• Suicide et travail

    Mardi 26 avril, un salarié de France Télécom s’était suicidé par le feu sur le parking du site de Mérignac en Gironde. Le lendemain, 300 salariés lui rendaient hommage en exprimant leur colère.

    Ce salarié technicien de plus de trente ans d’ancienneté à France Télécom occupait un poste de contrôleur des risques liés aux conditions de travail. La direction appelle cela « préventeur ». Dans les faits ce salarié se sentait pris entre la pression de l’entreprise qui voulait faire accepter ses décisions, et sa volonté de faire respecter des conditions de vie et de santé correctes pour ses collègues.

    Les appels au secours s’ont pas été entendus actant par une longue lettre envoyée en 2009.

    On dénote dans les centres d’appels des conditions d travail difficiles par les contrôles et les flicages qui s’y appliquent.

    Rappelons :

    Que La revue « santé et travail» du mois d’avril, revue éditée par des mutualistes s’intéressait à la prévention des risques psychosociaux au travail, (RPS) en matière de prévention au travail. On y apprenait que les accords signés dans un tiers des entreprises de plus de 1000 salariés laissent à désirer. On y apprenait également que le ministre du Travail, Xavier Bertrand, devait effectuer un bilan de ces accords, dont la négociation est obligatoire dans les grandes entreprises depuis 2009. Cependant malgré cette obligation seulement 230 entreprises ont rédigé ce rapport sur les 1300 sociétés concernées, selon la revue. De plus ces accords occultent l’articulation entre le stress et le travail. En effet « Au lieu de mettre en avant le fait que l’organisation du travail ne donne plus aux salariés les moyens dont ils ont besoin pour faire un travail de qualité, elle fait reposer sur les personnes la responsabilité de leur stress. » le stress pour les salariés serait la conséquence « d’un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face » En d’autres termes ON FAIT REPOSER SUR LE salarié LA RESPONSABILITÉ DE son STRESS. Le salarié stressé ne peut s’en prendre qu’à lui-même. En conclusion, « la personne doit se soigner alors qu’elle fait justement une maladie de ne pas pouvoir soigner son travail.

    Les actions mises en œuvre sont dans cette logique ’un soutien individuel avec un numéro vert» , Eventuellement une salle de repos, un baby foot , Renault « a été une des premières entreprises à installer en son sein, dès les années 1990, un observatoire du stress ». Cependant on note des suicides en 2006 et 2007 au Technocentrede Guyancourt (Yvelines). Un travail bien fait est un travail de qualité il faut du temps, de la formation. Une organisation de proximité tout en évitant le taylorisme. Or de nos jours c’est l’inverse qui se passe et dans d nombreux secteurs Alors ces accords On peut douter de leur efficacité

    En conclusion la vague de suicides ne s’est pas arrêtée non plus : sur les 60 suicides de salariés qui ont eu lieu depuis trois ans, 28 ont eu lieu depuis 2010. On dénote des suicides également à la SNCF humanité de ce jour Martine Lozano militante associative

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    De : MARTINE LOZANO
    vendredi 6 mai 2011



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