• Quand on vous dit que le capital tue

     

    Quand on vous dit que le capital tue

    Même dans des pays sans conflit armé. La preuve : la Grèce.

    Voici le cri d'alarme poussé par l'OMS et publié par un journal peu suspect de subversion : "the lancet" (notez que les effets des derniers plans antipopulaires mis en peuvre par le gouvernement Papandréou n'ont évidement pas encore été pris en compte).

    Les conclusions de l'étude devrait pousser tous les peuples de l'UE à descendre dans la rue et aller en groupe en ligue en procession ouvrir les coffres des banques pour redistribuer différement (collectivement et individuellement ) les richesses produites et accumulées par le capital :

    Ce bilan est publié dans le Lancet par le sociologue David Stuckler de  l’University of Cambridge. L'auteur qui éudie les impacts sociaux de la crie finnacière sur les populations se penche sur l’une de ses conséquence et pas des moindres, la santé. Son terrain d’étude la Grèce qui est en première ligne des coups subits par la population. Cet article décrit ainsi les conséquences sanitaires, à la lumière de 4 années de récession, de baisse de revenus et de dégradation des conditions de vie. Au-delà, ce bilan apporte des informations généralisables, au fil de l’évolution économique, à toute l'Union Européenne, nous avertit son auteur et les organismes et média qui le publient.

     

    Le système de santé, le premier touché: Le système de santé grec doit permettre aux citoyens assurés sociaux de consulter un médecin généraliste gratuitement et de consulter à l’hôpital pour0 à 5€, et ces réductions d’accès aux soins résultent principalement d’une dégradation du système de soins lui-même, liée à une réduction des dépenses de santé de 40% avec les sous-effectifs, les pénuries de médicaments et de dispositifs médicaux qui vont avec et les « pots de vin donnés au personnel médical » pour passer avant dans des hôpitaux débordés. Car les hôpitaux publics sont débordés, avec une augmentation des admissions de 24% en 2010 vs 2009, alors que les cliniques privées sont délaissées avec une baisse des admissions de 25 à 30%.

    Les groupes vulnérables, les premiers touchés:

    ·         La prévalence des personnes déclarant que leur santé est «mauvaise» ou «très mauvaise» augmente (OR: 1,14). Les suicides sont en hausse de 17% en 2009vs 2007.

    ·         25% des personnes faisant des tentatives de suicide l’expliquent par leur incapacité de rembourser des dettes personnelles.

    ·         Les taux d'homicide et de vol ont presque doublé entre 2007 et 2009.

    ·         Une augmentation significative des infections est constatée depuis fin 2010 (+52% en 2011 vs 2010), la moitié de cette augmentation étant concentrée chez des usagers drogues intraveineuses. Ainsi, la prévalence de l'usage d'héroïne aurait progressé de 20% en 2009 vs 2008.

    ·         Une grande partie des nouvelles infections à VIH est liée  à une augmentation de la prostitution

    ·         L'utilisation des « cliniques de rue » gérées en Grèce par des ONG est en pleine explosion. 30% des Grecs y auraient aujourd’hui recours vs 4% avant la crise.

    La crise a quelques rares avantages sanitaires, liés à la réduction du niveau de vie, tels que la baisse de la consommation d’alcool, par exemple.

    Les gens ordinaires paient le prix ultime: Mais les auteurs dénoncent une situation sanitaire extrêmement préoccupante. Ils rappellent que dans cet effort pour réduire la dette, ce sont « les gens ordinaires qui paient le prix ultime », qui perdent l'accès aux soins et aux services de prévention, font face à des risques plus élevés de VIH et de maladies sexuellement transmissibles et voient leur risque de décès augmenté.

    Le même sociologue avait publié dans le même Lancet, en juillet dernier, un état des lieux sanitaire et un bilan de la manière dont la crise financière avait affecté les schémas de mortalité en Europe. Ces précédentes données montraient des augmentations des taux de suicide entre 2007 et 2009 dans la plupart des pays, premiers révélateurs de la rapidité des conséquences sanitaires de la crise financière ...

    Source: The Lancet Early Online Publication, 10 October 2011 doi:10.1016/S0140-6736(11)61556-0 « Health effects of financial crisis” (Vignette Médecins du monde)

    Par canaille le rouge


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