• Retraites : le gouvernement avertit qu’encore une fois, un « effort sera nécessaire »

    Retraites : le gouvernement avertit qu’encore une fois, un « effort sera nécessaire »

    Manifestation contre la réforme des retraites Woerth / DR

    s'informerLa ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, dans une interview publiée vendredi par le quotidien Le Figaro, avertit que, dans le cadre d’une nouvelle réforme des retraites, « un effort sera nécessaire, auquel devront participer tous les Français ».

    Elle précise que « des décisions seront prises d’ici la fin de l’année » et détaille les grandes lignes de la stratégie du gouvernement : « Nous avons trois défis : le financement à court terme, la pérennité à long terme de notre système par répartition et des mesures de justice ». Selon elle, « si on parle de durée de cotisation, qui est le critère le plus juste, vu l’augmentation de la durée de vie, elle doit tenir compte des réalités des carrières », ce qui implique « un effort ».

    Assurant entendre « les inquiétudes » au sujet des retraites, Mme Touraine affirme que « la retraite par répartition doit rester le socle » et qu’elle ne « pousse pas à un bouleversement des principes existants ».

    Publiée hier, une étude conjointe des services des statistiques des ministères sociaux, du Conseil d’orientation des retraites, de la Caisse nationale de l’assurance vieillesse et de la Direction de la sécurité sociale montre qu’une certaine inquiétude sur l’avenir des systèmes de retraite gagne du terrain chez les salariés : trois retraités sur quatre disent être partis à la retraite « dès qu’ils en ont eu la possibilité ».

    L’Union européenne pose sa condition à un assouplissement budgétaire : accélérer les contre-réformes

    Schroeder exemple pour l'UE

    s'informerParis a obtenu vendredi, de la Commission européenne, un sursis de deux ans pour atteindre ses objectifs budgétaires, mais en étant pressé de réaliser  « des efforts beaucoup plus importants et urgents ».

    Pour Olli Rehn, commissaire chargé des Affaires économiques, dans toute l’Europe les pays doivent « intensifier » la mise en place de réformes structurelles « pour libérer la croissance européenne ».

    M. Rehn qualifie les prévisions du gouvernement français d’ « excessivement optimistes ». Il estime au contraire que le déficit va déraper, que la croissance passera à – 0,1 % (et non + 0,1 %, c’est-à-dire que la production nationale de richesses diminuera) et que le chômage s’aggravera.

    Pour le commissaire, la récession découle d’une trop faible consommation, de l’insuffisance des revenus des ménages, du chômage et des hausses d’impôts. Et enfin, de « la détérioration persistante de la compétitivité française » à l’exportation.

     
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    G.Schröder, ex-chancelier, SPD

     

    Aussi, la souplesse accordée à la France dans la gestion de son déficit devrait lui servir à entamer plus de « réformes structurelles substantielles en matière de marché du travail, de système de pensions et d’ouverture des marchés ».

    Gerhard Schröder, ex-chancelier social-démocrate allemand, pris en exemple notamment par le MEDEF pour son « agenda 2000 » a déclaré, vendredi que « s’il faut plus de temps à certains pays pour remplir les critères de Maastricht, il faut leur donner ce temps nécessaire ». Selon lui, la France, « où le résultat des négociations entre syndicats de salariés et patronat a abouti à un consensus », est dans la bonne voie.

     

    http://parti-ouvrier-independant.fr/


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