•   marseille

    Nous avons annoncé hier matin, en Assemblée Générale aux salariés de Fralib en lutte, ce que l’on considère être un scandale d’État. Ils ont décidé d’aller, sur le champ, demander des comptes à la DIRECCTE !


    Cette démarche collective nous a permis d’avoir la confirmation de ce que nous suspections. Le Ministère du Travail est bien intervenu dans notre dossier pour la première fois depuis plus de 530 jours. Non pas pour venir en aide aux salariés qui luttent pour la sauvegarde de l’outil industriel et de leurs emplois, pas non plus pour organiser la table ronde que nous réclamons depuis plusieurs mois, mais pour aider UNILEVER, pour couvrir la multinationale sur les nombreuses irrégularités de son Plan de Sabordage de l’Emploi !!!

     

    La DIRECCTE a du ravaler les nombreuses irrégularités relevées dans cette procédure.  En effet, dès la notification effectuée par UNILEVER, le service a rédigé un Procès Verbal de carence dans le délai de 8 jours comme la loi le prévoit. La Préfecture des Bouches du Rhône l’a bloqué. Par la suite, une lettre d’observation a été établie pour relever les nombreuses irrégularités du PSE, et cette fois l’ordre est venu directement du ministre du Travail Xavier Bertrand de bloquer ce courrier !

     

    Le dossier Fralib serait-il devenu une véritable affaire d’Etat par la seule volonté d’UNILEVER ?

     

    Cela confirme ce que pensent nombre de citoyens et d’observateurs, ce gouvernement est à la solde du grand capital et des multinationales. Ses magouilles ne nous démobilisent pas, au contraire, nous sommes encore plus déterminés dans la lutte.

     

    Nous avons dores et déjà pris nos dispositions supplémentaires pour la surveillance de notre outil de travail. Si leur intention est de nous liquider avant le 6 mai il faut qu’ils sachent qu’on sera là !!!

     

    Dans l’après-midi, nous avons rencontré François HOLLANDE avec nos camarades de NET CACAO, LYONDELLBASELL et de la SNCM. Nous avons fait, avec lui, le point de nos dossiers ; pour notre part, nous lui avons expliqué l’intervention scandaleuse de l’Etat. Il nous a donné rendez vous après le 6 mai. S’il est élu, il nous a dit qu’il prendra des mesures bien différentes que celles d’aujourd’hui dans notre dossier (voir son intervention sur FR3 Méditerranée). Cliquez ici pour voir la vidéo

     

    Déclaration UD CGT 13

     

     

    Tout d’abord avant de commencer cette déclaration, nous tenons à affirmer qu’il n’est pas naturel que notre UD CGT 13 intervienne ainsi auprès de la DIRECTE sur le comportement de l’administration.

    Si nous nous autorisons aujourd’hui à le faire, c’est en réponse à l’absence d’observation dans le dossier UNILEVER qui se traduit aujourd’hui, pour la CGT, comme un obstacle de plus qui s’ajoute sur notre chemin.

    Nous n’arrivons pas à accepter, alors que la justice par deux fois a recalé Unilever, que tous les moyens dont dispose l’Etat ne soient pas mis à disposition pour sauver notre entreprise et nos emplois.

    Pourquoi alors que par deux fois, lors des précédents PSE, la DIRECTE a établit des lettres d’observations avant la fin de la procédure, elle ne l’as pas fait cette fois ?

    Nous pensons réellement que cela a pesé dans les décisions de justice les précédentes fois. Pourquoi ce virage ? Alors que tout prouve aujourd’hui qu’Unilever va encore plus loin dans les irrégularités.

    Pourquoi alors qu’il suffisait d’un PV de carence pour arrêter toute la procédure, ce PV n’as pas été établi par votre Direction ? Pas de lettre d’observation, pas de PV de carence, rien n’a été fait !

    De l’autre côté, les 2 collaborateurs de Fillon rencontrés à Matignon le 1er mars dernier, qui s’étaient engagés à nous répondre à notre demande de table ronde avant le 7 mars, date de la dernière réunion qui concluait la procédure, sont resté muets. Vous comprendrez que cela commence à faire beaucoup,

    Tout ceci alors que tout le monde sait que ce que veulent les salariés c’est négocier avant tout nouveau PSE sur les bases de leur projet alternatif, le seul qui permettra de sauvegarder leurs emplois.

    Les représentants de FRALIB nous ont informés de la manière dont ce service a justifié son comportement. Cela est inacceptable.

    Cela est d’autant plus inacceptable quand, dans le même temps, ce Gouvernement nous explique qu’il ne peut rien faire dans le sens de l’intérêt des travailleurs, que c’est une entreprise privée !

    Il nous semble fort de café que l’on n’arrive même pas à réunir une table ronde avec tous les acteurs qui soutiennent notre projet et les syndicats.

    Vous comprendrez que cette situation nous mette hors de nous !

    D’autant que nous vivons une période où les droits des salariés sont bafoués, où il est impératif d’opposer les droits des salariés à l’obsession de la rentabilité.

    Dans les entreprises où les salariés se battent pour sauver leurs emplois on tente de détourner leurs luttes en n’écoutant pas leurs propositions, en discréditant leurs représentants comme nous l’avons vécu à Fralib et comme le prouve encore la convocation demain du secrétaire général de la

    CGT de la SNCM et le secrétaire du CE par la direction de la SNCM les accusant de grève illicite.

    Nous savons tous, que tout démontre le contraire, notamment les réunions avec le Préfet et vous-même, ce même Préfet qui a pu vérifier l’exactitude des dires des salariés sur la légalité de la grève et qui dans un même temps leur a envoyé le GIPN pour les faire évacuer du bateau et casser ainsi la grève.

    Alors que les salariés de la SNCM, comme ceux de Fralib se battent pour sauver leurs emplois, est-il normal qu’ils ne soient pas considérés à juste titre ?

    Est-il normal que l’Etat, ses représentants et ses services ne mettent pas tout en oeuvre pour les aider à préserver leurs emplois ?

    Chaque acteur de la vie économique doit prendre position. Le MEDEF local qui prétend sauver les emplois dans ce département reste étrangement silencieux face au comportement d’Unilever, Les collectivités territoriales, des investisseurs soutiennent notre projet de reprise, l’Etat doit

    intervenir pour mettre tout le monde autour de la table.

    Le combat des salariés qui luttent dans ses conditions est encore plus déloyal !

    Cela fait 534 jours aujourd’hui que le géant Unilever tente de fermer l’entreprise.

    534 jours de lutte, ou on a rencontré le monde entier, ou on a tenté d’éviter tous les pièges tendus de toutes part.

    C’est pour ces raisons que nous sommes là.

    Avant que vous répondiez sur les questions qui vous concerne, nous nous félicitons que l’inspection du travail ait pu fournir les éléments de conclusion de l’enquête mené sur les modalités de consultation du comité d’entreprise dans le cadre du PSE.

    Nous espérons que cela va peser pour les suites, car pour nous quoi qu’il arrive nous ne lâcherons rien.

    Marseille le 14 mars 2012.

     

    Les salariés de Fralib en lutte ont été invités à assister à son meeting qu’il tenait hier soir à Marseille.

     

    Ce matin, nous avons participé au rassemblement organisé par l’UD CGT 13 pour soutenir nos camarades marins menacés de licenciement pour oser lutter, comme nous, pour la sauvegarde de leurs emplois.

     

    Nous nous préparons à participer dimanche à la manifestation organisée par le Front de Gauche à Paris pour la symbolique « prise de la Bastille ».

     

    Ils nous ont proposé d’ouvrir la manifestation, ce que nous avons accepté avec beaucoup d’honneur et nous y serons avec notre Eléphant.

     

    Nous sommes sur tous les fronts et vous pourrez aussi nous retrouver dans le 13 H 15 de dimanche sur France 2.

     

    bg header3 r1 c1  logo-copie-1  humanite2010 logo  logo metro 

     

    A découvrir le Clip UNIVOLEUR : 

    http://www.youtube.com/watch?v=BTxwjrEnLA8

     

     

    ENCORE ET TOUJOURS :

     

    CONTINUONS LE BOYCOTT DE LIPTON    

    NOUS NE LAISSERONS PAS PARTIR LE THE DE L’ELEPHANT DE PROVENCE

    Le thé de l’Eléphant est né  il y a  120 ans à MARSEILLE,

    L’Eléphant est Français en Provence il doit rester.


    http://cgt.fralibvivra.over-blog.com

     


    votre commentaire
  •  

    Les ArcelorMittal au QG de Sarkozy

     

    Les ArcelorMittal au QG de Sarkozy

     

    Les ArcelorMittal au QG de Sarkozy

     

    Les ArcelorMittal au QG de Sarkozy

     

    Les ArcelorMittal au QG de Sarkozy

     

    Les ArcelorMittal au QG de Sarkozy

     
    Ce matin, les ArcelorMittal ont pris le chemin de Paris à bord de 4 bus pour piquer-niquer devant le QG de Nicolas Sarkozy. Arrivée à midi. 200 gendarmes mobiles sont postés sur les lieux. Nicolas Sarkozy ne les recevra pas. il a quitté tout à l'heure les lieux, avant l'arrivée des ArcelorMittal, expliquant qu'il devait partir pour la Marne et qu'en raison de ce déplacement, il ne pouvait attendre les métallos. Il a répété qu'il les recevrait lundi à l'Elysée.

    Nicolas Sarjkozy a rappelé la proposition portant sur les 17 M€ auxquels s'ajoutent 2M€. " C'est une proposition concrète". En résumé : il ne proposera rien d'autre lundi aux ArcelorMittal.

    12 h 10  Les ArcelorMittal sont arrivés près du QG de campagne de Nicolas sarkozy. Mais les forces de l'ordre ont bloqué la rue et l'ambiance est particulièrement tendue.

    12 h 15 Les forces de l'ordre font usage de gaz lacrymogène.

    12 h 50 Accueillis avec des gaz lacrymogènes "pratiquement à leur descente de bus", les manifestants d'ArcelorMittal ont décidé de ne pas se rendre à l'Elysée lundi. C'est tout au moins ce qu'ont indiqué des représentants syndicaux CFDT et CGT. Les manifestants, après le face à face avec les forces de l'ordre se sont installés devant les gendarmes mobiles, qui leur interdisent l'accès vers le QG de campagne de Nicolas Sarkozy, pour pique-niquer

    13 h 45. Les ArcelorMittal qui, après leur accueil près du QG de campagne de Nicolas Sarkozy  avec des gaz lacrymogènes, refusent d'aller à l'Elysée lundi se dirigent vers la Tour Eiffel. Ils veulent y déployer une banderole. Aux cris de «merci Sarko», «travaillez plus pour gazer plus», les salariés de Florangeavaient l’intention de déployer une banderole proclamant «l’acier lorrain vivra».
    Ils ont indiqué aussi vouloir se rendre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) au siège d’ArcelorMittal France. Par ailleurs, après la CGT et la CFDT, FO a fait savoir à son tour qu’elle n’irait pas non plus à l’Elysée lundi pour y rencontrer Nicolas Sarkozy.

    14 h 25 : La préfecture refuse qu'une banderole soit déployée sur la Tour Eiffel. Colère des métallos.

     

     

     

    15 h : Le syndicaliste E. Martin : "On nous laisse à terre. Voilà la réponse de l'Etat".

    15 h 50 Les délcarations de Nicolas Sarkozy sur iTélé ("les vrais salariés de Florange sont les bienvenus lundi ou un autre jour" ont évidemment provoqué la colère des métallos. réponse des syndicats : "La CGT et la CFDT représente 75 % des salariés d'Arcelor Mittal Florange.

    15 h 55 : Les émtalos qui, faute de feu vert de la préfecture de Paris, ont déployé sous la tour Eiffel leur banderole "Oui à l'acier" lorrain, s'apprêtent à quitter Paris.

    17 h 25 Le député UMP Damien Meslot, porte-parole adjoint de Nicolas Sarkozy, a demandé jeudi au candidat PS François Hollande de «condamner les actions violentes» des syndicalistes d’ArcelorMittal, après les incidents survenus devant le QG de campagne du président-candidat. «Non seulement ces syndicalistes débarquent à Paris sans rendez-vous pour voir Nicolas Sarkozy, mais ils ont refusé le rendez-vous fixé lundi prochain à l’Elysée par Nicolas Sarkozy pour les recevoir», dénonce le député du Territoire-de-Belfort dans un communiqué. «Cette opération coup de poing menée par une poignée de syndicalistes d’ArcelorMittal est honteuse»,.

    18 h Interrogé sur les échauffourées avec les ArcelorMittal et l'usage de gaz lacrymogènes, Nicolas Sarkozy a répondu à un journaliste: "Qu'est-ce que j'en ai à foutre de ce que vous me dîtes ?"Puis d'ajouter : "Couillon, va !"  avant d'essayer de se rattraper auprès du dit journaliste.


    votre commentaire
  •  

    ArcelorMittal : pique-nique géant à Paris et mobilisation d'artistes

    ArcelorMittal : pique-nique géant à Paris et mobilisation d'artistes

     

    ArcelorMittal : pique-nique géant à Paris et mobilisation d'artistes

     

    Les salariés d'ArcelorMittal à Florange (Moselle) avaient promis "un événement par jour" jusqu'à la présidentielle. Jeudi 15 mars, ce sera pique-nique géant à Paris : des syndicalistes étaient attendus devant le local de campagne de Nicolas Sarkozy. De son côté, le président de la République a proposé aux syndicats de les recevoir à l'Elysée lundi 19 mars.

    Dans le même temps, depuis que Guy Bedos s'est déplacé à Florange, lundi 12 mars, les témoignages d'artistes se multiplient en faveur des sidérurgistes en grève, qui craignent que l'arrêt " temporaire " des deux hauts-fourneaux d'ArcelorMittal ne se transforme en arrêt définitif et menace toute une filière industrielle.

     

    Bernard Lavilliers, qui chanta jadis Fensch Vallée, Jane Birkin, Josiane Balasko, La Grande Sophie, Béatrice Dalle, Agnès Jaoui, Antoine de Caunes, Louis Chedid ou encore Nicoletta… Au total, une cinquantaine de chanteurs et comédiens se sont manifestés ces derniers jours.

    Certains ont envoyé un SMS, tel le designer Philippe Starck. D'autres ont téléphoné, comme le comédien Edouard Baer, qui envisage un déplacement sur le site où l'arrêt " temporaire " des deux hauts-fourneaux du groupe ArcelorMittal menace toute une filière industrielle.

    "C'est la venue de Guy Bedos qui a tout déclenché", observe Pascal Jaskula, directeur de La Passerelle de Florange, petite salle de concert transformée depuis le début du mouvement en "lieu de vie et de solidarité".

    C'est ici que l'intersyndicale a tenu sa première assemblée générale, il y a un mois, et décrété le blocage des bureaux administratifs de la direction locale d'ArcelorMittal. Grâce à l'implication – et au carnet d'adresses – de la petite équipe de La Passerelle, le show business vole aujourd'hui au secours des sidérurgistes.

    "On ne peut pas être indifférent à ce qui se passe à 400 mètres d'ici ", indique Pascal Jaskula, qui ne souhaite "en aucun cas récupérer le combat des sidérurgistes, mais simplement aider. Si le théâtre, la musique peuvent créer du lien et de la visibilité, alors tant mieux."

    "SCALP"

    Le chanteur Cali, qui jouera à La Passerelle le 24 mars, a proposé de rencontrer les manifestants avant son concert. Guy Carlier, qui fit à Florange ses premières armes sur scène, a consacré une chronique dans un magazine télé aux Mittal Lorrains et leur offrira sa pige. "La trace du casque, c'est le scalp de la classe ouvrière que volent des actionnaires", y écrit l'humoriste.

    Bernard Lavilliers, considéré comme le "parrain" depuis qu'il est venu chanter il y a vingt ans à Uckange, où un autre haut-fourneau venait de s'éteindre, pourrait aussi reprendre du service avec quelques amis musiciens pour un "plateau" de soutien.

    Si cette coulée de paillettes suscite un brin d'agacement chez certains, la plupart se sont faits à l'idée que la fin importe plus que les moyens. Les leaders syndicaux eux-mêmes n'hésitent pas à payer médiatiquement de leur personne pour faire vivre leur action. "Après la présidentielle, il sera trop tard", répètent-ils à leurs troupes.

    Nicolas Bastuck

    votre commentaire
  •  

    Florange: nouveau blocage des locaux administratifs d'ArcelorMittal

     

    Florange: nouveau blocage des locaux administratifs d'ArcelorMittal

     

    Florange: nouveau blocage des locaux administratifs d'ArcelorMittal

     

    Des métallurgistes bloquent depuis 06H30 l'accès aux bâtiments administratifs de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle), a constaté mardi un journaliste de l'AFP.

    Une trentaine d'ouvriers portant des chasubles de la CFDT, de la CGT et de FO ont pris position devant le poste de contrôle menant aux "grands bureaux" où travaillent d'ordinaire plusieurs centaines de cadres, et ont improvisé un bûcher avec des ballots de paille et des palettes de bois.

    Les cols blancs embauchant à 08H00 ont été contraints à rester devant les grilles cadenassées par les ouvriers protestataires, qui craignent une fermeture prochaine de l'aciérie.

    "Il s'agit de perturber une nouvelle fois la production du site" qui est en partie pilotée depuis les "grands bureaux", a expliqué un syndicaliste. Le blocage devrait se poursuivre toute la journée, a-t-il assuré.

    "Notre combat, c'est aussi le vôtre", a déclaré le responsable de la CFDT, Edouard Martin. "Aujourd'hui, c'est la filière chaude qui est menacée. Demain, ce sera l'activité +packaging+. Après-demain, ce seront vos emplois avec la fermeture du site", a-t-il ajouté sous les applaudissements.

    "Je travaille mais je suis solidaire du mouvement", a déclaré à l'AFP Charles B., comptable aux moyens généraux. "Ils pourraient quand même nous laisser travailler", a répondu Mylène S., secrétaire.

    Il s'agit du deuxième blocage de l'accès aux bâtiments administratifs de l'usine en moins de deux semaines. Le 28 février, une cinquantaine de métallos avaient bloqué pendant une douzaine d'heures l'accès aux "grands bureaux".

    Ce blocage avait été jugé "inacceptable" par la direction Atlantique-Lorraine du groupe. "ArcelorMittal condamne vivement le blocage (...) par un groupe restreint de syndicalistes (qui) interdisent ainsi l'accès à leur lieu de travail aux autres salariés de l'entreprise", avait estimé la direction dans un communiqué.

    Lundi, les ouvriers ont décidé en assemblée générale de poursuivre leur mouvement avec de nouveaux blocages mardi, une visite des ateliers mercredi et une "montée" à Paris jeudi.

    Une "grande journée nationale" de manifestation sera en outre organisée le 22 mars à Florange par la CGT sur le thème de "L'industrie et la sidérurgie en France", a indiqué ce syndicat qui prévoit de faire venir en Lorraine "des milliers de métallos français et belges".

    Le 8 mars, la direction, accompagnée d'une trentaine de vigiles, avait repris possession des "grands bureaux", investis le 20 février par des métallurgistes aux cris de "Mittal, on veut du travail".

    En engageant le mouvement à la fin février, une intersyndicale CFDT-CGT-FO (la CGC/CFE s'en est retirée depuis) avait promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" si les deux hauts fourneaux de l'aciérie, en sommeil depuis plusieurs mois, n'étaient pas remis rapidement en route.

    ArcelorMittal assure qu'il ne s'agit que d'une mise en veille temporaire, rendue nécessaire par une demande mondiale d'acier insuffisante.


    votre commentaire
  • Un salarié d’EDF refuse de couper le courant, il risque le licenciement

    Un compteur électrique
    Un compteur électrique
    Un compteur électrique Mychèle Daniau AFP/Archives

    Jeff Duval, un salarié de 23 ans technicien d’ERDF/GDF risque d’être licencié prochainement pour avoir refusé de limiter la consommation d’énergie d’une dizaine d’usagers en situation d'impayés à Arcueil, dans le Val-de-Marne.

    Convoqué à un conseil de discipline le 17 février, le jeune homme s’est vu notifier son licenciement qui devrait être effectif dans le mois, selon la CGT.

    La tâche de ce technicien était d’obtenir le paiement des factures ou, à défaut, de "couper" le courant, en limitant la consommation d’énergie.

    Le jeune homme, confronté à des situations très difficiles, n’a pas pu se résoudre à effectuer sa tâche et ce, à plusieurs reprises.

    Service minimum insuffisant

    En effet, selon lui, le service minimum prévu en cas de non paiement est de 1kW, ce qui est bien trop insuffisant pour pouvoir se chauffer.

    Pour la direction, le technicien n’a pas "respecté ses objectifs" et souhaite donc le licencier.

    Selon Frédéric Probel, secrétaire général du syndicat CGT-énergies de Bagneux  qui s’est confié à l’AFP, "tous les agents chargés des coupures de courant se retrouvent un jour ou un autre devant des cas dramatiques et des dilemmes. On refuse que la direction se serve de ce cas-là pour faire un exemple".

    NON au licenciement de Jef

    Pétition de soutien NON au licenciement de Jef

    Comme tous les agents techniques clientèle, il effectue régulièrement des tournées de coupure non paiement (1245 coupures non paiement ont été programmées entre le 1er Juin et le 31 Août 2011 sur la seule Agence d'Arcueil).

    En Août 2011, les services de l'UCF IDF Ouest effectuent (au hasard, bien entendu...) un contrôle sur sa tournée et constatent qu'il n'aurait pas fait de SMI comme il l'avait indiqué lors de son passage...

     

    Apportez votre soutien à Jef dès à présent en signant la pétition


    Je suis solidaire avec la lutte engagée pour empêcher le licenciement de Jef.

    Je demande à Mr BERAUD-DUPALIS, employeur de Jef, de ne pas le licencier.


    > Téléchargez aussi :

    Tract du Syndicat CGT Energie Bagneux


    votre commentaire
  • ArcelorMittal: la direction reprend possession de ses bureaux à Florange

    La direction de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) accompagnée d'une trentaine de vigiles a repris possession jeudi de ses bureaux, investis par des métallurgistes le 20 février aux cris de "Mittal, on veut du travail", a-t-on appris de source syndicale.

    La direction de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) accompagnée d'une trentaine de vigiles a repris possession jeudi de ses bureaux, investis par des métallurgistes le 20 février aux cris de "Mittal, on veut du travail", a-t-on appris de source syndicale.

    La direction de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) accompagnée d'une trentaine de vigiles a repris possession jeudi de ses bureaux, investis par des métallurgistes le 20 février aux cris de "Mittal, on veut du travail", a-t-on appris de source syndicale.

    Le directeur du site, Thierry Renaudin, et ses principaux collaborateurs sont revenus vers 07H00 dans les "grands bureaux", a précisé cette source.

    Mercredi, le tribunal de grande instance de Thionville (Moselle) a autorisé l'intervention de la force publique pour faire lever les piquets de grève paralysant partiellement depuis lundi les approvisionnements et les expéditions de l'usine.

    Lors d'une réunion tenue dans la soirée à Maizières-lès-Metz (Moselle), la direction a informé les syndicats qu'elle était déterminée à faire exécuter cette décision par le préfet de la Moselle, Christian Galliard de Lavernée.

    Dans sa requête introduite en urgence, le numéro un mondial de la sidérurgie avait argué que les blocages dressés par la CFDT, la CGT et FO --la CFE/CGC n'y participe pas-- étaient illégaux et qu'ils lui portaient un grave préjudice économique et commercial.

    Un huissier de justice pourrait demander dans la matinée aux métallurgistes de lever leurs barrages. S'ils refusent, la direction, qui considère ces blocages comme le fait d'une "minorité", sera en droit d'exiger du préfet une intervention des forces de l'ordre. Celui-ci garde toutefois la possibilité de ne pas exécuter la décision du TGI de Thionville mais dans ce cas il expose l'Etat à être assigné en responsabilité par ArcelorMittal pour les pertes d'exploitation que ce refus entraînerait.

    Les métallos perturbent depuis le 20 février l'activité de l'aciérie mosellane pour obtenir le redémarrage de deux hauts fourneaux en sommeil depuis plusieurs mois.

    La direction assure que cette mise en veille n'est que temporaire et qu'elle est rendue nécessaire par une baisse conjoncturelle de la demande mondiale d'acier. Environ 300 camions et une vingtaine de trains de marchandises sortent habituellement chaque jour de l'usine chargés de bobines d'acier destinées, principalement, aux industriels de l'automobile.

    http://www.lepoint.fr

    Arcelor Florange - Médiation à 14h30

     

    Léo Tissier   Notre fil info dans cette fiche vous fait vivre en direct la situation à Florange.

     

    Jeudi 8 mars :

    Sur les barrages, les manifestants, emmenés par la CGT et la CFDT, restent décidés à ne pas bouger.

     

    11h :Sur son compte Twitter la CFE-CGC Sidérurgie annonce son retrait définitif de l'intersyndical ArcelorMittal Florange.

     

    10h30 : annonce d'une réunion de médiation à 14h30 à la sous-préfecture de Thionville. Le Préfet évite pour l'instant l'envoi des forces de l'ordre pour dégager les accès. Les salariés qui le souhaitent peuvent entrer et sortir mais pas les camions.

     

    9h45 :Accompagné d'un commissaire de police, l'huissier vient demander aux manifestants la levée des points de blocage du site de Florange. Refus des manifestants.

     

    7h :Le directeur du site, Thierry Renaudin, et ses principaux collaborateurs, accompagnés d'une trentaine de vigiles ont repris possession de leurs bureaux, qui avait été investis par des métallurgistes le 20 février aux cris de "Mittal, on veut du travail".

     

    Toute l'actualité du mouvement à suivre ci-dessous en temps réel :


    votre commentaire
  • Toujours rien de concret quant au redémarrage de la filière liquide et de l’étamage 2 !

     

    Le président de la république a fait par l’intermédiaire d’un communiqué de presse des annonces concernant des investissements et le redémarrage de la filière liquide au 2ème semestre. Tout d’abord, ces annonces sont le résultat de la mobilisation des salariés et des Organisations Syndicales et bien sur d’une opération électoraliste. La CGT tient à rappeler qu’une partie de ces investissements étaient déjà prévus dans le cadre de l’acceptation du chômage partiel (APLD) par les pouvoirs publics. De plus les investissements sur la cokerie étaient déjà à l’étude, ceux-ci sont indispensables pour continuer à alimenter le site de Dunkerque et assurer la sécurité du site sachant que cette installation est classée Seveso 2.

    Pour mémoire, cette installation fonctionne normalement et n’est pas liée à l’arrêt de la filière liquide. Nous avons toujours en mémoire les promesses non tenues du président de la république à Gandrange avec à la clé, la fermeture de l’aciérie de ce site. Les sidérurgistes n’ont pas seulement besoin d’annonces mais surtout d’actes. L’avenir de Florange passe par le redémarrage immédiat de notre filière liquide et de l’Etamage. Ce ne sont pas les commandes qui manquent puisque le groupe reconnaît refuser celles qu’il juge insuffisamment rentables. De plus il a annoncé qu’il allait acheter 60 000T de brames à Seversthal pour alimenter Brême et Gand. Ce dont nous avons besoin, ce sont des investissements aussi bien sur la recherche et développement que sur l’ensemble de nos installations des HFX aux Usines à Froid.

    Les profits existent au sein d’Arcelor Mittal (2,3MDS) la priorité doit être investie pour l’avenir avec au cœur de l’économie, l’humain d’abord. Alors que Mittal va verser aux actionnaires 53% des bénéfices nets en 2011 au lieu des 46% en 2010 en dividendes.

    La CGT ne laissera pas le débat sur la politique industrielle exclusivement au patronat et au gouvernement. Les salariés qui contribuent à la création de richesses doivent avoir leurs mots à dire et être force de proposition. C’est dans cet esprit que la CGT va organiser une journée d’action sur l’industrie le 22 mars 2012 à Florange avec à l’ordre du jour la défense de la sidérurgie en France et en Lorraine. Pour la CGT, la défense de l’industrie s’inscrit dans le cadre de la défense de la filière Sidérurgie automobile.


    votre commentaire
  • Thierry Hainaut, victime de la CPAM

    Cela nous concerne tous. La mort de Thierry Hainaut met en avant les conditions de travail à la CPAM, proches de l'abattage. Un service public en passe d'être privatisé. AGISSONS !

    Voilà. triste nouvelle encore et encore. Le suicide de Thierry Hainaut à la CPAM de Beziers, une victime de plus à accrocher au tableau des chasseurs de profits. Tandis qu'à Montpellier Sarko tente de faire croire aux enseignants qu'ils doivent travailler plus pour gagner 500 euros de plus à la fin du mois, un homme jette l'éponge à la CPAM à quelques kilomètres de la capitale languedocienne.  Sarko le camelot estime que les enseignants seraient mieux payés s'ils étaient moins nombreux. Outre le fait que c'est une vérité de la Palisse, il y a la réalité. Quarante élèves par classe dans le privé, ça ne suffit pas ? Il faut des cheptels de 1000 bêtes dans chaque classe peut-être. Le prof. donnerait ses cours avec un porte-voix. L'école tournerait 24/24, en équipes qui feraient les trois huit. A la fin des cours, les plus faibles seraient piétinés par les plus forts. On appellerait ça la sélection naturelle. Ce serait marrant non ? Enfin, on en entend des vertes et des pas mûres comme dirait ma grand-mère. Se sacrifier ? pour qui pour quoi ? Pour avoir un peu plus de fric à la fin du mois ? Est-ce que votre vie  a un prix ?

    Enfin ! Pour la première fois, Sarko, hué, sifflé, bousculé par un millier de jeunes bayonnais, s'est réfugié dans un bar à Bayonne où il a été libéré par les CRS. Un coup de Hollande, il a décrété le président. Un peu comme Montebourg la veille qui décide que des jeunes alcoolisés ont été envoyés par Le Pen pour l'emmerder à la sortir de son resto du XVIème. Les raccourcis sont faciles mais ils ne convainquent que ceux qui les font. Sarko ne veut toujours pas admettre qu'on en a ras-le-bol de sa gueule. On n'a pas besoin d'être commandités par Hollande pour le ressentir. Coup de chapeau aux jeunes bayonnais qui ont su profiter d'une faille du service de sécurité du candidat Sarkozy. Les cars de mémés ne sont sans doute pas arrivés à temps pour faire la claque à leur champion imposé ! Le voilà tout maigre jeté en pâture au milieu du vrai peuple ! Wouaf  ! Ah ça change du yacht à Bolloré ! C'est plus caustique !

    Trève de plaisanterie, je vous parlais de Thierry Hainaut. Personne ne le connaissait avant qu'il se suicide. Plus que je ne pourrais en dire, voici la lettre qu'il a laissée, qu'il a envoyée à de nombreux employés de la CPAM, pour que son geste serve à quelque chose. Je vous la transmets, espérant qu'elle fera le tour du WEB. Pourquoi cela nous concerne ? Parce que la CPAM, après les nombreuses compressions et modifications est en passe d'être privatisée comme les autres services publics. Le geste de Thierry Hainaut, à quelques semaines des élections nous incite à une vigilance particulière. Nous devons choisir le candidat qui nous garantira un service public pour tous, et non pas pour les riches. Je vous engage aussi à lire les très nombreux commentaires déposés à la suite des articles du Midi Libre. Ce sont pour la plupart des témoignages de gens qui travaillent ou ont travaillé à la CPAM. Tous le même cri d'alarme !

     

    Béziers Suicide d'un agent de la CPAM : un mail bouleversant et accablant sa direction

    Midilibre.fr
    01/03/2012, 11 h 59 | Mis à jour le 01/03/2012, 14 h 45
     

    Voici des extraits du mail envoyé par Thierry Hainaut, employé de la CPAM de Béziers qui s'est suicidé par pendaison hier soir sur son lieu de travail. Avant son geste, il aurait adressé ce mail intitulé "Adieu..." vers 20h33 à sa direction, son entourage, ses collègues, et d'autres représentants de l'entreprise ou le député Elie Aboud. Voici des extraits de sa lettre :

    "Bonsoir,

    Nous sommes le 29 février 2012. Il est 20 heures 15. Si vous lisez ce mail, c'est que je vous ai quittés, définitivement. (...)

    J'ai tenu à vous informer de mon geste, car il est la conséquence directe de l'enfer psychologique que je vis au quotidien depuis 2 ans, que j'ai pourtant essayé de surmonter, de toutes mes forces, pour mon épouse et mes enfants, mais qu'aujourd'hui je n'arrive plus à assumer.

    Certes, en mettant fin ce soir à mes tortures et angoisses de chaque jour, je règle mon problème. Mais il était de mon devoir de faire en sorte que cela puisse servir (peut-être …) à toutes celles et à tous ceux qui pourraient être dans ma situation, pour leur éviter d'en arriver là où je suis. C'est la raison de ce message.

    Ma vie professionnelle m'a beaucoup gâté. Ayant commencé à travailler à la CPAM de Béziers en 1980 comme fichiste, j'ai eu la chance de pouvoir montrer que j'étais capable de faire des choses a priori intéressantes, puisque j'ai gravi un à un les échelons jusqu'au poste de cadre niveau 9 au bout de 29 ans de carrière.

    Et puis il y a eu cette fusion des CPAM de Béziers et de Montpellier, qui a fait que depuis deux ans, je me traîne misérablement dans ce qu'on appelle communément un "placard". Je ne peux plus supporter qu'on me laisse crever lentement sans même avoir pris la peine d'écouter mes appels au secours ni de m'expliquer pourquoi."

    Dans ces mots, il vise directement la direction de la CPAM en accusant :

    "de m'avoir mis dans un placard dès son arrivée, et de m'y avoir laissé pourrir en ne me confiant que quelques très rares tâches qui auraient pu être prises en charge par des cadres de "premier niveau" (...)

    de n'avoir rien fait pour au moins essayer de trouver une solution à ma situation, alors qu'il en était informé de ne même pas avoir lu les compte rendus de mes EAEA 2010 et 2011, et les lettres que j'ai remises en ces occasions en demandant qu'elles figurent à mon dossier personnel, alors que son attention avait été attirée sur mon état à plusieurs reprises par mon responsable hiérarchique direct. S'il les a lus et qu'il n'a rien fait, c'est encore plus grave."

    D'avoir ainsi pourri mes deux dernières années sans me laisser la moindre chance de survie J'ai été : tué professionnellement, détruit psychologiquement. Je croyais que le management consistait à travailler ensemble, en bonne intelligence, à déléguer, écouter, réunir, fédérer et valoriser les compétences de chacun. (...)

    J'ai essayé de tenir bon, mais jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, c'était devenu vraiment trop dur, et je vois bien que je n'arrive plus à donner le change, au travail, et dans ma famille. Je demande pardon à celles et ceux à qui je vais faire de la peine, et à qui je manquerai, au moins un peu. (...)

    Je pars sans haine vis-à-vis de qui que ce soit. J'ai seulement d'immenses regrets pour mon épouse et mes enfants de les abandonner. Je crois qu'ils avaient encore besoin de moi. Puissent-ils un jour me pardonner … 

    Je vous les confie, à vous, celles et ceux qui m'ont apprécié seulement pour ce que je pense avoir été : un homme droit, honnête et sincère, avec tous mes défauts et mes quelques qualités, mais avec des convictions, certes pas toujours dans le "politiquement correct", mais qui était capable de les assumer sans avoir à baisser les yeux. (...)

    Je m'appelais Thierry Hainaut, et j'aurais eu 52 ans le 31 mai 2012."

    http://dl.dropbox.com/u/55874639/M1FDBEZIERS_510.jpg

    http://o-pied-humide.over-blog.com


    votre commentaire
  • #article40, l’UMP jusqu’au bout du pire

    La Proposition de loi de M. Jean-Luc WARSMANN relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives vient d’être adoptée par l’Assemblée Nationale. Son  article 40, très décrié par les syndicats, vise à se passer de l’accord du salarié en cas de modulation des horaires sur une longue période, sans variation de salaire. Il précise que la mise en place d’une répartition des horaires sur une période supérieure à la semaine et au plus égale à l’année ne constitue pas une modification du contrat de travail.

    Quel cynisme ahurissant ! Quelle négation des droits les plus élémentaires du salarié ! Comment peut-on cautionner une telle mesure qui constitue une entorse sans précédents aux droits des salariés en la présentant de surcroit comme un progrès, comme a l’impudence de le faire l’UMP  !? Inadmissible et scandaleux.  Candidats de gauche, allez vous l’abroger ?

    http://gauchedecombat.com/


    votre commentaire
  • Le 29 février, tous ensemble contre l’austérité !

     

    Les 1er et 2 mars, le sommet Européen doit entériner le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire » qui condamne les peuples d’Europe à de nombreuses années d’austérité. En réaction, la Confédération Européenne des Syndicats organise une journée de mobilisation le 29 février partout en Europe, qui se traduit par des initiatives diverses selon les pays : débrayages, manifestations, rassemblements, diffusions de tracts, etc. En France, dans de nombreux départements, des manifestations sont organisées par la CGT, l’UNSA, la FSU et Solidaires, parfois aussi la CFDT. Des appels à la grève sont lancés dans quelques secteurs professionnels par des syndicats CGT et Solidaires.

    Dans tous les pays, gouvernement et patronat mettent en oeuvre une succession de plans d’austérité qui répondent aux exigences des institutions capitalistes mondiales : Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Banque Centrale Européenne, etc. Leur recette est simple : faire payer les peuples, exploiter toujours plus les travailleuses et les travailleurs, pour accroître le pouvoir et les profits d’une petite minorité (capitalistes, banquiers, industriels, …)

    Détruire les services publics et la protection sociale, bloquer les salaires et les pensions, augmenter la productivité des salariés, taxer la population laborieuse, installer la précarité dans tous les secteurs, attaquer les qualifications et les savoirs des travailleurseuses… c’est une guerre sociale qui est menée contre les salarié-e-s, les chômeurs/ses, les retraité-e-s. Pour arriver à leurs fins, patronat et gouvernements s’attaquent à toutes les conquêtes démocratiques, aux libertés et droits syndicaux, conquis par les précédentes générations, anéantissent les législations sociales dans chaque pays, répriment celles et ceux qui résistent, stigmatisent les populations pauvres et immigrées. Dans une telle situation, il faut jeter toutes nos forces dans la lutte !

    La dette contractée par nos gouvernements successifs et l’endettement privé ont servi à faire tourner le système, à dissimuler un partage de plus en plus inégalitaire des richesses au profit des capitalistes, banquiers ou industriels, à accroître les bénéfices des actionnaires. Il faut annuler les dettes publiques dont nous ne sommes pas responsables. La crise marque l’échec des politiques qui visent à confier au marché le sort de l’humanité. C’est le système lui-même qui est en crise, qu’il faut mettre en cause, auquel il faut opposer une alternative.

    Il faut répartir autrement les richesses que nous produisons ; des mesures immédiates peuvent être prises ; nos mobilisations peuvent les imposer : modifier totalement les systèmes fiscaux, augmenter les salaires, pensions et indemnités, créer des emplois socialement utiles et stables, etc. Mais cela doit s’appuyer de mesures structurelles fortes : développer des services publics pour tous les secteurs qui sont un bien commun utile à la société, assurer la protection sociale de tous, promouvoir la formation et la culture, rendre effective l’égalité entre hommes et femmes, etc.

    Le système capitaliste connaît une crise structurelle, profonde. Une partie du mouvement syndical a accepté l’essentiel de son fonctionnement et de ses objectifs. Ce syndicalisme-là est devenu un rouage du système. Au contraire, beaucoup de collectifs syndicaux poursuivent l’action émancipatrice du syndicalisme : défendre les intérêts immédiats des travailleurs et des travailleuses, et construire une société qui ne repose plus sur la domination et l’exploitation de la majorité de la population. Ce syndicalisme, le nôtre, est internationaliste.

    La crise fait monter la xénophobie, le racisme. Nous combattons ces deux fléaux par la construction de la solidarité internationale des travailleurs/ses !

    Ensemble dans toute l’Europe !

    Le peuple grec est le plus durement attaqué par les institutions européennes. Mais des attaques de même nature sont déjà lancées dans de nombreux pays. En Grèce, au Portugal, en Belgique, Italie, Espagne, Grande-Bretagne… grèves nationales et manifestations d’ampleur se sont succédées ces derniers mois. Avec nos partenaires européens, nous dénonçons les accords signés récemment par le patronat et certains syndicats, en Italie, Espagne ou Portugal, car ils organisent la régression sociale, la casse des acquis collectifs des générations précédentes. Coordonnons-nous au plan européen, renforçons les syndicats qui refusent la résignation et organisent la résistance pour gagner !


    Proclamer notre solidarité est nécessaire, mais c’est insuffisant : nous devons lutter ensemble ! Agir ensemble en Europe, le même jour, est un premier pas dans ce sens.


    Nous refusons ces traités européens dirigés contre nous !

    Nous participerons aux manifestations du 29 février, parce que nous sommes avec celles et ceux qui refusent les traités européens antidémocratiques que veulent imposer gouvernants, financiers et patrons. Ces textes ont un dénominateur commun : faire payer toujours plus les salarié-es, les chômeurs/ses, les jeunes, les retraité-es, à coup de salaires bloqués, d’allocations de misère, de conditions de travail détériorées, de précarité généralisée…

    Les dernières mesures de Sarkozy renforcent les inégalités, accentuent la pauvreté

    * La TVA est l’impôt le plus inégalitaire. Sa hausse à travers la TVA antisociale, provoquera une hausse des prix et donc une baisse du pouvoir d’achat, dont les conséquences les plus graves affectent celles et ceux qui ont les revenus les plus faibles.

    * Les accords dits de « compétitivité », vantés par le gouvernement, exaucent un voeu patronal : piétinant Code du travail et conventions collectives, il s’agit d’imposer aux travailleurs/ses soit une baisse des salaires, soit une augmentation du temps de travail sans rémunération supplémentaire.
    * Dans cette période de « fin de règne », la majorité de l’Assemblée nationale vote une succession de lois directement dirigées contre nous : loi Warsmann qui permet à l’employeur de modifier à sa guise et sans limite les horaires et l’aménagement annuel du temps de travail en privant les salarié-es de la protection de leur contrat de travail, loi antigrève dans les transports aériens, terrestres et les aéroports, journée d’arrêt-maladie non payée dans la Fonction publique et d’autres entreprises, baisse de l’indemnité journalière des salarié-es malades, création d’un impôt sur les complémentaires santé…

    Les négociations annuelles obligatoires qui ont lieu dans les entreprises se traduisent dans la quasi-totalité des cas par des propositions patronales aussi lamentables que non discutables … Jusqu’au moment où le rapport de forces change, par l’action collective des salarié-es ; c’est ce que montre de nombreuses grèves locales.

    Cette résistance sociale se retrouve aussi à travers plusieurs luttes pour l’emploi. Ces deux aspects – emplois et salaires – ne s’opposent pas, au contraire ils sont liés ; tout comme la protection sociale, les conditions de travail, le refus de la précarité, … C’est l’avenir de toute la population locale que défendent les travailleurs et travailleuses qui refusent les fermetures d’entreprises, les suppressions d’emplois publics

    Le mouvement syndical doit agir à travers les frontières pour imposer un autre système que celui qui exploite les travailleurs/ses, pille les ressources naturelles et les pays pauvres, organise la faim, la misère et la précarité, attaque partout les libertés démocratiques et les droits fondamentaux … Nous construisons un réseau syndical alternatif en Europe, ouvert à toutes les forces qui veulent lutter contre le capitalisme et le libéralisme, pour les intérêts et les aspirations des salariés-es, pour l’émancipation de toutes et tous, pour le bien commun, pour la transformation de la société.

    C’est à eux de payer leur crise.
    A nous de leur imposer par la lutte nos exigences sociales.

     


    votre commentaire
  • La direction de Meister envoie une milice pour récupérer son matériel

    Du jamais vu dans un conflit social, la direction allemande de Meister a envoyé dimanche une quinzaine d'hommes sur le site de Sprimont, en province de Liège, pour y récupérer trois camions remplis de matériel. Les syndicats s'opposent à cette "manoeuvre de force" et ils sont déterminés à ne pas laisser sortir le convoi.

    Ce dimanche après-midi, vers 14h, une quinzaine d'hommes armés de matraques, de battes de baseball et de sprays lacrymogènes se sont introduits dans l'entreprise Meister de Sprimont. Un véritable commando d'une société privée de gardiennage allemande envoyée par la direction allemande pour récupérer des pièces de voitures fabriquées dans sa filiale belge. 

    Les syndicats sont bien décidés à s'opposer à cette manœuvre. Les agents privés de sécurité ont sorti de force violemment le personnel. Trois ouvriers ont porté plainte pour coups et blessures. Une trentaine de policiers sont arrivés sur place. Les hommes du groupe privé sont bloqués à l'intérieur avec trois camionnettes et deux camions. Dehors, une cinquantaine de travailleurs et de syndicalistes refusent de les laisser sortir et cela risque de durer toute la soirée.

    Le conciliateur social, Jean-Marie Fafchamps, est arrivé sur place en début de soirée. Il a annoncé qu'un conseil d'entreprise extraordinaire devait être organisé. En attendant, il a été interdit à la milice de sortir du site. Le bourgmestre de la commune a également décidé d'interdire, pour des raisons d'ordre public, tout mouvement de véhicule "tant que la réunion du conseil d'entreprise extraordinaire n'a pas eu lieu", a-t-il expliqué (écoutez, ci-contre).

    Vers 19h30, une délégation de la FGTB et de la CSC est entrée dans le bâtiment avec le conciliateur social pour tenter de négocier avec les membres de cette milice. Peu avant 21h, on apprenait que les négociations étaient interrompues et qu'un membre de la direction allemande était toujours attendu sur place. La direction allemande de Meister a demandé aux travailleurs de laisser passer ces personnes avec le matériel. Ce qu'ils ont refusé. Travailleurs et syndicalistes sont prêts à y passer la nuit.

    Les relations sont tendues depuis quelques jours chez Meister Benelux entre la direction et le personnel. Les travailleurs ont appris lundi, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, que deux importantes commandes qui devaient être réalisées sur le site belge de Meister seront traitées ailleurs. Mercredi, la direction avait été séquestrée par les travailleurs à Sprimont.


    C.B. avec M.-P. Deghaye et E. Dagonnier


    votre commentaire
  • Avec ce blocage, les syndicalistes espèrent désorganiser la fabrication dans l'industrie automobile qui, note l'un d'entre eux, "travaille à flux tendu".

    Avec ce blocage, les syndicalistes espèrent désorganiser la fabrication dans l'industrie automobile qui, note l'un d'entre eux, "travaille à flux tendu".AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

    Deux cents à trois cents métallurgistes de l'usine ArcelorMittal de Florange, dans la Moselle, ont bloqué, jeudi 23 février, la sortie des expéditions du site pour tenter d'obtenir de la direction le redémarrage des hauts-fourneaux, à l'arrêt depuis octobre.

    Car, même si ses deux hauts-fourneaux sont en sommeil depuis plusieurs mois, l'usine produit toujours quelque 200 000 tonnes par mois d'acier technique pour l'industrie automobile. Les syndicats craignent la "mort programmée" du site, où travaillent cinq mille salariés, après l'annonce de la direction, la semaine dernière, que les hauts fourneaux ne redémarreraient pas au deuxième trimestre. Le numéro un mondial de la sidérurgie assure qu'il ne s'agit que d'une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante.

     

    "Nous avons décidé de frapper Mittal là où ça fait mal : le portefeuille", a déclaré le responsable CFDT Edouard Martin, en annonçant "un blocage d'une durée illimitée". "Nous allons nous constituer un trésor de guerre, un butin du fruit de notre travail", a-t-il expliqué. Au même moment s'ouvrait à La Plaine-Saint-Denis, au siège français d'ArcelorMittal, un comité central d'entreprise sur l'avenir du site de Florange.

    "TRAVAIL À FLUX TENDU"

    Par ce blocage, les syndicalistes espèrent désorganiser la fabrication dans l'industrie automobile qui, rappelle l'un d'entre eux, "travaille à flux tendu". ArcelorMittal Florange livre ses produits finis aux constructeurs Peugeot, Volkswagen, Mercedes, Audi et Toyota. Cette action "coup de poing" est la première menée par l'intersyndicale CGT/CFDT/FO/CFE-CGC, après l'occupation de la direction, lundi. L'intersyndicale a promis qu'elle serait "le cauchemar du gouvernement", jusqu'au 6 mai, date du second tour de l'élection présidentielle.

    ArcelorMittal a décidé récemment la fermeture définitive de hauts-fourneaux à Liège et à Madrid, les autres – deux à Florange, un en Allemagne, deux en Pologne, deux en Roumanie et un en République tchèque – sont officiellement mis en veille en attendant la reprise des commandes.

    Mardi, le président-candidat Nicolas Sarkozy a affirmé : "On fera tout pour que [le site de Florange] rouvre." La fédération FO de la métallurgie a interpellé mercredi la direction du groupe et les pouvoirs publics, exigeant des engagements écrits sur l'avenir de l'usine.

    http://www.lemonde.fr/


    votre commentaire
  • Nous venons d’apprendre le décès de Jacqueline Krasucki, l’épouse d’Henri, et en guise d’hommage à sa compagne, je voudrais simplement rappeler ces années de combat qui vont des années 1975 à 1984, le soutien d’Henri dans les grandes luttes et de son épouse Jacqueline qui a vécu ces moments particuliers où son mari était sur la brèche, avec nous les métallos, à n’importe quel moment du jour et de la nuit, pour aider aux combats de l’époque et d’une CGT qui luttait et se battait pour le devenir de l’industrie et contrait les abandons de Mitterrand dès 1982 à partir du plan de rigueur et le lâchage de la sidérurgie.

    Ses obsèques ont lieu :

    lundi 27 février 2012 au cimetière du Père Lachaise à 15h15

    allée 97 (face au mur des Fédérés) – entrée rue des Rondeaux (Métro Gambetta).


    Les condoléances peuvent être adressées à :

    Robert Delhaye, son frère et à Françoise et Pierre Krasucki à l’adresse de Robert Delhaye

                87, rue Curial – BP 471  75019 Paris

    ou à l’IHS-CGT    263 rue de Paris – case 2-3

    93516 Montreuil Cedex

    Courriel : ihs@cgt.fr

    Bien à vous,


    votre commentaire

  • votre commentaire
  • Entre 100 et 200 métallurgistes ont investi lundi vers 08h00 dans le calme les locaux de la direction de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle). Répondant à l'appel d'une intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC, les ouvriers, pour la plupart casqués, sont entrés dans les "grands bureaux" de l'usine, aux cris de "Mittal, on veut du travail".

    Dénonçant une "mort programmée du site" ArcelorMittal de Florange, des ouvriers ont investi lundi matin les locaux de la direction. Les syndicats ont promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" s'ils n'étaient pas épaulés dans leur lutte

     
    Les Aux cris de "Mittal, on veut du travail", cent à deux-cents métallurgistes, pour la plupart casqués, ont investi lundi vers 8 heures du matin les locaux de la direction de l'usine ArcelorMittal de Florange. Répondant à l'appel d'une intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC, les ouvriers sont entrés dans les "grands bureaux" de l'usine avant de se rendre dans les étages supérieurs, dont la direction générale était absente. Selon Edouard Martin, membre CFDT du Comité central d'entreprise d'ArcelorMittal, il s'agit de "mettre au chômage technique la direction". Et le syndicaliste a prévenu : "Nous resterons dans ces bureaux tant que les haut-fourneaux de l'usine n'auront pas redémarré". Histoire de bien marquer la détermination des ouvriers, une source syndicale a annoncé que des tentes allaient être érigées sur les pelouses de l'usine lors de cette occupation qui devrait se prolonger plusieurs jours.

    Pour les syndicats, la décision de la direction de ne pas remettre en route la filière liquide à Florange annonce une "mort programmée du site" où travaillent quelque 5000 personnes, dont 3000 en CDI. Lors d'une assemblée générale la semaine dernière, les syndicats ont promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" s'ils n'étaient pas épaulés dans leur lutte.

    Un arrêt des hauts fourneaux qui s'éternise

    A Florange, l'arrêt des hauts fourneaux était annoncé comme provisoire. Pourtant, il s'éternise. Et les syndicats de l'usine tirent le signal d'alarme à deux mois de l'élection présidentielle sur les risques de fermeture du site. La direction a confirmé la semaine dernière à l'intersyndicale qu'aucun redémarrage des fourneaux n'était prévu avant la fin de 2012, et que la situation actuelle, qui se traduit par du chômage partiel pour 2600 des 5000 employés du site durerait au moins jusqu'à la fin du deuxième trimestre et pourrait se poursuivre sur l'ensemble de l'année, a dit la CFDT.

    En octobre, le directeur du site de Florange, Thierry Renaudin, avait affirmé que la "mise en veille" du haut fourneau P6 était "conjoncturelle". Et ce fameux "P6" cristallise aujourd'hui toutes les inquiétudes et les derniers espoirs des salariés : il est le dernier du groupe sidérurgique encore en activité en Lorraine. Il doit être en activité pour recevoir un projet européen Ulcos de captage de CO2, représentant un investissement de quelque 600 millions d'euros et sur lequel la Commission européenne doit statuer en juin-juillet. Les syndicats estiment que seul ce projet, qui ferait de Florange un site pilote pour la capture et le stockage de CO2 dans le sol, garantirait l'avenir.

    Mais le contexte ne laisse que peu d'ouvertures pour les salariés : après avoir décidé fin 2011 la fermeture définitive de ses hauts fourneaux de Liège en Belgique et la mise à l'arrêt de ceux de Florange et d'Eisenhüttenstadt, en Allemagne, ArcelorMittal a annoncé en janvier des suppressions d'emploi en Pologne et la fermeture de son aciérie de Madrid. Et la direction a confirmé la semaine dernière qu'elle allait présenter jeudi aux représentants du personnel un projet de prolongation de la fermeture temporaire du site pour le deuxième trimestre.

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique