• A l’appel de la section de Niort du Parti Communiste Niortais, de nombreux militants s’étaient rassemblés samedi matin 3 décembre pour protester contre les dérives des systèmes bancaire et financier.

     

    Quelques photos de cette action démonstrative, ainsi que l’article paru ce jour dans un quotidien local et qui relate cette action. 

     


    album photo créé par JCOREAGIR sur ComBoost site photo spécialiste du livre photo

     

    Front d'indignation contre la finance

     

    Les militants du PC ont symboliquement procédé hier matin à une '' attaque de banques ''. Début de démonstration sous le signe du Front de gauche.

    Charivari et distribution de fausses grosses coupures, hier, aux abords de la place de la Brèche. Des écriteaux en alignements contre la succursale d'une banque, repris par des crieurs de rue : « Chacun pour soi et on s'en sortira », « Les spéculateurs sont les voleurs », ou carrément le gaullien « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Autour des distributeurs, une équipe de balayeurs s'active « au nettoyage et à la désinfection du système ».
    Une yourte montée en quatrième vitesse ainsi que des tentes squattées par des mannequins en décrépitude, en écho à l'internationale des « Indignés ». Les pourfendeurs de « spirale infernale de la spéculation » en avaient pour leur argent, ce samedi dans le centre-ville.
    La section niortaise du Parti communiste, instigatrice de cet insolite rassemblement matinal, avait choisi le mode démonstratif et spectaculaire pour interpeller, sous les enseignes de trois grands organismes bancaires, les passants pressés. Une symbolique « attaque de banques » renforcée par des militants du NPA, Attac et autres mouvements alternatifs sous la bannière commune du Front de gauche, ainsi que du portrait de son candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Dont le programme était ostensiblement à vendre sur un stand installé à proximité.

    '' Nationalisation, sans indemnisation ''

    Le modeste guichetier en avait les oreilles qui sifflent sur le thème « les banquiers jouent la politique du pire ». Bordé par le permanent communiste national d'un organisme bancaire, le secrétaire départemental Jean-Pierre Gelot, qui dénonce « une opération politique (dans laquelle) on fait le choix de faire payer au peuple ce qui arrive », prédit un emballement de la crise : « On est, dit-il, à la veille de tous les dangers » sur fond de « montée du nationalisme ».
    Balai en main, les militants nettoyeurs appellent à une « reprise en main par le peuple ». Seule politique à mener face à un système bancaire défaillant : la « nationalisation, sans indemnisation », afin d'instaurer « un grand pôle public démocratique bancaire ». Pas foncièrement pédagogique, mais terriblement revigorant pour des troupes en campagne.

    nr.niort@nrco.fr

    Jean Rouziès

     


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  • Dépéchez vous de visionner cette vidéo car elle a déjà été supprimée sur pleins de sites et de liens. Elle est encore disponible sous France Inter, mais pour combien de temps ??



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    Une amie (non avocate ni magistrate, ni cadre sup’, ni adhérente au FN, je le précise, c’est important) me fait passer il y a quelques jours le texte d’une pétition intitulée "Pacte 2012 pour la justice " et rédigée en ces termes :

    • "Attendu que les victimes ont moins de droits que leur agresseur à toutes les étapes de la procédure judiciaire ;
    • Attendu que la sanction est aléatoire et négociable pour le délinquant alors qu’elle est automatique pour l’automobiliste ;
    • Attendu que 80 000 peines de prison ferme ne sont pas exécutées faute de place, et que les condamnés purgent rarement plus de la moitié de leur peine ;
    • Attendu que des criminels objectivement dangereux sont remis en liberté sans surveillance ;
    • Attendu qu’une partie du monde judiciaire est déconnectée des préoccupations du peuple français alors qu’il juge en son nom ;"

    A la lecture de ce texte, les bras m’en sont littéralement tombés. La suite de l'article http://bellaciao.org/fr/spip.php?article122896

    Je ne reviens pas sur cette histoire, Maître Eolas le fait mieux que moi de façon critique et relativement objective ici et il est conseillé de lire son papier. (http://www.maitre-eolas.fr/post/201...)


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  • Qui a tué Jean-Claude Basset ?

    Ne cherchez pas sur le web, ce Jean-Claude Basset-là n’y figure pas.

    C’était un ouvrier de l’arsenal de Brest, retraité de 65 ans. Il a commis deux ou trois erreurs fatales : d’abord celle d’habiter à proximité d’une école, ensuite celle de ne pas se fringuer chic et surtout de ramener à l’école une fillette de 3 ans qui s’était perdue !

    Alors, les mères de l’école ont pris peur.

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    Prendre un enfant par la main ?

    Qui a tué Jean-Claude Basset ?

    Ce type bizarre, peu soigné, passant régulièrement près de l’école de leur progéniture, d’après ce qu’on leur dit à la Télé, dans la presse à sensation, et dans les plus hautes sphères de notre démocrature, ce type qui s’était permis de prendre la menotte d’une petite fille de sa grosse paluche de prolo fatigué ne pouvait être qu’un type pas net !

    “On a repéré un pervers sexuel qui tourne autour de l’école. La semaine dernière, il a essayé d’enlever une petite fille. On l’a poursuivi. On l’a bloqué dans le hall. Venez vite !

    La police a menotté et emmené le pervers présumé.

    Mais il semble que le bon cœur de Jean-Claude n’ait pas supporté et ait décidé de s’arrêter.

    http://www.ouest-france.fr/actu/act...

    « Jean-Claude est mort de la rumeur ! » Voilà l’oraison funèbre prononcée par le procureur de Brest qui a néanmoins mis en garde contre la psychose.

    L’avantage de la rumeur est qu’elle n’est pas responsable pénalement et permet d’ exonérer les véritables coupables.

    Mais …,

    Une rumeur, ce n’est pas un phénomène si naturel !

    Une rumeur se développe à l’encontre d’une personne ou d’un groupe, dans l’intérêt d’une personne ou d’un groupe.

    Une rumeur se produit lorsqu’un climat est crée pour la faciliter !

    Un climat d’insécurité, bien utile surtout à l’approche d’élections.

    Pour cela, il suffit de relever les faits divers les plus sordides auxquelles aucune société ne saurait échapper.

    Il suffit de vendre beaucoup de papier journal en exploitant la douleur des familles de victimes

    Sans oublier de déplacer les ministres et de recevoir les familles avec toute la publicité nécessaire.

    Il faut ensuite proposer une nouvelle loi plus répressive mais sans effet réel, puisqu’au n’ième crime il faudra à nouveau légiférer pour la n’ième fois.

    Les coupables, Monsieur le procureur sont ceux qui distillent le poison de la suspicion généralisée et dressent les uns contre les autres pour mieux les dominer !

    Qui a tué Jean-Claude Basset ?

    pilhaouer


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  • Le chômage continue de monter : Que va-t-on faire de tout ces feignants de chômeurs ?

     
    Malgré l'énergie développée par le gouvernement et ses larbins pour trafiquer les chiffres du chômage (radiations, convocations, humiliations, intimidations...), les chiffres du chômages seront "mauvais" d'après Xavier Bertrand.
    Mais que va-t-on faire de tout ces feignants de chômeurs ?
     
     
    La solution idéale pour le gouvernement est bien entendu de les mettre au taule, car ce sont des fraudeurs, n'est-ce pas ? Mais les prisons sont déjà pleines de pauvres en France.
     
    Heureusement, il existe une alternative à la prison : La prison mentale !
     
    Comment ça marche, la prison mentale ?
    Le gouvernement et les médias aux ordres, font tout pour nous convaincre qu'il n'y a pas d'autre solution que de rester dans sa cellule mentale.
    L'idée qui construit cette cellule mentale se résume ainsi : IL N'Y AURAIT PAS D'ALTERNATIVE A L'UTRA-LIBÉRALISME.
     
    • Mettre en concurrence les travailleurs les uns contre les autres, les peuples les uns contre les autres, ce serait la seule voie possible ?
    • Détruire les services publics, et les offrir aux prédateurs (les sociétés privées) serait la seule voie possible?
    • Payer une dette qu'on n'a pas voulu, et qui ne rapporte qu'aux banquiers, serait la seule voie possible ?
    • Accepter des conditions de travail toujours plus dégradées, et des salaires toujours plus faibles, jusqu'à travailler à temps partiel pour compléter son RSA, serait la seule voie possible ?
     
    IL EST PLUS QU' URGENT DE SORTIR DE NOS CONDITIONNEMENTS MENTAUX.
     
    Nous ne sommes pas des feignants, 
    Nous sommes la France qui se lève tôt pour enrichir les banquiers et les actionnaires.
    Mais...Un autre monde est possible.

    Travailleurs, mobilisons-nous et imposons d'autres choix de société que la soit-disant "seule voie possible" néo-libérale, qui nous tue.

    Battons-nous pour 

    Un emploi décent, 
    un salaire décent, 
    car nous le valons bien !

     
     


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  • Danielle Mitterrand, le 4 octobre 2011.

    Danielle Mitterrand, le 4 octobre 2011.AFP/MIGUEL MEDINA

    Danielle Mitterrand, la veuve de l'ancien président de la République, est morte dans la nuit de lundi à mardi, à l'hôpital Georges-Pompidou, à Paris. Agée de 87 ans, la présidente de France-Libertés était hospitalisée depuis vendredi et placée en coma artificiel.

    Plus à l'aise dans le rôle de militante en faveur des droits de l'homme que de première dame, elle avait  toujours refusé d'être une première dame "potiche", apportant son soutien aux peuples kurde, tibétain, à Cuba, au sous-commandant Marcos (Mexique), défendant un partage équitable de l'eau ou dénonçant l'esclavagisme, etc.

     DÉFENSE DES DROITS DE L'HOMME

    A l'Elysée, elle avait refusé de se laisser enfermer dans le protocole et avait utilisé la tribune que lui offrait sa place d'épouse du chef de l'Etat pour se consacrer à la défense des droits de l'homme. En 1986, elle crée la fondation France-Libertés qui a fêté en octobre son 25ème anniversaire.

    Lauréate du prix Nord-Sud (1996), Danielle Mitterrand, qui s'est rendue à plusieurs forums sociaux mondiaux, s'était, ces dernières années, éloignée du PS, jugeant en 2007 que "les dirigeants socialistes n'ont pas la fibre socialiste".

    Née le 29 octobre 1924 à Verdun (Meuse), Danielle Mitterrand est la fille d’un directeur d’école – révoqué en 1940 par Vichy pour ne pas avoir dénoncé les élèves juifs de son collège – et d’une institutrice, tous deux militants de la SFIO. Elle rejoint le maquis à 17 ans comme infirmière bénévole et sera l’une des plus jeunes médaillées de la Résistance.

    Dans un communiqué adressé à la presse, le candidat du Front de gauche a d’ailleurs tenu à saluer la mémoire d’une femme « entrée en résistance dès son plus jeune âge » et qui « n’a jamais quitté son poste de combat. Elle est un modèle féminin qui ne s’efface pas avec son départ », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. « Son décès nous prive d’une avant-garde de l’esprit et du coeur. Nous l’aimions », a-t-il conclu.

    Soutien aux peuples kurde, tibétain, à Cuba, au sous-commandant Marcos (Mexique), partage équitable de l’eau ou dénonciation de l’esclavagisme, etc. : les causes qu’elle a ardemment défendues étaient nombreuses. Voilà d’ailleurs ce qu’elle disait à Gabriel Amard il y a quelques semaines sur la gestion de l’eau :

    Danielle Mitterrand devrait être enterrée samedi à Cluny

    Danielle Mitterrand, veuve de l’ancien chef de l’Etat décédée dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 87 ans, devrait être enterrée samedi à Cluny, selon des sources concordantes.


    Danielle Mitterrand «sera probablement enterrée samedi à Cluny», a indiqué mardi à l’AFP le directeur de sa fondation France Libertés, Emmanuel Poilane. Cette information a été confirmée par un proche de la famille.


    Le père de Danielle Mitterrand (née Gouze), directeur d’école, avait trouvé refuge à Cluny après avoir été révoqué en 1940 par le gouvernement de Vichy pour ne pas avoir dénoncé les élèves juifs de son collège.


    C’est également à Cluny que Danielle Mitterrand rencontrera le capitaine Morland, alias François Mitterrand, recherché par la Gestapo.
    «C’est une grande dame qui s’en va, qui portait des valeurs de vie depuis toujours. Elle était toujours portée vers l’avenir et aujourd’hui, elle voudrait qu’on porte ses valeurs de résistance, d’indignation pour faire en sorte que le monde change et soit plus juste», a déclaré à l’AFP M. Poilane, devant le domicile familial des Mitterrand rue de Bièvre, dans le Ve arrondissement de Paris.


    Selon lui, la dépouille de Mme Mitterrand ne transitera pas par l’appartement de la rue de Bièvre.


    Jean-Christophe Mitterrand, son fils aîné, aperçu mardi matin devant le domicile familial parisien, n’a pas souhaité s’exprimer.
    Deux roses rouges et une rose blanche étaient coincées dans la porte cochère de l’immeuble, a constaté l’AFP.


    Décédé en janvier 1996, moins d’un an après son départ de l’Elysée, François Mitterrand a été inhumé dans sa ville natale de Jarnac, en Charente.
    AFP


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    L’énormité du procédé, pour ne pas dire sa grossièreté, n’a échappé à personne. Pourtant, Nicolas Sarkozy nous ressert inlassablement le pire de ce qui constitue sa matrice politique: la désignation du bouc émissaire, du fautif, la dénonciation du grand coupable, en un mot, la chasse aux plus faibles en tant que cible de classe, les plus petits, ceux déjà largement victimes de l’atomisation sociale… Derniers exemples? Les pseudo-fraudeurs de la Sécu. Et les salariés qui abuseraient des arrêts maladie. Ces concitoyens sont accusés de tous les maux et quasiment mis au ban de la nation par le chef de l’État: «Voler la Sécurité sociale, c’est trahir la confiance de tous les Français, c’est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l’esprit de 1945, c’est la fraude qui mine les fondements mêmes de la République sociale.»Un nouveau plan de communication contre les pauvres, doublé d’une chasse aux fonctionnaires – et ces chasseurs-là, croyez-nous, sont des tueurs!

     

    Vous êtes précaires ou fonctionnaires? Vous êtes forcément des fraudeurs! La vieille ficelle pue le moisi, mais à quelques mois des élections, les escrocs de l’Élysée et consorts s’en donnent à cœur joie pour aiguillonner les sentiments les plus vils. Souvenons-nous. Laurent Wauquiez, alors ministre des Affaires européennes, avait déjà ouvert le ball-trap en comparant «l’assistanat»au «cancer de notre société».Sarkozy enfonce donc le clou sur des plaies béantes et, au passage, il doit réjouir la présidente du FN qui, pour l’occasion, n’a pas manqué d’imaginer un parallèle entre les fraudes sociales et l’immigration. Depuis des mois, les mensonges se succèdent en effet, puisque seulement 1% des allocataires seraient en fraude. Vous avez bien lu: la grogne de Sarkozy ne s’adressait hier qu’à 1% des allocataires! Et celui-ci se garde bien de distinguer, et pour cause, d’une part les fraudes aux cotisations sociales dues aux assurés, d’autre part les fraudes aux cotisations sociales que doivent régler les entreprises. D’un côté, quelques centaines de millions d’euros (458 millions exactement en 2010, selon les services de l’administration), alors que la fraude aux prélèvements des entreprises représenterait plus de 15 milliards d’euros… Et si l’on ajoute la fraude fiscale, l’addition du grand patronat voyou atteindrait environ les 65 milliards d’euros! Et pendant ce temps-là? Sept Français sur dix s’estiment «inégaux» face à la santé, et plus d’un sur deux juge notre système de soins «trop inégalitaire».Sarkozy sait-il que 38% des personnes interrogées disent avoir renoncé à consulter un médecin généraliste, 58% un spécialiste??

     

    Puisque rien décidément ne semble étouffer le chef de l’État, il n’a rien trouvé de mieux, hier, que de s’ériger en «protecteur» du modèle social français (on croit rêver), annonçant un grand débat pour changer son mode de financement (de quoi trembler). Puis, comme si de rien n’était, il n’a pas hésité à prononcer ces mots: «Ceux qui ont trahi le Conseil national de la Résistance, ce sont ceux qui depuis des décennies ont refusé toute réforme par lâcheté politique ou par opportunisme.»Que le principal responsable de la plus grande rage antisociale contemporaine ose se revendiquer du CNR constitue, à nos yeux, une insulte envers tous les signataires de ce texte historique. Car cette aliénante stratégie du bouc émissaire, dont le but ne vise qu’à ressouder l’électorat ultradroitier, éloigne les Français de l’essentiel et donne à voir la nature profonde du régime qui ne dit pas son nom. Celui d’une droite maurrassienne et ultralibérale, prônant la division et l’exclusion, l’incitation à la haine et l’injustice sociale…

    [EDITORIALpublié dans l'Humanité du 16 novembre 2011.


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  • Les dinosaures ont disparu de la surface de la terre alors qu’ils semblaient pourtant invincibles et indispensables à la survie de l’écosystème de l’époque. Mais ces animaux gigantesques avaient un point faible, leur sang froid et finalement leur disparition n’a pas entraîné la fin de toute vie sur terre.

    La fin des bancosaures65 millions d’années plus tard, nous assistons à la disparition d’une autre espèce gigantesque : le bancosaure. Et quasiment tous les économistes et politiciens craignent que cela ne provoque la fin de toute vie économique sur terre. Pour parer à cela, ils sont prêts à commettre toutes les erreurs pour les maintenir en vie.

    C’est que le bancosaure est lui aussi un animal fragile avec un grave point faible, sa survie dépend essentiellement d’une seule et unique chose : la confiance.

    Comme tous les animaux, le bancosaure grandit avec le temps. Au début de sa vie, il accepte les dépôts des épargnants. Il veille à ce que les montants des comptes à vue des épargnants restent plus faibles que ceux des comptes à terme. Il sélectionne soigneusement les clients auxquels il prête l’argent des épargnants et investit sa trésorerie dans des actifs sans risques. Mais au fur et à mesure de sa croissance, le bancosaure prend de l’assurance. Il emprunte sur les marchés, d’abord à long terme et puis à court terme. Convaincu qu’il est devenu tellement indispensable à l’économie de son pays et qu’il détient l’épargne de tant d’électeurs,  il est certain de pouvoir compter sur l’aide de l’Etat en cas de difficultés. Alors il prend des risques et devient de plus en plus dépendant de l’emprunt à court terme. C’est ainsi qu’il doit constamment renouveler ses dettes à court terme.  Dans le jargon technique on dit que sa gestion actif-passif devient de plus en plus préoccupante.

    La fin du bancosaure est pratiquement toujours la même : il perd la confiance de ses créanciers. Pour éviter sa faillite pure et simple, les autorités utilisent différentes techniques :
    - La nationalisation comme ce fut par exemple le cas avec  Northern Rock au Royaume-Uni en 2008, après 158 années d’existence.
    - L’absorption par un bancosaure plus gros. Technique utilisée en Belgique avec Fortis en 2008 et largement utilisée en Espagne ces derniers mois. Le risque étant alors que le bancosaure absorbeur ne soit contaminé par son hôte. C’est précisément ce qui est en train de se produire avec Bank of America, le plus gros bancosaure américain qui glisse inexorablement vers la faillite depuis qu’il a repris en 2008, Countrywide spécialisé dans le subprime…
    -  La fusion de deux bancosaures malades. Technique utilisée en Grèce récemment. Non pas que cette fusion donne naissance à un bancosaure sain mais le nouveau bancosaure résultant de cette fusion apparaît alors comme tellement important que sa survie justifie toutes les interventions publiques même les plus extrêmes.

    Actuellement les Etats sont tellement endettés après avoir massivement aidé les bancosaures lors de la première vague de la crise en 2008 qu’ils seront incapables de pouvoir faire quoi que ce soit dans les prochains mois. Il faut donc se préparer à des mesures inédites comme la mise sous tutelle d’un bancosaure par sa banque centrale. Mais à ce stade nous plongeons vers l’inconnu.

    Afin d’illustrer le propos, prenons quelques chiffres extraits d’un bilan consolidé au 30 juin 2011 d’un très gros bancosaure français qui a récemment défrayé la chronique.

    Ces chiffres représentent bien ceux de l’ensemble des  gros bancosaures et sont en milliards d’euros.
    Total de bilan : 1 158
    Capitaux propres : 52

    Soit 22 fois moins ! Un ratio qui semblerait catastrophique pour n’importe quelle autre société mais néanmoins « classique » pour un bancosaure.

    Observons à présent les dettes à court terme : celles envers les autres bancosaures et celles envers les clients.

    A) Dettes à court terme envers les autres bancosaures : 40
    Soit quasiment l’équivalent de ses capitaux propres. A ce stade on comprend immédiatement ce qui effraye particulièrement ce bancosaure français : si les autres bancosaures commencent à douter et refusent de « rouler » ces 40 milliards d’euros, il risque la mort avant même que le premier épargnant n’ait tenté de retirer son épargne. C’est exactement là que réside le risque majeur pour ce bancosaure. Contrairement à l’idée générale, le premier danger n’est pas que les clients ne se ruent pour vider leurs comptes à vue. Ces épargnants arriveront déjà trop tard car les autres bancosaures auront retiré leur argent bien avant que ces épargnants ne s’aperçoivent du moindre problème.

    B) Dettes à court terme envers la clientèle :  200
    Soit pour le dire simplement il s’agit de l’argent que le client imagine pouvoir retirer à tout moment.
    Observons ensuite de quoi dispose ce bancosaure en imaginant qu’il va pouvoir liquider tranquillement tout son portefeuille dans un marché serein :
    Caisse, Banques centrale et actifs financiers disponibles à la vente : 156
    On comprend qu’il s’agit là d’un montant plus qu’idéal car si ce bancosaure devait être en difficulté, les répercussions sur la bourse seraient dramatiques et il serait bien incapable de pouvoir obtenir ce montant qui est de toute façon très largement inférieur à ses dettes à court terme ( 156 < 200+40).

    Retenons donc que ces bancosaures, que le lecteur aura bien évidement identifié comme des banques « trop grandes pour faire faillites » sont particulièrement vulnérables à une perte de confiance de la part des autres banques. Les banques sont cruellement dépendantes les unes des autres et peuvent se retrouver en difficulté  bien plus rapidement que ne peut l’imaginer l’homme de la rue. Je crains d’ailleurs fortement que nous allons devoir l’expérimenter dans les prochaines semaines.

    Le 1er septembre 2011, Pascal Roussel analyste au sein du Département des Risques Financiers de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et Administrateur de Pegasius SA spf. Auteur du livre « Divina Insidia, le Piège Divin ». Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et ne reflète pas nécessairement l’opinion de la BEI ou de son management. Cette lettre d’information financière est volontairement très courte et dans ce cadre il n’est pas possible d’entrer dans les détails. Afin de rester accessibles à tous, certains concepts sont exposés de manière schématique ou imagée mais ils restent néanmoins exacts.

    http://www.pascalroussel.net


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  • Aide alimentaire européenne : la mobilisation a payé

    Le programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) sera finalement prolongé pendant deux ans. La décision a été prise aujourd’hui par les pays de l’Union Européenne qui ont ainsi renoncé à diviser par quatre, le financement de l’aide alimentaire dont bénéficient 18 millions d’Européens pauvres .

    Avec les Député-e-s communistes et citoyens, je me félicite de cet accord intervenu après plusieurs mois de blocage et imposé par la forte mobilisation des associations caritatives, notamment dans notre pays.

    Je renouvelle mon plein soutien à ces associations et aux bénévoles qui, chaque jour, apportent une aide précieuse aux familles confrontées à des difficultés si grandes qu’elles n’ont plus les moyens de se nourrir.

    Je le fais avec d’autant plus de force que la droite présidentielle dont la politique a fait grimper comme jamais, le nombre de nos concitoyens vivant désormais sous le seuil de pauvreté, ne renonce à aucun mauvais coup. En témoigne, par exemple, la proposition du rapporteur UMP de la commission des Finances de l’Assemblée nationale de revenir sur la défiscalisation partielle des dons aux associations qui se trouveraient, ainsi, en grand danger.

    J’en appelle aussi à la mobilisation pour mettre en échec les mesures d’austérité que le gouvernement, en bon élève de l’Europe libérale, veut imposer pour satisfaire les marchés et qui n’auront pas d’autre effet que d’augmenter encore la misère et la pauvreté pour conforter les plus fortunés.

    Marie-George Buffet,


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  • Le patron de France-Soir vote Le Pen et brade le titre :

    trop c’est trop M. Pougatchev !!!

     

    Une première dans la presse française. L’oligarque russe Alexandre Pougatchev, patron de France Soir, a annoncé vendredi 11 novembre sur LCI avoir fait son choix pour les présidentielles de 2012 : ce sera Marine Le Pen, la numéro un de la droite extrême.

    En faisant cette scandaleuse déclaration, il engage ainsi, qu’il le veuille ou non, son journal, et en particulier les journalistes, dans la voie d’un soutien au FHaine et à ses thèses racistes et xénophobes.

    C’est un nouveau coup contre la démocratie qui vient d’être asséné par ce patron sans scrupules. A quand le futur quotidien France National Soir ?

    Ne confondez pas quotidien populaire et populiste, M. Pougatchev !!!

    Par ailleurs le même Pougatchev n’a pas hésité, dans la même émission, à lancer un autre pavé dans la mare de sa gestion calamiteuse : il se déclare prêt à vendre le quotidien pour un euro symbolique, si le repreneur assure la pérennité du journal papier et éponge les dettes, un peu plus de 3 millions d’euros selon lui.

    Cette nouvelle proposition, signe du sens inné de l’intérêt du titre et de ses personnels du patron de France Soir, survient alors que ce dernier proposait ces dernières semaines devant les élus du Comité d’entreprise de supprimer l’édition papier pour la remplacer par une édition web. En supprimant au passage 89 emplois sur 127. Une édition uniquement web qui condamnerait rapidement France Soir.  

    On attend encore les réactions courroucées des patrons de presse et du gouvernement sur les derniers propos pro lepénistes de M. Pougatchev et sur sa désinvolture face au titre et à ses personnels.

    Devant cette situation scandaleuse, le SNJ-CGT appelle les pouvoirs publics à prendre toutes leurs responsabilités pour sauver France Soir, le quotidien emblématique de la presse populaire.

    D’ailleurs lors d’une rencontre récente de salariés de France Soir, de responsables du SGLCE et du SNJ-CGT, au Ministère de la Culture et de la Communication, avec un conseiller du ministre, Vincent PEYREGNE, la délégation avait rappelé son exigence d’un maintien du tirage papier du quotidien en parallèle aux développements du numérique, dans le cadre d’une véritable complémentarité.

    Le conseiller du ministre avait réaffirmé le soutien des pouvoirs publics aux équipes de France Soir avec comme priorité la pérennité du titre papier.

     

    ALORS CHICHE. LE MOMENT EST VENU DE SAUVER FRANCE SOIR ! 

    Montreuil, 13/11/2011

    Syndicat national des journalistes CGT  263, rue de Paris –  Case 570  –   93514 Montreuil Cedex 

    Tél.: 01 48 18 81 78 - Télécopie :  01 48 51 58 08 - Courrier électronique : snj@cgt.fr – site Internet : www.snj.cgt.fr


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