• Le premier ministre, François Fillon, à l'Assemblée nationale, mardi 25 octobre.

    Le premier ministre, François Fillon, à l'Assemblée nationale, mardi 25 octobre.AFP/MEHDI FEDOUACH

    Le gouvernement français envisage d'accélérer le calendrier de transition vers l'âge de départ à la retraite à 62 ans dans le cadre de ses mesures pour le redressement des finances publiques, selon le journal Les Échos à paraître lundi 7 novembre.

    La réforme des retraites, entrée en vigueur le 1er juillet 2011, prévoit que l'âge légal de départ à la retraite soit porté progressivement de 60 ans aujourd'hui à 62 ans en 2018, à raison de quatre mois par an. Les personnes nées entre le 1er juillet et le 31 décembre 1951 ont ainsi quatre mois de travail en plus à réaliser, la génération 1952 8 mois et ainsi de suite jusqu'à arriver à 62 ans.

    Cette échéance de 2018 serait avancée à 2017 voire 2016, ce qui entraînerait plusieurs milliards d'euros d'économies sur la prochaine législature, avance le quotidien économique. Une telle option risquerait de provoquer de vives réactions parmi les organisations syndicales qui avaient fortement mobilisé les salariés à l'automne 2010.

    NOUVELLES MESURES D'AUSTÉRITÉ

    Le gouvernement Fillon doit dévoiler lundi 7 novembre de nouvelles mesures d'austérité liées à la révision à la baisse de la prévision de croissance pour 2012 (1 % contre 1,75 % attendu auparavant). Ce train de mesures prévoirait en outre une désindexation partielle des prestations sociales, un coup de rabot d'environ 500 millions d'euros sur les dépenses d'assurance-maladie, une réduction supplémentaire de 500 millions d'euros des crédits ministériels et une surcote d'impôt pour les grands groupes réalisant un chiffre d'affaires de 120 à 150 millions d'euros, voire 500 millions, ajoute le quotidien Les Echos.

    Le Monde.fr avec Reuters et AFP


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  • François FILLON s’est gargarisé d’une référence historique comme seuls les anticommunistes viscéraux savent les faire.

    Il a parlé pour le budget de 2012 du "budget le plus rigoureux depuis 1945".

    A M. FILLON (qui confond manifestement 1938 et 1945...) il faut rappeler le Préambule de la Constitution de 1946 :

    " La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence."

    L’obsession de défaire le programme du Conseil National de la Résistance leur fera vraiment dire les énormités plus grosses.

    DEFENDONS L’HISTOIRE. DEFENDONS-NOUS !

    LL


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  •  Video clip du titre "J'écris ton nom UMP" par Les Colporteurs.

    Vu sur BANDERA ROSSA - Publié dans : pcfcapcorse


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  • Peut-être le reconnait-on au simple fait qu’il (elle) soit contre le droite de grève,  quitte à utiliser des arguments de la plus mauvaise foi qui soit. Ainsi, Mariani, de cette frange de l’UMP qui se confond avec l’extrême droite :

    « Le ministre des Transports, Thierry Mariani, a déploré mercredi, sur BFM-TV, l’appel à la grève chez Air France en pleines vacances de la Toussaint, estimant « choquant » de lancer un mouvement social « les jours de grands départs« . (source)

    Et encore, il est ici relativement correct. je l’ai entendu (sur BFMTV je crois) dire tout le mal qu’il pensait de ces « privilégiés » qui faisaient grève. Alors  que pour une fois, il ne s’agit pas de revendications portant sur les salaires, mais sur les conditions de travail, et plus  particulièrement des exigences de sécurité puisque le personnel minimum présent sur les lignes sera réduit par la direction à sa plus simple expression. Ils ne défendent donc pas leur petit pré caré, comme voudrait nous le faire croire avec un cynisme révoltant un Ministre qui ne brille pas par son empathie (ça se saurait), mais la sécurité de leurs passagers et, accessoirement, la leur.

    Est-ce anormal, aux yeux d’un homme (d’une femme) de droite ? Dans ce cas, supprimez purement et simplement le droit de gève, les choses seront plus claires, plutôt que de nous faire systématiquement le coup des pauvres usagers pris en otage… L’argument est usé.

    Le pognon, ou l’être humain, il faut choisir… Vous avez choisi. Nous, c’est l’humain d’abord.

    On reconnait donc quelqun(e) de droite au fait que s’il pouvait supprimer toutes les grèves, alors qu’il existe déja un service minimum, il (elle)  en serait fort heureux. Alors que quand on est de gauche, on s’attriste de ce que le rapport de force soit si défavorable pour le salarié, et que si on le prive du droit de grève, il n’est plus en capacité de défendre ses droits. Il en a d’ailleurs de moins en moins…  à part celui de se taire. Essayez donc d’être délégué syndical, aujourd’hui pour voir… On dit que les syndicats ne servent à rien, mais il s’exerce aujaurd’hui une telle pression sur eux qu’on se demande bien pourquoi, dans ce cas, hein :

    http://gauchedecombat.wordpress.com/


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  • L'interview télévisée de Nicolas Sarkozy, le 27 octobre.

    L'interview télévisée de Nicolas Sarkozy, le 27 octobre.AFP/THOMAS COEX

    Lors de son intervention à la télévision, jeudi 27 octobre, Nicolas Sarkozy a égrené un certain nombre d'affirmations, chiffrées ou non. Certaines nous ont interpellés. Après avoir décrypté en direct l'intervention du chef de l'Etat, nous sommes revenus plus en détail sur quatre déclarations qui ne sont pas à proprement parler fausses mais qui sont le résultat d'extrapolations plutôt trompeuses.

    1) "La réforme [des retraites] que nous avons fait voter, c'est 24 milliards de plus par an"

     C'est vrai, mais pas avant 2025. Pour vérifier cette déclaration, il faut se plonger dans le rapport du Sénat de septembre 2010 qui mesure l'impact total prévisible de la réforme des retraites. On y apprend ainsi que cet impact devrait s'élever à 5 milliards d'euros en 2012, soit près de cinq fois moins que le chiffre avancé par Nicolas Sarkozy.

    Cette réforme va cependant rapporter de plus en plus d'année en année : ainsi, en 2025, l'impact global devrait bien être de 24 milliards d'euros, selon le Sénat. Or, ces chiffres, outre qu'ils sont hypothétiques, sont axés sur des projections de croissance qui sont plus que susceptibles d'évoluer. Jeudi soir, le président a d'ailleurs révisé à la baisse la croissance pour 2012 en la ramenant à 1 % (contre 1,75 %), ce qui implique "6 à 8 milliards d'euros" de moins dans le budget 2012.

    2) "Avec les heures supplémentaires, c'est 9 millions de salariés français qui ont gagné en moyenne 450 euros de plus"

    C'est vrai, mais si l'on parle d'un gain annuel. Pendant notre suivi en direct de l'émission, nous avons contesté la véracité de cette information en nous basant sur un rapport de janvier 2009, qui expliquait que les 5,5 millions de salariés ayant bénéficié du dispositif avaient gagné en moyenne 150 euros par mois et par foyer.

    L'imprécision du propos présidentiel le rend par ailleurs difficile à vérifier. Sur le moment, nous avions compris qu'il parlait de 450 euros par mois, d'où notre contestation. En réécoutant l'émission, il apparaît en fait que le chef de l'Etat ne précise pas s'il s'agit d'un gain mensuel, annuel ou trimestriel, ce qui est pourtant primordial. Quoi qu'il en soit, un rapport parlementaire récent (juin 2011) a établi que la défiscalisation des heures supplémentaires a apporté un gain annuel moyen d'environ 500 euros (soit environ 40 euros par mois) à 9,2 millions de salariés (sur un total de 23,6 millions).

    3) "Au début de l'année, [les policiers et les gendarmes] savent que 5 % d'entre eux termineront l'année soit morts, soit blessés graves"

    Le chiffre est bon, mais pas la qualification. On compte en France 150 000 policiers et 120 000 gendarmes ; il y aurait donc, selon les dires de M.Sarkozy, chaque année environ 7 500 policiers et 6 000 gendarmes tués ou gravement blessés. En présentant le 21 janvier les résultats de la politique de sécurité en 2010, Brice Hortefeux, alors ministre l'intérieur, a rendu hommage aux "12 875 policiers et gendarmes blessés dans l'exercice de leur mission en 2010" : la proportion évoquée par Nicolas Sarkozy est donc exacte, même si M.Hortefeux ne parlait pas de "blessés graves".

    Il faut par ailleurs souligner plusieurs choses. D'une part, la proportion de décès est très faible. Pour la seule police, le capitaine de police Stéphane Lemercier a répertorié dans son livre Victimes du devoir (éditions du Prévôt, 2011) le nombre de personnes tuées en se basant sur une large revue de presse : il en compte 9 pour l'année 2009. Le sociologue Laurent Mucchielli, qui a signé la préface de Victimes du devoir et qui est l'auteur du blog "Insécurité" sur Le Monde.fr, rappelle d'ailleurs que le décès d'un policier en service est rarissime, et qu'il s'agit le plus souvent non pas d'agressions volontaires, mais d'accidents. D'autre part, il assure que, dans 85 % des cas, les policiers blessés le sont de façon superficielle ; si l'on suit son calcul, le nombre de policiers "gravement" blessés tournerait donc plutôt autour de 1 000.

    4) "Il n'y a pas un pays d'Europe où ceux qui ont de l'argent payent autant d'impôts qu'en France".

    C'est très difficilement vérifiable, comme l'expliquait Alternatives économiques en 2010, notamment parce que le système fiscal français est l'un des plus complexes qui existent. En outre, il faudrait savoir ce que le chef de l'Etat entend par "ceux qui ont de l'argent".

    Si l'on ne prend en compte que l'impôt sur le revenu, la France n'est pas celle qui taxe le plus les plus riches. Selon une étude comparative menée par le site d'information spécialisé My Europ et publiée sur Rue89, l'Hexagone se trouve notamment derrière l'Allemagne, la Belgique et le Royaume-Uni. En France, le taux marginal (c'est à dire le taux d'imposition qui s'applique à la dernière tranche de revenu) s'applique quand un ménage gagne plus de 70 830 euros par an. Pour eux, le taux d'imposition est de 41 %. Seule la Belgique taxe plus et plus tôt, puisqu'elle applique un taux d'imposition marginal de 50 % quand un revenu dépasse 34 300 euros annuels.

    Les autres voisins européens appliquent quant à eux les taux marginaux à partir de revenus beaucoup plus élevés mais les proportions sont tout de même plus importantes. En Allemagne, le taux d'imposition marginal est de 45 % pour les revenus supérieurs à 250 000 euros par an. En Espagne, il varie entre 44 % et 49 % pour les revenus de plus de 120 000 euros annuels (une variation due au fait que les communautés autonomes espagnoles gèrent 50 % de l'impôt sur le revenu) et au Royaume-Uni, il est de 50 % pour les revenus de plus de 175 000 euros annuels. Si l'on prend ensuite en considération les niches fiscales, la France reste toujours au moins derrière l'Allemagne, selon un rapport de la Cour des comptes de mai 2011.

    Mais si l'on prend en compte la totalité des impôts (revenu, capital, etc.), la comparaison devient plus complexe, notamment parce que la France est le seul pays d'Europe à appliquer le mécanisme de l'impôt sur la fortune – Le Monde.fr l'expliquait en février 2011 sur le blog des "Décodeurs". Selon l'économiste Thomas Piketty, qui le premier a calculé un taux d'imposition global (en cumulant tous les types de prélèvements), les personnes ayant un revenu situé entre 5 000 et 9 000 euros mensuel sont effectivement très fortement taxées (taux à 48 - 49 %). Mais au delà de ce seuil, le taux décroît fortement et descend même jusqu'à 35 % pour les 0,1 % d'ultrariches. Enfin, le plan de rigueur adopté en août par le gouvernement prévoit une taxe supplémentaire pour les plus riches : exceptionnelle, elle est de 3 % pour les revenus dépassant 500 000 euros par an, et ce jusqu'à ce que le déficit public atteigne 3 % du PIB. Mais cela concerne moins de 1 % de la population.

    Hélène Bekmezian et Alexandre Léchenet


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  • Chiffres de la pauvreté : la campagne présidentielle commence par une arnaque grossière

    « Libération » a aujourd’hui rendu publiques les principales conclusions d’un rapport du gouvernement sur l’évolution de la pauvreté de 2006 à 2009. Un entretien avec Roselyne Bachelot accompagne l’article. Le rapport lui-même n’est pas disponible à ma connaissance. Mais on en connaît assez pour, au choix, rire franchement ou s’indigner.  Les deux pour ma part. Le principal résultat de ces chiffres truqués est une nette réduction du taux de pauvreté et du nombre de pauvres de 2006 (ou 2007 selon les cas) à 2009 : le taux de pauvreté « gouvernemental » passe de 13,1 % en 2006 à 11,8 % en 2009, et le nombre de pauvres de 7,5 millions en 2007 à 7,1 millions en 2009. Je n’en sais pas plus pour l’instant.

    Mon commentaire « à chaud » sera bref .

    D’abord, cette arnaque, qui aboutit aujourd’hui, se prépare depuis fin 2007 (mais un semblable rapport a été rendu public en 2010 et est disponible en ligne). J’écrivais le 6 décembre 2007 : « En arrière fond de ces débats, on trouve l’engagement public de réduire de 7 à 5 millions le nombre de pauvres d’ici 2012. Faisons le pari : la seule façon d’y parvenir avec ce qui se profile, en l’absence d’engagements financiers et humains massifs de l’État, sera de changer la définition statistique de la pauvreté… Bien des pauvres sortiront alors avec bonheur des chiffres de la pauvreté »… Il suffit pour cela… « de recourir… à une définition de la pauvreté en termes absolus (l’accès à un panier fixe de biens) et non en termes relatifs (une fraction du revenu médian de la population). »

    Pour le dire autrement : l’indicateur Hirsch-Sarkozy revient tout simplement à minorer le seuil de pauvreté en le bloquant au niveau atteint plusieurs années plus tôt. Le miracle statistique peut alors se produire.

    Et j’indiquais le 14 mai 2008, dans un autre billet, après l’annonce officielle de la mise en œuvre du nouvel indicateur « ancré dans le temps » : « Eh bien, nous y sommes ». J’ajoutais « Avec cette méthode, Martin Hirsch pourrait réduire le nombre de pauvres de 1,7 million entre 2006 et 2012 sans rien faire, sauf un tour de passe-passe statistique. ». J’en apportais alors la preuve.

    Comme vous le constatez, tout cela a été décidé bien AVANT LA CRISE, dès la fin 2007, alors que tout le monde sentait que, crise ou pas, l’explosion de la richesse des très riches, objectif central de notre Président, avait comme contrepartie l’augmentation de la pauvreté.

    LA CRISE A BON DOS

    C’est l’argument de Roselyne Bachelot : « nous avons pris de plein fouet une crise d’une brutalité extraordinaire ». La magie de l’indicateur du gouvernement est que la pauvreté recule en dépit de cette « brutalité » ! Et comme cette personne n’est pas à une contradiction près, elle compare la situation française, mesurée avec son indicateur « Sarko », avec l’Allemagne, où dit-elle le taux de pauvreté a grimpé de 13 % en 2005 à 15,5 % en 2010. En oubliant au passage que l’indicateur allemand est, comme partout en Europe, celui de l’Insee (60 % du revenu médian), et que, selon l’Insee, notre taux est passé de 12,6 % en 2004 à 13, 5 % en 2009. En oubliant aussi de noter que, tiens, les Allemands ont déjà leurs chiffres de 2010 alors que nous devrons attendre l’automne 2012 pour avoir les nôtres !

    Plus fondamentalement, la relation entre la crise et la pauvreté est à double sens : l’inégalité croissante est à la fois un facteur central de crise et, dans bien des cas, une raison majeure de l’extension de la pauvreté. C’est ce qui s’est produit entre 2004 et 2007 : les conditions d’émergence de la crise s’accumulaient, et le taux de pauvreté progressait déjà.

    Je fais un nouveau pari : Nicolas Sarkozy n’hésitera pas à utiliser son indicateur truqué dans sa campagne, bien qu’il soit refusé ou fortement critiqué par la quasi totalité des statisticiens de l’Insee ou des ministères, économistes, le CNIS (Conseil national de l’information statistique), Eurostat (suivant les recommandations du Conseil européen de Laeken en 2001), l’Observatoire national de la pauvreté, les associations, bref tout le monde sauf lui et ses affidés. Mais il existe des cas où la ficelle est décidément trop grosse pour que ça passe. Faisons en sorte qu’il se ridiculise lorsque son bilan sera en débat, dans ce domaine et dans bien d’autres.

    Voici les liens vers deux autres de mes billets sur le sujet :

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/10/20/la-pauvrete-en-heritage/#more-99
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2011/01/08/le-gouvernement-sort-en-catimini-ses-mauvais-chiffres-de-la-pauvrete/

    http://www.alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2011/10/19/chiffres-de-la-pauvrete-la-campagne-presidentielle-commence-par-une-arnaque-grossiere


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  • sourti stylo recadré Ht Def

    Selon le gouvernement, la pauvreté a baissé en France.

    Un rapport du ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale, dévoilé par Libération , affirme en effet qu'elle recule depuis 2008 :

    « La proportion de pauvres dans la population est passée de 13,1% en 2006 à 11,8% en 2009. »

    On comptait, selon ce rapport, 7,5 millions de pauvres en 2007 et 7,1 millions en 2009.

    Mais les associations de lutte contre la pauvreté, accusent le pouvoir d'avoir eu recours à des calculs fantaisistes pour aboutir à ce résultat.

    Selon Emmaüs, la situation s'aggrave en France

    Elles soulignent que l'Insee, dont les calculs font jusque-là référence, considère que la pauvreté a augmenté : en 2009, on comptait 8,2 millions de pauvres, contre 7,8 millions en 2008.

    L'Insee calcule le nombre de pauvres par une valeur relative : le rapport du revenu au salaire médian. Le seuil de pauvreté évolue dans le temps, en fonction du salaire médian ; le rapport, lui, se base sur une valeur absolue de pauvreté monétaire, choisie à la date T.

    Dans un communiqué, Emmaüs France constate que la situation s'aggrave au quotidien :

    •  
      • croissance du surendettement des ménages ;
      • augmentation du nombre de personnes à la rue ;
      • explosion du nombre de repas servis annuellement par les associations ;
      • aggravation du chômage des jeunes et des seniors...

    Emmaüs France, dénonce un « jeu comptable malsain » :

    « Cette manipulation est dangereuse car elle prétend valider une politique qui pourtant n'aide en rien les plus démunis, bien au contraire... Pensons à la casse de tous les dispositifs sociaux (formation, santé, insertion), lesquels devraient au contraire permettre à la France d'amortir les effets de la crise... La politique menée aujourd'hui n'est pas favorable aux plus démunis : elle vise à combattre les pauvres et non les causes de la pauvreté. »

    Rappelons les objectifs de Fa# et son gouvernement : baisse d'un tiers de la pauvreté en cinq ans.

    Ce rapport annuel est censé faire le suivi de cet objectif...

    Un constat d'échec de plus mais au point où ils en sont....

    Par canaille le rouge


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  • (Un texte de La Boétie présenté par Danielle Bleitrach)

     

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    Lorenzetti: fresque de Sienne, le mauvais gouvernement

     

    J’écoute avec stupéfaction ceux qui prétendent à la magistrature suprême française et leurs lieutenants, pas un seul ne nous parle de ce qui se passe à Syrte, de ces hommes et femmes que l’on bombarde, du coût humain et financier de cette expédition coloniale… 6 millions d’euros par jour en expéditions guerrière, on parle de tout et jamais de cela. Il n’est jamais question de la Défense dite nationale, est-ce un hasard si le silence se poursuit partout sur cette question de l’extrême-droite au PCF ? J’éprouve de la nausée devant cette complicité française… Imaginez les fondements réels de cette entente tacite sur une telle omerta: pour que pas un des candidats ne prononce jamais une parole sur cette question, que jamais un journaliste ne la suggère… S’agit-il d’un complot? Je ne crois pas aux complots, ne serait-ce que parce que quelque chose filtre toujours dans les complots, ici le mur invisible, celui qui interdit toute question est bien plus opaque, il est dans le vivre ensemble français, l’impossibilité d’émerger hors du ciment de notre société, le renversement intégral de ses valeurs affirmées: liberté, égalité, fraternité. Le double langage de toutes les tyrannies, cet excès d’amour pour le corps du peuple résumé au seul pouvoir.

      La Boétie alors qu’il avait 18 ans écrivit un texte dont voici un extrait: de la servitude volontaire. Il décrit ici le système qui fait les tyrans. Mais il est évident que la « démocratie » ne fonctionne pas autrement que cette sorte de délégation de la corruption, ces stratégies du mépris du peuple par lesquelles on prétend gagner les élections. Personne n’ose réellement contredire celui qui semble jouir des faveurs du pouvoir, de l’attention portée à ses actes et à ses dires par le landerneau politicien. Plus l’individu est prêt à partager la tyrannie du conformisme et de l’exclusion plus il est considéré comme ayant du pouvoir et digne d’y avoir accès. Quand un peuple a perdu toute espérance, toute considération pour lui-même et pour les autres au point d’ignorer les crimes qui sont accomplis en son nom, la guerre menée contre des civils, ce peuple là est la proie de ce que La Boétie décrit comme la tumeur de la tyrannie. Ce pourrissement de la chair qui lance ses métastases et contamine tout le corps.

    Marx le disait en d’autres termes: une peuple qui en opprime un autre ne peut pas être libre.

    Faire silence sur le mal signifie en clair que l’on accepte de voir tout le système politique fonctionner quoiqu’on en dise sur l’idée qu’il faut s’acharner sur plus misérable que soi et cela ne se limite en aucune façon à l’expédition coloniale, c’est l’éther général dans lequel nous baignons, la politique sans la moindre éthique, le narcissisme érigé en unique valeur.


     Etonnez-vous après cela qu’il y ait si peu désormais de « militants » dans ce que sont devenus les partis: des machines électorales à complaire à celui ou celle qui s’est hissé à la tête du système y distribue des faveurs ne serait que celle de toucher le corps du détenteur du pouvoir quand les caméras le suivent?

     

    Regardez si vous ne me croyez pas la manière dont Robert Hue prétend aujourd’hui se réchauffer au soleil de François Hollande. Quant aux « militants » de ce qui fut jadis un véritable parti de militants où chacun se croyait créateur de la politique, ce sont les mêmes qui ont défendu Robert qui aujourd’hui servent de rempart à jean Luc, à Pierre, et leur notable local…

     

    Comme ailleurs à Martine, François et tant d’autres. Ils sont l’exacte reproduction de cette condensation de tous les pouvoirs autour de la présidence de Sarkozy, personne n’osant s’inscrire en faux de peur de rompre la chaîne qui le lie à ce sombre soleil de toutes les servitudes volontaires.

     

    Les indignés n’ont pas raison de repousser syndicats et partis politiques, ils seront même voués à l’échec à cause de cela et ce qu’il advient de leur modèle les Révolutions arabes en fait la démonstration, la nature a horreur du vide, mais ils posent un vrai problème celui de ces institutions devenues désormais instruments de la servitude volontaire.

     

    (Note de Danielle Bleitrach)


     

    La Boétie: de la servitude volontaire

     

    J’en arrive maintenant à un point qui est, selon moi, le ressort et le secret de la domination, le soutien et le fondement de toute tyrannie. Celui qui penserait que les hallebardes, les gardes et le guet garantissent les tyrans, se tromperait fort. Ils s’en servent, je crois, par forme et pour épouvantail, plus qu’ils ne s’y fient. Les archers barrent l’entrée des palais aux malhabiles qui n’ont aucun moyen de nuire, non aux audacieux bien armés. On voit aisément que, parmi les empereurs romains, moins nombreux sont ceux qui échappèrent au danger grâce au secours de leurs archers qu’il n’y en eut de tués par ces archers mêmes. Ce ne sont pas les bandes de gens à cheval, les compagnies de fantassins, ce ne sont pas les armes qui défendent un tyran, mais toujours (on aura peine à le croire d’abord, quoique ce soit l’exacte vérité) quatre ou cinq hommes qui le soutiennent et qui lui soumettent tout le pays. Il en a toujours été ainsi: cinq ou six ont eu l’oreille du tyran et s’en sont approchés d’eux-mêmes, ou bien ils ont été appelés par lui pour être les complices de ses cruautés, les compagnons de ses plaisirs, les maquereaux de ses voluptés et les bénéficiaires de ses rapines. Ces six dressent si bien leur chef qu’il en devient méchant envers la société, non seulement de sa propre méchanceté mais encore des leurs. Ces six en ont sous eux six cents, qu’ils corrompent autant qu’ils ont corrompu le tyran. Ces six cents en tiennent sous leur dépendance six mille, qu’ils élèvent en dignité. Ils leur font donner le gouvernement des provinces ou le maniement des deniers afin de les tenir par leur avidité ou par leur cruauté, afin qu’ils les exercent à point nommé et fassent d’ailleurs tant de mal qu’ils ne puissent se maintenir que sous leur ombre, qu’ils ne puissent s’exempter des lois et des peines que grâce à leur protection. Grande est la série de ceux qui les suivent. Et qui voudra en dévider le fil verra que, non pas six mille, mais cent mille et des millions tiennent au tyran par cette chaîne ininterrompue qui les soude et les attache à lui, comme Homère le fait dire à Jupiter qui se targue, en tirant une telle chaîne, d’amener à lui tous les dieux. De là venait l’accroissement du pouvoir du Sénat sous Jules César, l’établissement de nouvelles fonctions, l’institution de nouveaux offices, non certes pour réorganiser la justice, mais pour donner de nouveaux soutiens à la tyrannie. En somme, par les gains et les faveurs qu’on reçoit des tyrans, on en arrive à ce point qu’ils se trouvent presque aussi nombreux, ceux auxquels la tyrannie profite, que ceux auxquels la liberté plairait.

     

    Au dire des médecins, bien que rien ne paraisse changé dans-notre corps, dès que quelque tumeur se manifeste en un seul endroit, toutes les humeurs se portent vers cette partie véreuse. De même, dès qu’un roi s’est déclaré tyran, tout le mauvais, toute la lie du royaume, je ne dis pas un tas de petits friponneaux et de faquins qui ne peuvent faire ni mal ni bien dans un pays, mais ceux qui sont possédés d’une ambition ardente et d’une avidité notable se groupent autour de lui et le soutiennent pour avoir part au butin et pour être, sous le grand tyran, autant de petits tyranneaux.

     

    Tels sont les grands voleurs et les fameux corsaires; les uns courent le pays, les autres pourchassent les voyageurs; les uns sont en embuscade, les autres au guet; les uns massacrent, les autres dépouillent, et bien qu’il y ait entre eux des prééminences, que les uns ne soient que des valets et les autres des chefs de bande, à la fin il n’y en a pas un qui ne profite, sinon du butin principal, du moins de ses restes. On dit que les pirates ciliciens se rassemblèrent en un si grand nombre qu’il fallut envoyer contre eux le grand Pompée, et qu’ils attirèrent à leur alliance plusieurs belles et grandes villes dans les havres desquelles, en revenant de leurs courses, ils se mettaient en sûreté, leur donnant en échange une part des pillages qu’elles avaient recélés.


    C’est ainsi que le tyran asservit les sujets les uns par les autres. Il est gardé par ceux dont il devrait se garder, s’ils valaient quelque chose. Mais on l’a fort bien dit: pour fendre le bois, on se fait des coins du bois même; tels sont ses archers, ses gardes, ses hallebardiers. Non que ceux-ci n’en souffrent souvent eux-mêmes; mais ces misérables abandonnés de Dieu et des hommes se contentent d’endurer le mal et d’en faire, non à celui qui leur en fait, mais bien à ceux qui, comme eux, l’endurent et n’y peuvent mais. Quand je pense à ces gens qui flattent le tyran pour exploiter sa tyrannie et la servitude du peuple, je suis presque aussi souvent ébahi de leur méchanceté qu’apitoyé de leur sottise.

     

    Car à vrai dire, s’approcher du tyran, est-ce autre chose que s’éloigner de sa liberté et, pour ainsi dire, embrasser et serrer à deux mains sa servitude ? Qu’ils mettent un moment à part leur ambition, qu’ils se dégagent un peu de leur avidité, et puis qu’ils se regardent; qu’ils se considèrent eux-mêmes: ils verront clairement que ces villageois, ces paysans qu’ils foulent aux pieds et qu’ils traitent comme des forçats ou des esclaves, ils verront, dis-je, que ceux-là, si malmenés, sont plus heureux qu’eux et en quelque sorte plus libres. Le laboureur et l’artisan, pour asservis qu’ils soient, en sont quittes en obéissant; mais le tyran voit ceux qui l’entourent coquinant et mendiant sa faveur. Il ne faut pas seulement qu’ils fassent ce qu’il ordonne, mais aussi qu’ils pensent ce qu’il veut et souvent même, pour le satisfaire, qu’ils préviennent ses propres désirs. Ce n’est pas le tout de lui obéir, il faut encore lu complaire; il faut qu’ils se rompent, se tourmentent, se tuent à traiter ses affaires, et puisqu’ils ne se plaisent qu’à son plaisir, qu’ils sacrifient leur goût au sien, qu’ils forcent leur tempérament et dépouillent leur naturel. Il faut qu’ils soient attentifs à ses paroles, à sa voix, à ses regards, à ses gestes: que leurs yeux, leurs pieds, leurs mains soient continuellement occupés à épier ses volontés et à deviner ses pensées.

     

     

    Est-ce là vivre heureux ? Est-ce même vivre ? Est-il rien au monde de plus insupportable que cet état, je ne dis pas pour tout homme de cœur, mais encore pour celui qui n’a que le simple bon sens, ou même figure d’homme ? Quelle condition est plus misérable que celle de vivre ainsi, n’ayant rien à soi et tenant d’un autre son aise, sa liberté, son corps et sa vie ?

    http://www.pcfbassin.fr


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  • Au lendemain de la "primaire" socialiste...

    L'AVENIR  DE LA FRANCE

    par Baratin de Matuvu

    Comment anticiper sur l’avenir de la France ?

    Certes, de nombreux politologues offrent leurs analyses et leurs commentaires sur la situation politique d’aujourd’hui. Peu se risquent à évoquer l’avenir qui sera le nôtre demain. Nous n’avons droit qu’à des sondages, sujets à caution, et de toutes façons, variant de mois en mois.

    Les Français restent donc sur leur faim. Et pourtant, chacun souhaiterait connaître son destin, mesuré à l’aune d’une année.

    C’est pourquoi « canempechepasnicolas » s’est adressé à celui qui pourrait nous faire franchir, en connaissance de cause, les douze mois qui nous séparent de l’élection présidentielle.

    Notre ami Baratin de Matuvu, le sorcier d’entre les sorciers, président de la Haute Société en Sciences Magiques, reconnu par toutes les instances internationales comme le meilleur expert en magie que le monde ait jamais connu, a accepté de nous faire plonger dans ce futur tant attendu…

    Nous l’en remercions vivement, au nom de tous nos lecteurs.

    Voici donc, mot pour mot, sa prédiction :

    ***********************************************************************************

     « Nous sommes le 6 mai 2012.

     

    Le deuxième tour des élections législatives, à la suite des présidentielles, a conforté la vague rose socialiste, dont le groupe parlementaire compte aujourd’hui, 390 députés. Le Parti socialiste, fort de l’élection triomphale de François Hollande à la présidence de la République, a ainsi obtenu la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

    La dirigeante du PS avait, on s’en souvient, écrasé Marine Le Pen, avec 69% des suffrages exprimés.

    Seule ombre au tableau, la faible participation électorale pour un scrutin de ce type 6O% (contre 85%, lors de l’élection de Nicolas Sarkozy, en 2007).

    Ces 40% d’abstention (47% en comptant les bulletins blancs et nuls), demeure le problème politique totalement ignoré des médias, en ce printemps 2012.

     

    La presse accueille la nouvelle majorité avec des réactions diverses.

    Si Libération y voit « Un nouveau printemps, après cinq ans d’hiver », Le Figaro titre : « Nicolas Sarkozy paie le prix de ses courageuses réformes qui ont transformé la France ». Le Monde pose la question sur toute sa Une : « La revanche de Mitterrand ? ». Quant aux journaux économiques, La Tribune et Les Echos expriment une confiance mesurée. Le premier remarque que « Les marchés ne sont pas inquiets », le second se rassure avec « Un "modéré"  aux commandes ».

    Pour sa part, L’Humanité compte bien que « La gauche doit tenir ses promesses »

     

    François Hollande a pu, en effet, fédérer, autour de sa candidature, toute la gauche et bien au-delà. Si les ministres issus du PS constituent l’immense majorité de l’équipe gouvernementale, un communiste, cinq représentants des Vert-Ecologie, un radical de gauche et Jean-Luc Mélenchon, pour le Parti de Gauche, siègent au gouvernement. 

     

    En font également partie, des personnalités se réclamant du Centre , tels François Bayrou, qui avait soutenu François Hollande entre les deux tours, mais aussi Jean-Louis Borloo, en rupture ouverte avec Nicolas Sarkozy depuis fin 2011.

    Un ancien député européen, Jean-Louis Bourlanges, devient « ministre de l’Europe intégrée ».

    Comme attendu, Martine Aubry, la nouvelle  Première ministre,  s’octroie également le ministère des Finances et de l’Economie, Benoît Hamon devient le porte-parole du gouvernement, Manuel Vals, est promu ministre de « la Ville, des Cités et de la Communauté nationale ». Les « Affaires Etrangères et de l’Ingérence humanitaire » sont confiés à Bernard Kouchner, qui s’estime, plus que jamais, socialiste. Un secrétaire d’Etat directement rattaché au Quai d’Orsay – c’est une nouveauté - celui « aux Affaires françaises » est confié à Daniel Cohn-Bendit, en tant qu’Allemand.

     

    Ségolène Royal a refusé le poste de Garde des Sceaux, car elle avait fait des Affaires Etrangères, son seul objectif. Elle a immédiatement fondé le club « Désespoir d’Avenir» pour « rénover la politique ».

     

    C’est Eva Joly, qui s’installe place Vendôme. Elle retrouve dans l’équipe ministérielle, Loïk Le Floch-Prigent, récemment libéré de prison, nommé ministre « de la Coopération ».  François Bayrou récupère le ministère de « l’Education et du Savoir numérique ».

    Au Parti communiste, est attribué le « ministère de la Météo et du Temps variable », avec, pour titulaire, Marie-George Buffet.

     

    Jean-Luc Mélenchon, lui, devient Secrétaire d’Etat « aux Alliances renouvelables ».

    L’Intérieur et « le Réchauffement climatique »sont confiés à Jean-Louis Borloo, le Travail, appelé dorénavant le ministère « des « Partenaires sociaux », revenant à François Chérèque.

     

    Ce jour-là, à l’Assemblée nationale, l’euphorie règne sur les bancs socialistes : François Hollande vient exposer devant les députés, le programme pour les 100 premiers jours du nouveaugouvernement.

     

    Voici venue l’heure solennelle : Martine Aubry monte à la tribune, accueillie par une ovation des trois-quarts des députés de l’Assemblée. Dominique Srauss-Kahn, reconnu innocent par la justice américaine, fraîchement élu député de Sarcelles, est applaudi chaudement par les parlementaires hommes, de la majorité.

     

    Les députés de la Droite Nationale et Républicaine (nouveau nom de l’UMP, dirigée par François Fillon), restent assis.

     

    Ceux d’ « Honneur-et-Patrie », le rassemblement animé Marine Le Pen (qui pour l’élection présidentielle a abandonné le sigle du « Front national »), suivis par nombre de députés restés fidèles à Nicolas Sarkozy, quittent l’hémicycle.

    Parmi ceux-ci, on reconnaît Jean-François Coppé.

     

    LA DECLARATION GOUVERNEMENTALE

     

    Martine Aubry rappelle d’abord le succès remporté par le « Rassemblement social et républicain », qui,  aux élections législatives, groupait, autour du PS, le Front de gauche, les Vert-Ecologie, le Centre républicain, la Droite républicaine et diverses personnalités de la société civile.

     

    La Première Ministre fait ensuite le bilan des dix années gérées par la droite, législature jugée .« catastrophiques pour la France et les Français ».

     

    D’emblée, il prévient :

    «  Il n’y a plus un euro disponible dans les caisses de l’Etat.

    Vous comprendrez que, dans ces conditions, notre objectif premier, c’est le redressement de nos finances ! (…)

    Cet objectif ne peut être accompli sans un budget rigoureux, qui conduise à la réduction drastique de la dette publique. Nous ne pouvons concevoir l’idée de léguer à nos enfants, un si lourd héritage (…).

    Cette politique courageuse que nous voulons mener pour le bien partagé de tous, obligera chacun de nous à consentir de lourds sacrifices. Toujours fidèles à nos engagements électoraux, nous devons, pour pouvoir les mettre en œuvre, rétablir d’abord, la confiance des milieux économiques et rassurer le marché »

     

    Les députés de la nouvelle majorité applaudissent à tout rompre l’assurance ainsi donnée par Martine Aubry, de « ne rien promettre qui puisse mettre en péril l’équilibre budgétaire, et partant, l’avenir de nos chers enfants».

     

    La Première Ministre poursuit son exposé en faisant « de la cause européenne, l’objectif premier de son gouvernement ». Citant Charlemagne, Charles Quint, Napoléon, Victor Hugo, Robert Schumann, Jean Monnet, François Hollande, François Mitterrand et Jacques Delors, Martine Aubry évoque en termes poétiques, « l’avenir radieux qui va éclairer notre continent (…) l’Europe, véritable nid commun de nos peuples unis (…) la République européenne, qui sera notre sixième République », pour conclure par sa volonté « de placer la France avant la ville de Lille, et l’Europe avant la France ».

     

    Des promesses électorales, particulièrement réduites,  de François Hollande, il ne fut, évidemment, plus question.

    Pourtant, parmi « les mesures d’urgence contre la misère » évoquées, on retiendra la création de mille « Points de Rencontre pour l’Emploi », (avec pour slogan « l’Amour est dans le P.R.E. ») lieux festifs mis en place par les municipalités « pour redonner gaîté et joie aux jeunes désoeuvrés ».

     

    Et d’annoncer la participation de BHL, qui a déjà promis d’y parler « philosophie sans frontière », et aussi d’interventions humanitaires, de Carla Bruni (qui vient de divorcer, son ex-mari, désormais sans emploi, incapable d’élever son bébé) auteur d’une émission récemment crée « Chantons sans faire de bruit ».

     

    Dominique Seux, le chroniqueur matinal de France Inter, expert en économie, en alternance avec Bernard Maris, animeront des débats sur la « crise d’épilepsie » dont « est malade la société », afin d’apporter assistance aux jeunes dépourvus d’emploi en premier.

     

    Tel est notre futur proche.

     

    A condition que chacun l’attende sans broncher ! »

     

    *************************************************************************************************

    Cette prédiction a été contestée, nous devons l’avouer, par de esprits chagrins, estimant que les évènements ainsi décrits, ne sont que purs mensonges et effronterie, dictés par une idéologie pernicieuse, teinté de « populisme », « visant à décrédibiliser le monde politique et l’idée européenne… »

     

    « canempechepasnicolas » tient à faire part de son émotion devant se réquisitoire, qui ose mettre en doute, l’impartialité scientifique de notre ami, le grand magicien, Baratin de Matuvu.

    Ce dernier a tenu cependant à préciser que ses propos étaient naturellement à prendre, tel « l’humour corrézien », comme « une boutade, le nouvel emballage de la vérité qu’on exprime au second degré ».

     

    Nous laissons nos lecteurs le soin de trancher…

    http://canempechepasnicolas.over-blog.com/


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  • Á propos du complexe militaro-industriel français Gérard Longuet est l’actuel ministre « de la défense ». Il a été créateur d’Occident, un groupe d’extrême-droite, avec Alain Madelin et Patrick Devedjian.

     

    Il vient de changer de directeur de cabinet. Celui qui part, Jacques Gérault, a fait une longue carrière dans la haute administration française, entre la préfectorale et les cabinets ministériels. Aujourd’hui, le voilà directeur des « affaires publiques » d'AREVA auprès de son PG. Sa bonne connaissance de l’administration française va, sans aucun doute, être fort utile à AREVA pour mener à bien ses « affaires publiques », c'est-à-dire les commandes de l’État.

     

    Celui qui arrive est Laurent Teisseire. Lui a fait le parcours inverse : diplômé de l’ENA, il a fait une longue carrière chez les fabricants d’armes (Aérospatiale – devenue EADS -, Airbus, Matra, Eurocopter). Sa bonne connaissance des industries de l’armement va, sans aucun doute, être fort utile à cette industrie, quand il va conseiller le ministre, par ailleurs, parfaitement consentant.

     

    La question est donc de savoir qui contrôle qui : poser la question revient à y répondre. Le complexe  militaro-industriel contrôle le gouvernement, et non l’inverse.

    D.R. http://www.resistance-politique.fr


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