• Santé : les malades paieront

    Santé : les malades paieront ou s’arrêteront de se soigner !

     Tribune libre

    Le gouvernement sonne le glas de l'assurance maladie, solidaire....

    Aujourd'hui il fait passer la franchise hospitalière de 91 à 120 euros et demain il liquidera le service public de santé... A moins que l'on arrive par nos mobilisations à la chasser !

    La franchise hospitalière passe de 91 à 120 euros !

    Les malades paieront ou arrêteront de se soigner !

    Depuis septembre 2006, chaque patient doit acquitter d'un forfait de 18 euros pour tout acte (sauf exception) dont le montant est supérieur ou égal à 91 euros. Ce forfait doit être versé au professionnel ou à l'établissement de santé qui a pratiqué cet acte.

    Certaines personnes ne sont pas concernées par cette franchise de 18 euros (par exemple les femmes enceintes de plus de six mois, les personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD), les bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle).

    Tous les autres doivent payer, même ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois et ne relèvent pas de la CMU.

    A la suite de la publication fort discrète d'un décret du gouvernement, la franchise hospitalière est passée la semaine dernière de 91 euros à 120 euros, il s'agit d'une hausse de 32 %.

    Comme l'explique très bien la Filpac-CGT :« Les assurés sociaux ne seront plus remboursés à 100% après acquittement du forfait de 18 euros pour un acte au-dessus de 91 euros.

    Les assurés sociaux voient le seuil de 91 euros passé à 120 euros ! En dessous de ce nouveau palier, les assurés sociaux devront payer 20 % du montant de l’acte.

    Exemple : un acte à 100 euros.

    Avant, le seuil étant à 91 euros, l’assuré était pris en charge à 100%, moins la "franchise" de 18 euros.

    Après, le seuil étant de 120 euros, l’assuré paiera 20 %, soit 20 euros, plus la franchise de 18 euros.

    La destruction de la branche santé et l’écrasement du salarié continuent.

    D’autant que les mutuelles vont répercuter cette augmentation sur leurs tarifs. »

    Aujourd'hui de plus en plus de personnes ne peuvent pas se payer une mutuelle santé et devant les difficultés de gestion budgétaire qu'ils connaissent, ils hésitent à se faire hospitaliser.

    Le forfait hospitalier, institué par le décret du 31 mars 1983, en application de la loi du 9 janvier 1983 a instauré la participation des malades aux frais hospitaliers.

    Si son tarif d'origine a été fixé à 20 francs, il a augmenté régulièrement et fortement pour atteindre aujourd'hui 18 euros.

    Le gouvernement « socialiste » de l'époque a ouvert là une brèche dans laquelle se sont engouffrés tous les gouvernements libéraux qui se sont succédé !

    Le Professeur André Grimaldi dans son livre « l'hôpital malade de la rentabilité » publié en 2009 nous livre une histoire vraie édifiante qui fait froid dans le dos :

    « Un patient du service de diabétologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière a renoncé à l'hospitalisation prescrite par son médecin en raison d'une plaie de pied diabétique pour éviter d'avoir à payer le forfait hospitalier. Résultat : il a été hospitalisé en urgence un mois plus tard devant l'aggravation de sa plaie, et la seule solution fut l'amputation »

    L'urgence c'est de supprimer le forfait hospitalier et d'en revenir aux principes même de la sécurité sociale quand elle a mis en place la solidarité.

     

    Jean-François Chalot

    Source

     

    Notre santé en danger : usagers, professionnels de la santé, élus, il est temps de réagir ensemble !

    Journée nationale d'action le 2 avril 2011

     

    desert-medical.jpgLa santé de chacune et chacun passe par un service public de santé et des soins de qualité et de proximité avec des personnels en nombre et formés.

    Arrêtons la casse de la santé!

    Après des années d’une politique de réduction des moyens et de réformes successives, la mise en place par la loi Hôpital Patient Santé Territoire (loi BACHELOT) des Agences Régionales de Santé (ARS) accélère la privatisation de notre système de santé. Pour le service public cela se traduit par des fermetures de services, fusions d’hôpitaux et réductions de personnels... Cela aboutit à de véritables déserts médicaux, dans les secteurs urbains comme à la campagne. La permanence des soins est menacée. Pour les malades et leurs proches, les distances augmentent, avec tous les risques et les coûts supplémentaires que cela comporte.

    Les directeurs des ARS, nommés par le gouvernement, sont des superpréfets sanitaires régionaux. Ils détiennent tous les pouvoirs pour organiser la santé dans son ensemble, en appliquant les directives gouvernementales. La représentation des usagers, des salariés, des personnels et des élus est réduite. Planifiant la désorganisation et la réduction des soins publics, les ARS favorisent le transfert vers le privé lucratif des soins les plus rentables pour le plus grand profit des groupes financiers de la santé et de leurs actionnaires.

    Le nombre de centres de santé, de services de PMI diminue, la médecine scolaire est en voie de disparition, la médecine du travail risque d’être totalement sous le contrôle du patronat…

    Les maternités de proximité ferment les unes après les autres, et sont remplacées par des usines à bébés. Pour l’IVG, les objectifs sont aussi de concentrer leur pratique dans quelques centres, et le développement abusif de l’IVG médicamenteuse.

    La psychiatrie peu à peu privée de ses moyens de soin devient un instrument de contrôle social s’appuyant sur le tout sécuritaire.

    La sécurité sociale financée par les cotisations en fonction des revenus doit permettre à chacun de bénéficier des soins selon ses besoins : c’est un principe solidaire.

    Arrêtons la casse de la sécu!

    De nombreuses mesures ont fait reculer ce principe solidaire : forfaits, franchises, dépassements d’honoraires, pénalités, déremboursements... Ce qui reste à la charge des foyers ne cesse d’augmenter.

    Tout cela pousse vers l’assurance privée individuelle celles et ceux qui en ont encore les moyens et c’est par millions aujourd’hui que des gens diffèrent ou renoncent aux soins.

    Le gouvernement veut privatiser la protection sociale en favorisant la création d’un marché pour les assurances privées. Chaque annonce d’exonération de cotisation pour une entreprise ou un emploi, met à mal le financement solidaire de la sécurité sociale.

    Le projet sur la dépendance prévoit l’obligation de souscrire une assurance individuelle privée dès l’âge de cinquante ans ce qui remet en cause le principe fondamental de solidarité.

    POUR SAUVEGARDER ET PROMOUVOIR LA SANTÉ PUBLIQUE

    Pour la sécurité sociale universelle et solidaire

    JOURNÉE NATIONALE D’ACTION

    LE 2 AVRIL 2011

    TOUS ENSEMBLE DANS TOUTES LES RÉGIONS

    ACCÈS AUX SOINS PARTOUT,

    POUR TOUTES ET TOUS :

    C’est un DROIT ! DÉFENDONS-LE !

     

    Action Consommation, ANCIC, ANECR, Appel des Appels, ATTAC, CADAC, CNAFAL, Collectif contre les franchises, CNDF, Coordination des Hôpitaux et maternités de proximité, Convergence services publics, Coordination des Élèves Infirmiers, Femmes Égalité, EGSP, Ensemble pour une Santé Solidaire, La Santé n’est pas une marchandise, Le Planning Familial, Mais c’est un Homme, Manifeste des Médecins Solidaires, UFAL, UNRPAAMUF, confédération CGT, CGT Santé Action Sociale, FSU, SMG, SNASS-CGT, SNPST, SUD Santé Sociaux, SUD Union Fédérale Protection Sociale, UCMSF, USP, Solidaires, -EELV, FASE, GU, Les Alternatifs, M’PEP, NPA, PC, PCOF, PG, PS, Résistance sociale, République et Socialisme, -et plus d’une centaine de comités, collectifs et syndicats locaux ou d’entreprise



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