• Spékulator et droit à polluer

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    Elections ou pas Spéculator et ses pompafrics'men poursuivent leur travail.

    La presse nous apprend que par les coursives du Titanic financier des pompes ont été branchées sur les coffres pour récupérer le carburant et le doter aux flibustier qui croisent en attente d'un naufrage.

    Le Monde Informe, médiapart qui semble avoir sorti l'affaire dénonce, pour l'instant l'Huma traque la bulle spéculative du côté de face Book (ce qui est certainement vrai) silence à Libé, le Figaro titre sur le panier de la ménagère ...qui coûte cher en carbonne.

    Mélenchon d'après le Monde est le seul à avoir réagi .

    Et pourtant ce n'est pas du poid de la graine de sésame qu'il s'agit.

    Commençons par le Monde qui fait dans le technique avec une interrogation sur la période choisie : 

    Le Monde de ce jour :

    Outil de protection ou instrument de spéculation ? Le débat émerge avant le lancement le 16 avril - six jours avant le premier tour de la présidentielle - d'un nouveau produit financier assis sur l'évolution future des emprunts d'Etat français. Créé par Eurex, filiale du groupe allemand Deutsche Börse, ce contrat à terme permettra aux investisseurs de parier sur la hausse ou la baisse des obligations françaises à l'avenir.

    Ce "future", dans le jargon des financiers, est semblable à de multiples produits existant notamment dans les matières premières : cette technique permet par exemple à un producteur de blé de s'assurer dès aujourd'hui de figer le prix de vente de sa production de demain ou à un industriel de sécuriser son approvisionnement ; mais il constitue aussi une arme pour spéculer. Dans les années 1990, il existait d'ailleurs un tel produit sur la dette de la France.

    "POURQUOI PRENDRE UN TEL RISQUE ?"

    "Le timing du lancement de ce nouveau produit est troublant, note Marc Fiorentino, président d'Euroland Finance. Il va faciliter grandement la spéculation sur la dette française." Un investisseur souhaitant parier contre celle-ci avait jusqu'ici deux outils : d'abord, les "credit default swaps" (CDS), ces contrats d'assurance contre la faillite d'un emprunteur, mais leur utilisation est en train d'être limitée à ceux possédant des titres de dette ; ensuite, la vente à découvert, quand l'investisseur vend aujourd'hui un produit financier qu'il n'achètera que plus tard, mais ce marché de gré à gré reste circonscrit à un nombre limité d'intervenants, car très technique.

    Le contrat Eurex - organisé et permettant de prendre des positions aussi bien sur la vente que l'achat - ouvre donc la porte à de nouveaux acteurs... "Pourquoiprendre un tel risque ?, s'interroge l'eurodéputé Pascal Canfin (EELV), spécialiste des questions financières. Pour que ce produit soit un instrument de couverture et non de spéculation, il aurait fallu restreindre son utilisation à des investisseurs ayant effectivement de la dette française."

    Pour ses défenseurs, un tel produit doit permettre de rendre le marché des emprunts français plus attractif, car les investisseurs pourront se protéger contre des variations trop brutales, comme c'est le cas en Allemagne. Sur le modèle allemand, un "future" sur la dette italienne a d'ailleurs été créé en 2009, mais les volumes d'échanges sont restés faibles (1 milliard d'euros par jour pour une dette de 1 900 milliards).

    Clément Lacombe

     

     

    Médiapart :

     

    Nicolas Sarkozy et l'AMF préparent un attentat financier pour le 16 avril

     

    Un véritable coup d'Etat financier va se jouer en France à partir du 16 avril. En effet, le président Nicolas Sarkozy via l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) vont permettre d'ouvrir sur l'Eurex, le marché des dérivés, un contrat à terme sur les emprunts d'Etat français, l'autorisation des ventes à découverts. 

    Ce mécanisme purement spéculatif appelé en anglais «short selling» ou «shorting» consiste à vendre un titre dont on anticipe la baisse. Le vendeur s'engage à fournir à un certain prix à une certaine date, en faisant le pari que le titre va baisser entre temps … Et oui mes amis, l'AMF a mis fin à l'interdiction des ventes à découvert sur les titres émis par 10 grandes banques et sociétés d'assurance côtés sur le marché parisien ( AXA, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole … ). Que cela veut-il bien dire ? 

    Cette pratique est parfaitement légale mais peu encadrée et risquée. En effet, les actions les plus fragiles deviennent particulièrement vulnérables ainsi que les places financières. En plus simple: les spéculateurs du monde entier pourront vendre simplement de la dette française et ce à coût bas avec un effet de levier de 20 pour les bons du trésor. Oui, avec 50 000 euros investit en cash, il sera possible de vendre à découvert 1 million d'euros d'emprunts d'Etat français en bons du trèsor … Depuis la disparition du MATIF (Marché à terme des Instruments Financiers), il y a 13 ans, il n'était plus aussi facile de spéculer contre la France.

    Ce n'est pas tout mes amis … La vente à découvert peut être également un emprunt. En effet, l'acheteur emprunte un titre uniquement en échange de la promesse de le rendre un peu plus tard au moment de la liquidation. L'acheteur va pouvoir le vendre, avec pour objectif que le cours baisse et qu'il puisse alors le racheter moins cher avant de le rendreà son prêteur. Lorsque la vente a découvert est gagée sur un emprunt de titre, elle peut en outre être reportée.

    La vente à découvert peut également s'effectuer"à nu". C'est à dire que l'acheteur n'emprunte rien et qu'il se contente de vendreà terme des titres qu'il ne possède pas. Il parie sur la baisse du cours de ce titre afin d'acheter à moins cher que ce qu'il a promis de vendre. Pratiquée massivement, cette technique provoque la baisse des cours que souhaitent les vendeurs.

    Comble du cynisme calculateur, des ordinateurs peuvent en « trading automatique » jouer sur des écarts très courts dans le temps et ce à large échelle. Un programme informatique spécifique pour pratiquer la vente et le rachat très rapide de titres dès qu'il s'oriente à la baisse. A grande échelle, cela présente le risque d'amplifier les baisses en déformant les cours.

    Ce mécanisme est très dangereux pour les Etats, les entreprises et les investisseurs. Le vendeur n'est pas obligé d'avoir l'argent pour ce qu'il compte vendre. Tout cela est rendu possible contre le paiement d'une CRD ( Commission de Règlement Différé). Cela permettra de ne payer que 5 à 20 jours plus tard à condition que les titres soient éligibles au SRD (Service du Règlement Différé) ce qui est le cas des grandes capitalisations boursières. Bien entendu, cela n'est pas réservé à Mr et Mme Toulemonde qui n'ont pas un centime de côté. Ils ont déjà bien du mal à ce que leur banque leur accorde un découvert autorisé ou se font refuser des chèques pour 20 euros ...

    Les vendeurs à découverts sont accusés depuis de nombreuses années d'être à l'origine des crises financières majeures. L'Agence Reuters, Bear Sterns, Lehman Brothers ont accusé de nombreux entrepreneurs « manipulateurs » de répandre de fausses rumeurs après avoir vendu à découvert les actions de leurs entreprises avant que ces dernières ne fassent faillite ou ne soient reprise par un concurrent. Un tel parallèle peut également tout à fait se faire au niveau des Etats et plus particulièrement ici au niveau de la France avec tout ce qui va de son lot de rumeurs et de manipulations d'un niveau bien plus considérable que celui des entrepreneurs indélicats. Cela ne sera possible en fait qu'avec la complicité complémentaire de nombreux politiques, médias, analystes et grands comptes ...

    Mr le président des français, Mr Nicolas Sarkozy mais que faites-vous à la France là? Qu'est-ce que ces basses manœuvres financières qui livrent tous les français, oui du dernier né, au vieillard qui se meurt à la vindicte financière? C'est cela votre amour de la France?

    Autoriser cela à 6 jours du premier tour de l'élection présidentielle revient à organiser un attentat financier sur la France. C'est vraiment indigne d'un président et son gouvernement.

    Honte à vous et ceux qui comptent profiter de cela pour mieux asservir le peuple français. Médias faites votre travail.

    A la vue de ce qu'il se passe en Grèce, en Espagne, en France et partout ailleurs dans le monde, il se pose la question de la nécessité absolue de la création d'un Tribunal International des Crimes et Génocides Financiers et Economiques. Oui, il faut pouvoir réprimer toutes ces exactions comptables et financières qui sont réalisées en toute impunité en un simple clic et un éventuel coup de téléphone par les traders et autres larbins technologiques de nos politiques et banskters. Leurs implications ont directement des répercussions sur la vie de tous les jours de millions de personnes. La mascarade de la crise doit être mise à jour.

    Diffusez cette information mes amis car le 16 avril 2012, c'est presque demain. L'AMF peut interdire cela. Le temps presse mes amis …

    Non, la finance ne gagnera pas, nous n'y sommes pas asservis. Français de droite, de gauche, tous ensemble contre ce pillage, cette "chronique d'une mort annoncée" ...

    AAA, on vous rigole au nez, vous nous faites plus peur, nous nous informons et organisons …

    Révolution Citoyenne mes amis afin de mettre l'Humain d'Abord.

    RESISTANCE !!!

     

    PLUME CITOYENNE

    Il est évident que le mot d'ordre conclusif de ce second texte appartient aux rédacteurs de l'appel et n'engage pas La Canaille .

    Ce n'est pas de l'humain qu'il faut mais de la lutte de classe.

    Peut-on agir avec humanité avec ce genre de prédateur ?

    Une bonne réunion de cellules du coté de Fleury-Mérogis ferait le plus grand bien à ce petit monde de la spéculation ; cela ensuite dégagerait de la place pour l'humanité.

    http://img.incine.fr/photos_films/original/24748_4bc934d9017a3c57fe015cc2_1293117789.jpg

    Devant le tolé ça se défausse dans les sphères de la Phynance. Rue 89 nous rapporte : 

    "Interrogé par « Les Echos », Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des Marchés Financiers, a regretté un timing malheureux : 

    « Eurex ne donne pas un signal convenable au marché. Le moment est inopportun, compte tenu de l’élection présidentielle en France, et des tensions sur les taux espagnols constatés en début de semaine. (...) C’est un message négatif et quelque soit le résultat des urnes ».

    Ceci dit, selon lui :

    « c’est un produit assez banalisé qui a toujours existé et qui existe sur la dette américaine ou allemande. C’est un produit qui permet de moins jouer sur les CDS des dettes souveraines. Il apporte aussi de la liquidité. Il est transparent et mieux contrôlé que les CDS, par exemple »

    Enfin, il dément avoir donné son aval à un tel produit :

    « Eurex est une société allemande privée. Interdire ce produit n’est ni de notre ressort, ni de celui des autorités de régulation européenne. Nous n’avons pas les moyens de nous y opposer, ni de dire quoi que ce soit »."

     

    Vous noterez que ce n'est pas le produit qui est condamnable , ni ses inventeurs mais le moment (campagne électorale) de sa mise sur le ...marché. De la morale à géométrie variable

    Par canaille le rouge


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