• Solidarité avec le dirigeant communiste colombien Carlos Lozano

    carlos_lozano_g-jpgSolidarité avec le dirigeant communiste colombien Carlos Lozano, dont la tête est mise à prix par l'extrême-droite para-militaire!

     

     

    Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

    Cf aussi son interview en avril dernier : Entretien avec le dirigeant communiste colombien Carlos Lozano : « Où sont les efforts de paix du gouvernement colombien ? »

     

    L'oligarchie colombienne n'est pas seulement la plus fidèle alliée de l'impérialisme américain dans la région, elle est aussi une force prête à tout pour faire taire ses opposants, usant de ses liens étroits avec la multitude de groupes para-militaires et mafieux que compte le pays.

     

    Les cibles ne manquent pas en Colombie.

     

    En premier lieu, les syndicalistes.2 700 d'entre eux ont été assassinés depuis 1986, tandis que 4 500 autres ont été la cible d'attentats ratés. Un syndicaliste meurt tous les trois jours depuis 25 ans en Colombie.

     

    Ensuite, les progressistes qui dénoncent la corruption généralisée, la terreur banalisée, les inégalités criantes tolérées. Au cours des dernières semaines, le maire de Bogota, Gustavo Petro, le maire de Medellin, Sergio Fajardo, et surtout l'ancienne sénatrice et figure de la paix, Piedad Cordoba, ont été successivement menacés de mort par des groupes para-militaires.

     

    Enfin, les communistes, fer de lance de l'opposition progressiste à la politique, libérale et pro-impéraliste, de l'oligarchie colombienne. Depuis le massacre de plus de 5 000 partisans de l'Union patriotique (UP), cette coalition progressiste mené par les communistes qui visaient à offrir une solution pacifique au conflit armé, dans les années 1980, les communistes sont les premières victimes de la terreur cautionnée par l’État colombien.

     

    Dernière cible en date, Carlos Lozano, membre de la direction du Parti communiste colombien (PCC), rédacteur en chef de son hebdomadaire Voz, mais aussi avocat et figure publique à la fois de l'association « Colombiens et Colombiennes pour la paix » et de la « Marche patriotique », ce grand front populaire visant à unir tous les progressistes pour proposer une alternative démocratique et sociale en Colombie.

     

    La tête de Carlos Lozano a été mise à prix par un groupe para-militaire « Les Urabenos » qui, pour la somme de 200 000 $, a engagé des hommes de main pour liquider le dirigeant communiste.

     

    Cette bande criminelle est issue du fameux groupe para-militaire fascisant Auto-défenses unies de Colombie (AUC), officiellement dissoutes en 2006.

     

    Le leader communiste a réagi avec sang-froid, dénonçant ces menaces comme une preuve de faiblesse de la réaction : « La paix redevient une question fondamentale de l'agenda politique, et les guerriers de toujours, les militaristes, la droite, veulent saboter tout pas dans cette direction. »

     

    Carlos Lozano a aussi partagé le danger que l'histoire du massacre de l'UP se répète :

     

    « Ce sont des moments différents, bien que l'extrême-droite cherche à plonger le pays dans un nouveau bain de sang, une guerre sale, d'extermination de la gauche. La classe dominante a toujours défendu son pouvoir par la violence ».

     

    Les communistes colombiens ont lancé un appel de solidarité avec leur dirigeant national, les communistes français et d'ailleurs ne peuvent que s'y associer.

     

    Solidarité avec Carlos Lozano, voix de la paix, de la démocratie et du changement social en Colombie. Résistance aux menaces de l'extrême-droite para-militaire colombienne, à la solde de l'oligarchie nationale et de l'impérialisme états-unien !


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