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    La France sur une pente glissante

     

      Dans la confusion idéologique et le brouhaha médiatique ambiants, bien peu soulignent à quel point ce qui est en train de se passer est grave, et la situation de notre pays sulfureuse au point qu’il soit devenu difficile d’y respirer. Et je pèse mes mots.  Mes concitoyens, dont j’ai parfois la faiblesse de penser qu’ils sont plus cons que citoyens,  ont confié les rênes de ce pays autrefois plus républicain à une sorte de psychopathe qui révèle aujourd’hui sa vraie nature. Face à l’échec et au risque de perdre un pouvoir pour lequel il vit depuis si jeune, nul ne sait quelle peut être sa réaction, et on le sait excessif, caractériel. Déjà ces derniers temps, il nous a démontré qu’il pouvait emprunter n’importe quelle idée qui passait par là, de droite à gauche en passant par les extrêmes, sans constance ni cohérence, toujours avec la même espèce d’évidence, sans que cela ne vienne davantage perturber la cohérence de son discours à ses yeux. Un commentateur politique entendu à la radio il y a longtemps disait de lui qu’il était doué d’une incroyable plasticité idéologique. Il est effectivement en train d’en faire preuve, et c’est à mon sens là aussi la marque de sa pathologie personnelle. Aucune constance dans ses idées, mais la volonté névrotique de s’accrocher à son pouvoir. Tous les moyens sont bons pour se faire, aucune dépense inutile pour s’y employer. L’inflation sondagière dont on finit par se demander qui les paient et d’où vient tant d’argent pour des dépenses si futiles en période de crise, là où l’on réduit pourtant des budgets sociaux autrement plus nécessaires vient illustrer le propos. La Cour des Comptes l’a elle-même souligné et je regrette que la plainte récente d’Anticor à ce sujet soit passée si cruellement inaperçue par nos médias dominants. Rien d’étonnant cependant là dedans : les intérêts des journaux et des instituts de sondages ne sont-ils pas indissociables ? Voilà pourtant de quoi troubler leur clairvoyance, et la futilité, la versatilité de leur stratégie de gestion de l’information qui n’a jamais aussi peu justifié leur rôle de quatrième pouvoir. Dans cette économie médiatique de l’information instantanée aux profits de court terme,  les vertus de la consistance du journalisme d’investigation n’ont plus de place que dans de rares contre-exemples. Mais toute cette débauche de sondages est peut être là justement pour cela : nous empêcher d’y voir plus clair,  dans une situation de fin de règne où tout un chacun peut vérifier grâce à l’accès direct à l’information que constitue internet – pour qui sait s’en servir – à quel point ce pouvoir est corrompu et trempe dans les affaires les plus sordides,  comme jamais ce ne fut si clairement le cas.

    Il faut être vraiment tombé bien bas pour justifier l’injustifiable, se commettre dans des émissions où le président de la république en exercice se ridiculise dans une sorte de remake de questions pour un champion dans lequel ne manque que le buzzer, et se voit représenter dans la presse internationale comme un candidat d’extrême-droite… Ce qui est vraiment inquiétant,  sans précédents dans l’histoire récente pour l’état de notre démocratie, qu’on soit de droite, de gauche ou du milieu. On ne saurait en effet avoir raison seul contre tous. Quant on n’est blogueur, passe encore, mais Président de la République ?!

    Dernière outrance sarkozyste en date pour illustrer cette atmosphère d’hystérie collective, cette déclaration de Sarkozy qui ose qualifier de secte un parti politique – EELV – tout de même plus démocrate et utile à notre avenir que ne l’est le Front National, qui n’a quant à lui, étrangement,  pas les mêmes faveurs critiques du pseudo président si ridiculement candidat d’une autrefois république devenue par ses seuls agissements de pure pacotille.

    D’ici quelques semaines, il va vraiment falloir que les français se ressaisissent, et ne rajoutent pas à la déliquescence de notre autrefois si beau pays par le choix d’un candidat trop malhabile et fluctuant, avec trop peu d’autorité pour redresser la barre. Car de la poigne, il en faudra… Et des idées fortes aussi.

    http://gauchedecombat.com


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    Le rêve de Kupfer ? c'est cela

    Un génocidaire même bien en cour reste un génocidaire


     

    ET MERDE AUX CONS

    Il y a des textes qui sont très difficile à écrire et encore plus à mettre en ligne tant la colère qui les inspire doit être contrôlée pour ne pas déraper.

     

    Heureusement (le mot est-il le mieux choisi), l'actualité peut aider à borner le cadre du propos. Il existe des gardes fous évitant d'aller rejoindre ceux qui ici sont à dénoncer avec la plus grande virulence.

     

    En écrivant cela, La canaille pense aux coups de gueule de Danielle Bleitrach qu'il partage et va ainsi tenter d'éclairer de son propre point de vue.

     

    Avant d'écrire ce qui suit, La Canaille a lu et partagé la mise en ligne sur son blog des deux pages à propos de Th Klein (que par ailleurs La canaille a combattu) et D Grosmann.

     

    Depuis plusieurs jours, un camp de …(choisissez le terme adéquat dans la palette de lieux de répression, rétention ou d'internement et concentration), sous protection internationale de l'ONU,  est de nouveau victime d'attentats massifs et d'assassinats ciblés de la part d'un état protégé, armé et défendu par des membres du conseil de sécurité qui usent depuis plus d'un demi siècle de leur droit de véto pour laisser se commettre ces crimes. Je ne parle pas ici de la Syrie, j'ai dit par ailleurs ce que j'en pensais et attends toujours contradiction sur mes arguments.

     

    Je parle de l'état d'Israël, impérialiste, raciste et colonisateur.

     

    Au nom de la solidarité qui ne doit pas faire défaut d'aucuns usent de raccourcis assimilant les criminels qui usent de ces pratiques à toute un groupe qu'ils circonscrivent sur des critères religieux, culturels voir artistiques ou alimentaire. Manger de la carpe ne rend pas plus sioniste que d'acheter un jésus renvoi au "fn" ou partager un couscous avec des amis fait de sa table un repère d'islamiste. Ces critères imbéciles sont tout sauf fédérateurs et au sein même d'un groupe rendent très hypothétique toute tentative de classement. Comme si Neruda parce que chilien était responsable des crimes de Pinochet ou Bob Dylan responsable des discours de Lindbergh.

     

    La partie la plus ultra terroriste au sein des soutiens sans faille des crimes du gouvernement et de l'armée d'occupation israélienne en profite pour avancer des thèses qui si elles étaient reprise dans les mêmes termes par le "camp d'en face" créeraient des queues indignées à la porte des studios de télé pour dénoncer à chaque JT ceux qui professeraient de telles insanités.

     

    La Canaille à l'occasion de la ixième campagne de lapidation morale contre Ch. Enderlin est tombé sur un texte insupportable. Son auteur qui écrit en France impunément, si on replaçait le mot musulman par le mot juif tomberait sous le coup des lois Gayssot et devrait rendre compte de ses propos devant les tribunaux. Il serait alors condamné au regard d'une loi que La Canaille n'a pas demandé y compris en mémoire de ceux des siens qui ont été victimes de la barbarie nazie.

     

    Voici entre autres crimes contre l'esprit ce que ce Kupfer, responsable des fascistes du Betar avance parlant de l'Iran :

    "Sa volonté désormais avérée même pour les sceptiques d’acquérir le nucléaire militaire, impose à Israël et à ce qui reste éventuellement du monde civilisé, une action défensive et préventive...

    Les musulmans peuvent trouver dans l’islam la volonté de devenir tous des martyrs et de déclencher une destruction catastrophique qui sera une « guerre sainte ». Ils peuvent estimer, et d’ailleurs ils en sont persuadés, que la mort de centaines de milliers de « shahid » pour prix de la destruction d’Israël reste une opération viable...

    Daladier a laissé son empreinte et les métastases du quai d’Orsay ont rongé ce qui restait de sain à l’Elysée...

     Le peuple juif, dans sa partie consciente,(car il y aurait donc une élite au sein du peuple élu?) sait le tribut payé pour ne pas avoir cru de suite aux menaces à son encontre. Ne pas avoir cru aux discours tenus à Berlin a causé au peuple d’Israël un holocauste et au monde un cataclysme sanglante et effroyable.

    Supposons qu’Israël ait assez de cerveaux, assez de volonté et d’expérience militaire pour pouvoir accomplir une attaque indispensable(Donc indispensable!!)

    Après tout, vitrifier l’Iran serait dans la lignée de la destruction justifiée de Hambourg et Dresde aux mains des nazis, de la destruction d’Hiroshima et Nagasaki aux mains des alliés japonais du Reich.
    Gageons qu’une telle « fuite » aurait des effets bénéfiques immédiats.
    « Mein Kampf » et le Coran…
    Tout d’abord le rat de Téhéran irait se terrer dans le puits le plus profond emportant avec lui son livre de chevet « Mein Kampf » avec le Coran et la photo de Khomeiny à Neauphle-le Château.

     

    Un homme, au pays de voltaire Descartes, Jaurès et Zola arrive à mettre sur le papier de telles idées qui ne peuvent se hisser au niveau du beau mot de pensée, cela sans être ni juridiquement inquiété ni sans être publiquement politiquement combattu.

     

    D'autres, en réaction, drapés dans un drapeau dont le rouge vire au brun au point de défendre les massacreurs de communistes lui dispute l'ignominie en masquant un amalgame antisémite derrière un antisionisme qui traduit leur ignorance de fond et devrait les condamner à recopier à la main les écrits de Rosa Luxembourg jusqu'à ce que les ampoules sur leur doigts réussissent à leur éclairer le cerveau.

     

    Il ne s'agit pas de renvoyer dos à dos. Ils sont du même camp. Celui de l'opposition aux intérêts des peuples. Le premier par haine farouche de classe de tout ce qui met l'impérialisme en danger, les seconds parce qu'ils protègent les marionnettes qui ont servi l'impérialisme, quand celui –ci décide de s'en débarrasser.

     

    Le fou de dieu qui écrit les propos cités et termine par ce qui suit signe Kupfer.

    "Si seulement l’Etat d’Israël avait une bombe atomique…et des dirigeants capables d’exploiter son existence !
    Bien sûr, la meute des loups hurlera.
    Et le silence se fera quand le Lion de Juda rugira."
     (Toutes ces citations sont du 27/02/2012.)

     


    Ce J Kupfer, n'est pas un fou. Il est aussi lucide qu'un Ben Ali, un Moubarak un Hussein, un Tshombé, un Mosley, un Lindbergh, un Brasillach ou un Pinochet. Il sert son camp.

     

    Les grands parents de La Canaille habitaient de part et d'autre dans la même rue St Denis à Paris les uns ne connurent pas les autres. Arrivés trop tard en 1945, la gestapo avait fait son œuvre en 43 pour la moitié de sa parentèle. Mais avant guerre et après guerre pour les survivants, en accord avec Barbusse Einstein et quelques autres, même ne se connaissant pas ils menaient bataille contre l'obscurantisme creuset des racismes.

     

    Ce Kupfer use d'un vocabulaire digne de Céline et a ce titre doit être combattu et condamné comme tel. 
     

     Par canaille le rouge


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  • Quasi tous les hommes politiques, quasi tous les médias, déforment tout, annoncent de faux montants, ne précisent rien, mettent dans la tête des gens, trop souvent, des clichés.

    Clichés qui vont également être bien repris, par ceux qui cherchent à stigmatiser les personnes concernées par cette allocation.

    Le plus simple pour faire tomber les clichés, c'est de partir sur des exemples simples et concrets.

    Déjà première chose à savoir, l'écrasante majorité des bénéficiaires du RSA socle (donc sans aucun emploi) , sont des personnes qui vivent seules, ou seules avec enfant(s) au foyer.

    Foyers bénéficiaires (hors dom-tom) :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous allons prendre un cas très fréquent, une femme seule, divorcée, avec par exemple un adolescent de 15 ans, qui vit dans un logement T3 (2 chambres) par exemple à Nantes 44000.

    JPEG

     

    Montant annoncé dans les médias, ou même sur les sites gouvernementaux, sans + d'explications, (ou alors il faut vraiment chercher dans les petites lignes) : 712,40€ de RSA.

    Déjà, ce montant, est trompeur, car il ne concerne quasi personne, il concernerait cette maman, si cette dernière était SDF avec son enfant.

    Comme cette maman à un logement fixe, ou si cette maman était seulement hébergée même à tître gratuit, la CAF otera donc de ce montant 113,98€ de forfait logement, donc déjà le vrai chiffre de base, que personne n'utilise jamais est : 712,40 - 113,98 = 598,42€

    Le papa, verse une pension alimentaire de 100€ par mois, le RSA sera donc diminué d'autant.

    598,42 - 100 = RSA versé réellement 498,42€

    Avec un seul enfant cette maman n'a pas droit aux allocations familiales, mais de toutes façons, il faut savoir que le montant des allocations familiales, prestations familiales ferait également diminuer d'autant le RSA affiché dans les tableaux, et repris par les médias et les hommes politiques. Si le papa ne payait pas de pension, donc même l'allocation de soutien familial (ASF) serait déduite du RSA.

    Cette maman, avec son fils de 15 ans, paye 550€ de loyer pour son T3, elle à droit à 369,16€ d'Aide Personnalisé au Logement ( APL ).

    Reste à payer location : 550 - 369,16 = 180,84€

    Reste à vivre une fois le loyer payé : 598,42 - 180,84 = 417,58€

    EDF GDF, chauffage, eau, assurance habitation : 100€ ( le tarif social énergie, ATTENTION à la propagande, c'est une réduction sur seulement 100 kWh par mois de consommation, et sur l'abonnement, et non pas sur le montant des factures réelles, ça représente environs 7€ de réduction par mois )

    Téléphonie Internet : 55€

    Frais bancaires, carte bleue : 5€

    Nourriture, boissons, cantine : 250€

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    Reste à vivre : 7,58€ par mois pour 2

    Pour :

    - vêtements, sous-vêtements, chaussures.

    - parapharmacie, pharmacie non prise en compte par la CMU compléméntaire.

    - déplacements, ou entretien eventuel moyen de locomotion.

    - frais scolaires eventuels, activités, argent de poche pour le fiston.

    - vie sociale, tabac, abonnements, sorties, cadeaux, vacances.

    - renouvellement électroménagers, multimédias.

    - linge de maison, hygiène corporel et domestique.


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  • Durcissement du RSA à partir du 1er avril

    Le décret n°2012-294 du 1er mars 2012 renforce les procédures d'orientation, de suspension et de radiation applicables aux allocataires. Jusqu'au bout, l'UMP se sera acharnée sur les plus fragiles.

    VOIR CE DÉCRET SUR LÉGIFRANCE

    Le texte s'inscrit, pour partie, dans le prolongement du rapport Daubresse de juillet 2010. Celui-ci demandait en effet que soient précisées les modalités de suspension de l'allocation. Par ailleurs, ce décret intervient alors que la Direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares) des ministères sociaux publie les résultats d'une étude intitulée “La situation des bénéficiaires du RSA sur le marché du travail fin 2010” montrant - entre autres - que 8% des bénéficiaires du RSA déclarent avoir déjà refusé une offre d'emploi.

    La principale novation introduite par ce décret est de clarifier la procédure d'orientation des bénéficiaires et de renforcer l'obligation de recherche d'emploi. Pour cela, il prévoit notamment que la caisse d'allocations familiales (CAF) ou celle de la Mutualité sociale agricole (MSA) est tenue d'informer l'allocataire des obligations prévues par l'article L.262-28 du Code de l'action sociale et des familles (CASF), et notamment de celles "de rechercher un emploi, d'entreprendre les démarches nécessaires à la création de sa propre activité ou d'entreprendre les actions nécessaires à une meilleure insertion sociale ou professionnelle". La CAF ou la MSA notifie également cette information au président du Conseil général. Le décret prévoit qu'à réception de cette notification, le président du conseil général dispose d'un délai de deux mois pour décider de l'orientation du bénéficiaire. Si cette dernière ne peut intervenir dans le délai prévu "du fait du bénéficiaire et sans motif légitime de sa part", celui-ci fait l'objet d'une orientation "vers les autorités ou organismes compétents en matière d'insertion sociale". Le bénéficiaire concerné relève alors du régime prévu par l'article L.262-36 du CASF, autrement dit, du contrat d'insertion. Cette décision lui est notifiée par le président du conseil général.

    Un durcissement des modalités de suspension

    Le décret durcit les modalités de suspension du RSA : à la réduction de l'allocation pouvant aller jusqu'à 100 euros pour une durée maximale d'un mois, il substitue une réduction "qui ne peut dépasser 80% du montant dû au bénéficiaire au titre du dernier mois du trimestre de référence pour une durée qui peut aller de 1 à 3 mois".

    Le décret modifie également, en cas de "récidive" de la suspension, le mécanisme d'écrêtement de la réduction de l'allocation. Lorsque le foyer est composé de plus d'une personne, cette réduction était jusqu'à présent plafonnée à 50% du montant forfaitaire du RSA (montant maximal de l'allocation en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge). Dorénavant, et toujours dès lors que le foyer est composé de plus d'une personne, la réduction sera plafonnée à 50% du montant dû au bénéficiaire au titre du dernier mois du trimestre de référence.

    Enfin, le décret clarifie les conditions dans lesquelles peut être prononcée la radiation de la liste des bénéficiaires du RSA. Il précise pour cela que la décision de radiation ne peut intervenir qu'au terme de la procédure graduée de suspension. La rédaction précédente du CASF mêlait maladroitement, dans la même phrase, la suspension préalable et la cessation des conditions d'ouverture du droit.

    Le décret du 1er mars 2012 fait l'objet d'une double date d'entrée en vigueur. Les dispositions relatives aux procédures d'orientation s'appliqueront à celles engagées sur la base des constats, faits par les organismes gestionnaires à compter du 1er avril 2012, que les bénéficiaires remplissent les conditions légales pour faire l'objet de cette procédure. Pour ce qui concerne les suspensions, le décret s'appliquera aux procédures engagées à compter du 1er avril 2012.

    (Source : Localtis)


    NDLR : Outre les scandaleuses conséquences financières de ces nouvelles dispositions sur les allocataires sanctionnés (par exemple, une femme avec enfant qui aura refusé un boulot de merde parce qu'elle n'a pas de place en crèche verra ses ressources limitées à 350 € pour 2 personnes, 175 € par tête de pipe dont un enfant…), on ne sait pas ce que deviendront les personnes radiées qui se retrouveraient donc sans droits et sans ressources. Ainsi, la zone de non-droit administrative et l'esclavagisme sont institutionalisés !

    http://www.actuchomage.org


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  • Canaille Le Rouge reprend ici la première partie d'un article paru dans le Monde daté du 7 mars dont vous trouverez le lien ici : [lien]


    Cette première partie montre les objectifs liberticide de la droite et le peu de cas que l'opposition à fait de ce débat et comment encore une fois le sénat a été à la hauteur des espoir qu'ont placé en, lui ...ceux qui savaient que les projets réactionnaires ne risquaient rien ou pas grand-chose.

     

    Est-ce à dire qu'il n'y a rien à faire ?

    Non mais les choses à faire ne sont pas dans le champs des débats proposé : la proportionnelle intégrale et le mandat irrévocable et impératif pour l'élu(e) pour qu'il (elle) fasse ce pourquoi il (elle) a été élu(e). Tant que cette question ne sera pas réglée nous serons à la merci des contorsionnistes politiques qui ne viennent nous revoir que pour renouvellement de leur autorisation de ne pas nous écouter

     

    Canaille 202

     

    L’Assemblée nationale a voté le fichage intégral de la population française


     Canaille 203

    Photo : Josef Zisyadis


     

    Pendant que les petites phrases, les annonces budgétaires et autres opérations de communication à courte vue occupent intégralement une campagne électorale qui n'intéresse guère les Français, des choses fondamentales sont discutées au Parlement mais passent presque inaperçues.


     

    L’Assemblée nationale a ainsi définitivement adopté, mardi 6 mars, après-midi la proposition de loi sur la « protection de l’identité ». Après de vifs débats ayant opposé députés et sénateurs depuis plusieurs mois, ce texte vise à instituer un dispositif inédit d’encartement de la totalité des citoyens français. Le dispositif prévoit en effet la mise en place d’une nouvelle carte nationale d’identité biométrique comportant une puce électronique dite « régalienne » dans laquelle seront insérées des données personnelles relatives à son détenteur : nom, prénoms, sexe, dates et lieu de naissance, domicile, taille, couleurs de ses yeux, deux empreintes digitales et photographie. Une autre puce, facultative, est aussi envisagée pour autoriser une identification du porteur de la carte dans le cadre des démarches administratives en ligne et du commerce électronique. Mais ce n’est pas tout.

     

    Le dispositif prévoit aussi la constitution d’une base centralisée (le fichier TES - Titres Électroniques Sécurisés - également alimenté grâce à la procédure de délivrance du passeport biométrique) dans laquelle seront notamment conservées les données biométriques de chaque titulaire de la nouvelle carte. Enfin, la proposition de loi prévoit l’exploitation des données dactyloscopiques contenues dans cette base centralisée à des fins de police judiciaire, dans des limites fixées par le législateur : notamment sur réquisition judiciaire dans le cadre de recherches relatives à la fraude identitaire.

     

    Un débat sur les libertés publiques insuffisant, des avis contraires écartés

    Ce fichage biométrique généralisé de la population française soulève d’importants problèmes dont certains font clairement polémique et dont on s’étonne qu’ils n’aient pas davantage attiré l’attention dans le débat public tant les enjeux en termes de libertés publiques sont importants.

     

    Tout d’abord, imposer un tel dispositif de mise en carte de l’ensemble des Français en recourant à une proposition de loi, et non à un projet de loi, a permis délibérément au Ministère de l’Intérieur de se soustraire à tout étude d’impact et aux avis de la CNIL et du Conseil d’État. Ainsi, si on peut se réjouir que pour la toute première fois en France l’encartement des nationaux donne lieu à des débats parlementaires, force est de constater que l’ensemble des risques susceptibles d’être engendrés par la mise en œuvre de ce nouveau dispositif biométrique de mise en carte institué n’ont pas été sérieusement évalués et n’ont pas toujours fait l’objet de discussions collectives approfondies. Rappelons qu’initialement le texte de cette proposition de loi n’a été adopté à l’Assemblée nationale qu’en présence de 7 députés de la majorité et de 4 députés de l’opposition !.../....

     

    L'auteur, Pierre Piazza, est Maître de Conférences en Science politique à l'Université de Cergy-Pontoise

     

    URL article : http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-totalitarisme-et-quadrillage-100924874.html


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  • Le sort des SDF dans une civilisation « supérieure " En janvier 2012, par grand froid, Eric Hensperger s’était construit un abri protégé du froid dans le Bois de Vincennes, comme beaucoup d’autres SDF. Eric est un des membres fondateurs des Enfants du Canal, une association gérant un centre d’hébergement et un accueil de jour, créée pendant l’occupation des rives du canal Saint-Martin par les Enfants de Don Quichotte en 2007. Le 24 janvier, au petit matin, la mairie de Paris (merci à Monsieur le Maire de Paris Bertrand Delanoë qui se dit… « socialiste » ) aidée de la police nationale et de la BAC se présentent devant l’abri d’Eric et lui demandent de déguerpir. Puis ils se livrent sous ses yeux à la destruction systématique de sa cabane, et jettent ses affaires personnelles, dont ses vêtements chauds, dans une benne. Eric veut s’interposer, puis le ton monte. L’un des responsables de la mairie de Paris se jette alors sur lui, l’immobilise ; il est d’abord placé en garde à vue pendant 23 heures, puis transféré au Palais de Justice et inculpé de menaces ou violences à personnes dépositaires de l’ordre public.

    Son jugement a lieu le 16 MARS à 9H au Tribunal de Grande instance de Paris, île de la Cité.

    Cette affaire est emblématique de la façon dont sont traités sous nos yeux, dans une civilisation qualifiée de « supérieure » par notre ministre de l’Intérieur Monsieur Claude Guéant, les personnes en manque de ressources pour se loger, appelées SDF. Derrière les belles paroles et les généreuses déclarations, derrière les discours officiels, que se passe-t-il en effet ?

    Non seulement la pénurie de moyens, la diminution drastique de tous les budgets alloués à l’hébergement des personnes à la rue,

    Non seulement la fermeture d’une bonne partie des structures d’accueil

    Mais pire :

    Le harcèlement policier, la stigmatisation, les mauvais procès

    La destruction des abris de fortune (squatts, cabanes bricolées ici et là dans les bois ou sous les ponts autoroutiers…) sans proposition de relogement, et y compris par grand froid, et même en l’absence de tout « trouble à l’ordre public » (notion qui arrange bien les élus et la police…Ou comment la misère devient une atteinte à l’ordre…)

    Or ceci constitue une MISE EN DANGER DE LA VIE D’AUTRUI. Ou encore, NON ASSISTANCE À PERSONNE EN DANGER. Deux délits purs et simples. Cette mise en danger va jusqu’à l’atteinte à la vie d’autrui, lorsque l’on sait qu’il y a eu en France l’an dernier près de 200 morts parmi les SDF…

    Où sont aujourd’hui, dans notre « civilisation supérieure », les DROITS de l’HOMME ? Droit au logement, au revenu, à la santé… inscrits dans la Constitution de ce que l’on appelle la République, tout comme dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme rédigée en son temps par les révolutionnaires français de 1789… L’obligation d’hospitalité et de solidarité ? Le respect de la liberté et de la santé de citoyens ?

    Les élus, la police, peuvent-elles tout se permettre ?

    Pouvons-nous tolérer que de victimes de l’exclusion - créée par les politiques mises en place (n’est-ce pas la politique d’austérité et de suppression des emplois publics qui alimente le chômage de masse et par là même jette à la rue des milliers de nos concitoyens ?), ces personnes se voient transformées en délinquants ? Devraient-elles payer de fortes amendes et faire des mois de prison parce qu’elles sont à la rue ?

    Soyons solidaires d’Eric lors de son procès. Venons témoigner. Venons l’appuyer en nous rassemblant devant le TGI entre 9H et 12H.

    Faisons de ce procès injustifiable le PROCES DE L’ÉTAT, de la MAIRIE DE PARIS, incapables d’assurer le couvert à des personnes exclues de l’emploi et de leur logement.

    Un Collectif de précaires, de SDF et de citoyens solidaires, mars 2012 Pour tout contact : 06 79 72 11 24


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  • Le fichier des gens honnêtes est adopté aujourd’hui à l’Assemblée Nationale, dans une indifférence quasi-générale. Un fichier risqué, sans réelle utilité, à part celle d’engraisser quelques firmes françaises.

    Le but de ce fichier est officiellement de lutter contre l’usurpation d’identité et la fabrication de faux documents. Infraction pourtant en baisse de près de 25 % en 5 ans selon les chiffres de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, et qui est loin de constituer une priorité pour les Français. Précisons en outre que le fichage biométrique n’est pas une réponse fiable, comme l’a révélé récemment le Parisien à propos des passeports biométriques. Si le passeport est lui-même très dur à falsifier, les documents pour l’obtenir sont simples à truquer, donc de nombreux vrais-faux passeports biométriques seraient en circulation. Mesure donc d’autant moins utile que peu fiable.

    big-brother-is-watching-you-sarkosy.jpg L’autre réel problème avec ce fichier concerne bien évidemment la protection des libertés individuelles. Virginie Klès, rapporteur (PS) du texte de loi au Sénat, en disait : “je ne sais pas si les gens se rendent compte, ou bien si c’est parce que le gouvernement profite du brouhaha autour de la perte du triple A et des échéances présidentielles pour faire passer cette proposition de loi, mais c’est très très dangereux, on crée là quelque chose de très liberticide, et sans raison valable”.

    La commission Numérique du Parti de Gauche explique également très clairement les dérives possibles : « Ce fichier permettrait de croiser les données notamment avec celles de vidéo-surveillance, ouvrant la voie à des possibilités de reconnaissance faciale et de localisation quasi-permanente de tou-te-s les citoyen-ne-s. Le « Big Brother » de George Orwell, surveillant à chaque instant les faits et gestes des habitants d'une « Océania » totalitaire, est à notre porte ! »

    Enfin, et pour être complet, il faut savoir qu’il y a un lobby industriel derrière cette décision. Ce qui fut justement pointé en séance par la sénatrice communiste Eliane Assassi : « Comment ignorer (…) que le passage au biométrique est une formidable opportunité de créer un marché lucratif pour les quelques entreprises spécialisées dans ce domaine ? ». Cette loi fait en effet suite à une énorme campagne de lobbying des industriels spécialisés, et en particulier de Morpho, ex Sagem Sécurité et filiale de Safran, qui sont déjà derrière les passeports biométriques.

    http://pcfnicenord.over-blog.com


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    TOTAL, GDF, EDF, NOS FACTURES SONT LEURS PROFITS !


    TOTAL : 12,3 milliards d’euros de profits pour 2011 (5,1 milliards d’euros de dividendes donnés à ses actionnaires tout en fermant les sites français de raffinerie). Les prix du fioul et de l’essence flambent.

     

    GDF-SUEZ : 3,5 milliards d’euros de profits pour 2011. Hausse des tarifs du gaz: + 66,8% entre 2005 et 2012

    Le gouvernement a réussi le tour de passe-passe de promettre un gel des prix en 2011 avant de les augmenter de 4,4% au 1er janvier 2012 en reportant la responsabilité sur…  le Conseil d’Etat !

    Rien dans l’évolution des contrats d’approvisionnement, tous à long terme, ne saurait justifier les hausses. Au contraire, GDF-Suez a annoncé en janvier 2012 les avoir « renégociés » pour  déconnecter les prix des cours du pétrole et prévoit « une baisse significative des coûts d’importation ». Encore pour la poche des actionnaires ?

    Les 3 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires en 2011 représentent 600 euros par foyer abonné se chauffant au gaz !

     

    EDF : 5 milliards d’euros de profits en 2011 sans compter le coût, le gâchis, de ses rachats d’entreprises à l’étranger. 

    Hausse des tarifs de l’électricité : + 20% depuis 2005. + 30% annoncé d’ici 2015!


    Le pouvoir et l’UE préparent de nouvelles hausses aussi vertigineuses qu’injustifiées. Ils conditionnent l’opinion dans ce sens.

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) est une instance créée en 2000 (par la gauche plurielle) pour organiser en France la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz, suivant les directives européennes. Ni « neutre », ni « indépendante », mais directement liée aux trusts du secteur, la voilà qui affirme que les tarifs devraient augmenter de 30% d’ici 2016 ! Rien de moins.

    Dans le même objectif d’intoxication, le pouvoir et ses relais (qu’ils s’affichent pro comme anti-nucléaires) exploitent cyniquement le séisme de Fukushima.

    Les estimations avancées du coût des nouvelles mesures de sûreté et de la prolongation de l’exploitation des centrales leur donnent l’occasion d’agiter des montants énormes. Ils prennent gardent de ne jamais les replacer dans le temps (des décennies) et de ne pas les confronter aux coûts des autres modes de production. La Cour des comptes s’est, entre autres, livrée à cette opération fin janvier.

    Fukushima permet aussi d’accélérer le développement du marché qui s’annonce juteux des énergies renouvelables pour lesquelles on prépare aussi l’opinion à accepter des surcoûts.

    La question de fond, après Fukushima, est soigneusement évitée : la nécessité d’une renationalisation intégrale de la filière nucléaire et de la production d’électricité à partir des énergies renouvelables.

    Qu’est-ce qui justifie réellement cette augmentation voulue des tarifs ? Réponse : la recherche du profit et rien d’autre !

    Les bénéfices et les dividendes d’EDF ont été multipliés par 10 depuis 2004. Pour 2010, 2,1 milliards d’euros a été distribués en dividendes, dont 1,7 milliard pour l’Etat, ce qui constitue – pour l’instant - un impôt déguisé particulièrement injuste. 5 milliards d’euros de bénéfices ont été annoncés pour 2011.

    Le gâchis financier est aggravé par les opérations financières « capitalistiques » engagées par EDF pour racheter des concurrents dans le monde entier.

    Tout cet argent devrait servir à l’investissement et il n’est nul besoin d’augmenter les tarifs !

    La logique de la loi « Nouvelle organisation du marché de l’électricité » (NOME), votée l’an dernier, à la suite d’une directive européenne soutenue par la droite et la gauche, prépare l’inverse. Les marchands privés pourront acheter au prix quasi-coûtant de l’exploitation l’électricité nucléaire d’EDF. Ils pourront la revendre plus cher et profiter des lourds investissements passés sans être contraints d’investir pour l’avenir. Les prix réglementés monteront d’autant pour faire payer à nouveau les usagers. 

    Depuis que la privatisation d’EDF a commencé, jamais les services n’ont coûté aussi cher, jamais les conditions de travail des électriciens (et gaziers) n’ont été aussi dégradées, jamais les coupures n’ont été aussi fréquentes. La Bretagne et la Provence toutes entières sont sous la menace d’un black-out complet comme ce qu’ont connu des millions de Californiens encore en 2011.

    C’est ça le progrès ?

    http://pcf-paris15.over-blog.com/


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  • Un site d’information annonce la mort de Sarkozy par erreur!
     

    “Une dépêche de l’AFP annonce que le chef de l’état Nicolas Sarkozy a trouvé la mort dans un accident de la route”. Voila ce qui apparaissait en une d’un site français d’info économique. Victime d’un piratage, Midi presse service a retiré l’info après quelques minutes!

    “On ne connait ni l’origine, ni la cause (du piratage). Je suis surpris qu’on utilise un site aussi confidentiel que le nôtre pour tenter de diffuser une information d’une telle ampleur”, a déclaré après-coup le patron de Midi Presse Service Ferdinand Kerssenbrock à Morandini. ‘(source)

    Vu sur http://gauchedecombat.com/


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  •  chiens-garde.jpg(...) Les complicités et collusions dont usent nos élites pour maintenir leurs privilèges et accroître des revenus que le citoyen ordinaire est souvent loin d’imaginer, méritent en effet d’être dénoncées, de même que les dérives sur lesquelles les «Français d’en haut» assoient et confortent leurs avantages. Pour les maîtres qui remplissent les gamelles et les fidèles toutous qui en lapent le contenu, la démarche  des «Nouveaux chiens de garde» est dérangeante. La transparence est une brèche dans leur armure, et ils n’apprécient pas que l’on jette un regard sur l’espace préservé où ils prospèrent sans états d’âme, au détriment du contribuable, trop souvent ignorants de ces anomalies. D’où la tentative d’empêcher les intrus de pénétrer dans ce monde clos et d’en découvrir les secrets. En somme, une censure qui ne dit pas son nom.

    Que les médias soient soumis aux directives des tenants du pouvoir et des grandes puissances d’argent, chacun s’en doutait plus ou moins. Mais le mérite du film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, tiré de l’essai de Serge Halimi, est d’en mesurer l’impact à l’aide d’exemples précis, ayant pu échapper aux plus fins observateurs. Qui sont donc ces «nouveaux chiens de garde» succédant aux philosophes et aux écrivains que Paul Nizan, dans les années trente, présentait comme garants de l’ordre établi ? Tout simplement des professionnels au service du grand capital, journalistes de la presse écrite, de la radio, de la télévision, experts et commentateurs en tous genres, dont les intérêts se confondent avec ceux de leurs employeurs et qui diffusent, à leur demande, une information «politiquement correcte» et soigneusement contrôlée.

    A première vue, ils peuvent donner l’illusion de soutenir l’usager dans sa quête de vérité et sa démarche citoyenne. Le téléspectateur naïf s’habitue facilement aux présentateurs du petit écran, en général fort sympathiques. Leur présence chaleureuse et souriante en fait presque des complices. Ainsi, j’aime bien Franz-Olivier Giesbert, j’apprécie ses émissions. Mais de l’entendre déclarer qu’il est normal que le pouvoir du capital s’exerce sur les médias et décide du contenu du journal, le fait singulièrement baisser dans mon estime. J’aime bien Yves Calvi aussi. Toutefois, quand il se fait contrer par un jeune maghrébin lorsqu’il lui suggère de lancer un appel  aux manifestants de banlieue afin qu’ils rentrent chez eux, je pense qu’il ne l’a pas volé. De même que David Poujadas n’a pas volé le refus ferme de Xavier Mathieu à qui il osa demander s’il appelait à un arrêt de la violence. Ces exemples - il y en a beaucoup d’autres - montrent à quel point des journalistes, au demeurant talentueux et réputés objectifs, prennent position (celle qui leur est dictée) dans des affaires où ils devraient logiquement rester neutres. En bons gardiens du système, ils seront sans nul doute généreusement récompensés.

    Dans la mesure où elle rapporte, la servilité ne connaît pas de bornes. Beaucoup de ces aboyeurs n’hésitent pas à se contredire ou à renier leurs convictions pour l’os qu’ils auront à ronger. Comment comprendre que Michel Field, un temps trotskiste convaincu, fit acclamer Arnaud Lagardère lors d’un congrès de l’UMP, en 2005 ? Qu’Isabelle Giordano se fourvoya dans l’animation d’un séminaire d’entreprise ? Que Christine Ockrent officia pour Orange et Vuitton ? L’explication est simple : le fric est au bout. C’est ce que l’on appelle des «ménages» dans le jargon journalistique. Une fois de plus, les grands groupes financiers vivant des commandes de l’Etat (Lagardère, Bouygues, Dassault,  Bolloré…) font la pluie et le beau temps en graissant la patte à leurs dévoués cerbères.

    Ainsi fonctionne le système. Rien d’étonnant dès lors à ce qu’un expert qui prône la rigueur, en l’occurrence Michel Godet, économiste et professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers, soit omniprésent sur les plateaux de télévision et parvienne à totaliser 150 000 € annuels en cumulant salaire à la faculté, conférences et prestations diverses. Tous ces molosses aux dents longues et à l’appétit féroce n’hésitent pas à encenser l’idéologie dominante et à venir en aide aux classes dirigeantes dont ils sont eux-mêmes issus. Ainsi que l’écrit plaisamment un internaute, «maîtres et gardiens ont fréquenté le même chenil» et vivent désormais dans une seule et même «niche dorée, d’où rien ne sort».

    Oui, le film «Les nouveaux chiens de garde» mérite vraiment d’être vu. On y apprend plein de choses édifiantes dont chaque citoyen devrait être informé. Je l’ai visionné dans la région grenobloise. La commune voisine de Saint-Martin d’Hères avait -c’est tout en son honneur-  invité pour un débat Serge Halimi, le réalisateur, et Philippe Descamps, journaliste, intervenant à l’IEP de Grenoble. Excellente initiative. Car il ne s’agit pas de regarder passivement, et ensuite de s’en tenir là. Ce documentaire incite à la réflexion, au dialogue, à l’échange. Les dysfonctionnements qu’il pointe sans complaisance ne sont peut-être que quelques éraflures tendant à brouiller notre discernement, mais si nul ne s’en indigne, si nul ne cherche à y mettre un terme - pire, si on cherche à les cacher, alors nous serons dévorés. Ou atteints de rage, à cause des morsures infligées.

    Pour Messieurs les censeurs, ce serait bien plus grave !  

     

    Jean-Michel A. - Guéret (Creuse)

    Source : courrier des lecteurs de L’ECHO de la Haute-Vienne

    l-echo

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