat n’était pas aussi plombé par une brochette de mensonges et de calomnies ridicules. Pour info, ce ne sont pas les habitants du camp autogéré qui comptent mettre en place une batterie de missiles sol-air ! 

    Les médias locaux ont bien joué leur rôle de chiens de garde en agitant l’épouvantail des Black Block depuis plusieurs jours. Aujourd’hui, nous avons même droit au CV des « acteurs du Bloc noir » dans le Havre Libre. Photo spectaculaire à l’appui, bien entendu. Hors sujet… « Et le risque est réel que des éléments incontrôlés viennent, parfois de loin, pour semer le désordre », insistent les scribouillards. Bravo aussi à France 3 Baie de Seine qui a récemment ouvert un reportage avec des images de 2009 sur les affrontements de Strasbourg. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. 

    De fait, des « gens » ont maintenant « peur ». Côté pile, les autorités assurent qu’elles ne sont pas dans une stratégie de tension. Côté face, on apprend que la police et la gendarmerie passent dans les commerces pour les inciter à fermer. Là, la fête des Bretons est annulée. Ici, des épreuves de Bac sont déplacées. Le tribunal prévoit d’emblée un planning pour d’éventuelles comparution immédiates. Un vitrier qui a le sens des affaires publie un « numéro d’urgence ». De fil en aiguille, des parents atteints par la psychose interdisent toute sortie à leurs enfants ce week-end. Certains sympathisants commencent aussi à avouer une relative appréhension à l’approche de la manifestation. Bien joué. Comment dégonfler une mobilisation en deux coups de ragots ? 

    Alors ? Oui des incidents sont toujours possibles. On se souvient d’une attaque de CRS tout à fait gratuite contre les dockers lors d’une manif contre la réforme des retraites… Aucun rassemblement n’est à l’abri d’incidents. Et alors ? C’est quoi cette idéologie pantouflarde du risque zéro ? Avec une telle couardise, les révolutionnaires de 1789, les combattant-e-s de la Commune-de-Paris et de la Résistance… seraient restés chez eux et nous serions bien dans la panade. C’est très bien d’applaudir les courageux rebelles tunisiens et égyptiens, mais il faut aussi balayer devant notre porte. Nous aussi, nous avons du ménage à faire ! 

    Les fantômes d’une poignée d’éléments « radicaux » remplissent les médias et effraient le bon peuple alors que nous avons sous nos yeux les vrais casseurs, les vrais incendiaires, les vrais fauteurs de trouble qui exploitent l’humanité et détruisent la nature. Les « maîtres du monde » paradent et répriment à grands frais. Les médias servent la soupe. Les populations subissent. Et après, on s’étonne que certains gueux s’énervent…

     Bienvenue au Havre le 21 mai à 15 heures près de la gare pour une manifestation festive et offensive ! G8 dégage !

     Organisation de la manif : carré de tête unitaire, syndicats (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CNT, Confédération paysanne), associations, partis politiques.

     

    Plus d’informations sur la mobilisation au Havre : 

    Site Internet national 

    Site Internet du village autogéré du Havre 

    Site covoiturage 

    Courriel national : g8-contact@mobilisationsg8g20.org 

    Courriel hébergement manifestants : g8-heberg@mobilisationsg8g20.org 

    Courriel village autogéré : lehavre-nog8-2011-contact@riseup.net 

    Page Facebook Mobilisations G8G20 : les peuples d’abord, pas la finance 

    Lire ici le guide du manifestant anti-G8 du Havre 

    Merci aux personnes, syndicats, partis, associations de partout qui ont envoyé de très nombreux chèques et mots de soutien pour l’organisation du contre-G8 du Havre. Bravo aux personnes qui sont courageusement en train de rejoindre Le Havre en stop ou en covoiturage depuis Aix-en-Provence, Bordeaux, Lille, Paris… Bonne route. 

    * Collectif du Havre : CFDT, CGT, CNT, FSU, SOLIDAIRES, AC!, Artisans du Monde, ASTI, ATTAC, AYA, CCFD Terre solidaire, France Palestine Solidarité, LDH, le ChOC, RESF, GU, EELV, FASE, Le Libertaire, JC, MJS, NPA, PCF, PG, PS. Collectif national : Artisans du Monde, AITEC, Attac France, CADTM, CCFD Terre Solidaire, CEDETIM, CNT, Confédération Paysanne, CRID, France Amérique Latine, Emmaüs International, France Amérique Latine, FSU, IPAM, CGT, Cimade, Mouvement de la Paix, Amis de la Terre France, Ligue des Droits de l’Homme, Oxfam France, Peuples Solidaire, RECit, Réseau Foi et Justice, Afrique-Europe, Réseau sortir du nucléaire, Ritimo, Survie, Transform !, European network for alternative thinking and political dialogue, Union syndicale Solidaires, Vamos !, Vision du Monde. Avec le soutien de : Europe écologie - Les Verts, Gauche unitaire, Parti de Gauche, Parti de la Décroissance, Les Alternatifs, Les Jeunes Verts, Mouvement des Jeunes Communistes de France, NPA, PCF, PS. 

    PACO sur Le Post


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    Suicide chez Renault : la "faute inexcusable" reconnue

     La "faute inexcusable" de Renault dans le suicide en 2006 d'un  ingénieur du Technocentre à Guyancourt (Yvelines), a été confirmée jeudi  par la cour d'appel de Versailles.

    Il s'agit du premier dossier à parvenir à ce stade de la procédure. "La cour d'appel a dit que Renault avait  nécessairement conscience du danger auquel était exposé Antonio B au  regard de sa charge de travail" a commenté Me Rachel Saada, l'avocate de  la famille du salarié.

    Le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass)  de Nanterre avait relevé le 17 décembre 2009 la "faute inexcusable" du  constructeur au motif qu'il "aurait dû avoir conscience du danger  auquel" son salarié "était exposé dans le cadre de son activité  professionnelle". L'ingénieur de 39 ans s'était jeté du cinquième  étage du bâtiment principal du Technocentre, le 20 octobre 2006. Il  s'agissait du premier des trois suicides en quatre mois de salariés du  Technocentre, dont deux sur leur lieu de travail.

    A lire :

    --> La descente aux enfers d’un « homme bien »

    http://humanite.fr/19_05_2011-suicide-chez-renault-la-faute-inexcusable-reconnue-472504

     Suicide d'un salarié : la "faute inexcusable" de Renault confirmée

    La "faute inexcusable" de l'entreprise Renault dans le suicide en 2006 d'un ingénieur du site de Guyancourt (Yvelines) a été confirmée jeudi 19 mai par la cour d'appel de Versailles. Une décision qui prouve que "Renault avait nécessairement conscience du danger auquel était exposé Antonio B. au regard de sa charge de travail", estime l'avocate de la famille du salarié, Me Rachel Saada

    Déjà condamné en première instance par le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Nanterre en décembre 2009, au motif qu'il "aurait dû avoir conscience du danger auquel" son salarié "était exposé dans le cadre de son activité professionnelle", le constructeur automobile avait fait appel de la décision.

    PLUSIEURS DOSSIERS EN COURS DE PROCÉDURE

    L'ingénieur de 39 ans s'était jeté du cinquième étage du bâtiment principal du Technocentre, le 20 octobre 2006. En quatre mois, l'entreprise avait déploré trois suicides de salariés du Technocentre, dont deux sur leur lieu de travail.

    D'autres cas de suicide chez Renault font actuellement l'objet de procédure judiciaire. Dans le cas de Raymond D., qui s'était donné la mort à son domicile le 16 février 2007, Renault a fait appel du jugement reconnaissant son suicide en accident du travail. Une décision préalable à la reconnaissance de la faute inexcusable. L'arrêt doit être rendu le 9 juin.

    En revanche, la "faute inexcusable" de Renault a été écartée en novembre 2010 par le TASS de Versailles dans le suicide d'Hervé T., technicien de 45 ans, retrouvé noyé en janvier 2007 aux abords du Technocentre. La famille du salarié a fait appel et attend une date d'audience, selon leur avocat, Me Jean-Paul Teissonnière.

    Ces suicides, suivis d'autres cas chez PSA Peugeot-Citroën en 2007, avaient soulevé un débat sur la souffrance au travail. Renault avait alors pris des mesures pour améliorer les conditions de travail.

     

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  • Athènes, 16-19 mai 2011

    Théorie marxiste

    Intervention de Bernard Thibault au 12e congrès de la CES

    12e Congrès de la Confédération européenne des syndicats Athènes, 16-19 mai 2011

    Intervention de Bernard Thibault Secrétaire général, CGT France

    Chers Camarades, bonjour,

    « Résister pour rebondir » : ces deux verbes résument bien les enjeux auxquels nous sommes tous confrontés en tant que syndicalistes.

    Dans son intervention, John Monks a décrit avec la mesure et les mots justes, l’analyse de la crise, qu’il s’agisse de ses origines ou des responsabilités, mais aussi de ses conséquences dramatiques pour les salariés et l’ensemble des populations en Europe.

    Nous partageons ces constats.

    Dès le début de la crise, la CES a su réagir avec ses organisations pour tenter de résister aux plans d’austérité qui se sont multipliés dans les pays.

    Pour ne prendre que les huit derniers mois, nous avons pu mesurer combien il était utile, nécessaire et possible de coordonner nos mobilisations, et combien les salariés y étaient sensibles. Nous mesurons aussi les limites de nos capacités à peser contre les politiques d’austérité inspirées des positions patronales.

    Aujourd’hui, c’est le pacte « Euro + » imaginé par le président français et la chancelière allemande. Nous savons ce qu’il en est : le code du travail anglais ou roumain est trop rigide, les salaires et retraites sont trop élevés en Pologne et ailleurs, le principe du salaire minimum en Belgique et en France doit être aboli.

    Nos camarades grecs doivent rembourser une dette dont ils ne sont pas responsables, la retraite serait un acquis du passé. Il faudrait privatiser les services publics et réduire les budgets sociaux. J’ai bien entendu l’appel que nous adresse Madame Reding ce matin au nom de la Commission européenne : « à vous de créer un climat de confiance » nous dit-elle !

    Cela, nous savons le faire, nous savons diffuser la confiance. Mais la confiance ça se mérite, nous ne pouvons pas donner confiance dans une Europe où la parole des banquiers et des agences de notations compte plus que l’opinion des citoyens et des travailleurs. C’est difficile de donner la confiance quand le tableau de bord de l’Europe s’inquiète d’abord des bonus, des dividendes des actionnaires et non du chômage, de la précarité et des bas salaires, d’un autre partage de la richesse créée par les travailleurs.

    L’Europe est en panne sur le plan économique et sur le plan politique.

    Cette situation alimente la montée des thèses et des partis de l’extrême droite, nationaliste et xénophobe, dans un grand nombre de pays d’Europe. La France n’échappe pas à cette menace, à l’opposé des valeurs que porte le mouvement syndical international.

    Le pacte « Euro + » nous impose de décider dans ce congrès de passer à une étape supérieure d’organisation, de fonctionnement et d’exigences revendicatives coordonnées, entre nous, dans la CES. A partir du moment où les gouvernements et les employeurs se coordonnent pour imposer dans chaque pays les mêmes orientations fondamentales, le syndicalisme a impérativement besoin de s’entendre afin de prolonger les mobilisations nationales par des revendications communes et des mobilisations au plan européen.

    C’est ce que proposent notamment le document de discussion « Vers un marché du travail européen » et le rapport complémentaire « Pour une campagne de la CES contre le dumping social et salarial en Europe ».

    En effet, nous pensons que la question des salaires devrait être un axe fort et commun pour porter des exigences offensives en la matière, comme réponse pour sortir durablement de la crise. Structurer et mener une campagne pour gagner partout cette exigence qu’à « travail égal, salaire égal » devrait, avec le principe d’un salaire minimum, devenir la « carte de visite » de la CES. Cela donnerait du corps à nos batailles pour lutter contre le dumping social entre salariés et entre pays, par la garantie de droits salariaux de haut niveau opposables aux employeurs, partout où s’exerce la mobilité géographique et professionnelle.

    C’est par une solidarité dans l’action et dans la revendication que nous apporterons la meilleure réponse syndicale aux tentations du repli sur soi ou du chacun pour soi.

    Pour conclure, je veux remercier John pour le travail accompli comme Secrétaire général, Joël Decaillon, issu de nos rangs, ainsi que le Secrétariat qui a achevé son mandat dans des conditions difficiles.

    Je veux renouveler, au nom de la CGT française, notre solidarité à l’égard des syndicalistes et des travailleurs grecs, et les remercier d’avoir trouvé l’énergie pour nous recevoir chaleureusement pour les travaux de ce Congrès.

    Je vous remercie.

    Discours prononcé par John Monks, Secrétaire général de la CES, au Congrès de la CES

    Nous avons choisi la ville d’Athènes pour notre 12e Congrès parce que c’est l’œil du cyclone qui menace l’Europe et l’euro.  Nous sommes ici pour montrer notre solidarité. Nous ne sommes pas des bureaucrates en vacances, comme l’affirment certaines affichent dans les rues d’Athènes.  La Grèce est le premier pays qui a été confronté à des difficultés mais il y en aura d’autres.

    La Grèce est le berceau de la civilisation occidentale, mais aujourd’hui elle est aussi le berceau de la crise économique européenne.

    Les agences de notation tournent autour du pays telles des requins autour d’une victime blessée, et l’UE hésite manifestement à lancer un autre plan de sauvetage.

    Cette situation est en partie due à la Grèce elle-même – et en particulier aux problèmes liés à la collecte des impôts.  Mais les clauses de l’UE / du FMI sont trop sévères.  Les remboursements de la dette sont trop élevés et trop précoces.

    Nous l’avons dit dès le départ.  Et je n’ai aucun plaisir à l’affirmer – nous vous l’avions dit.

    Aujourd’hui, les options sont de plus en plus réduites. Personne ne veut commettre d’erreur – et tuer les banques grecques et peut-être d’autres –, ni voir la Grèce sortir de l’euro.  Mais il est urgent de restructurer la dette, d’assouplir les conditions de l’austérité, avec les efforts réciproques de la Grèce. L’austérité ne donne pas de résultats.  La Grèce ne pourra répondre à ses obligations que par la croissance, le respect par les riches et les nantis de leurs obligations à l’égard du pays, en particulier en ce qui concerne l’impôt, et l’adoption de programmes, y compris avec les syndicats, quant aux mesures à prendre.  Il est temps pour la Grèce de se rassembler et non de se désunir – et il est temps pour l’UE d’apporter son aide.

    C’est là un message de ce Congrès.

    Mais ce n’est pas le seul. Si des problèmes menacent aujourd’hui d’engloutir la Grèce, l’Irlande et le Portugal, c’est en réalité toute l’Europe qui est menacée.

    Telle un raz de marée, la  crise financière s’est abattue sur l’Europe en 2008.  Le crédit a disparu, la production industrielle s’est effondrée, les économies se sont arrêtées.

    Au début, l’UE s’en est bien tirée. Les banques ont été soutenues par les gouvernements qui ont assumé la responsabilité des créances douteuses.  Des programmes de travail à temps réduit, des systèmes de mise à la casse des véhicules, et d’autres incitants budgétaires ont permis de maintenir l’économie à flot.  Nous n’avons pas réitéré les décisions désastreuses des années 1930 qui ont précipité la récession et ont encore compliqué la situation.  Les leçons de Keynes semblaient avoir été tirées.

    Jusqu’à la Grèce, en 2010 !  La crise s’est alors déplacée des banques vers les dettes des Etats membres et certains pays individuels ont eux aussi été menacés.

    Alors que le sauvetage des banques a été facile à organiser – les principales décisions politiques ont été prises rapidement – il a été beaucoup plus difficile et tortueux de venir en aide aux pays.  Le “risque moral” a été ignoré lorsque les banques ont été confrontées à des difficultés, mais les Etats membres créditeurs considèrent les états débiteurs comme des bons à rien, des dépensiers incapables, méritant une aide mais aussi une punition.

    En règle générale, le Pacte Euro Plus opérera dans la zone euro et dans six autres pays à partir de 2013, en généralisant l’approche d’austérité, à moins que les économies nationales ne soient totalement compétitives.  Sinon, il est clair que les Etats membres devront abaisser les salaires, réduire les droits à la pension, opérer des coupes dans les dépenses sociales et dans d’autres dépenses publiques.

    Il est déjà clair que les mesures d’austérité sont inefficaces. En Grèce et en Irlande (et au Royaume-Uni où le gouvernement de coalition prescrit un remède similaire), la croissance stagne.

    L’UE doit changer d’orientation.  Elle doit davantage encourager la croissance et pas seulement invoquer les belles paroles de l’UE 2020.  La gouvernance économique ne peut pas être seulement une gouvernance d’austérité.

    Elle doit accorder davantage d’importance à l’égalité.

    Elle doit davantage aider les jeunes qui, à ce jour, sont les principales victimes de la récession.

    Elle doit rétablir la motivation en faveur d’un environnement plus durable et d’économies durables.

    Elle doit lutter contre la montée des eurosceptiques et de la droite nationaliste qui ravageront l’UE et ses voisins s’ils devaient un jour arriver au pouvoir.


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  • A Cannes, comme ailleurs pas de salariées sans droits, dans les entreprises !

     
    Communiqué de presse de l'UL CGT de Cannes :
    Elles s’appellent Margarita, Aldina, Marcelina, Luisa, Leinira, Josepha, Isabelle Anabelle… elles travaillent pour Pierre et Vacances à la résidence hôtelière de luxe de Cannes, avenue de l’Amiral Wester-Wemyss.
    Elles sont Capverdiennes et leur fiche de paye indique qu’elles sont employées pour faire le nettoyage, alors qu’en fait, elles font tout, des lits à la vaisselle… et sous la pression constante de leurs responsables.
    Elles sont à priori déclarées, mais avec un numéro de sécurité sociale très particulier, et elles sont payées en dessous du smic.
    Comme tant d’autres salariées qui sont les petites mains de ce 64ème festival de Cannes, elles n’en peuvent plus de ces conditions de travail et de salaire qui leur sont imposées notamment parce qu’elles sont « sans papiers ».
    Avec la Cgt, elles ont dit stop : trop c’est trop ! Cette vie d’esclave moderne n’est plus possible. Il faut que cela cesse.
    Elles ont donc décidé de se mettre en grève pour faire valoir leurs droits et être régularisées.
    La direction de Pierre et Vacances doit prendre ces responsabilités, remplir les documents adéquat, faire les contrats de travail correspondants à leur véritable emploi et la Préfecture des Alpes Maritimes régler au plus vite leur situation administrative.
     
    Cannes le 16 mai 2011.

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  • Samedi 14 mai, la CGT appelait à un mouvement de grève nationale dans les magasins Carrefour Market pour que « les employés de Carrefour Market obtiennent au moins les mêmes avantages que les salariés des Hyper Carrefour et avoir des salaires leur permettant de vivre dignement ». Les salariés des quelque 600 magasins Carrefour Market appartenant au groupe de distribution ont débrayé à cette occasion à travers le pays.

    Devant le magasin du Chambon-Feugerolles dans la Loire

    Quelques informations sur le mouvement dans les départements selon la presse régionale :

     

    - Creuse :

    Dans ce département, Carrefour Market est en effet présent à Aubusson, Bourganeuf, Boussac, Dun-le-Palestel, Évaux-les-Bains, Gouzon, Guéret et La Souterraine, ce qui représente au total environ 500 employés. Sur le plan départemental, cet appel a été diversement entendu. Ainsi, à Guéret et Boussac, par exemple ce mouvement n’a été pas ou peu suivi. En revanche, il l’a été un peu plus à Bourganeuf et encore plus à La Souterraine où une grande majorité du personnel a en effet suivi l’appel au débrayage, lancé par la CGT. (La Montagne, 15 mai)

    - Reims (Marne) :

    Les salariés des Carrefour Market estiment qu’ils ne sont pas assez payés. Florence Violet, employée au magasin Jacquart, remplit des rayons depuis 31 ans, elle gagne « 1 050 euros nets par mois ». Ça ne laisse pas beaucoup de marge à la fin du mois. Pour dénoncer ces bas salaires, une quarantaine de salariés venus des différents magasins de l’agglomération ont manifesté, hier matin, devant le Carrefour Market Clemenceau. Ils ont notamment réclamé les mêmes avantages que leurs collègues des hyper Carrefour, soit « une prime de 220 euros, une meilleure prime vacances et une remise de 10 % sur leurs achats ». Il leur faudrait aussi une augmentation de salaire « nettement supérieure à celle de 2 % accordée ».

    Leurs conditions de travail seraient aussi à améliorer : « Nous réclamons une augmentation des effectifs en favorisant le passage des « temps partiel » à « temps complet » pour ceux qui le souhaitent ». Ils veulent voir abandonner le concept « tous commerçants » qui implique notamment une « polyactivité » dans les rayons, qui génère des pressions et des changements d’horaire imposés. « Avant, on avait chacun notre rayon. On le gérait en commerçant. Maintenant, tout le monde est mélangé, on ne gère plus rien, on sert juste à faire du rempotage. » Inacceptable pour Florence qui est aussi déléguée CGT : « Au bout de 30 ans, se retrouver à faire une sorte de travail à la chaîne, c’est un recul contre lequel nous devons lutter ». La direction de Carrefour ne souhaite pas répondre point par point aux revendications des salariés : « Des négociations vont commencer mercredi. Nous allons, dans ce cadre, faire des propositions aux salariés. C’est tout ce qu’on peut dire pour le moment ».

    - Haute-Normandie :

    Ce samedi, le syndicat majoritaire chez Carrefour Market, la CGT, a donc appelé à une journée de débrayage dans les 45 enseignes de la région. Ils veulent obtenir les mêmes avantages que ceux accordés aux salariés de l’hypermarché Carrefour, soit, une prime net exceptionnelle de 200 euros au 31 juillet ou encore le passage de 7 à 10% sur les remises d’achats accordées au personnel. Tracts et pétitions seront distribués toute la journée à l’entrée des magasins, comme à Fleury-sur-Andelle. (France 3 Haute-Normandie, 14 mai)

    - Haillicourt (Pas-de-Calais) :

    Des drapeaux rouges de la CGT flottaient hier matin à l’entrée de Carrefour Market, à Haillicourt. L’image est suffisamment rare dans le monde de la grande distribution pour interpeller les clients, nombreux le samedi à venir faire le plein.

    Ces derniers étaient conviés par une poignée de salariées, épaulées par les forces vives de l’Union locale CGT, à signer une pétition. À l’image de Richard, plus d’une centaine ont obtempéré : « Je trouve tout à fait normal que le personnel gagne un peu plus d’argent, vu les profits engrangés par les groupes de la grande distribution.

    Qui n’aimerait pas gagner un peu plus ? » Que réclament exactement les salariés de Carrefour Market. Pour le savoir, il suffit de se tourner vers Claire-Marie Hivin, déléguée syndicale CGT. « Je travaille trente heures par semaine, mon salaire mensuel n’atteint pas 950 E. Les salariés à plein temps touchent 1 110 €. Les salariés du groupe Carrefour ont touché une prime exceptionnelle de 200 €, il est normal que ceux de Carrefour Market en bénéficient aussi. » Le tract distribué dénonce le fait que « Les employés de Carrefour Market en ont marre d’être les parents pauvres du groupe Carrefour. »

    Outre la prime de 220 € brut évoquée, Claire-Marie souhaite que soit augmenté le pourcentage de la remise octroyée lorsqu’elle fait ses courses. « Nous sommes actuellement à 7 % de réduction, plafonnée à 450 €. Les salariés de Carrefour dispose de 10 % de remise sans plafond. »

    La mise en place des tickets restaurant constitue un autre point de revendication des manifestants (environ 10 % de l’effectif) qui ont débrayé hier, entre 10 h et 11 h 30.

    Claire-Marie reconnaît que les salariées ne l’ont pas vraiment suivie. « Elles craignent les conséquences d’une grève. À cause des faibles salaires, les salariées sont souvent en situation précaire. Elles ont peur de perdre leur emploi. »

    La déléguée n’abandonne pas pour autant la lutte, se contentant de taper du poing sur la table aujourd’hui. « Il y aura d’autres initiatives dans les semaines qui viennent. »

    Comme on le découvre sur le tract, « les salariés se mobilisent en raison de l’ouverture ce mercredi 18 des négociations annuelles obligatoires (NAO). Deux autres réunions sont prévues les 31 mai et 9 juin. » (La Voix du Nord, 15 mai)

    Nîmes (Gard) :

    Isabelle affiche les données de l’équation sur une pancarte accrochée autour de son cou : « 10 ans dans l’entreprise, un contrat de 26 heures, 700 euros par mois. » Comme une trentaine d’autres salariés du Carrefour market de la rue Painlevé, elle était en grève hier, dans le cadre d’un mouvement national à l’appel de la fédération CGT Commerce.

    Les revendications ? Une augmentation de salaire supérieure aux 2 % annoncés, à l’occasion de l’ouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO), qui s’ouvrent le 18 mai. Mais aussi un alignement sur le statut de leurs collègues des enseignes hyper Carrefour. Suite à la grève du 9 avril dernier, ceux-là avaient obtenu une prime de 220 euros brut ou encore des remises pouvant aller jusqu’à 10 % sur leurs achats.

    « Nous demandons aussi le retrait ou la modification du projet “tous commerçants”, insiste Frédérique Valat, déléguée du personnel de ce supermarché. Un projet avec lequel la direction entend notamment faire intervenir les salariés sur différents rayons, et ainsi diminuer le nombre d’emplois. Le tout, en ne conservant que des temps partiels… » Hier, seuls les agents de maîtrise (ou chefs de rayon) étaient à leur poste au Carrefour market de la rue Painlevé, soit un taux de gréviste de 80 % selon la direction locale (90 % selon la CGT). Les enseignes de Kennedy (quartier Pissevin) et de Pont-Saint-Esprit étaient aussi concernées par le mouvement. (Midi Libre, 15 mai)


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  • Voila plus de 12 semaines que les salariés d'ETERNIT ( aujourd'hui CRI FRANCE ) ont engagé la lutte avec leur syndicat CGT avec le soutien actif du Comité Amiante Prévenir et Réparer (victimes de l'amiante ) ; cela pose plusieurs questions :

    __ la redistribution des profits du holding financier ETEX qui chapeaute de multiples activités et a fait le choix d'enrichir ses actionnaires aux détriments des salariés comme à ETERNIT ; pourtant l'argent existe et ils sont prêts à financer avec des primes le départ des salariés dit "gênants" plutôt que d'accorder une augmentation salariale de même niveau que la vie chére actuelle .

    __Les travailleurs de l'amiante mais également leurs proches et même riverains d'usines d'amiante  sont touchés et meurent actuellement victimes de l'asbestose et du mésothéliome ; c'est l'hécatombe avec plus d'une centaine de salariés d'ETERNIT de VITRY EN CHAROLLAIS (107) ; cela relève du scandale sanitaire avec les pratiques de lobbying des patrons connus de l'amiante ciment et l'inertie de certains politiques à leurs bottes qui n'ont rien à leurs refuser (acceptation de la décharge en catimini , refus d'une stèle des victimes de l'amiante , refus de débaptiser la rue du patrons créateur d'ETERNIT , diminution de l'indemnisation des retraites anticipés , etc ) .

    __Des millions de tonnes d'amiante de flocage et d'amiante agglomérées doivent être aujourd'hui éliminées aussi  bien d'habitations particulières  que de sites industrielles , bâtiments publics et toutes sorte d'équipements (ex bateaux ) ; il y a une époque ou on en mettait partout !!

    Bien sur les responsables de cette situation ne veulent pas supporter les coûts financiers du désamiantage et de la destruction de ces résidus toxiques ( plusieurs techniques existent actuellement pour les détruire proprement) et la tentation et grande de faire comme l'on a fait avec les déchets à une certaine époque (exemple décharge de MONTCHANIN ou ST AUBIN EN CHAROLLAIS ) les mettre dans un trou géant et remettre de la terre dessus ni vu ni connu  et ça coûte pas cher ; c'est ce qui est accepté par les maires de VITRY EN CHAROLLAIS ( Mr MORIZOT ) et PARAY LE MONIAL ( MR NESMES ) ; ancien cadre d'ETERNIT pour l'un ; membre de la commission amiante à l'assemblée nationale pour l'autre : la collusion avec le lobbying patronal ex-amiante est évidente !!

    P1020925

     à gauche Alain PHILIBERT PCF (Conseiller général et maire de St VALLIER, Nathalie VERMOREL DE ALMEIDA (Conseillère Régionnale PCF, secrétaire départementale de la fédé PCF) Christian BONNOT PS (Conseiller général de Charolles)

    P1020926

    P1020937 

    Arnaud MONTEBOURG  en palabre avec Mister KLING 

    P1020898

    Nathalie VERMOREL DE ALMEIDA  (Conseillère Régionale PCF) au coté de Frédéric BOIS

    (délégué CGT centrale ETERNIT) et des gars de la CGT d'ETERNIT 


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  • Anti G8 du Havre, le chant des Partisans anticapitalistes
    de : PACO
    lundi 9 mai 2011 (20h05)

    Les 21 et 22 mai, au Havre, un large collectif unitaire va faire du bruit contre le G8 présidé par Nicolas Sarkozy. Une manif, un meeting international, un concert, un forum social et un village autogéré ponctueront la contestation. En bonus, un CD huit titres G8 dégage ! va sortir. Un collector qui reprend notamment un chant de la Résistance que nous incarnons un poil mieux que le client du Fouquet’s.

    Théorie marxiste

    N’en déplaise aux autorités qui s’acharnent à vouloir coincer le contre G8 du Havre dans la rubrique Faits-divers, les organisateurs continuent à mixer combativité et engagement festif. Parce qu’il s’agit de changer radicalement et aussi joyeusement que possible ce monde morbide et criminel.

    Révolutions et chansons forment toujours des couples épatants. De nombreux groupes rebelles, connus ou plus discrets, ont pris la relève de leurs aînés dans tous les styles (rock, rap, reggae, folk…). Au Havre, le 21 mai, nous en aurons encore la démonstration en live avec Acoosmik, Bad Joke, Burning Heads, Dominique Comont, Fenouil et les Fines Herbes, Grand Final, Médine, Les Enfants rouges, Les Porcs Autonomes, Plan B, La Rabia, Red Lezards, We.

    Bonus, certains d’entre eux ont offert un titre que l’on retrouvera sur une compil pas comme les autres. Le public du concert organisé par le Havre de Grève, le 3 novembre à Harfleur, contre la réforme des retraites sera heureux de retrouver la version du Chant des Partisans servie par Grand Final. Le groupe de rock noise avait scotché tout le monde avec une interprétation que Doris Le Mat, la chanteuse, comptait offrir à la voiture sono de la CGT qui diffuse parfois des airs pas très adaptées aux manifs… C’est fait.

    Parmi les plus connus de la compil, merci à La Rabia, habitués des concerts militants comme dernièrement aux côtés de l’ex-« Conti » Xavier Mathieu le 3 mai à Compiègne. Merci aussi aux Ogres de Barback qui, hasard du calendrier, devaient jouer au Havre le 21 mai. Concert annulé… Par le biais du CD, la famille Burguière et La Fanfare du Belgistan participeront à leur manière à la mobilisation. Ceci dit, si un frangin et/ou une frangine passait dans le coin avec une guitare ou un accordéon, ils seraient les bienvenus...

    Le CD sera disponible le 21 mai. Tiré à mille exemplaires et vendu 5 € (minimum... le financement du week-end est loin d’être bouclé !), il est déjà un collector avant sa diffusion. Pour tout dire, on va se l’arracher. Au menu  :

    1- Grand Final – Le Chant des Partisans

    2 - Fenouil et les Fines Herbes – Le Fluez

    3 - Red Lezards – Machine arrière

    4 - Acoosmik feat SampleSickness – Du Travail de Pro

    5 - La Rabia – 9,3%

    6 - Jean Bon & The Battle Banjo Trio – Le Militaire français

    7 - Coup de Rouge – Bankster

    8 - Les Ogres de Barback et La Fanfare du Belgistan – Grand-mère

     

     

    Plus d’informations sur la mobilisation au Havre  :

    Site Internet national

    Site Internet du village autogéré du Havre

    Site covoiturage

    Courriel national  : g8-contact@mobilisationsg8g20.org

    Courriel Le Havre  : alterg8.lehavre@gmail.com

    Courriel hébergement manifestants  : g8-heberg@mobilisationsg8g20.org

    Courriel village autogéré  : lehavre-nog8-2011-contact@riseup.net

    Que vous soyez Havrais ou non, vous pouvez aussi participer au succès de l’initiative en envoyant un don à {Contre G8} – Maison des syndicats 119 cours de la République 76600 Le Havre. Un paiement en ligne via Paypal est possible sur le site Internet [MobilisationsG8G20->http://www.mobilisationsg8g20.org" class="spip_out">Page Facebook Mobilisations G8G20 : les peuples d’abord, pas la finance

    Lire également  :

    Anti-G8 au Havre. Faut-il avoir peur de la police ?

    Les chiens de garde aboient, la caravane anti-G8 passe

    PACO sur Le Post


    De : PACO

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  • Faut-il favoriser les baisses de salaires en  période de crise?

    Théorie marxiste


    Un rapport préconise d’autoriser par un accord d’entreprise des modifications temporaires du contrat de travail, afin d’absorber les chocs d’activité et de préserver l’emploi. Explications.

    A l’heure où les Français sont inquiets pour leur pouvoir d’achat et réclament des hausses de salaire, la proposition est plutôt osée : permettre aux entreprises de baisser les salaires et la durée du travail, de façon temporaire, en période de crise de l’activité. C’est un rapport récent du Conseil d’analyse économique (CAE), intitulé "refonder le droit social", qui le préconise. Les auteurs, Gilbert Cette, professeur d’économie à l’Université de la Méditerranée, et Jacques Barthélemy, avocat-conseil en droit social, avaient déjà publié en 2010 un rapport préconisant plus de "fléxicurité" dans le droit du travail français, notamment en accordant un primat aux accords d’entreprise sur les conventions collectives de branche. Le credo est le même dans la mouture de 2011.

    L’idée d’autoriser des baisses de salaires est en revanche nouvelle. Les deux experts s’appuient sur l’exemple de l’Allemagne, qui dispose d’un cadre plus souple en matière de contrat de travail. Entre le premier trimestre 2008 et le deuxième trimestre 2009, le produit intérieur brut français s’est deux fois moins contracté que le PIB allemand (3,5% contre 6,5%), note le rapport. En revanche, l’emploi et le chômage sont restés stables outre-Rhin, tandis que la France perdait 500 000 emplois, souligne-t-il. Cet écart d’ajustement sur le marché du travail s’explique en partie par un recours plus important au chômage partiel outre-Rhin.

    Mais selon les économistes du CAE, la principale raison est la mise en oeuvre en Allemagne "d’accords collectifs d’entreprises permettant, contre des garanties de maintien de l’emploi, des baisses transitoires de la durée du travail et des salaires". "On peut légitimement se demander quel a été l’ajustement le plus protecteur des salariés : la flexibilité transitoire et conventionnellement décidée des salaires et de la durée du travail associée au maintien de l’emploi observée en Allemagne, ou les destructions d’emplois associées à la rigidité à la baisse des salaires observées en France?", interroge Gilbert Cette. Les salariés sont-il prêts à ces sacrifices?

    En France, il y a déjà des précédents en matière de sacrifice des salariés. En 2004 déjà, Bosch avait poussé les salariés de son usine de Vénissieux, sous la menace d’une délocalisation, à accepter de travailler 36 heures payées 35, de renoncer à leurs primes et de voir leurs salaires bloqués pendant trois ans. Plus récemment, les salariés de GM à Strasbourg et de Continental en Midi-Pyrénées ont également accepté de sacrifier une partie de leurs RTT, de leurs primes et de geler leurs salaires en contrepartie du maintien de l’emploi.

    Les cas de baisse pure et simple des salaires sont plus rares. "De tels accords peuvent s’incorporer au contrat de travail en Allemagne, ce qui n’est pas le cas en France, le salaire étant un élément substantiel du contrat de travail qui ne peut être abaissé qu’avec l’accord individuel du salarié", souligne le rapport du CAE. Les deux auteurs suggèrent donc aux partenaires sociaux de négocier un accord national interprofessionnel qui définirait les conditions dans lesquelles ces procédures à l’allemande pourraient entrer en vigueur dans l’Hexagone.

    Ce texte préciserait les éléments du contrat de travail susceptibles d’être temporairement modifiés par un accord d’entreprise (durée du travail et salaires par exemple). Il fixerait les conditions pour y recourir (baisse durable de l’activité ou menace de faillite), l’ampleur et la durée des concessions, et bien sûr les contreparties (embauches et ou maintien de l’emploi). Transposé dans le code du travail, cet accord interprofessionnel s’appliquerait à chaque salarié. Il entrerait ensuite en vigueur via un accord entre l’entreprise et les représentants syndicaux majoritaires. Sauvegarde de l’emploi ou régression sociale?

    Côté patronal, cette proposition est plutôt bien accueillie. Le Medef n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet, mais l’UIMM et la CGPME sont ouvertes au débat. "Nous sommes favorables à l’approche du CAE", déclare Jean-François Pilliard, délégué général du puissant syndical de la métallurgie, dans un article paru dans Le Monde daté du 4 mai. "Pourquoi pas?", indique au quotidien Geneviève Roy, vice-présidente du syndicat patronal des petites entreprises.

    Côté syndical, les réactions sont plus contrastées. "Quand une entreprise est en difficultés, la question de la préservation de l’emploi en contrepartie d’une baisse des salaires se pose souvent, relève Marcel Grignard, secrétaire général adjoint de la CFDT." Nous sommes favorables à cette proposition mais sa mise en oeuvre doit se faire dans le cadre d’un accord national entre les partenaires sociaux et sous surtout sur certaines conditions, comme de ne pas toucher au Smic ou d’interdire cette possibilité aux entreprises qui ont versé des dividendes massifs à leurs actionnaires", précise le syndicaliste.

    La CGT, en revanche, est clairement opposée à cette proposition. "Au nom d’une liberté contractuelle vis-à-vis du droit du travail, on légalise le dumping social, s’irrite Michel Doneddu, secrétaire confédéral. Les entreprises pourront en effet se lancer dans une concurrence sur les coûts de la main d’oeuvre, faisant fi des accords collectifs. C’est une régression sociale!"

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/faut-il-favoriser-les-baisses-de-salaires-en-periode-de-crise_254845.html


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  • Théorie marxisteLes 35 heures, "un acquis du quinquennat" de Sarkozy, selon Nathalie Kosciusko-Morizet 

    Voilà qui est cocasse. La ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, a estimé ce lundi que revenir sur les  35 heures, comme le suggère le patron de l'UMP Jean-François Copé et l'aile libérale  du parti présidentiel, reviendrait à "abandonner un acquis très important du  quinquennat" de Nicolas Sarkozy.

    "Ne rouvrons pas ce dossier qui épuiserait notre énergie sans donner le coup  de fouet dont a besoin notre économie!", avertit la conseillère politique de  l'UMP, dans un entretien au Figaro. "Les 35 heures sont aujourd'hui le principe du contrat salarial. Les remettre  en cause reviendrait à abandonner une grande avancée: les heures supplémentaires  défiscalisées", ajoute la ministre de l'Ecologie. "Ce dispositif (voté dans le cadre de la loi TEPA en juillet 2007, ndlr) est  un acquis très important et très concret du quinquennat", insiste Mme  Kosciusko-Morizet.

    L'UMP réunira sous la houlette de son secrétaire général et de son adjoint,  le libéral Hervé Novelli, une convention sur "l'emploi et les PME", ce mardi 3 mai,  puis une autre, fin juin, sur la "compétitivité" qui traitera notamment de la  question sensible des 35 heures. Nombre d'élus et de membres du gouvernement, à commencer par le ministre du  Travail Xavier Bertrand, ont exprimé leur opposition à un nouveau débat sur les  35 heures, craignant notamment son impact négatif à l'approche de grandes  échéances électorales.

    Interrogé sur ce point lundi, M. Copé a assuré une nouvelle fois devant  quelques journalistes que la question de la durée du travail serait bien abordée  à l'occasion d'une convention UMP sur la "compétitivité" fin juin. "Nous n'avons pas souhaité la traiter ex nihilo", pour éviter des  interprétations "caricaturales" du débat, a-t-il expliqué. "C'est un des  éléments", dans le cadre d'une réflexion sur "la refondation sociale" de notre  pays, a-t-il dit.

    • A lire

    Bas les pattes devant nos RTT

    Les Français tiennent aux 35 heures, c’est ce que révèle le sondage Harris Interactive pour l’Humanité. Sarkozy se montre prêt à donner satisfaction au Medef. Lire la suite...

    • A lire aussi:

    "Il existe une vraie volonté de conserver les acquis sociaux"

    Le débat lancé par Manuel Valls a permis de relancer les poncifs concernant la suppression des 35 heures. Celle-ci permettrait de relancer la croissance, de créer de nouveaux emplois ou d’augmenter les salaires. Or l’enquête d'Harris Interactive réalisée pour l’Humanité montre qu’une majorité de Français ne croient pas en la validité de ces mécanismes. Réponses avec Jean-Daniel Lévy, directeur de l’institut. Lire la suite…


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  • Non au fichage des travailleurs qui résistent à l’exploitation

    on assiste aujourd’hui à la « criminalisation du mouvement social des militants , des syndicalistes» on connaissait déjà les syndicalistes condamnés à de lourde peines. On ajoute à ces peine la demande de prélèvement ADN : « prélèvement dégradant, dangereux pour la démocratie, stigmatisant les militants syndicaux comme des criminels en puissance. » En ces période troubles le Medef et le gouvernement mettent en cause les solidarités de la classe ouvrières en criminalisant certains militants et syndicaliste pour décourager l’ensemble des travailleurs de se mobiliser : Pour faire réfléchir les militants ,pour leur faire peur et pour casser la solidarité ouvrière , des militants sont appelés par la gendarmerie pour se soumettre à des test ADN ; C’est le cas Xavier Mathieu, porte-parole des travailleurs de Continental-Clairoix Condamné à une peine de prison avec sursis pour avoir participé à une manifestation à la sous préfecture de Compiègne, pour protester contre la fermeture de son usine et pour préserver tous les emplois. En effet c’est le lundi 5 juillet que la gendarmerie a adressé une convocation à Xavier Mathieu, en vue d’opérer un prélèvement ADN sur lui. La même démarche a été faite auprès des cinq autres travailleurs de Continental-Clairoix condamnés à des simples peines d’amendes par la cour d’appel d’Amiens . Xavier Mathieu s’était rendu à la gendarmerie en faisant savoir qu’il refusait ce prélèvement et qu’il ne voulait pas être fiché comme un criminel. Cette situation n’est pas isolée, et bien des travailleurs, des militants sont ou ont été confrontés à ce problème de prélèvement réclamé de leur ADN. Il y en d’autres bien entendu cela s’entend dans cette époque de criminalisation des militants On peut citer la situation de ce militant syndicaliste : Philippe Galano qui a refusé ce prélèvement ainsi que des faucheurs de OGM. Faut il rappeler que même Le New York Times était parti en guerre contre les tests ADN en s’étonnant que la France ne se souvienne pas des leçons imposées par son histoire. "En effet, rappelle le NYT, les premières notions de pseudo-science du ’sang’ ont été introduites dans le droit français sous l’Occupation, par les Nazis et leurs collaborateurs de Vichy, avec les conséquences tragiques que l’on connaît". C’était lors des test ADN que le gouvernement voulait imposer aux étrangers Contre ces mesures dégradantes Mobilisons nous Martine Lozano militante associative


    De : MARTINE LOZANO
    lundi 2 mai 2011


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  • Théorie marxiste

    Les défilés du 1er mai en France, où quelques 200 rassemblements étaient organisés, ont rassemblé 120 000 personnes, selon la CGT. A Paris, plusieurs centaines de manifestants du Maghreb et du Proche-Orient, notamment des Tunisiens ont fait entendre leur voix dans le cortège parisien où 30 000 personnes ont défilé.

    Le pouvoir d'achat, le chômage et les suppressions de postes dans la fonction publique étaient au menu des différents défilés, avec également un autre thème d'actualité dans les cortèges, le soutien aux soulèvements qui agitent plusieurs pays arabes. Les syndicats CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa ont défilé ensemble tandis que, comme les années précédentes, Force ouvrière (FO) et la CFTC faisaient bande à part. Pour Nadine Prigent, de la CGT qui remplaçait dans le défilé parisien un Bernard Thibault souffrant d'un lumbago. "Le 1er mai est un dimanche cette année. C'est toujours un rendez-vous compliqué pour les organisations syndicales, mais les attentes sociales sont très importantes", on attend un coup de pouce très significatif sur le Smic et que des négociations s'ouvrent partout sur les salaires". Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, a relevé que "les mobilisations difficiles sont le signe de temps difficiles, mais pas celui du renoncement ou de l'acquiescement à la politique du gouvernement".

    Les leaders de la gauche ont défilés dimanche, chacun sous leurs banderoles, à Paris. Pour Jean-Luc Mélenchon (FG) qui, avec Martine Billard, a défilé avec le PCF et ses leaders Pierre Laurent et Marie-George Buffet : "C'est un rappel de la permanence des la grande question du mouvement ouvrier, le 1er mai à commencé sur des questions de temps de travail à la fin du 19e siècle. La question du temps de travail et de l'exploitation reste centrale dans nos sociétés soi-disant modernes. Nous en sommes revenus aux conditions de travail de cette époque. Notre responsabilité, c'est de tenir le cap, de maintenir le drapeau". Pour le candidat à la primaire socialiste, François Hollande : "Aujourd'hui, le débat c'est de donner plus de travail, il y a encore plus de 2,5 millions de chômeurs. Sans la reconnaissance du travail, il n'y a pas de dignité. Il faut aussi valoriser le travail par sa rémunération plutôt que de promettre des primes dont on ne sait pas exactement ce que sera le niveau et le nombre de bénéficiaires. Sans les syndicats, rien ne pourra se faire".

    • Les voix des révolutions arabes dans le défilé parisien

    Plusieurs centaines d'immigrés du Maghreb et du Proche-Orient, notamment des Tunisiens récemment arrivés en France, ont fait entendre leur voix dans le cortège parisien, s'en prenant aux régimes en place dans ces pays ou défendant leur révolution démocratique. Un groupe de plus de 200 jeunes Tunisiens, remuant et scandant bruyamment "Défendons la révolution tunisienne", a été autorisé par les syndicats français, organisateurs de la manifestation, à prendre place juste derrière le carré de tête. Cette année, les défilés de la Fête internationale des travailleurs avaient été plus que jamais placés sous le signe de "la solidarité internationale" et du "progrès social", en "soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté". Les jeunes Tunisiens avaient déployé, outre de très nombreux drapeaux aux couleurs nationales, une banderole plus grande que celle du carré de tête syndical, proclamant "Ni police, ni charité, un lieu pour s'organiser". Elle était signée des "Tunisiens de Lampedusa à Paris", du nom de la petite île italienne par où ils ont transité avant de gagner la France.

    Le régime du président Bachar al-Assad, lui, était dans le collimateur de manifestants syriens, au nombre d'une centaine. "Bachar, casse-toi!" et "Assad au tribunal international, arrêtez la boucherie et la mutilation des enfants" figuraient sur leurs banderoles. Une mère de famille, avec un enfant en poussette, brandissait une petite pancarte "Stop the bloodshed in Syria" ("Arrêtez l'effusion de sang en Syrie").

    • Un 1er mai sous le signe des revendications salariales dans le monde

    De Hong Kong à Berlin, Zurich, Athènes ou Tunis, des centaines de milliers de personnes ont défilés pour dénoncer les sacrifices imposés aux salariés et exiger plus que des "miettes" pour vivre.

    La fête du Travail a pris une tournure politique au Sri Lanka avec des manifestations anti-ONU, au Japon avec deux manifestations anti-nucléaire à Tokyo, en Russie où les partis pro-Kremlin ont organisé une démonstration de force à l'approche d'importantes échéances électorales, avec 2 millions de personnes et des slogans tels que "Medvedev ! Poutine ! Allez la Russie !".

    En Afrique, la fête du travail a permis aux syndicats de remettre des "cahiers de doléances", comme au Bénin et au Togo, et de rappeler la "menace majeure" que constitue le chômage endémique "pour la stabilité sociale", selon le leader syndical nigérian, Abdulwahed Omar (NLC). Au Burkina Faso, syndicats et associations, craignant l'infiltration d'agitateurs, ont renoncé à défiler, dans un contexte de tension persistante depuis février et de mutineries qui ont même touché la garde présidentielle.

    En Tunisie, où un soulèvement populaire a renversé le régime en février, des centaines de manifestants ont défilé sans heurt dans les rues de Tunis. "Travailleurs, vous préparez le pain mais vous vivez avec les miettes !", scandaient les manifestants en colère contre le gouvernement de transition. A Alger, des dizaines de chômeurs se sont rassemblés Place du 1er mai pour réclamer de la "dignité" et un "travail décent". Au Maroc, environ 3.000 manifestants ont défilé à Rabat au cri notamment de "A bas le despotisme" et "Assez à la marginalisation". En Egypte, des milliers de travailleurs ont envahi l'emblématique place Tahrir au Caire, réclamant la "justice sociale", deux mois et demi après la chute du président Hosni Moubarak.

    Des travailleurs sud-coréens manifestent lors du 1er mai 2011 à Séoul

    En Asie, où le prix des denrées alimentaires s'est envolé de 10% en début d'année, la question salariale était récurrente, des Philippines à Taiwan. A Hong Kong, le 1er mai a marqué l'entrée en vigueur d'un salaire minimum dans ce territoire appartenant à la Chine, fixé à 28 dollars de Hong Kong par heure (2,43 euros). C'est une avancée mais insuffisante pour faire vivre une famille, selon les syndicats qui ont réuni 4.000 manifestants. "Le pays est riche mais les gens sont pauvres", ont scandé en Indonésie des milliers de manifestants qui ont aussi réclamé une meilleure couverture santé et retraite. "En trois ans, le nombre de pauvres a augmenté mais les riches payent moins d'impôts", a protesté à Taiwan le leader syndical Wang Jung-chang, lors d'une manifestation de plus de 3.000 ouvriers. A Séoul, plus de 50.000 manifestants ont réclamé une meilleure sécurité de l'emploi et des hausses de salaires, estimant que les inégalités allaient en s'accroissant.

    En Espagne, dont l'économie peine à sortir de la crise, la peur du chômage alimentait les revendications des manifestants (40.000 à Madrid, autant à Barcelone). Plus d'un actif sur cinq est touché. En Grèce, où des sacrifices sans précédent sont demandés à la population depuis un an pour éviter une faillite de l'Etat, des milliers de manifestants se sont rassemblés à Athènes pour protester contre un nouveau tour de vis. Au même moment au Portugal, en pleine négociation du plan d'aide financière demandé à l'Union européenne et au FMI, les syndicats entendaient faire une démonstration de force avant l'annonce de nouvelles mesures d'austérité.

    En Belgique, où la crise économique et sociale se double d'une crise politique sans précédent, la question des salaires et des bonus touchés par certains hauts dirigeants a polarisé les principales interventions à gauche. Le président du syndicat socialiste FGTB Rudy De Leeuw a défendu l’indexation automatique des salaires sur les prix, menacée d'une remise en cause.

    A Vienne, ils étaient 100.000 à réclamer plus de justice et dénoncer un système qui, selon le chancelier Werner Faymann, "s'en met plein les poches quand tout va bien et quand ça va mal, ce sont les contribuables qui paient".

    A Berlin, où des milliers de manifestants ont défilé dans le calme, le président du DGB, Michael Sommer, a mis en garde contre le dumping salarial et la tentation pour les employeurs de faire travailler des salariés "bon marché" venus d'Europe de l'Est alors que rentre en vigueur l'ouverture du marché allemand et autrichien à ces travailleurs.


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    Théorie marxiste

    Les défilés du 1er mai, dimanche, devraient porter les couleurs des combats, en France, en Europe et dans le monde, pour la liberté, l'égalité, le progrès social. Pour les cinq syndicats signataires d'un appel commun à manifester, CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa, -cette fois encore, FO fera bande à part-, il s'agira tout spécialement d'exprimer un «soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté». Allusion aux Tunisiens et aux Egyptiens, ont fait tomber des régimes dictatoriaux, comme aux Syriens, aux Libyens ou aux Yéménistes, qui continuent de défier leur gouvernement et subissent une répression sanglante. Mais la solidarité internationale, rôle traditionnel du 1er mai, s'appliquera aussi au continent européen, soumis à des politiques d'austérité de plus en plus sévères, qui suscitent de fortes résistances syndicales. Le «non» au Pacte pour l'euro, enfanté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, et à son cortège de mesures régressives touchant les salaires, la protection sociale, devrait être présent dans les cortèges.

     Théorie marxiste

    Dans le cortège parisien en 2010. (Photothèque du mouvement social)

    En France aussi, «il y a toutes les raisons de faire un grand 1er mai», comme le souligne Nadine Prigent, dirigeante confédérale de la CGT. Chômage toujours massif et montée du sous-emploi, diète salariale imposée tant par les patrons du privé que par le gouvernement qui vient de décider la prolongation du gel du point d'indice des fonctionnaires... A ces motifs sérieux s'ajoutent les «souffrances au travail» qui ne cessent d'empirer. Le suicide de Rémy L., agent de France Télécom qui s'est immolé par le feu mardi à Mérignac, reste évidemment présent dans tous les esprits. L'amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de la pénibilité, grande «oubliée» de la réforme des retraites, figurent donc en bonne place parmi les priorités retenues par les syndicats, avec l'emploi, le pouvoir d'achat, ainsi que la lutte «pour l'égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs migrants». Il y a, de ce côté-là aussi, beaucoup de pain sur la planche. «La xénophobie d'Etat se répand, s'étend, se banalise», pointe la Ligue des droits de l'homme, qui appelle aussi à manifester, évoquant «les argumentations, déclarations et actions du gouvernement de notre pays». Le FN, lui, qui défilera aussi dimanche, s'emploie à tirer les marrons du feu, et n'hésite pas à lancer une offensive contre les syndicats. Une raison de plus pour les salariés, les syndicalistes, de descendre dans la rue pour opposer au slogan empoisonné et diviseur de la «préférence nationale», celui de l'égalité des droits. «Mobilisons- nous pour le «vivre ensemble», la solidarité entre les salariés et l'égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social. C'est de cette façon que reculeront l'exclusion, le racisme, le rejet de l'autre», fait valoir l'appel unitaire des syndicats.

    A un an de l'élection présidentielle, la question de l'alternative politique au sarkozysme occupera sans doute nombre de conversations parmi les manifestants. Les partis de gauche seront d'ailleurs présents le long des cortèges. Pour les salariés, cependant, la trêve sociale en attendant le vote n'est pas à l'ordre du jour: selon un sondage Harris Interactive pour l'Humanité Dimanche, plus de sept sur dix (76%) estiment placent la revalorisation des salaires en tête de leurs priorités et 80% demandenta ux syndicats d'agir « rapidement sur ces dossiers sans attendre la présidentielle de 2012 ».

    A lire :

    --> Nos dossiers sur les salaires et le pouvoir d'achat et sur les retraites

    Yves Housson


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