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    Arthaud fustige la "comédie" d'une "union nationale"

    Arthaud fustige la "comédie" d'une "union nationale"

     

     

    La candidate de Lutte ouvrière dénonce " l'instrumentalisation politique indécente" de la tuerie.

    La candidate de Lutte ouvrière (LO) à la présidentielle, Nathalie Arthaud, a qualifié mardi de "comédie" les appels à une "union nationale" et à une suspension de la campagne après la tuerie de Toulouse. "Je n'ai absolument pas envie d'aller dans ce sens-là de l'union nationale, d'un temps suspendu, où nous serions tous ensemble, unis", a déclaré la candidate sur Radio Classique, tout en qualifiant de "barbares et horribles" les événements de Toulouse. "J'ai envie de dénoncer cette comédie de l'union nationale et je n'y jouerai pas", a-t-elle ajouté.

    Dans un communiqué, Nathalie Arthaud a renchéri, considérant "indécente l'instrumentalisation politique de ces actes (de Toulouse) et en particulier les appels à l'union nationale". "Ma compassion et ma solidarité à l'égard des proches des victimes ne créent pour autant aucune solidarité nationale avec Marine Le Pen, Sarkozy, Guéant et bien d'autres", a souligné la candidate de Lutte ouvrière.

    Après la tuerie de Toulouse, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont affirmé tous les deux qu'ils suspendaient leur campagne électorale (jusqu'à mercredi pour le premier, "pour quelques heures, pour quelques jours", a dit mardi le second), et de nombreux rendez-vous et déplacements ont de fait été annulés par plusieurs équipes. Mais Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, et François Bayrou (MoDem) se sont distingués mardi, le premier en considérant que "poursuivre la campagne est un acte de résistance", le second en jugeant que "ce n'est pas avec une parenthèse de trois jours" qu'on mettra un terme au "climat d'intolérance croissant" dans le pays.


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    La droite aime les ouvriers... de loin, de très loin !

     

    La droite aime les ouvriers... de loin, de très loin !

     

    La droite aime les ouvriers... de loin, de très loin !

     

    Des sidérurgistes accueillis à coups de gaz lacrymogène, des salariés sélectionnés pour apparaître au côté du président, la droite aime la classe ouvrière sage, soumise, acceptant son destin. Pas celle qui se bat !

    Les images des CRS face aux 250 métallurgistes d'ArcellorMittal de Florange ont occupé à juste titre une partie des journaux télévisés hier soir. Ces images illustrent à merveille la vision qu'a la droite des ouvriers.

    Que des ouvriers viennent à l'Elysée en petit comité pour écouter les bobards de Sarkozy, c'est acceptable : cela donne une image positive du candidat UMP, celle d'un président préoccupé par le sort des ouvriers. En clair, cela sert la cause de l'UMP !

    Que des ouvriers manifestent à Paris, à proximité du siège de campagne de l'UMP ou au pied de la Tour Eiffel, c'est inacceptable : cela donne une image négative du candidat UMP, celle d'un président qui fait des promesses mais que les ouvriers doivent mettre sous pression pour qu'il agisse réellement. Et ça, c'est pas bon pour Sarko !

    Rien d'étonnant donc à ce que ce soit les CRS qui accueillent puis délogent les manifestants venus demander une rencontre avec un membre de l'équipe de campagne de Sarkozy.

    Les commentaires de Sarkozy sur ces événements sont assez illustratifs de la manière dont il souhaite utiliser les gens et les problèmes des travailleurs. Depuis la Marne, il accuse : "les syndicalistes devraient défendre les salariés, pas faire de la politique" ! Tiens ! Organiser une manif pour exiger des actes en faveur de la survie d'un site de 2 500 salariés, ce n'est pas défendre les salariés ?

    Et Sarkozy reconnait aussi dans cette phrase qu'il a abandonné l'idée d'influer sur l'emploi et l'économie car, oui, les choix politiques peuvent avoir une influence sur l'économie et l'emploi ! C'est bien vrai : en trente ans de libéralisme et de dérégulation de l'économie, les politiciens libéraux ont abandonné aux financiers le contrôle de l'économie.

    Ce que ne reprennent pas les médias, par contre, ce sont les propos du président et de ses sbires sur les syndicats, considérant que ceux qui manifestent, ce sont des syndicalistes professionnels, qui ne représentent rien, et qu'il faut différencier des "vrais" ouvriers de Florange !

    Quatre cars ont fait le déplacement de Lorraine. Pour ceux qui savent combien coûte un car pour un tel voyage, on comprend aisément que les syndicats ont dû limiter le nombre de cars !

    Ses attaques répétées contre le syndicalisme, on les retrouve dans son discours contre "les corps intermédiaires", prônant un lien direct entre patrons et salariés. C'est aussi l'idée de supprimer la primauté des accords de branche sur les accords d'entreprises : la prochaine étape de la dérégulation sociale voulue par le patronat et la droite, c'est de supprimer les pouvoirs des syndicats pour isoler les salariés.

    Qui peut croire qu'un salarié seul pourra négocier des conditions de travail et de salaires supérieures à celles qui ont été acquises de haute lutte par des décennies de mobilisations sociales collectives, avec l'aide des syndicats ?

    L'UMP et Sarkozy voient surtout dans toute organisation collective de la classe ouvrière et des travailleurs, syndicale, politique ou mutualiste, un danger pour les privilèges de la bourgeoisie dont font partis les patrons et les gros actionnaires des entreprises.

    Les syndicalistes sont, par définition, l'image de ce que détestent les patrons et les notables du capitalisme : des ouvriers qui s'engagent, qui se battent et qui veulent entrainer les autres ! Une classe ouvrière consciente et active. Quelle horreur pour les actionnaires !

    La casse des solidarités entre travailleurs, c'est le moteur des politiques de la droite et de l'extrême-droite depuis toujours : monter les français les uns contre les autres, c'est détourner l'attention des travailleurs et désorganiser la défense collective de nos acquis. C'est ce qui se cachent derrière les sempiternelles attaques contre les travailleurs immigrés, contre les fonctionnaires, contre les jeunes (tous des fainéants !), contre les syndicats,... Diviser pour meiux régner !

    On retrouve cette stratégie au Front national qui cultive chez les ouvriers une haine de l'étranger, comme si la crise et les délocalisations étaient dues aux immigrés qui vivent en France et qui connaissent, plus que les travailleurs nés en France, les conséquences de cette crise du capitalisme en termes de chômage et de pauvreté !?

    La montée du chômage, de la pauvreté et de la délinquance, sont les enfants d'une société capitaliste qui n'a qu'un mot à la bouche : le profit ! Le profit pour les plus riches et l'égoïsme individuel comme valeur morale.

    Les travailleurs, eux, n'ont que leur nombre comme force. C'est donc, à l'inverse, la solidarité qui doit nous guider !

    C'est cette valeur de solidarité entre travailleurs qui guide toute l'histoire du mouvement communiste français et que porte le PCF au sein du Front de Gauche.

    Loin de cette haine de droite et d'extrême-droite pour le travailleur qui se défend, le PCF et le Front de Gauche cherchent au contraire à développer cet esprit de résistance, d'initiative, de révolte citoyenne !

    D'ArcellorMittal à Florange à M-real sur Alizay, de Saint André à la Bastille, travailleurs de tous les pays et de toute la France, unissez-vous ! Le drapeau rouge est votre drapeau ! C'est pour cela que c'est celui du Parti communiste et du Front de Gauche.

    http://andree-oger-pour-deputee.over-blog.com


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    Nouveaux protectorats

      La date du 21 février 2012 sera désormais pour la Grèce celle de la Grande Capitulation. Ce jour-là en effet, contre la promesse d’un second plan d’aide européen, le gouvernement hellénique a accepté les humiliantes conditions imposées par le "gang de la triple A" que commande l’Allemagne : coupes draconiennes dans les dépenses publiques, réduction du salaire minimum, baisse des retraites, licenciement de 150 000 fonctionnaires, augmentation des impôts, privatisations massives...

    Les Grecs avaient pourtant déjà subi un véritable "coup d’Etat financier" le 10 novembre dernier, quand Berlin leur avait imposé un gouvernement tripartite, composé de sociaux-démocrates, de conservateurs et d’extrémistes de droite, dirigé par Lukas Papademos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne. Mais leur sacrifice, après quatre ans de thérapie de choc extrêmement dure, n’aura servi à rien.

    Cette fois, l’affront a été plus grave. Car c’est un énorme abandon de souveraineté qui a été réclamé à Athènes, "probablement le plus grand jamais concédé par un pays en temps de paix" [1]. En fait, la Grèce a été placée sous tutelle de l’Union européenne (UE) et ne possède désormais, en ce qui concerne son budget et ses finances, qu’un statut de "souveraineté limitée".

    Une telle agression était prévisible. Elle sert d’ailleurs d’avertissement aux autres pays en difficulté de la zone euro (Irlande, Portugal, Espagne, Italie). Dès juillet 2011, Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg et président de l’Eurogroupe [2], avait mis en garde : "La souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte [3]." Et le 27 janvier dernier, le quotidien britannique Financial Times rendait public un document allemand demandant de dépêcher à Athènes un Commissaire permanent avec droit de veto pour piloter le budget public et bloquer toute dépense non autorisée par les créanciers de la Grèce. Enfin, la veille, dans un entretien à l’hebdomadaire Der Spiegel, Volker Kauder, chef du groupe parlementaire de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), était allé encore plus loin : il a réclamé l’envoi en Grèce de "fonctionnaires allemands pour aider à bâtir une administration financière efficace". Exigence également formulée par le ministre allemand de l’Économie lui-même, le très libéral Philipp Rösler.

    On n’en est pas encore là, mais l’accord du 21 février prévoit tout de même "une présence permanente en Grèce d’une mission de la Commission européenne" pour contrôler et surveiller ses comptes, ainsi qu’ "une présence renforcée de la troïka [Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international] pour superviser en permanence le remboursement de la dette".

    Les fonds transférés dans le cadre du plan d’aide seront versés sur un compte bloqué auquel la troïka seule aura accès, pas le gouvernement grec. Ce compte servira uniquement à rembourser la dette souveraine, pas à payer les salaires des fonctionnaires, par exemple, ou à payer les retraites. Les nouvelles obligations émises par l’Etat hellénique ne seront plus de droit grec, mais de droit britannique... Et en cas de conflit entre Athènes et les créanciers privés, le litige sera jugé au Luxembourg, pas en Grèce... Ce n’est pas encore officiel, mais tout montre que la République hellénique a cessé d’être un Etat souverain.

    Silencieusement, l’UE a donc franchi une nouvelle étape. Désormais, les Etats forts (ceux de "la triple A" plus la France) exigent de tous les autres, et particulièrement des Etats de la périphérie, un changement de régime. Il ne s’agit pas exactement d’un statut colonial. Mais il ressemble assez à un type d’administration que les grandes puissances avaient mis au point à l’époque coloniale : le protectorat.

    Pour les colonisateurs, le protectorat était un moyen d’étendre leur influence politique et administrative, et de placer sous tutelle des territoires étrangers dont on voulait piller les richesses, sans avoir à assumer les inconvénients et les frais que suppose une annexion pure et simple. La différence avec une colonie, c’est que l’ "Etat protégé" conserve formellement ses institutions, mais il cède à la "puissance protectrice" sa politique extérieure et, surtout, son économie et son commerce extérieur.

    C’est dans un tel contexte que nous assistons, au sein de l’UE et plus particulièrement de l’eurozone, depuis le début - en 2008 - de la crise financière, à une perte manifeste de souveraineté des Etats les plus affaiblis. C’est la phase préliminaire avant d’accéder au triste statut de "protectorat européen", qui vient d’échoir à la Grèce.

    Angela Merkel a proposé, en septembre 2011, un nouveau concept : "marktkonforme demokratie" (démocratie compatible avec le marché). Elle l’ a défini ainsi : "L’élaboration du budget de l’Etat est une prérogative fondamentale du Parlement, mais il nous faut trouver des voies pour que cette exigence démocratique soit compatible avec les impératifs du marché [4]." Le marché est désormais la référence. Ce qui signifie que ce ne sont plus les électeurs qui déterminent les décisions législatives mais les Bourses, les banques et les spéculateurs [5].

    Cette nouvelle philosophie antidémocratique gagne peu à peu l’Europe. Cela se traduit en lois et traités qui limitent de plus en plus les marges de manœuvre des gouvernements et fonctionnent comme une sorte de "pilote automatique" pour domestiquer les sociétés. Et les amener, de manière rampante et dissimulée, vers une Europe fédérale. A cet égard, le châtiment infligé à la Grèce représente le modèle de ce qui menace tout pays européen récalcitrant. Et qui deviendra officiellement la norme légale dès juillet prochain, une fois le Mécanisme européen de stabilité (MES) ratifié.

    Conçu par Angela Merkel, et approuvé par Nicolas Sarkozy, le MES est une nouvelle organisation intergouvernementale, une sorte de FMI européen. Il est actuellement soumis à la ratification des Parlements européens sans débat public [6], alors que, en raison de ses caractéristiques, il peut avoir des conséquences désastreuses pour les citoyens. En effet, le MES prévoit d’accorder des aides financières aux pays en difficulté à condition précisément qu’ils cèdent une part de leur souveraineté, acceptent de se placer sous la tutelle d’une troïka européenne et mettent en œuvre des plans d’ajustements impitoyables.

    Le MES est structurellement articulé au "Pacte budgétaire" adopté le 30 janvier dernier par 25 des 27 chefs d’Etat ou de gouvernement de l’UE. Ce redoutable Pacte (dont le vrai nom est : "Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire") résulte également d’un exigence allemande. Il contraindra les Etats signataires à inscrire dans leurs Constitutions (ou au moins dans une loi) la fameuse "règle d’or" qui oblige à maintenir le déficit budgétaire annuel en dessous de 0,5% du PIB. Les pays qui ne respecteront pas cette contrainte pourront être dénoncés auprès de la Cour de justice européenne et gravement sanctionnés.

    Karl Marx affirmait que les gouvernements, à l’ère industrielle, n’étaient que les Conseils d’administration de la bourgeoisie. En le paraphrasant, nous pourrions dire que, aujourd’hui, à l’ère de "l’Europe austéritaire" d’Angela Merkel, les gouvernements deviennent les Conseils d’administration des marchés. Jusqu’à quand ?

    Notes

    [1]  El País, Madrid, 21 février 2012.

    [2]  L’Eurogroupe coordonne et supervise les politiques et les stratégies économiques des Etats de la zone euro (eurozone). Il réunit, une fois par mois, les ministres de l’économie et des finances de ces Etats.

    [3]  Entretien à l’hebdomadaire allemand Focus, 4 juillet 2011.

    [4]  Déclaration à la radio publique allemande Deutschlandfunk, 1 septembre 2011.

    [5]  Lire Rafael Poch, "Un documento alemán pide un comisario para Grecia", La Vanguardia, Barcelone, 28 janvier 2012.

    [6]  Le 21 février dernier, l’Assemblée nationale française a ratifié l’accord autorisant la création du MES. La majorité des députés socialistes n’ont pas voté contre.

    http://www.medelu.org/Nouveaux-protectorats


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    Nicolas Sarkozy et François Hollande à égalité : une manipulation avouée

     

    Encore un épisode de coproduction frauduleuse pour l’Ifop et le Journal du Dimanche, suivi par l’AFP, et donc bien d’autres, qui ont réussi à faire monter artificiellement les intentions de vote de Nicolas Sarkozy au niveau de celles de François Hollande : 33% (Le JDD, 4 février 2012). Le procédé est grossier : supprimer toute la concurrence à droite avec une offre dite « resserrée », doux euphémisme qui consiste à éliminer avant le premier tour Marine Le Pen, Dominique de Villepin, Christine Boutin, Hervé Morin, Corinne Lepage [1]. En somme en attribuant à Nicolas Sarkozy presque son score de second tour dès le premier, l’Ifop n’évoquant pas, significativement, de second tour. Tant qu’on y est pourquoi ne pas « resserrer » l’offre à un candidat unique : Nicolas Sarkozy ?

    Comment ne pas s’interroger sur l’usage d’un tel procédé comparable à celui qui avait amené, en mars 2011, Marine Le Pen en tête des intentions vote au premier tour de l’élection présidentielle, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, Harris Interactive ayant choisi à l’époque de ne pas tester l’hypothèse de Dominique Strauss-Kahn, donné favori par tous les autres sondeurs (Le Parisien, 6 mars 2011) [2]). Panique à bord ? Défaut de ressources crédibles ? Toujours est-il que l’absence de scrupules en vient à faire avouer le procédé du push poll par l’Ifop : « Avec un 33-33 au premier tour, cela laisse plus d’espoir au président sortant pour le second. La dynamique Hollande serait cassée » (Frédéric Dabi, Le JDD, 4 février 2012). Une question pour sourire : la commission des sondages va-t-elle enfin s’émouvoir de cette ultime manipulation ? Probablement pas la dernière, ni peut-être la plus grotesque.

    Notes

    [1] Au prétexte que les 500 parrainages pourraient leur faire défaut.

    [2] Cf. à ce propos Connivence entre sondeurs : ce sont eux qui le disent.

    http://www.observatoire-des-sondages.org/Nicolas-Sarkozy-et-Francois.html


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    Sarkozy à Villepinte: « La même chanson »

     

     

    Sarkozy à Villepinte: « La même chanson »

    Diviser les Français, encore et toujours. Après avoir empoisonné le débat présidentiel en se roulant gaiement dans la polémique nauséabonde sur la viande halal et casher, Nicolas Sarkozy, égal à lui-même, s’est à nouveau emparé des thèmes chers au Front national lors de son meeting national, hier à Villepinte.

    Cette fois, il est même allé jusqu’à menacer de sortir la France des accords de Schengen sur la libre circulation dans l’Union européenne, afin de lutter contre l’immigration clandestine. Puis, égal à lui-même, il a stigmatisé les chômeurs et confirmé son mépris de la justice sociale, encourageant ainsi les huées à propos de ce qu’il nomme du bout des lèvres «l’assistanat».

    Il n’est plus du tout possible d’en douter, l’UMP est bien le parti de la chasse aux plus faibles. C’est déjà très grave. C’est aussi insupportable qu’impardonnable alors que les Français, lassés de voir les sujets qui les préoccupent phagocytés par cette politique de la haine, boudent les listes électorales.

    Car bien sûr, Nicolas Sarkozy n’a pas soufflé mot de la cure d’austérité qui s’imposerait avec d’autant plus de force s’il était réélu. Il n’a rien dit du pacte européen instaurant la règle d’or budgétaire, ni de la monstrueuse casse sociale qui se dissimule derrière. Rien non plus à propos du taux de chômage qui s’est envolé pendant son mandat où de l’école qui souffre de manques de moyens. L’homme aux mille réformes n’a pas l’ombre d’une solution pour redonner logement et dignité aux milliers de démunis contraints à la rue et aux files d’attente devant les banques alimentaires.

    Le candidat s’est contenté de rechanter la même chanson qu’en 2007, tout en se targuant d’avoir «appris». Si on en croit les sondages, les Français aussi ont bien retenu la leçon.

     

    Mickaëlle JOUAULT

    Editorial de L’ECHO de la Haute-Vienne




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  • Sarkozy à Villepinte tente de re-relancer sa campagne

    Sarkozy à Villepinte

    Le président candidat a organisé un meeting très mis en scène à Villepinte. Son but premier, attaquer François Hollande et présenter quelques lignes de son programme, pour tenter d’endiguer sa chute dans les sondages.

    C’est qu’il ne vaut mieux pas s’appuyer sur son bilan, qui fait qu'à une quarantaine de jours du premier tour, Nicolas Sarkozy est donné très largement battu. Alors il tape à tout va sans grande cohérence : contre les bonus exorbitants et les assistés, contre le communautarisme, contre "certains syndicats" et "corps intermédiaires" qui poussent à l’immobilisme… Et surtout contre François Hollande et la gauche. Un discours clairement positionné à droite.

    Avant lui se sont succédés à la tribune des ténors de l’UMP et quelques peoples en fin de parcours pour chauffer la sale. A dix heures, l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a donné le coup d'envoi de la manifestation : "Nous sommes tous rassemblés ici derrière le président, derrière celui (...) qui grâce à son courage, à son autorité, est capable de nous aider à protéger la France que nous aimons, à bâtir une France forte". "M. Hollande, vous faites perdre du temps à l'Europe et vous inquiétez les grands partenaires européens, qui refusent de vous recevoir", a raillé ensuite le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire.

    Avant même de débuter, la démonstration de force de Villepinte a souffert d'un premier revers, l'échec du président-candidat à rassembler totalement la droite et le centre autour de lui, illustré par la défection surprise de Rama Yade et l'annonce de l'absence de Jean-Louis Borloo après le vote du Parti radical en faveur d'un soutien très relatif à Nicolas Sarkozy.

    L’UMP a en tout cas pensé au public du candidat, et a affrété une dizaine de TGV spéciaux et environ 700 bus avec l'ambition de remplir le Parc des expositions de "plus de 60000 personnes".

    Les réactions à gauche

    A l'issue du très droitier discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte, les réactions à gauche n'ont pas tardé à tomber et vont toutes dans le même sens, fustigeant un Nicolas Sarkozy fuyant tout explication sur son bilan et jouant des divisions, notamment en excitant les Français contre les "corps intermédiaires", pour mieux revendiquer le titre auto-décerné de "candidat du peuple".

    • Pour Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste, "Nicolas Sarkozy a ignoré les grandes urgences sociales du pays : logement, salaires, emploi et école n'ont pas une seule fois été évoqués. Et quand le chef de l'État a parlé du social, c'est pour fustiger les chômeurs, les immigrés et les syndicats". Et celui-ci de prédire que cette politique anti-sociale "le condamne à perdre".
    • Dans un communiqué intitulé "Docteur Le Pen ou Mister Sarkozy à Villepinte?", Alexis Corbière, animateur de la campagne du Front de Gauche, dénonce pour sa part un "show très théâtralisé", dans lequel "Nicolas Sarkozy a excité des gens survoltés par la xénophobie", soulignant le fait qu'aient été "particulièrement hués les mots de « syndicats », « assistanat », « étrangers », mais aussi, les chômeurs montrés parfois comme des fraudeurs, la gauche, les pseudo menaces sur les cantines scolaires et aussi les 35 heures accusées de « détruire le travail » ", y voyant une "inquiétante illustration du programme conjoint entre l’UMP et le FN qui se forge jour après jour durant cette campagne".
    • Alors que l'entourage de Nicolas Sarkozy nous promettait depuis quelques jours que celui-ci allait véritablement "renverser la table", Delphine Batho, porte-parole de François Hollande, dénonce "un discours sans idées nouvelles", qui "s'adressait aux militants de l'UMP qui ont rempli la salle grâce aux renforts de cars et de TGV, mais pas aux Français." Pour elle, seule nouveauté, "Nicolas Sarkozy fait désormais de l'Europe le bouc-émissaire de son bilan. Venant de celui qui met en avant le soutien de tous les conservateurs européens et qui reproche à François Hollande de vouloir renégocier le traité d'austérité, prétendre remettre en cause tous les traités de l'Union européenne est particulièrement cocasse", souligne Delphine Batho en allusion à l'assertion par Nicolas Sarkozy qu'au cours de ces cinq années, il avait "tout donné à la France" et tout essayé face à la crise. Et Najat Vallaud-Belkacem, autre porte-parole du candidat socialiste, d'enfoncer le clou : "Toujours sans projet, Nicolas Sarkozy continue de se défausser de ses responsabilités à Villepinte : c'est l'aveu de faiblesse de la France forte."

    Raymond Kargar


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    Jean Luc Mélenchon fait un malheur dans ses meetings, affluence record, belle ambiance, jeunesse au rendez-vous... les ingrédients d'un succès sont là pour souligner le talent du candidat.
    Certains parlent du tribun, comme si ce n'était qu'une question de forme...
    D'autres s'insurgent du supposé "populisme" de gauche du candidat du Front de Gauche...
    Quelques-uns se hasardent même à penser qu'il ne s'agit là que de slogans de harangues d'un fort en gueule sans fond...
    Ils ont tout faux, sur toute la ligne.
    N'en déplaise à tous les "politologues" de salons qui glosent plus volontiers sur les maniaqueries des autres candidats, les sourires et les emportements de circonstances, ce qui fait le succès de Mélenchon dans sa campagne, c'est d'abord son intellect, l'intelligence politique de son OPA sur le PC, sa capacité d'analyse et de synthèse qui met à genou bien des contradicteurs, sa sensibilité au mal du peuple de France qui lui fait trouver l'écho de son propos chez ses auditeurs.
     
    AUCUN autre candidat n'est à sa hauteur dans l'échantillon des prétendants qui vont se retrouver au premier tour de l'élection présidentielle, et, s'il est contesté c'est bien sur le fond idéologique de ses propositions et pas sur la manière, quoi qu'ils en disent !
    Que le seul candidat qui n'est pas dans le moule du modèle imposé par les prétendus concurrents officiels du second tour ne devrait pas échapper aux observateurs politiques, aux analystes des sondages, aux journalistes commentateurs de campagnes... Las il en est tout autrement, et, quand il faut parler du Front de Gauche quand Mélenchon fait parler de lui, c'est toujours le même angle de vue : il y aurait un hiatus entre la parole et les intentions, et de toute façon on n'est plus dans le domaine du réel, mais dans l'espace abstrait d'une idéologie dépassée, inclassable dans le débat officiel, inopposable à quiconque participe au concours officiel.
    Le summum de cette supercherie, de cette véritable escroquerie intellectuelle a été atteint avec le refus de débattre capricieux et méprisant de Marine Le Pen sur un plateau télé, avec le différentiel de traitement médiatique imposant un temps d'antenne trois fois moindre au candidat du Front de gauche qu'à Marine Le Pen dans la soirée d'une autre chaîne...


    Si les citoyens électeurs pouvaient échapper à la férule d'une bien-pensance officielle qui fait jouer le bleu et le rose à pile ou face sur le tapis de l'Elysée, alors peut-être entendraient-ils pour comprendre la petite musique de la différence à gauche, celle qui court sur les portées des partitions de Jean-Luc Mélenchon en scène de campagne.


    Ce n'est pas là propos de fans ou des supporters dont je ne supporte guère la niaiserie bruyante d'un soutien de circonstance -encore moins dans le champ de la politique que dans le domaine sportif - mais plutôt l'appréhension des prémices d'une nouvelle donne, des contours d'un nouveau paysage à gauche en France.


    Cette perspective ne sort pas du néant ; elle s'inscrit dans des évolutions chez nos voisins européens de la sphère latine aux confins nordiques dont la "constante macabre" reste l'incapacité de la gauche à résister aux contaminations centristes et aux dérives libérales.
    Aujourd'hui, sans que l'histoire se répète à un siècle de distance c'est bien la tension interne à la gauche qu'il faut réduire pour la mettre en état de gouverner efficacement et durablement le pays, pour son bien propre et pour diffuser au-delà des frontière les nouvelles lumières de notre devise républicaine.
    Vaillant, Jaurès et Guesde ont ferraillé en tribune comme en écrit au seuil du XXème siècle sans régler le différent autrement que par la différence dans scission de 1920 et ses appendices...
    Les socio démocrates allemands se sont couchés sous la pression des intérêts capitalistes revenchards...
    Les socialistes français couchés sourds à l'appel des républicains espagnols ont dû se faire secouer par le peuple des citoyens dans la rue pour faire accoucher le Front Populaire des avancées sociales qu'il a portées.
    Les socialistes français n'ont-ils pas rappelé les conscrits français pour parachever l'échec de l'aventure coloniale en Algérie... avant de disparaître du paysage politique français quand en 1969 Gaston Deferre obtenait 5% des suffrages à gauche (Jacques Duclos pour le PCF atteignait les 21%).
    Les socialistes français, après l'embellie du "Programme Commun" conduisant à l'élection de Miterrand une décennie plus tard en 1981, n'avaient pas renoncé au renoncement qui les fait succomber à la tentation libérale en 1983.
    Etc.


    Si les socialistes français n'ont rien appris ni rien oublié de leurs errances passées, les communistes n'en ont pas beaucoup plus retenu pour s'être fait dépouiller  en 1981, et à chaque échéance un peu plus depuis trente ans.
    La seule différence aujourd'hui avec la stratégie du "Front de Gauche", c'est qu'elle réunit à la fois les ingrédients de 72 et de 81 dans la candidature Mélenchon aux présidentielles.


    Le succès probable du printemps prochain avec un écart incommensurable face au désastre de 2007 va tout naturellement conduire à une validation A Priori des options retenues aujourd'hui et transformant de simples dispositions stratégiques est fondamentaux dogmatiques, juste assez pour proposer au prochain congrès du PCF dans quelques mois ou plus tard l'installation d'un "machin" genre "die Linke"  comme la panacée universelle.
    Ses promoteurs d'alors auront simplement oublié deux ou trois choses :

    la photo de Jean-Luc Mélenchon de côtoiera pas la Marianne dans les mairies

    Celui qui accepte d'être la force d'appoint réduit son ambition et ruine la confiance de ses mandants (voir les dernières expériences des ministres communistes.)

    Les influences externes sont portées aux nues par l'illusion que l'air frais ne peut venir que du dehors...

    Et beaucoup des communistes transformistes qui ont des constructions comme "die linke" en perspective conçoivent bien l'ouverture dans l'architecture de la scène  :
    • on tend la main bras ouverts côté cour aux vedettes qu'on invite d'ailleurs
    • on botte le train des vieux serviteurs encombrants côté jardin par la porte à gauche pour ne pas effrayer les nouveaux hôtes d'un jour le temps de leur passage.

    ... et dès que les invités seront repartis fiers de leur badigeon communiste, les grouillots sortis côté jardin reviendront faire le ménage et la vaisselle, intendance oblige, pendant que les nouveaux maîtres péroreront sur le perron côté Cour en accompagnant leurs invités qui s'en vont.
    Toute ressemblance de cette élucubration avec le prochain congrès ne saurait être que fortuite. Bien sûr !
    Le réveil sera peut-être dur pour celles et ceux dont le principe de fonctionnement en politique repose sur les fondements idéologiques de l'engagement plus que sur l'apitoiement ou la célébration de circonstance.


    Tel Sisyphe puni à remonter constamment son rocher, les communistes d'aujourd'hui devront peut-être se résoudre à suivre l'enseignement de Guesde ou de Montusès pour ne pas perdre espoir :

    • à refaire le Congrès de Tours pour structurer une offre politique cohérente...
    • à grossir les manifestations antifascistes comme au début des années trente...
    • à faire grouiller les rues de la protestation populaire pour arracher à une social-médiocratie les avancées sociales progressistes comme en 36...
    • à résister...
    • à lutter toujours et encore pour passer sans sombrer les vagues des cycles socio-politiques, pour assurer la victoire sur le capital, ne fut-elle que temporaire...
    Et si l'hypothèse révolutionnaire n'était rien que le moteur de ce mouvement perpétuel des sociétés humaines...
    Des communistes utiles néanmoins ? alors, Mélenchon ne suffit pas !

       


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    victor

     

    Finalement l’entrée en campagne de Nicolas SARKOZY n’aura changé qu’une chose : 

    Chaque citoyen est en droit d’exiger que l’ensemble des dépenses généré par toutes ses tournées électorales soit intégré à son compte de campagne.

    Car pour le reste le scandale se poursuit avec la mobilisation impressionnante des moyens de l’État avec l’aval d’un Préfet aux ordres au service de la campagne électorale d’un candidat en perdition dans les sondages et dans l’opinion ! Et là curieusement, plus question de déficit ni de dette publique, rien n’est trop beau pour le prince !

    Les Niçois ont ainsi pu goûter le « charme peu discret » de cette campagne en cette journée du 9 mars :

    Un déploiement de forces de police démesuré, des quartiers en état de siège avec des habitants contrôlés et limités dans leur mouvement, le couloir de bus reliant l’Est à l’Ouest neutralisé sur une partie importante du secteur Gambetta – Magnan occasionnant des perturbations qui se sont répercutées sur l’ensemble de la ville et pour couronner le tout, un rassemblement pacifique organisé par les élus communistes pour le Front de Gauche ayant subi des violences policières pour ce qui semblerait constituer un crime de « lèse-majesté ».

    Quand sont ainsi remises en cause par des représentants de la police des libertés aussi fondamentales que le droit d’expression et de manifestation, il est grand temps de s’alerter sur la dérive autoritaire du pouvoir actuel. 

     Quand des élus de la République et des citoyens sont molestés sans ménagement pour avoir simplement exprimé leur opposition à voir les ressources de l’État confisquées au profit de la campagne d’un candidat, il y a vraiment de quoi s’interroger sur cette dérive monarchique et appeler tous nos concitoyens à un sursaut républicain pour bannir de telles méthodes et leur donner un  carton rouge lors des prochaines échéances électorales. 

     Voir certains policiers en civil se conduire comme des gros bras au service exclusif d’un parti, l’UMP en l’occurrence, rappelle des heures peu glorieuses pour notre démocratie. Et pour reprendre une thématique chère aux relais locaux du candidat SARKOZY sur les droits et les devoirs, ces membres de la police devraient savoir que leurs fonctions ne leur donnent pas tous les droits mais leur imposent aussi des devoirs dont le premier est de respecter la loi fondamentale de la République, la Constitution !

    Mais les ténors locaux de l’UMP font plutôt en la matière dans le registre du « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! », ce qui en matière d’exemplarité est loin d’être un modèle. 

     

     Pour les élus communistes et républicains des Alpes-Maritimes

      Jacques VICTOR       Conseiller Général

    Président de l’Association Départementale des Élus Communistes et Républicains 


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  • http://www.pcfreims.org/IMG/arton1762.jpg

     

    Le capital a-t-il fait son choix ?


    Ce ne serait pas la première fois devant l'impasse où conduit l'impopularité de ses condotières qu'il miserait sur la carte social-démocrate pour disposer d'un amortisseur à sa politique tout en ayant la garantie de la poursuite de l'orientation.


    Un peu comme l'église et la banque jouent Louis Phillipe contre Charles X, les Jules contre Thiers.


    Une piste ce jour, la déclaration de Juppé parlant de l'UMP dont le président de la République est aussi le président:

    "J'ai fondé, avec d'autres, ce mouvement et je ferai tout ce qui est en mon pouvoirpour éviter que cet acquis soit remis en question. Il y aura un congrès à l'automne et les choix se feront dans le cadre d'une procédure démocratique"a-t-il déclaré au Figaro.

    Les statuts de l'UMP indique que tant que "le président en exercice de l'UMP est président de la République la direction de l'UMP est assurée par un secrétariat général composé d'un secrétaire général et de deux secrétaires généraux adjoints, élus par le Bureau politique [instance dirigeante du parti] sur un même bulletin de vote et révocables par celui-ci" et par "un Bureau du Conseil National, composé d'un premier vice-président et de deux vice présidents".


    Derrière cette langue de bois qui fait ressembler les statut du PCUS révisés 1957 à la page de garde de la Semaine de Suzette, si le Troll est réélu, pas de possibilité de congrés.

     

     

    Juppé, la voix plus raisonnée de cette bande du capital engagée dans la croisière qui s'est bien amusée durant cinq ans sifflerait-il la fin de la récréation ?

     

    http://www.leplacide.com/document/09-11-05-sarkozy-fillon-gouvernement.jpg

    Par canaille le rouge


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    sarkozy_parisot-abbd7.jpg Des présidents de la République, nous en avons eu de toutes sortes.

    Ceux qui sont devenus sanguinaires comme Thiers, d’autres qui furent de véritables marionnettes des maitres des forges, ceux qui sont morts dans les bras de leur maitresse, mais nous n’avions pas encore vu le président confessionnal.

    Hier soir nous avons assisté aux confessions du Président.

    S’il a fait des erreurs, c’est à cause de sa femme qui allait le quitter au moment de son élection, et c’est pour cette raison qu’avec ses amis il trouvé refuge au Fouquet’s et ensuite navigué dans les eaux troubles de son ami Vincent Bolloré pour essayer de recoller les morceaux avec son épouse de l’époque.

    Drôle d’idée pour se racamailler que de faire venir tous ses amis banquiers et de boire le champagne au point de voir ivre mort Johnny chantait faux .

    Tout au long de l’émission, cela fut que justifications honteuses, celles du petit gamin qui a abusé du pot de confiture ou qui a piqué les bonbons des autres dans la bonbonne.

    Mais le ton changea quand les perroquets de la 2eme chaine osasses évoquer le vrai pot de confiture, celui des riches et là il se déchaina subitement.

    La colère est un vilain défaut aurait pu dire le confesseur, mais rien de cela de la bouche de ces invités de circonstances qui le ménagèrent tout au long de l’émission ne posant que des questions infantilisantes.

    Avec lui, pas de coupage de parole, on le laissait débité ses habituels refrains. Le président  des riches fut tranquillisé sur sa politique d’austérité. Quelques remontrances légères et rien de méchant contre ce président qui a mis la France par terre.

    Rien pour lui rappeler qu’il avait renié le seul vrai référendum, celui du non à la constitution européenne.

    Ses seuls titres de gloire, hier soir, étaient sa remise en cause de la retraite à 60 ans et les mesures anti-grèves prise à la SNCF, à la RATP, à l’école.

    Triste bilan d’un président du chômage et de la baisse du pouvoir d’achat.

    Vint le moment de l’affrontement avec Fabius, affrontement à fleuret moucheté, où Fabius oublia totalement ses prises de position contre l’Europe libérale lors du référendum sur la constitution européenne.

    2 H30 de bla-bla-bla, avec des journalistes déférents, le président des riches, comme au confessionnal, promis au confesseur qu’il ne chaparderai plus les bonbons dans la bonbonnière de tous pour ses amis les riches en proposant une taxe pour les CAC 40.

    Mais cela sonnait faux.

    Le confesseur aux ordres lui donna l’absolution du capital et lui demanda de faire une dizaine de chapelet pour le bonheur de Madame Parisot.

     

    Bernard LAMIRAND


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