• Parti Communiste Français

    Des centaines d’EVS (AVS, Assistants administratifs…) et d’Assistants d’Education (AE) se retrouveront au chômage dès la fin de l’année scolaire ! C’est inadmissible! A l'appel des syndicats Sud Education, CGT Educ'action, CNT et Force Ouvrière:

    VENEZ NOMBREUX avec vos dossiers et vos demandes de renouvellement


    MERCREDI 22 JUIN A 14H00 DEVANT LA PREFECTURE DE REGION POUR EXIGER :
    Non au plan de licenciement organisé par le Préfet et la Rectrice. Renouvellement immédiat de tous les contrats CUI, AE, EVS …

    UN VRAI STATUT POUR LES EMPLOIS DE VIE SCOLAIRE !
    AUCUNE SUPPRESSIONS DE POSTES D’ASSISTANTS D’EDUCATION !
     Maintien des contrats à 24h ou 26h/semaine.
     UN VRAI STATUT POUR LES EMPLOIS DE VIE SCOLAIRE !
    CRÉATION DES POSTES STATUTAIRES NÉCESSAIRES AU FONCTIONNEMENT DES ÉCOLES ET ÉTABLISSEMENTS !
     
    Une conférence de presse est organisée et une audience a été demandée au Préfet.

    Une conférence de Presse est organisée et une audience a été demandée au Préfet de Région.

    Contactez la fédération pour l'organisation du covoiturage pour Lille au 06-33-05-50-58

    Pourquoi défendre le service public

     


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  • Les seize postiers seront jugés

     

     Parti Communiste Français

    Olivier Besancenot est poursuivi pour avoir occupé la direction départementale de La Poste le 10 mai 2010.  Photo archives AFP

    Seize postiers, dont Olivier Besancenot, comparaissent à partir de demain devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour des délits commis en mai 2010.

    Treize employés de La Poste, majoritairement des cadres travaillant à la gestion des ressources humaines, les accusent de les avoir séquestrés pendant plus de deux heures lors du conflit contre le projet Facteurs d’avenir, prévoyant une restructuration de la distribution du courrier en mai 2010.

    Le leader du Nouveau Parti Anticapitaliste, Olivier Besancenot, estime que les grévistes n’ont « rien à faire » devant le tribunal, réfutant toute velléité de séquestration. « On est vraiment face à un grand piège visant à criminaliser 16 travailleurs dont le seul crime est de ne pas avoir courbé l’échine », a affirmé Olivier Besancenot.

    « Par cette parodie de séquestration, la direction cherche à faire un exemple en menaçant d’une peine disproportionnée des salariés pour des faits de grève. N’importe quel salarié doit se sentir concerné », a-t-il martelé.

    Pour dénoncer l’action pénale intentée contre les 16 prévenus, une manifestation est prévue à 13 heures lundi devant les grilles du tribunal de Nanterre. Plusieurs personnalités sont attendues, dont le porte-parole du PS, Benoît Hamon, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, Nicolas Hulot, Arlette Laguiller (Lutte ouvrière), Monseigneur Jacques Gaillot et Annick Coupé (Solidaires).

    Le rappel des faits

    Le 10 mai 2010, une quarantaine de salariés grévistes du groupe postal, dont certains étaient en grève depuis le 26 avril, avaient occupé pendant plusieurs heures les locaux de la direction départementale de l’entreprise à Nanterre, exigeant de rencontrer le patron départemental, Jean-Claude Sénat.

    Dans l’attente d’une rencontre, les salariés, dont des représentants des syndicats SUD-PTT 92 ou CGT-PTT 92, en pointe dans le mouvement, s’étaient réunis dans le hall donnant accès aux bureaux de la direction, coinçant alors les cadres dans les escaliers entre deux étages.

    Dans leur citation directe, les plaignants affirment avoir été « invectivés, provoqués, photographiés et filmés », n’ayant droit qu’à « un peu de nourriture et à de l’eau ».

    Ils se disent « particulièrement traumatisés par un tel traitement, envahis dans leur lieu de travail et pris en otage durant deux heures et demie au motif de la volonté des grévistes d’exercer une pression sur la direction à l’occasion d’une négociation ».

    En raison du grand nombre de prévenus et de témoins (plus d’une quinzaine) que les parties comptent faire citer, la dix-septième chambre du tribunal a fixé le procès sur quatre jours, les 20, 21, 22 et 27 juin.

    Les 16 prévenus encourent une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

    http://www.npa2009.org/content/seize-postiers-dont-besancenot-jug%C3%A9s-lundi-%C3%A0-nanterre-pour-s%C3%A9questration


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  •                       Solidarité avec la SAMADA en grève pour les salaires

      Parti Communiste Français

    Depuis le 31 mai, une vingtaine de salariés sont en grève à la SAMADA.

    Cette filiale du Groupe MONOPRIX emploie plus de 1 000 personnes, dont 38 à Neuville sur Saône, où sont entreposés et distribués les produits vendus dans les magasins Monoprix et les Galeries Lafayette de la région. 

    Les salariés réclament l’intégration de 50 € de prime au salaire de base pour tous, comme leur direction s’y était engagée ; ainsi qu’une augmentation de 50 € afin d’aligner leurs salaires sur ceux d’autres sites. 

    La SAMADA ne répond à aucune revendication et a fait venir des salariés de l’autre côté de la France pour remplacer les grévistes. Ceux-ci ont alors bloqué la sortie des marchandises. Mais  la direction continue de refuser de négocier, a pris des vigiles avec chiens et loué un nouvel entrepôt à Genas, puis un second à Chalamont, un troisième à Villars les Dombes et même un quatrième à Chambéry (179, rue P. Giraud) ! 

    La direction a même traîné les grévistes devant le Tribunal

    Mais, victoire pour les salariés, les piquets de grève n’ont pas été considérés comme illicites. 

    Avec ces énormes dépenses pour casser la grève, avec son choix de laisser pourrir les produits frais dans les camions (ce qui représente un coût de près de 500 000 €), la filiale du Groupe MONOPRIX montre ainsi qu’il a largement les moyens d’augmenter les salaires de ses employés. 

    Les salariés sont si déterminés qu’ils bloquent les marchandises sur les 4 sites utilisés par la SAMADA. Déjà, certains magasins ne sont plus approvisionnés et les rayons se vident. Mais les grévistes ont besoin de soutien pour tenir !

     

    Sur les lieux de travail, dans les magasins et les villes alentours, organisons la solidarité :

    Leur lutte pour de meilleurs salaires est aussi la nôtre !

    Rendez-vous sur les piquets de grève de

     

    SAMADA à Neuville-sur-Saône :

    Zone Industrielle Lyon nord, avenue des Frères Lumières (vers le château d'eau)

                                                                                                

    Entrepôt de Nexia à Genas, Z.I. Mi-plaine Genas, 115 rue Calmette

     

    Entrepôt d’Avibresse à Chalamont, route de Pont d’Ain, derrière Casino

     

    Entrepôt d’Axe Froid à Villars les Dombes, Z.I. de la Tuilerie, derrière le Super U

                          Solidarité avec la SAMADA en grève pour les salaires

     

     

     


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  • Parti Communiste FrançaisAffaire "SMIC Carrefour " - Interview de Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS, Avocate de la CGT dans cette affaire

     

    "Bellaciao : Bonjour Maître, pouvez-vous nous résumer les faits et la décision obtenue en première instance dans l’affaire du SMIC chez Carrefour?

    Marie-Laure Dufresne-Castets : La Convention Collective applicable chez CARREFOUR prévoit ce qui est appelé le " forfait pause" qui correspond au paiement d’une pause rémunérée.

    Cependant, la Société CARREFOUR intègre artificiellement le montant du forfait pause dans la rémunération servie aux salariés, prétendant ainsi respecter son obligation de verser à ses salariés une rémunération égale au salaire minimum de croissance (SMIC).

    Sur procès verbaux de l’inspection du travail la société Carrefour était poursuivie pour avoir versé à ses salariés affectés au sein des établissements d’Aix en Provence,Beaucaire, Champs sur Marne, Etampes, Evry, Givors, Montereau, Nice, Nîmes, Port de Bouc, Uzes et Villabé une rémunération inférieure au SMIC.

    La CGT se constituait partie civile sur la procédure et par jugement du 14 juin la société était condamnée par le Tribunal de police d’Evry à 1820 amendes de 2000 € et à verser 100 000 € à titre de dommages et intérêts à la Fédération du Commerce et des Services CGT .

    -Bellaciao : En quoi cette décision est-elle particulièrement importante? Présente-t-elle des nouveautés ?

    Marie-Laure Dufresne-Castets : Cette décision n’apporte pas une solution inédite. En effet, elle applique les principes posés par la chambre sociale et la chambre criminelle de la Cour de cassation.

    Elle m’apparaît néanmoins particulièrement importante en ce qu’elle sanctionne concrètement une pratique au jour le jour, touchant au salaire de milliers de travailleurs qui craignent le plus souvent de se défendre à titre individuel par peur de mesures de rétorsion de la part de leur employeur.

    En outre cette décision illustre le rôle déterminant que peuvent jouer l’inspection du travail et les syndicats dans un travail commun pour la défense des droits des salariés.

    Ce jugement condamnant lourdement CARREFOUR montre également qu’il peut arriver que les juges manifestent à l’égard des employeurs une fermeté égale à celle qui prévaut pour les petits délinquants, ce qui redonne un peu d’optimisme.

    Enfin, je pense que le montant des condamnations n’est pas indifférent lorsqu’elles s’adressent à ceux pour qui l’argent est la mesure de tout.

    -Bellaciao : L’employeur fait-il appel de cette décision? Comment va se dérouler la suite de la procédure?

    -Marie-Laure Dufresne-Castets : Compte tenu de ses déclarations, il m’étonnerait que la société CARREFOUR n’interjette pas appel de cette décision. Si cela a lieu, l’affaire sera jugée par la chambre correctionnelle de la Cour d’appel. La CGT se battra de nouveau pour faire condamner ce patron délinquant.

    - Bellaciao : Merci pour cette interview, et bonne continuation aux syndicalistes, aux salariés et à vous pour cette bataille!.

    De : Collectif BELLACIAO


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  • Parti Communiste Français

    Nb : Un beau boulot de Marie- Laure Dufresne-Castets, avocate de la CGT, en l’occurrence. Evidemment Carrefour fait appel donc, il y aura un second round.


    L’enseigne de distribution, qui n’avait pas décompté le forfait pause de 1 200 de ses salariés, a été condamné à 3,66 millions d’euros. Douze magasins sont concernés.

    Reconnue coupable d’avoir payé un « salaire inférieur au minimum mensuel garanti », l’enseigne de distribution Carrefour Hypermarchés vient d’être condamnée par le tribunal de police d’Evry (Essonne) à verser 3,66 millions d’euros d’amende et à dédommager 1 200 de ses salariés.

    Carrefour a été épinglé dans douze de ses magasins où le forfait pause n’était pas considéré dans le calcul des salaires. Les établissements concernés par cette décision judiciaire sont situés dans l’Essonne, la Seine-et-Marne, le Gard, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et le Rhône.

    Selon l’inspection du travail, la non prise en compte des heures de pause a généré, pour les salariés lésés, un manque à gagner de 4,53 à 45,148 euros par mois, selon les catégories de personnels.

    En réparation, Carrefour devra verser 2000 euros à chacun des salariés et 15 000 euros d’amende aux syndicats à l’origine de la procédure judiciaire.

    http://www.creation-entreprise.fr/smic-paye-carrefour-condamne-niveau-n47870.html


    Les salaires de la peur, ou plutôt la peur des salaires, vient de prendre fin. Le tribunal de police d’Evry vient en effet de condamner l’enseigne de grande distribution Carrefour à 3,66 millions d’euros d’amendes pour avoir rogné le Smic d’environ 1200 salariés en France. L’aboutissement heureux, pour ces derniers, d’un combat judiciaire long de plusieurs mois...

    De nombreuses décisions ont ainsi été rendues par des Conseil de Prud’hommes et autres tribunaux de police, parfois en faveur des salariés, d’autres fois en faveur de l’employeur. C’est seulement le 16 février dernier que la chambre criminelle de la Cour de cassation a pour la première fois donné raison à la CGT et la CFDT, cassant partiellement un arrêt de la cour d’appel de Lyon, qui avait débouté les syndicats de leurs plaintes le 1er juin 2010.

    Le tribunal de police d’Evry vient donc de répondre plus clairement que personne avant lui à une bien épineuse question, en déclarant Carrefour Hypermarchés coupable de "paiement par un employeur de salaire inférieur au minimum mensuel garanti" concernant les salariés de douze magasins répartis à travers l’Essonne, la Seine-et-Marne, le Gard, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et le Rhône.

    En cause, la non prise en compte du forfait pause constituant, selon l’inspection du travail, un manque à gagner de 4,53 à 45,148 euros par mois, en fonction des catégories de salariés. Ce qui obligera donc l’enseigne à verser des amendes de 2000 euros à chacun des lésés, sans compter les 15 000 euros d’amende à l’adresse de chaque fédération syndicale ayant porté plainte.

    La direction du groupe n’a pas tardé à réagir à cette condamnation.

    "L’ensemble de nos salariés perçoit une rémunération mensuelle annuelle supérieure au smic", a-t-elle assuré, prenant l’exemple d’une hôtesse de caisse qui gagne "1612 euros sur douze mois", soit "18% de plus que le smic"... Auxquels s’ajoutent un intéressement, une participation aux résultats, le paiement d’une mutuelle et la remise sur achat de 7%. Nécessaire mais pas suffisant aux yeux du tribunal, donc.

    http://www.metrofrance.com/info/carrefour-condamne-pour-non-respect-du-smic-de-1200-salaries/mkfo!xqx8trcNRMd1U/


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  • Le patronat, les syndicats et la compétitivité

    Le patronat (Medef, CGPME, UPA) et trois organisations syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC) ont rendu public, mercredi 8 juin, un document inédit d'une cinquantaine de pages, dans lequel ils établissent un diagnostic commun sur la compétitivité.

    Intitulé "Approche de la compétitivité française", ce texte est le fruit d'un travail collectif de dix-huit mois effectué dans le cadre d'une délibération sur la politique économique et industrielle, à laquelle a participé Force Ouvrière, non signataire du texte final.

    Pour la première fois dans l'histoire économique et sociale française, les représentants des salariés et des chefs d'entreprise ont, disent-ils, réussi à "dépasser les approches idéologiques" pour se mettre d'accord ensemble sur "l'importance de la compétitivité", sur "la nécessité d'une compétitivité durable visant un mode de développement équilibré sur trois piliers, économique, social et environnemental" ainsi que sur "la définition de la compétitivité comme compétitivité globale, c'est-à-dire compétitivité des entreprises mais aussi de leur écosystème".

    De leur déclaration commune, on retiendra ce passage essentiel : "Pour que nos performances économiques progressent, il faut donc améliorer à la fois ce que les économistes appellent la compétitivité coût (coût des matières premières et de l'énergie, travail...) et la compétitivité hors coût : qualité de nos produits et services, formation, organisation du travail et management, recherche et innovation, environnement fiscal et social, tissu productif...". 

    Forts de ce constat, les partenaires sociaux se sont accordés sur six priorités suffisamment générales pour être consensuelles : "savoir innover", "valoriser notre capital humain", "tirer le meilleur parti de notre situation dans une Europe ouverte", "dégager tous les moyens nécessaires au financement de la croissance", dynamiser et densifier le tissu d'entreprises en France", "repenser l'assiette du financement de la protection sociale".

    On imagine sans peine les heures de travail qui ont été nécessaires pour conduire une partie du patronat à reconnaitre l'importance de l'innovation sociale dans la vie des entreprises ou pour amener les syndicats à admettre que "le taux de prélèvements sur le travail peut rester un frein au développement de l'emploi et à l'amélioration de la compétitivité des entreprises, malgré les dispositifs d'allègement mis en oeuvre depuis près de 20 ans".

    Mais au-delà de la satisfaction personnelle que les six signataires ont pu éprouver en sortant des sentiers battus par leurs organisations respectives, la question de l'utilité de leur démarche se pose. Côté jardin, le Medef peut avoir à coeur de faire comprendre qu'il n'est pas le patronat "le plus bête du monde" et qu'il ne sous-estime pas la compétitivité hors coût chère aux économistes.

    Côté cour, le Medef, monomaniaque sur ces sujets, s'en tient à une conception de la compétitivité limitée à la réduction des charges sociales et à la diminution du coût du travail.  L'accord du 7 juin sur l'accès des jeunes aux formations en alternance et aux stages en entreprises vient d'en administrer une nouvelle fois la preuve. Et dès qu'il négocie avec les organisations syndicales ou avec les pouvoirs publics, c'est bien cette conception là de la compétitivité qu'il fait toujours prévaloir.   

    http://social.blog.lemonde.fr/2011/06/08/le-patronat-les-syndicats-et-la-competitivite/


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  • PSA : camarades, redoublez de vigilance et de mobilisation, le gouvernement est rassuré par les propos du patron "On ne cassera pas avant l'après 2012"

    http://www.ulcgtroissy.fr/IMG/png/Citroen_Aulnay-2.png PSA Aulnay : "la direction a confirmé" par Europe1fr

          

    Ci dessus ce que disent les métallo CGT ce vendredi 10 juin au matin

    Ci dessous déclarations et communiqué de la CGT PSA    du 09 juin.

    Au cours de la conférence de presse de la CGT, premier syndicat chez PSA, Bruno Lemerle,    représentant au CCE et au comité de groupe européen, a reproché à la direction de leur avoir "menti depuis des années". "On va demander des comptes", a-t-il prévenu.    Jean-Pierre Mercier, délégué syndical à Aulnay, a dénoncé un "plan scandaleux, révoltant".

    De son côté, la CGT de l'usine Sevelnord d'Hordain (Nord), dont PSA avait annoncé le 12 mai qu'il ne    produirait plus pour Fiat à l'horizon 2017, a estimé que la fermeture du site en 2013, mentionnée dans un document interne, ne faisait que préciser "les échéances" pour les salariés. "On    connaissait les objectifs, on a maintenant les échéances (...). On sent bien qu'on va vers la fermeture", a indiqué à l'AFP Ludovic Bouvier, secrétaire général CGT de l'usine Sevelnord.

     

     

    La CGT se bat contre la stratégie de PSA

    Même si officiellement, depuis plusieurs années, la direction du groupe PSA      se présente comme la championne de l'emploi en France, les documents confidentiels auxquels la CGT a eu accès montrent le contraire. La direction prépare, depuis des mois, un plan qui vise à      délocaliser une bonne partie de la production et des études. Ce "dossier secret" a été présenté au Comité stratégique du conseil de surveillance PSA en septembre 2010.

          Après avoir été présenté à la presse jeudi 9 juin, la CGT a distribué un tract aux salariés expliquant ce document.    

          Alors que PSA promettait publiquement en 2009  de ne pas fermer d'usine en France et de lancer "dans les deux à venir dans chacune de ses cinq usines de montage française, un à plusieurs      nouveaux modèles de véhicules", le document  prévoit, dès 2010,  un pôle majeur unique en région parisienne fin 2012 et un plan social et décroissance pour 2013 et arrêt courant      2014.    

          Les syndicats CGT des sites PSA d'Aulnay et Sevelnor notent d'ailleurs une chute de la production depuis plusieurs années, venant confirmer la stratégie de la direction. Par exemple sur le site      d'Aulnay, en Seine Saint Denis, en février 2008 le fournisseur de siège Lear de Lagny dans l'Oise a été transféré à Cergy ( Yvelines), plus proche de poissy. En juin 2008, une des deux lignes      de la production d'Aulnay est fermée. De même, l'équipe de nuit d'Aulnay a été arreté en octobre 2010 et quelques mois plus tard une équipe de nuit a été créé à Poissy.    

          De son coté la direction du groupe se défend en indiquant qu'"il n'y a pas d'actualité sur Aulnay Sous Bois". Elle a convoqué une conférence de presse à la suite de celle de la CGT et convoque,      comme l'a demandé le syndicat un CCE extraordinaire sur cette question.    

              

    Histoire de donner le cadre à partir de ce qu'en pense    les travailleurs de PSA avec cette délicatesse supplémentaire "Quant    à l'annonce de la fermeture du site, elle est envisagée au second semestre 2012, "dans    le calendrier électoral français",    soit après les élections présidentielles."

    Et ce qui n'est pas du plus rassurant quand on connait la bande de langues de vipères et leurs collusions    historiques : "Le ministre de l'Industrie Eric Besson, qui a    rencontré la direction du groupe PSA, s'est déclaré "rassuré" à l'issue de son rendez-vous. "Il (Philippe Varin, patron de PSA Peugeot Citroën) ne me l'a pas confirmé, il m'a clairement indiqué    l'inverse","

          

    Depuis les accointances-passerelles entre Peugeot et les méthodes de ses directions    franc-comtoise, Citroen et l'extrême droite la droite et les milices patronales, quand un ministre de droite dit qu'il est rassuré par un patron de l'industre en particulier automobile, les    salariés de la branche ont intérets à vite et bien fort se mobiliser.

    Sans remonter au voies de faits et autres agressions à Citroen Javel , La Canaille a le    souvenir des hélicoptères bombardant les piquets de grèves d'Aulnay à coup de caisse de boulons dans les années 80.

    Nous sommes dans le creuset de la grande délinquance patronale qui en matière sociale    confine au grand banditisme au regard des lois et textes violées.

    http://pmcdn.priceminister.com/photo/836394384_ML.jpghttp://www.le-livre.fr/photos/R16/R160078632.jpg

        

     

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  • Solidaires dans un monde de brutes

    Solidaires dans un monde de brutes par Solidairesnational

    Union syndicale Solidaires


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    6.200 emplois supprimés par Peugeot-Citroën en France? 

    C'est un séisme social que la CGT entrevoit à PSA Peugeot Citroën. Selon le syndicat, le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën prévoirait de fermer  deux sites employant 6.200 personnes d'ici 2014, dont celui d'Aulnay-sous-Bois. La direction a tout de suite répliqué en expliquant que la fermeture de l'usine de Seine-Saint-Denis n'était  pas "d'actualité".

    CGT: la direction a "menti depuis des années"

    S'appuyant sur un document interne du groupe, la CGT a affirmé au cours d'une  conférence de presse que PSA prévoyait de fermer son site d'Aulnay "courant  2014" et celui de Sevelnord (Nord) en 2013. Le document interne de PSA, daté du 23 août 2010, situe "la fenêtre  d'annonce possible, dans le calendrier électoral français, au deuxième semestre  2012", soit après l'élection présidentielle. Les usines en Turquie, au Maroc et dans les pays d'Europe centrale et orientale devraient récupérer la mise.

    Au cours de la conférence de presse de la CGT, premier syndicat chez  PSA,  Bruno Lemerle, représentant au CCE et au comité de groupe  européen, a reproché à  la direction de leur avoir "menti depuis des  années". "On va demander des comptes", a-t-il prévenu. Jean-Pierre  Mercier, délégué syndical à Aulnay, a dénoncé un "plan  scandaleux,  révoltant".

    De son côté, la CGT de l'usine Sevelnord d'Hordain (Nord), dont PSA avait annoncé le 12 mai qu'il ne produirait plus pour Fiat à l'horizon 2017, a estimé que la fermeture du site en 2013, mentionnée dans un document interne, ne faisait que préciser "les échéances" pour les salariés. "On connaissait les objectifs, on a maintenant les échéances (...). On sent bien qu'on va vers la fermeture", a indiqué à l'AFP Ludovic Bouvier, secrétaire général CGT de l'usine Sevelnord.

    Les suspicions des autres syndicats

    Anne Valleron, délégué central CFE-CGC: "On attend de s'expliquer avec  la direction cet après-midi. Mais des notes de ce style, on en a vu  plein, Vélizy a fermé vingt fois en trente ans, La Garenne, quinze fois  et pourtant, ils sont toujours ouverts. Des projets, il y en a tous les  jours... Mais pour les salariés, c'est insupportable de voir paraître  quelque chose comme ça dans la presse et d'entrer de fait dans une zone  de turbulence et d'incertitude".

    Ricardo Madeira, délégué central CFDT: "Cela reste à confirmer, mais  il est vrai que nous avons des inquiétudes sur ces deux sites depuis un  moment. A Aulnay, pour l'instant, ils travaillent sur la C3, mais après?  On ne voit pas ce qu'il y a derrière, rien n'est prévu".

    Pascal Pavillard, délégué central FO: "Je savais que Sevelnord avait  quelques soucis par rapport à la fin de sa collaboration avec Fiat, mais  de là à fermer... Pour Aulnay aussi, je suis assez surpris. C'est vrai  qu'il n'y avait plus beaucoup d'investissements sur le site, ce qui  laissait présager d'une fin un jour, mais je suis quand même très  surpris".

     

    La direction de PSA dément

    La direction a aussitôt répondu que la fermeture du site d'Aulnay n'était  "pas un sujet d'actualité", affirmant que le document interne, vieux de près  d'un an, n'avait pas valeur de décision. Dans un communiqué titré "Mise au point concernant le site d’Aulnay", la  direction ajoute qu'elle entend convoquer "un Comité central d’Entreprise (CCE)  exceptionnel dans les prochains jours pour une mise au point sur le sujet". Elle  devait recevoir les syndicats jeudi après-midi.

    Selon le groupe, la note citée par la CGT "est un document préparatoire (...)  sur la compétitivité industrielle à long terme du groupe en Europe". "Anticiper sur ces sujets dans le contexte de crise qui était celui de  l'industrie automobile à l'été 2010 était, et reste, du devoir de la direction  générale", fait valoir PSA en affirmant que les questions de compétitivité  faisaient "l'objet d'échanges réguliers" avec les partenaires sociaux. 

     

    Brard et Buffet interpellent le gouvernement...

    Le député Jean-Pierre Brard (apparenté communiste), élu de Seine-Saint-Denis,  a pris la parole en fin de matinée dans l'hémicycle de l'Assemblée  nationale pour "alerter" ses collègues sur la "note interne", induisant, selon  lui, la suppression à terme de "15.000 emplois", y compris les emplois  induits. "Voilà un grand groupe français qui se vantait de produire plus que Renault  dans l'hexagone et qui est en train de détruire des milliers d'emplois !",  a-t-il dénoncé.

    De son côté, Marie-George Buffet, députée PCF de Seine-Saint-Denis, en appelle au gouvernement: "Je tiens à  exprimer mon opposition à ce choix et ma détermination à tout faire pour  le maintien de cette grande entreprise de Seine-Saint-Denis et à  défendre les 3.500 emplois concernés par cette menace. Il y va de  l'avenir industriel de notre pays et de celui de milliers de familles.  J'interviens immédiatement auprès de la direction et du gouvernement en  ce sens." 

    ...qui entre en gesticulation

    6200 emplois en moins. Le gouvernement, qui a  renfloué les constructeurs automobiles français sans rechigner en 2009, a  réagi. Son ministre de l'Industrie, Eric Besson, a annoncé qu'il allait  s'entretenir ce jeudi soir avec le président du directoire de PSA  Peugeot Citröen, Philippe Varin, sur le sujet. Un entretien, ça ne mange pas de  pain.

     

     

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    Salaires: la lutte continue dans les hypers Carrefour 

    Les 32 000 salariés des quelque 600 Carrefour Market sont appelés à cesser  le travail ce vendredi et samedi à l'appel de la CGT, syndicat majoritaire, afin de  peser sur les négociations salariales, après que des accords ont été conclus  dans la logistique et les hypermarchés. 

    • 1% d'augmentation seulement

    La direction a proposé une augmentation de deux pour cent au 1er juillet, ce  qui fait seulement un pour cent sur l'année, ainsi que des titres restaurant de  quatre euros pour les salariés avec plus de deux ans d'ancienneté, a indiqué à  l'AFP Laurent Lamaury, délégué CGT.

    De son côté, Franck Dutertre, délégué  de la CFDT qui ne participe pas à cette grève, explique: ""Les titres restaurant, ce n'est pas négligeable, mais l'augmentation de deux  pour cent au 1er juillet, c'est insuffisant. La CFDT n'appelle pas à la grève ce  week-end, on veut d'abord consulter la base. Par contre, tous les collègues qui  voudront la faire, on ira les soutenir."

    La direction du groupe a indiqué à l'AFP que lors de la réunion de  négociation mardi elle avait proposé 2,5% d'augmentation salariale pour la  majorité des salariés, de plus de six mois d'ancienneté, et deux pour cent pour  les autres. Une hausse de sept à 10% de la remise sur les produits vendus dans  l'enseigne a également été proposée

    • Fin de grève dans la branche logistique

    Ces tensions sur les salaires surviennent chez Carrefour Market après une mobilisation  intersyndicale (FO-CGT-CFDT) dans la branche logistique (Logidis-Comptoirs  modernes, 6.000 salariés) qui a abouti à un protocole de fin de grève la semaine  dernière. "Après cinq jours de grève, nous avons signé un protocole de fin de grève  sans avancées sur les salaires, mais nous aurons quand même une prime de 200  euros de reprise de travail", a expliqué Patrick Dumoux, délégué  CGT. (à lire: les camions à l'arrêt chez Carrefour)

    Ces remous salariaux interviennent après une grève très suivie dans les  hypermarchés Carrefour le 9 avril qui avait abouti à une augmentation des salaires de deux pour cent au 1er mars,  une prime de 200 euros nets et une hausse de sept à 10% de la remise sur tous  les achats dans l'enseigne. 

    • A lire:

    Dans les hypers Carrefour, la CGT s'oppose à la taylorisation du travail

    Dans une décision du 5 mars 2008, la Cour de cassation a estimé qu’un juge  peut suspendre un plan de réorganisation de nature à compromettre la santé et la  sécurité des salariés, l’employeur étant tenu par une « obligation de sécurité  de résultat ». C’est sur la base de cet « arrêt Snecma » que la CGT attaquait,  lundi devant le tribunal de grande instance d’Évry (Essonne), un plan de refonte  du travail des employés de rayon, lancé l’année dernière par Carrefour dans ses  hypermarchés pour augmenter la productivité. Lire la suite...

     

     

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  • Parti Communiste Français


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  • « Je veux des suites à ce dossier », avait prévenu la ministre, qui a surpris, début avril, Albane, vendeuse au Printemps de Nancy.

    Nadine Morano au campus UMP d'été à Seignosse (Landes), le 6 septembre 2009 (Audrey Cerdan/Rue89).

     

    Le 9 avril, Nadine Morano, ministre de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle, fait des emplettes au Printemps de Nancy (Meurthe-et-Moselle), en compagnie de sa fille et… d'un garde du corps. La présence du cerbère suscite quelques plaisanteries des employées. Plaisanteries qui se soldent par un licenciement pour faute grave, pour l'une d'entre elles.

    Albane, 36 ans, responsable du stand Kookaï, raconte :

    « En plaisantant, un de mes collègues a affirmé qu'il pourrait le mettre en deux temps, trois mouvements par terre.

     

    On arrivait alors devant la porte de service qui mène aux coursives du Printemps. J'ai répondu que pour se mesurer à lui, il fallait d'abord casser la gueule à Mme Morano. »

     

    La ministre se trouvait juste derrière à ce moment-là. Albane et ses collègues restent interdits :

    « On ne l'avait pas vue, elle n'a entendu que la fin de la discussion. Elle s'est énervée et a rétorqué : “Allez-y si vous voulez me casser la gueule, je vous en prie, je suis là.” »

     

    Nadine Morano : « Je n'en ai rien à foutre mademoiselle ! »

    Albane s'est alors vivement excusée. Une version que confirment deux témoins :

    « Elle s'est très largement confondue en excuses. Elle a reconnu que, même en plaisantant, c'était une bêtise. Elle n'a pas du tout fait exprès pour entrer en conflit avec elle. »

     

    Albane, déconcertée :

    « Je m'attendais à ce que Mme Morano prenne un peu de hauteur et me dise : “Faites attention à votre langage.” C'est pourquoi j'ai réitéré mes excuses en disant que je ne voudrais vraiment pas perdre mon travail. »

     

    Selon Albane, la ministre lui a alors répondu, hautaine et avec dédain :

    « Je n'en ai rien à foutre mademoiselle ! Vous n'aviez qu'à mesurer vos propos. Si j'avais été votre employeur vous auriez été licenciée sur-le-champ ! »

     

    « Elle a donné sa carte du ministère »

    Nadine Morano a alors demandé un responsable, puis les coordonnées du directeur du Printemps, absent ce jour-là. « Elle a également donné sa carte du ministère en disant : “Je vous préviens, je veux des suites à ce dossier” », indique Albane.

    Cette dernière a été priée de quitter le magasin afin que la ministre et sa fille terminent leurs achats sans être en contact avec l'employée.

    Jointe par Rue89, la direction du Printemps de Nancy refuse de commenter.

    Albane : « Ils n'ont tenu compte que de la version de la ministre »

    Inquiète pour son travail, Albane a immédiatement contacté la responsable régionale de Kookaï pour lui faire part de sa version des faits.

    « Le lundi [11 avril, ndlr], ils me contactent pour me dire qu'ils vont essayer de me recaser dans un magasin Kookaï.

    Et puis dans la foulée, ils me rappellent pour me dire que je suis mise à pied à titre conservatoire. »

     

    Trois jours après, la jeune femme reçoit un courrier. Elle est convoquée au siège de Kookaï à Paris le 21 avril. Arrivée à l'entretien :

    « Je n'ai même pas pu m'expliquer. D'emblée, la direction m'a dit que mon comportement avait été inadmissible et que j'avais jeté l'opprobre sur le Printemps et la société Kookaï.

    Ils ont seulement tenu compte de la version de Mme Morano et ont précisé que ça n'avait rien à voir avec l'importance de la cliente, ce dont je doute fortement. »

     

    Joint par Rue89, Kookaï aussi refuse de commenter.

    Un témoin : « Il n'y a eu aucune attaque personnelle »

    Le 27 avril, Albane est licenciée pour faute grave. Le courrier mentionne des « insultes et des injures » envers la ministre et stipule que l'employée a invectivé personnellement Nadine Morano depuis son stand Kookaï.

    Télécharger la lettre de licenciement d'Albane.Faux, selon un des témoin :

    « La version rapportée dans la lettre de licenciement est complétement erronée. En aucun cas, il n'y a eu aucune attaque personnelle d'Albane envers Mme Morano. » (Télécharger la lettre)

     

    Par ailleurs, Albane constate qu'aucun des faits rapportés par sa version n'est présent dans le courrier. « Ils ont seulement repris la version de Mme Morano », regrette t-elle.

    « Je ne pensais vraiment pas que ça en arriverait là. Lorsque je suis allé à l'entretien, la déléguée syndicale m'a dit qu'il y avait déjà eu des cas comme ça avec des blâmes ou des avertissements, mais jamais de licenciement. Pour elle, c'était une décision démesurée. »

     

    « Avec ce dossier, comment je vais retrouver du travail ? »

    Albane a un enfant, et des traites à payer. Elle est aujourd'hui au chômage et craint de ne pas pouvoir retrouver un emploi :

    « Quand on est responsable de boutique, le nouvel employeur appelle toujours l'ancien pour une recommandation. Imaginez avec ce dossier, comment je vais retrouver du travail ? »

     

    Un sentiment que doit comprendre Nadine Morano qui déclarait encore, le 5 mai, sur BFM-TV, en apostrophant Jean-Jacques Bourdin :

    « Quand vous êtes victime du chômage, M. Bourdin, vous croyez que c'est pas une source d'angoisse.. » (Voir la vidéo, à la sixième minute)

     

    Avec une lettre d'attestation des deux témoins, Albane a décidé d'attaquer la société Kookaï devant les prudhommes pour licenciement abusif.

    « Profondément choquée par cette interpellation menaçante »

    Le cabinet de Nadine Morano a d'abord indiqué qu'elle ne souhaitait faire « aucun commentaire sur cet événement ».

    Puis dans la soirée la ministre a publié un communiqué où elle raconte qu'au moment de prendre sa pause, la vendeuse aurait crié :

    « Il y a Nadine Morano dans le magasin, si quelqu'un veut aller lui casser la gueule. »

     

    « Profondément choquée par cette interpellation menaçante, insultante et blessante“la ministre précise avoir ‘demandé des excuses à cette vendeuse en rappelant le droit au respect pour tout client, quel que soit son statut’.

    Selon elle, l'employée a ‘reconnu la gravité de ses propos déplacés en présence de la directrice adjointe du Printemps et a fait part de ses excuses’.

    ‘Les faits en sont restés là’, insiste Nadine Morano, en précisant que le licenciement de la vendeuse ‘relève de la seule appréciation et de la seule responsabilité de son employeur’, avec lequel elle n'a eu ‘aucun contact’.

    Une visite privée au Louvre, pour sa fille

    La ministre s'était illustrée au début du mois de mai en exigeant, dans l'heure, une visite privée et accompagnée du Louvre pour sa fille et une amie.

    Une demande pour une visite VIP à 500 euros qui s'était retrouvée dans Le Canard enchaîné (édition du 18 mai), conformément à la prédiction de l'administrateur général du Musée.

    ►Mis à jour le 30 mai à 22h30. Ajout du communiqué de Nadine Morano

     

    Dessin de Baudry

    Photo : Nadine Morano au campus UMP d'été à Seignosse (Landes), le 6 septembre 2009 (Audrey Cerdan/Rue89). Dessin : Baudry.


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  • Parti Communiste FrançaisL’égalité salariale entre les hommes et les femmes attendra : Ainsi en a décidé le gouvernement, en effet pour mieux faire passer sa reforme des retraites où les femmes se voient attribuer des pensions de retraite amputées du fait de carrières incomplètes et de petits salaires inferieurs en moyenne de 27 % à ceux des hommes, Le gouvernent a fait fi d’introduire dans la loi du 9 novembre 2010 sur la réforme des retraites , Un article prévoyant une sanction financière de 1%de la masse salariale pour les entreprises qui ne respectent pas cette obligaiton au 1 er jancvier 2012.

    D’ailleurs cet article marquait un recul par rapport à l’ancienne loi de 2006 qui fixait une obligation pour les entreprises de fixer l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.

    Mais cet article devait attendre un décret d’application ; Le décret vient de paraitre : Et c’est ainsi que les entreprises échappent à toutes les sanctions et doivent comme pour les séniors Conclure un accord sans obligation de résultat. L’accord doit prévoir des objectifs et il sera validé par un syndicat ou pas ; Et les entreprises qui ne respectent pas l’accord auront un délai supplémentaire de 6mois pour réaliser l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes sans obligation de résultat et ainsi de suite…

    En conclusion les femmes auront des pensions de retraite incomplètes, Devront travailler jusqu’à 67 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein,

    Il es plus que temps de se mobiliser pour l’égalité salariale,
    Exigeons une loi cadre.

    Martine Lozano militante associative

    De :

    Martine Lozano


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  • Les salariés autunois ont fait le déplacement à Sevrey hier matin. Photo Sarah Fréquelin

     
    Ils sont venus, mais pas lui. Hier, une vingtaine de salariés de l’entreprise Norbert Dentressangle appartenant à la plate-forme d’Autun vouée à la fermeture se sont déplacés à Sevrey dans l’espoir de rencontrer le fondateur du groupe.

    Norbert Dentressangle était en effet attendu en fin de matinée, dans le cadre de ses visites régulières dans les plates-formes de sa société. Un déplacement pour rien pour les salariés bientôt licenciés, car Nobert Dentressangle a annulé à la dernière minute sa venue. Une déception pour les manifestants, qui souhaitaient avant tout « pouvoir rencontrer et établir un dialogue » avec le chef d’entreprise.

    Une trentaine de salariés autunois s’était également rendue à Valence mercredi, pour l’audience au tribunal de grande instance dans le cadre de la contestation du plan de sauvegarde de l’emploi proposé par le groupe pour Autun. Le délibéré sera rendu le mercredi 1 er juin.

    Les salariés contestent les propositions de reclassement émises : « Pour un reclassement à Chalon, le contrat signé serait différent de celui que nous avions à Autun, sans les acquis que nous avions, sans compter les coûteux déplacements entre les deux villes, expliquait hier Patrice Grappin, du syndicat FO. Ils considèrent même qu’un CDD de six mois est une offre valable !

    Certes, ils ont fait des propositions, mais a minima, comme si c’était simple de déménager, et alors que nous souhaitions des propositions sérieuses et transparentes ».

    Sarah Fréquelin avec N.M.

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  • D'abord un long plaidoyer du patron de pôle emploi qui donne dans "les Échos" cet état des lieux assez idyllique qui va faire rugir de colère les victimes de la casse sociale

    CHRISTIAN CHARPY DIRECTEUR GÉNÉRAL DE PÔLE EMPLOI

    RECUEILLI PAR Derek    PERROTTE Journaliste

    L'Unedic prévoit 140.000 chômeurs  en moins cette année

     

    Les bonnes    nouvelles se succèdent sur le marché du travail. L'année 2011 s'annonce donc moins tendue que prévu pour Pôle emploi ?

    Le premier trimestre a enregistré pour la    première fois depuis 2008 une baisse continue du nombre de demandeurs d'emploi sur trois mois. C'est une très bonne nouvelle d'abord pour les chômeurs. Et, par définition, moins il y a de    demandeurs d'emploi, plus on peut intensifier leur suivi. Mais il faut rester prudent pour le reste de l'année ; en outre, la situation reste difficile pour les chômeurs de longue    durée. 

    Le chef de    l'État vous a demandé de trouver une solution d'ici à fin juin pour les chômeurs les plus exclus. Où en êtes-vous ?

    Près des trois quarts des    680.000 personnes concernées et qui sont encore au chômage ont été reçues par Pôle emploi ou ses partenaires. 43.000 ont bénéficié d'un accompagnement renforcé et, à fin mars, 6.500 étaient    entrées en formation. 

    Cette    opération ne se fait-elle pas au détriment des autres chômeurs ?

    Il est nécessaire de concentrer les efforts sur    ceux qui sont le plus en difficulté. Mais cela ne doit pas se faire au détriment des autres. En particulier, les jeunes qui vont sortir du système scolaire dans quelques semaines. Pour eux, nous    allons multiplier les actions à la rentrée : extension de l'accompagnement renforcé expérimenté dans le Nord - Pas-de-Calais, forums de recrutement et de rencontres, tout cela en    partenariat avec les missions locales. 

    Que    devient la réglementation sur l'offre raisonnable d'emploi (ORE) prévoyant de sanctionner le refus de deux emplois de suite ?

    Le contrôle de la recherche d'emploi prend    différentes formes : sanction de refus d'emploi, sanction du refus de formation, sanction de refus de deux ORE, actes positifs de recherche. Il donne lieu au total à environ    2.000 radiations par mois. Avec près de 3 millions de demandeurs d'emploi et 3,3 millions d'offres collectées, chaque demandeur d'emploi n'a pas forcément bénéficié d'une    proposition de Pôle emploi dans l'année. C'est pour cela qu'il est important que les chômeurs cherchent aussi du travail en activant leur réseau. 

    Où en    êtes-vous sur l'offre de service aux chômeurs ?

    En 2011, nous avons deux priorités : achever le déploiement de l'entretien d'inscription et de diagnostic (EID), le premier rendez-vous avec le demandeur d'emploi qui va de l'inscription à l'élaboration du projet professionnel. Il est déjà opérationnel dans plus de 150 agences et sera généralisé d'ici à la fin de l'année. Nous avons aussi ouvert le chantier de la segmentation des demandeurs d'emploi pour personnaliser les services. Je compte faire prochainement des propositions concrètes sur le sujet au conseil d'administration. 

    En    annonçant votre départ, Xavier Bertrand, le ministre de l'Emploi, ne vous a-t-il pas fragilisé, à un moment délicat car la convention tripartite État-Unedic-Pôle emploi doit être    renégociée ?

    J'ai toujours indiqué que je partirai à la fin    de l'année. Dire tout haut ce que chacun savait tout bas ne change rien à la situation ni à ma capacité à diriger Pôle emploi. 

    L'État n'a    pas tenu ses engagements financiers dans la première convention. Cela pèsera-t-il sur les discussions ?

    En 2009, une partie de la subvention n'a pas    été versée et, en 2010 et 2011, nous avons dû prendre en charge des dépenses assumées jusque-là par l'État. Cela a pesé sur les comptes de Pôle emploi. La feuille de route de 2012 à    2014 devra sûrement clarifier les engagements financiers de l'État vis-à-vis de Pôle emploi. 

    L'établissement n'a que deux ans mais se retrouve en déficit...

    Il se trouve dans une situation financière    complexe et difficile. En 2010, nous avons été en perte de 23 millions d'euros, hors provisions exceptionnelles constituées pour les congés des salariés. C'est peu rapporté aux    5 milliards d'euros de dépenses annuelles de fonctionnement et d'intervention. Mais nous allons devoir renforcer les synergies liées à la fusion pour baisser de 8 % nos charges de    fonctionnement, hors personnel et immobilier, en 2011 et d'autant en 2012. Et, une fois que toutes les synergies de la fusion auront été trouvées, il faudra mener une réflexion sur les    effectifs à laquelle nous invite le rapport de l'Inspection des finances, qui pointe le faible niveau des effectifs consacrés à l'accompagnement comparé au Royaume-Uni et à l'Allemagne. 

    Les 26 et    27 mai, vous accueillez les homologues de Pôle emploi de toutes les régions du monde pour évoquer la contribution des services publics de l'emploi à la sortie de crise. Qu'en    attendez-vous ?

    Les services publics de l'emploi ont mis en    œuvre des actions innovantes pour faire face à l'explosion du chômage. Avec les 50 pays participants, nous souhaitons tirer les enseignements de la crise et apporter notre contribution à la    dimension sociale de la mondialisation qui est un des thèmes prioritaires du G20.

    Propos recueillis par LEÏLA DE COMARMOND, Les    Echos

     

    Au passage, chacun pourra noter que l'état qui a piloté la casse du système    d'assurance chômage et de l'ANPE (avec l'aide de la CFDT) se permet de s'affranchir de ses obligations financières sans que cela face hurler les envoyeurs d'huissiers pour un loyer de    retard.

    Mais le plus intéressant est dans le décryptage des chiffres :

      

    Radiations : le    mensonge de Christian Charpy

        LUNDI, 23 MAI 2011 21:14 

    En mars, le total des radiations, tous motifs confondus, a dépassé    300.000. On est donc très loin des 2.000 radiations mensuelles avancées par le DG de Pôle Emploi. Dans son interview publiée dans Les    Échos, «le contrôle de la recherche d'emploi prend différentes formes : sanction de refus d'emploi, sanction du refus de formation,    sanction de refus de deux ORE [offres raisonnables d'emploi], actes positifs de recherche. Il donne lieu au total à environ 2.000 radiations par mois», affirme-t-il.
    Un    chiffre scandaleusement sous-évalué et allègrement repris par toute la presse.    De quoi accuser Christian Charpy de vouloir masquer l'ampleur du phénomène aux yeux de l'opinion.
        Comme le montre la dernière note mensuelle de la DARES/Pôle Emploi, en page    10, il existe six grands motifs de sorties des listes dont trois concernent les radiations, celles-ci représentant 66% du total.
        La note d'avril 2011 indique pour les seules catégories ABC, c'est-à-dire l'ensemble des inscrits «tenus d'accomplir des actes positifs de recherche» :
    Cessations    d'inscriptions pour défaut d'actualisation : 204.300 (soit    43,5% des sorties)     En janvier, il y en a eu 198.100. En février, 203.700. La progression annuelle est de +3,1%.

    Si la majorité de ces «absences à contrôle» sont justifiées — le chômeur a retrouvé un    emploi et ne se donne pas la peine de le déclarer, ou il décide de ne plus pointer parce que, n'ayant droit à aucune indemnisation, il en a assez d'être «suivi» inutilement… —, d'autres    s'expliquent soit par l'oubli du demandeur d'emploi, soit par les bugs informatiques du site pole-emploi.fr qui sature chaque fin de mois, en pleine période    d'actualisation.

        Mais admettons que, dans sa stricte interprétation, ce motif ne soit pas représentatif, et décortiquons les deux autres...
    Radiations    administratives : 45.000     En janvier, il y en a eu 40.800. En février, 44.000. La progression annuelle est de +10,3%.
        Elles regroupent les sanctions classiques décrites par Christian Charpy, dont les «absences à convocation» qui, très souvent, sont sujettes à caution (convocation non reçue, retard au    rendez-vous, loupé de l'entretien téléphonique…). On voit que les     2.000 radiations mensuelles annoncées par M. Charpy à propos du seul «contrôle de la recherche d'emploi» ne fait pas le poids,    surtout quand on se penche sur le troisième motif ci-dessous...
    Autres    cas :  54.100     En janvier, il y en a eu 55.400. En février, 53.800. La progression annuelle est de -2,3%.
        Ces mystérieux «autres cas» regroupent des radiations diverses, comme le refus de signature du PPAE, la déclaration erronée, le titre de séjour non valide pour les étrangers, ou le décès du    demandeur d'emploi. Elles concernent également la non présentation à convocation dans le cadre de la CRP ou du CTP, les abandons de stage, de CRP/CTP ou de contrat aidé. Il existe même une    sous-catégorie fourre-tout intitulée «indéterminé».
    Christian Charpy est-il un menteur ? On serait donc tenté de dire que oui.     La presse, qui reprend ces allégations sans creuser, est-elle moutonnière (sinon complice) ? Oui, assurément.

     

        Ce qui revient à dire que Fa# a dès maintenant mobilisé les services officiels (on ne dira pas "publics "en l'occurence) pour construire sa campagne 2012 sur des faux et usage de faux. Ce qui est    devenu la règle pour le pouvoir.

        Comme le nombre de chômeurs n'apparait pas dans les comptes de campagne, il servira à peindre en rose les contes qui émailleront sa campagne.      


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