• Pour la dissolution des groupes néo-nazis, en Belgique comme en France

    Pour la dissolution des groupes néo-nazis, en Belgique comme en France

    Comac, le mouvement de jeunes du PTB (Parti du Travail de Belgique), tient à s’associer à la tristesse de la famille et des camarades de Clément Méric, à qui nous présentons nos sincères condoléances. Ce jeune français de 19 ans a eu le tort de croiser hier soir, vers 18h dans le centre de Paris, le chemin d’une bande de néo-nazis proche de groupes dénommés Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires et Troisième Voie.

    Adrian Thomas, vice-président de Comac-ULg

    Clément était un jeune engagé, et reconnu comme tel. On pouvait le voir avec les couleurs de son syndicat estudiantin, SUD[1], ou lorsqu’il défendait l’antifascisme, valeur-phare de notre mémoire citoyenne.Comme jeunes de gauche, nous sommes choqués de la violence sauvage qui s’est exprimée hier soir sur un démocrate jusqu’à atteindre le sacrifice de sa vie.

    Cela n’est pas sans évoquer la tension croissante que les Belges perçoivent chez leurs voisins du sud à l’issue de l’adoption de la loi sur le mariage gay. Chacun a pu assister à la radicalisation de groupes fascistes lors des différentes manifestations opposées à cette loi. Dans ce durcissement, le grand parti de la droite française, l’UMP, eut de la peine à ne pas montrer qu’il ne pouvait échapper à côtoyer le FN, son rival d’extrême-droite. Ce parti-là même a entrainé dans son sillage ces groupes néo-nazis comme celui que Clément a croisé hier soir. Malgré la dédiabolisation du parti de Mme Le Pen, le climat français s’est détérioré, ouvrant la voie aux dangereux agissements de ligues fascistes.

    Ce jeudi soir, 15 000 Français ont marché dans tout leur pays en hommage à cette victime de ce que nos anciens appelaient au sortir de la guerre « la bête immonde », ainsi que pour appeler leur gouvernement à prendre au sérieux la menace que représente ces groupuscules au sein de notre démocratie. Pourquoi devoir en arriver à une telle extrémité pour comprendre le danger ? Les militants de gauche ne peuvent donc plus se promener librement dans leurs rues ? Désormais le fascisme ne se cache plus et tue pour des idées.

    En Belgique comme en France, nous appelons nos différents gouvernements à examiner le cas des groupes fascistes de nos pays. En Wallonie-Bruxelles, nous pensons par exemple à Nation. Solidaires de leurs congénères, il suffit de visiter leur site internet[2] pour prendre conscience de l’entreprise de justification ignoble qu’ils opèrent pour légitimer le meurtre de Clément. Nous appelons les autorités compétences à entamer les procédures de dissolution de ces groupes.

    Nous honorerons la mémoire de Clément Méric. Tout notre soutien accompagne ses proches. Un tel meurtre ne peut rester impuni, la justice doit avoir les moyens d’agir. 

    [1] Solidaires Unitaires Démocratiques.

    [2] http://www.nation.be/web/

    Rassemblement de solidarité à Bruxelles le samedi 08/06/13

    http://www.ptb.be


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