• Théorie marxiste

    Les quatre élus communistes à la Région. Photo Florence Poli

    Le PCF rend des comptes

    Lors de la campagne des régionales, ils avaient pris des engagements. Un an après leur entrée dans l’hémicycle bourguignon, les quatre élus PCF ont fait hier un point d’étape. Parmi les avancées qu’ils ont obtenues : une commission d’attribution des aides publiques (avec des syndicalistes) pour évaluer la responsabilité sociale des entreprises aidées par la Région. Mais aussi l’inscription de la voie ferrée Centre Europe Atlantique au Schéma national d’infrastructures et la tenue de 2 comités de ligne par an, avec l’invitation des abonnés TER.


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  • PRÉSIDENTIELLES 2012  : MOTION DES COMMUNISTES DE BÉZIERS (34) 

    de : SECTION PCF BÉZIERS
    jeudi 21 avril 2011 (11h15)

    "L’Humour est la politesse du désespoir..."

    « Les communistes de la section de Béziers, suite au Conseil national du 8 et 9 avril 2011, se sont réunis le vendredi 15 avril.

    Après un examen des résultats des élections cantonales, de la situation poli­tique et économique, et face à l’aggravation de la crise du système capitaliste frappant de plus en plus de citoyens (licenciements, précarité, baisse du ni­veau de vie...), les communistes de Béziers considèrent, dans la perspec­tive de l’élection présidentielle de 2012, qu’il est nécessaire qu’un candidat communiste soit présent pour défendre un «Projet véritablement anticapitaliste». Il doit en être de même pour promouvoir et défendre une perspective, de plus en plus d’actualité, dans les luttes et les votes : la construction d’une autre société solidaire.

    En l’état des candidatures au sein du Parti, il leur semble que celle d’André Chassaigne pourrait rassembler les communistes. Ceci dans la mesure où des propositions contre la politique de la droite et du Medef seraient élaborées, dans un cadre rassembleur, s’engageant vers une véritable alternative politique pour une société où les banques et les actionnaires du CAC40 ne dicteraient plus la loi en faveur de leurs profits...

    De plus, une candidature communiste aux présidentielles est indispensable à de bons résultats aux élections législatives qui auront lieu dans la foulée. L’absence de candidature communiste à la présidentielle peut mener à terme à la disparition du PCF et renforcerait la politique européenne, soutenue peu ou prou par les sociaux-démocrates. Les conséquences sociales, démocra­tiques, politiques seraient catastrophiques pour la grande majorité des Français...

    Les communistes de Béziers demandent à la direction du Parti, dans le cadre du respect de nos statuts de consulter démocratiquement dans tous les do­maines les adhérents du Parti notamment sur le contenu du bulletin sur lequel se prononceront les communistes et qui sera décidé par les délégués à la conférence nationale des 3 et 4 juin 2011. »

    Adopté à l’unanimité

    De :
    SECTION PCF BÉZIERS
    jeudi 21 avril 2011


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  • Cher camarade,

    EcologiePierre Laurent et de nombreux dirigeants nationaux du PCF proposent que Jean-Luc Mélenchon représente le Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012. Cette position est très loin de faire l’unanimité au sein du parti. Beaucoup de camarades – dont nous sommes – défendent l’option d’une candidature issue du PCF. Concrètement, c’est surtout vers ta candidature que se tournent la plupart de ces camarades. Elle apparaît comme la seule alternative crédible à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. En conséquence, tes décisions personnelles pèseront lourd dans l’équation finale.

    Les arguments en faveur d’une candidature issue du PCF ne manquent pas. Le plus fondamental, selon nous, découle de la crise profonde que traverse le capitalisme. Ce système est dans une impasse. Il ne peut plus se maintenir qu’au détriment des conditions de vie et de travail de l’écrasante majorité de la population. En France comme ailleurs, la classe dirigeante est engagée dans une offensive brutale contre toutes les conquêtes sociales du passé. En réaction, un nombre croissant de jeunes et de travailleurs cherche une alternative au capitalisme. Ce n’est donc pas le moment de mettre le PCF en arrière-plan d’une campagne électorale qui va dominer la vie politique du pays pendant des mois. Quoiqu’on pense de l’élection présidentielle, le fait est qu’elle va susciter énormément d’intérêt et de débats dans la population. Le PCF doit y figurer au premier plan, dans le cadre du Front de gauche, dont les communistes constituent d’ailleurs la très grande majorité des forces militantes.

    Les idées communistes sont plus que jamais d’actualité. Nous devons mobiliser la jeunesse et les travailleurs autour d’un programme qui s’attaque à la racine de toutes les injustices et inégalités. Cette racine, nous le savons, c’est la propriété capitaliste des banques, des assurances, de la grande industrie, de la distribution, du secteur pharmaceutique, etc. Tant que l’essentiel de l’appareil productif restera sous le contrôle d’une poignée de capitalistes qui en tirent d’énormes profits, nous ne pourrons pas régler les problèmes brûlants qui frappent la masse de la population. Nous devons donc défendre la nécessité de nationaliser les principaux leviers de l’économie et de les placer sous le contrôle des salariés eux-mêmes, dans le cadre d’une planification rationnelle et démocratique de la production.

    Pour défendre les idées et le programme du communisme, il faut naturellement qu’ils soient portés par le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle. Ce ne peut être qu’un candidat issu du PCF. Les mesures que défend Jean-Luc Mélenchon sont très en deçà de ce qui s’impose pour en finir avec la régression sociale, la misère et l’exploitation. Par exemple, le dirigeant du Parti de Gauche avance l’idée d’un « salaire maximum » des patrons, qui ne serait jamais plus de 20 fois supérieur au salaire le plus bas, dans les entreprises. Cette mesure est présentée comme un moyen d’augmenter mécaniquement les bas salaires, sous l’effet d’un « cercle vertueux ». Ce n’est pas sérieux. Qui peut croire un instant que le patronat augmentera les salaires des travailleurs proportionnellement à l’augmentation de ses propres revenus ? Le niveau des salaires est une question vitale pour le capitalisme, car elle est directement liée au niveau des profits. Même si une loi sur le « salaire maximum » était adoptée, les capitalistes la contourneraient en utilisant tous les circuits plus ou moins opaques par lesquels ils se rémunèrent déjà. Au fond, la théorie du « cercle vertueux » propose d’imposer au capitalisme de ne plus fonctionner suivant ses lois fondamentales. Ce qu’il faut, c’est une augmentation de tous les bas salaires, l’indexation des salaires sur le coût de la vie – et l’expropriation des capitalistes qui refuseraient d’appliquer ces mesures. D’ailleurs, si l’on veut vraiment supprimer les revenus indécents des grands patrons et actionnaires, il faut nationaliser leurs entreprises et les placer sous le contrôle des salariés.

    Nous n’entrerons pas davantage, ici, dans le détail des propositions de Jean-Luc Mélenchon. Dans leur ensemble, elles constituent une tentative pour résoudre les problèmes des travailleurs sans s’attaquer aux fondements du système capitaliste. L’expérience montre que c’est voué à l’échec. Soulignons que Mélenchon défend son programme, pendant qu’on parle aux communistes de l’élaboration collective d’un « programme partagé ». On finit par se demander si on n’est pas en train de découvrir ce programme partagé au rythme des interventions médiatiques du dirigeant du Parti de Gauche. C’est une source d’irritation croissante, chez les militants communistes. Ils ont aussi été choqués par le soutien de Mélenchon à l’intervention impérialiste en Libye. C’est un avertissement très sérieux. D’une part, cela éclaire les limites politiques de Mélenchon. D’autre part, cela souligne que sa candidature poserait sans cesse le problème du contrôle politique de sa campagne électorale. S’il est investi, qui pourra l’empêcher de prendre, au fil de l’actualité, des positions qui vont à l’encontre des principes et des idées communistes ? Personne ne s’imagine qu’un « collectif de campagne » y suffira. A l’inverse, une candidature issue du PCF permettrait, par le biais du parti, un contrôle plus direct de la campagne électorale, d’autant que les communistes constituent la vaste majorité des forces militantes du Front de gauche.

    Les militants doivent avoir le dernier mot

    Tu connais bien la frustration qui existe, dans le parti, vis-à-vis des méthodes employées pour avancer la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Tu as publiquement dénoncé l’interminable « hypocrisie » de la direction du parti, qui a soigneusement préparé le terrain sans le reconnaître. A présent, on soumet les communistes au chantage suivant : soit Jean-Luc Mélenchon est notre candidat, soit c’est la fin du Front de gauche. Ces manœuvres n’ont pas échappé à de nombreux communistes, qui s’en plaignent au moins autant que de la promotion de Mélenchon elle-même. A cette situation de malaise dans le parti, il y a une solution simple : le débat démocratique et le vote des militants.

    Le débat démocratique se poursuit dans les sections, malgré tout. Mais sur la question du vote qui doit conclure ce débat et le trancher, il y a un élément important qui relève désormais de ta décision personnelle. Tu as déclaré à plusieurs reprises que tu te soumettrais à la proposition de la Conférence Nationale des 4 et 5 juin. Or, la Conférence Nationale ne pourra pas refléter exactement l’opinion réelle de l’ensemble du parti. La direction y pèsera de tout son poids. Et puisque le congrès a été repoussé, le seul moyen de connaître l’opinion du parti sur une question qui le divise, c’est la consultation directe des militants. C’est d’autant plus nécessaire que Mélenchon est beaucoup moins soutenu à la base du parti qu’au sommet. Si ta candidature n’était pas retenue par la Conférence Nationale et que, dès lors, tu y renonçais, on risquerait de prendre une décision contraire à l’opinion d’une majorité de camarades. Ce ne serait pas acceptable. La seule solution, c’est que dans toutes les hypothèses, quel que soit le vote de la Conférence Nationale, ta candidature soit soumise au vote des sections, les 16, 17 et 18 juin.

    Pour expliquer ton intention de t’en tenir à la proposition de la Conférence Nationale, tu as avancé un argument qui a surpris beaucoup de camarades. Tu as dit qu’un vote de l’ensemble des militants du Front de gauche, sur toutes les candidatures, ne serait pas opportun parce qu’il te serait forcément favorable, étant donné le poids des militants communistes au sein du Front de gauche. Tu as parlé du risque d’un vote « identitaire » des communistes. Nous ne pouvons pas être d’accord avec ce point de vue, qui revient à présenter les idées des communistes comme un obstacle au Front de gauche. Surtout, il nous semble que la prépondérance des communistes au sein du Front de gauche est plutôt un argument en faveur d’une candidature issue du PCF ! Et si le vote des militants le confirme, ce sera simplement le résultat d’un choix démocratique.

     

    De nombreux camarades ont craint que ta candidature ne soit qu’une sorte de diversion. Dans ta Lettre ouverte aux communistes, début janvier, tu as toi-même souligné qu’elle risquait d’être « un leurre pour préparer, dans une confrontation inégale, la désignation du candidat imposé », à savoir Mélenchon. C’est très exactement ce que craignent beaucoup de camarades, aujourd’hui encore. Et le seul moyen de lever ces doutes, c’est d’annoncer que tu maintiendras ta candidature au-delà de la Conférence Nationale, quelle que soit la proposition qui y sera votée. C’est une condition essentielle pour que la désignation de notre candidat à la présidentielle fasse l’objet de débats et d’une procédure vraiment démocratiques.

    Salutations communistes.

     

    Premiers signataires :

    Jérôme Métellus (PCF Paris 18e) ; Greg Oxley (PCF Paris 10e) ; Marie-Hélène Lewkowicz (PCF Paris 13e) ; Jacques Lesne (PCF Bobigny) ; Pierre Villeret (PCF Roissy) ; Laurent Gutierrez (CD du PCF 21) ; Hubert Prévaud (CD du PCF 31) ; Naiké Caldera (CD du PCF 31) ; Dominique Escouboué (CD du PCF 31) ; Christophe Cambefort (PCF Toulouse) ; Jean-Pierre Papot (CD du PCF 79) ; Joseph Coutant (PCF Niort) ; Allain Duguet (PCF Alès) ; Christian Robert (Secrétariat Départemental du PCF 23) ; Fabien Lecomte (PCF 28) ; Eric Jouen (PCF Barentin) ; Virgile Besson (CD du PCF 69) ; Sylvain Roch (CD du PCF 03) ; Béatrice Collard (PCF Sedan).

    Lettre ouverte à André Chasseigne


    De : Renforcer le PCF, renouer avec marxisme
    mardi 19 avril 2011

    


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  • Libye : Les députés communistes refusent de mêler leur voix à l’unanimisme

    Roland MUZEAU
    Député Hauts-de-Seine

    Déclaration suivie d’un débat sur l’intervention des forces armées en Libye mardi 22 mars 2011 – 1ère séance

    Monsieur le Président, Messieurs les ministres, Mes chers collègues, Quand dans tant d’autres pays voisins, un débat a eu lieu sur l’opportunité d’entrer en guerre avec la Libye, ici, dans notre belle démocratie, on ne donne que quelques minutes de temps de parole à la représentation nationale pour s’exprimer. Que penser d’une telle parodie de consultation démocratique alors que notre pays est déjà entré en guerre ?
    Ce débat est néanmoins l’occasion pour nous d’exprimer à nouveau notre solidarité avec les peuples arabes en général, et avec le peuple libyen, en particulier, mus par un souffle de libération, aussi profond que légitime. Cette solidarité avec le peuple libyen ne saurait pour autant annihiler tout esprit critique à l’endroit du comportement de notre propre pouvoir exécutif, dont les choix diplomatiques sont illisibles, contradictoires, et aboutissent in fine à altérer notre crédibilité internationale.

    Un déclin que semble signifier l’ultime épisode de l’entrée en guerre de la France contre la Libye dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU.

    Au-delà de l’élan politico-médiatique de ces derniers jours, l’intervention militaire en Libye repose sur deux fictions.
    L’Elysée et ses portes paroles, repris avec une certaine cécité par la majorité des médias, prétendent qu’il y aurait une unité de la communauté internationale pour soutenir les bombardements en Libye.

    Au mieux il s’agit là d’une erreur d’analyse, au pire d’un mensonge, d’une manipulation.

    Permettez-nous, en effet, de souligner les méfiances et les oppositions qui s’expriment autour de cette intervention militaire. Il suffirait de rappeler ici la position de certaines puissances mondiales comme l’Inde, la Chine et la Russie, qui refusent de soutenir l’offensive militaire.
    Mais l’attitude d’autres pays est plus significative encore.

    Il y a d’abord l’Allemagne, 1ère puissance européenne, qui s’est abstenue sur la résolution lors du vote du Conseil de Sécurité. Son vice-chancelier et ministre fédéral des affaires étrangère, résumait au Guardian sa position en ces termes : « Une solution militaire semble très simple mais elle ne l’est pas. C’est risqué et dangereux, les conséquences peuvent être imprévisibles (...) Nous admirons la révolution tunisienne mais nous voulons que ces mouvements soient renforcés et pas affaiblis (...) Examiner des alternatives à un engagement militaire, ce n’est pas ne rien faire.».

    En cela, l’Allemagne rejoint le Brésil, 1ère puissance sud-américaine, qui s’inquiète, par la voix de son ambassadrice à l’ONU du risque d’exacerber les tensions sur le terrain au détriment des populations civiles que nous sommes engagés à protéger. Les Brésiliens insistent sur le caractère spontané des révolutions arabes et alertent sur le risque d’en changer le récit, ce qui aurait de sérieuses répercussions pour la Libye et le reste de la région.

    Des pays de l’Amérique Latine ont fait savoir le 19 mars dernier « qu’ils rejetaient toute intervention militaire en Libye ». Le chancelier argentin Héctor Timerman a mis en cause le fait que ces attaques contre le territoire libyen menées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, n’aient pas fait l’objet d’un large débat au Conseil de Sécurité ou à l’Assemblée Générale des Nations Unies. Le président Uruguayen a, quant à lui, qualifié de "lamentable" l’attaque des forces des forces armées contre la Libye : « Le remède est pire que la maladie ; Sauver des vies à coup de bombes est un contresens inexplicable. C’est à en pleurer. »
    Surtout, cette offensive militaire ne trouve pas grâce aux yeux des peuples de la région, qui rejettent la figure dictatoriale de Kadhafi, mais qui refusent également de cautionner toute nouvelle expression de l’impérialisme occidental. Le chef de la Ligue arabe Amr Moussa a critiqué dimanche les bombardements occidentaux sur la Libye, estimant qu’ils s’écartent "de l’objectif d’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, et ce que nous voulons c’est la protection des civils et pas le bombardement de d’avantage de civils".

    D’ailleurs, en Tunisie, la presse prononce un verdict sévère contre les bombardements aérien, craignant qu’ils plongent le Maghreb et le Moyen-Orient dans l’instabilité, allant même jusqu’à redouter que cette action fasse de la région « une zone de tension et une base avancée pour les forces impérialistes qui n’ont pas intérêt à voir la région vivre un sursaut social révolutionnaire, nationaliste et démocratique» et « souille la bataille du peuple libyen contre la junte corrompue ». La Turquie a également fait connaitre son opposition à l’option militaire.
    L’Union Africaine a, quant à elle, réclamé la fin des opérations militaire contre le régime libyen en rappelant que la « communauté internationale » avait rejeté son offre d’envoyer une délégation de paix en Libye. Dès lors, quel objectif vise cette fiction d’unanimité internationale ? Il s’agit de masquer la réalité politique et géopolitique de cette guerre qui n’est rien d’autre qu’une intervention occidentale menée par des ex-pays colonisateurs.

    La seconde fiction sur laquelle repose cette offensive militaire, consiste à faire de la France et, de Nicolas Sarkozy en particulier, la force d’impulsion, de conception et de décision à l’origine de cette opération militaire. Or la réalité est cruelle pour l’orgueil national et le narcissisme de notre président. En effet, nos concitoyens doivent savoir que dans cette opération, notre pays n’est ici que le bras armé des Etats-Unis. Le Washington Post et le New-York Times résument parfaitement l’ordonnancement des évènements : ce sont les Etats-Unis, et eux seuls, qui ont décidé de se lancer dans l’opération diplomatique visant à faire adopter la résolution du Conseil de sécurité décidant de l’emploi de la Force en Libye. S’ils ont créé les conditions pour laisser croire que la France était le leadership dans cette affaire, c’est parce que cela arrangeait bien le Président Obama. Et contrairement au storytelling concocté par l’Elysée, ce sont bien les Américains qui commandent dans cette « Aube de l’Odysée », sous les ordres du général Américain Carter F. Ham. Aujourd’hui il est même question que les forces armées passent sous commandement de l’OTAN. On ne pourrait rêver mieux pour envenimer encore un peu plus la situation !

    Une fois encore, n’en déplaise à la majorité de cet hémicycle : cette guerre contre la Libye, où la France apparait comme en étant l’instigatrice, s’inscrit dans la récente série noire d’incohérences de notre diplomatie française qui lui a fait perdre tout son crédit international.
    D’abord, parce que personne n’a la mémoire courte même si certains peuvent être frappés d’amnésie passagère. Cette nouvelle guerre n’est-elle pas, officiellement du moins comme le prétend le Président Sarkozy, le moyen de se débarrasser d’un affreux dictateur sanguinaire ? Pourtant, n’est-ce pas le même président qui a signé différents partenariats avec Muhamar Kadhafi, en juillet 2007, dont un «partenariat industriel de défense», prometteur pour les sociétés d’armement françaises et pour les affaires de Dassault ? N’était-ce pas un ami que le président de la République et le Président de l’Assemblée recevaient, avec les plus grands égards en décembre 2007, quand pour notre part nous dénoncions avec la plus grande fermeté l’invitation du dictateur libyen ? N’est-ce pas deux membres du gouvernement actuel ( Ollier et Guéant) qui furent les artisans de ce rapprochement ? N’est-ce pas l’actuel ambassadeur de France en Tunisie qui venait sur les plateaux de télévision défendre ce criminel en se vantant que celui-ci l’appelait « mon fils » ?

    Et qui annonce que la France reconnait le gouvernement d’opposition Libyen ? Monsieur Bernard Henri Levy et le Conseil transitoire Libyen au moment même où notre ministre des affaires étrangères négociait une position commune avec nos partenaires européens ! Comment peut-on espérer que l’on prenne au sérieux notre politique étrangère ! On peut dès lors se demander si cette reconnaissance a été envisagée comme il se devait ! En effet, la seule chose que nous savons avec certitude de ce Conseil transitoire libyen c’est que son président est un ancien ministre de la Justice de Kadhafi, que son chef d’Etat major est un ancien ministre de l’Intérieur et que d’autres préfèrent conserver l’anonymat. N’était-il pas nécessaire là encore que notre pays prenne plus de précaution ou, en tout cas, qu’il ne décide pas à la place du peuple Libyen qui est en capacité de le représenter ?
    Notre politique étrangère met aussi, et surtout, en évidence une politique de deux poids deux mesures en matière de droit d’ingérence.
    La politique étrangère française a fait valoir le principe de non-ingérence pour justifier son silence assourdissant et son immobilisme lors du soulèvement du peuple tunisien. Une non-ingérence d’autant plus justifiée qu’il s’agissait d’une ancienne colonie Française. Mais le Gouvernement Français n’hésitait pas, dans le même temps, à proposer au dictateur Ben Ali le savoir-faire de nos forces de sécurité et à réclamer la démission de Gbagbo s’immisçant ainsi directement dans le processus électoral ivoirien.

    Incohérence toujours et encore de notre politique étrangère quand nous voulons être les premiers à lancer des tapis de bombes sur un pays qui ne nous a pas déclaré la guerre et quand notre diplomatie est totalement muette face à la violente répression du mouvement populaire au Bahreïn par le régime du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa ? Ou encore face au massacre de la population civile par le régime du Président Saleh au Yémen ? Pourquoi ne réagissons-nous pas avec humanité et discernement quand l’Arabie Saoudite ou les Emirats arabes unis, pétromonarchies amies, aident le Bahreïn à écraser la révolte citoyenne ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’interdiction de l’espace aérien pour protéger Gaza de l’aviation israélienne ?

    Vous l’aurez compris, Messieurs les ministres, mes chers collègues, notre voix ne s’associera pas à la vôtre pour soutenir, dans un unanimisme béat, l’intervention militaire en Libye.

    Nous sommes intransigeants sur la condamnation du régime Libyen qui réprime son peuple, et nous jugeons à cet égard légitimes les sanctions votées par l’ONU contre le régime. Contrairement à vous, nous n’avons pas changé d’avis sur l’opinion que l’on peut se faire d’un dictateur sanguinaire comme Kadhafi et, demain non plus nous ne changerons pas d’avis quand bien même la majorité nous promettrait la main sur le cœur que l’homme serait redevenu fréquentable, parce qu’il pourrait sauver notre pays en crise. Nous ne sacrifierons jamais les peuples au nom du pragmatisme !

    En revanche, le discernement nous conduit à condamner les frappes militaires sur la Libye à laquelle la France participe, soutenue par la majorité des forces politiques françaises, avec un entrain qui frise l’indécence.

    Nous restons convaincus, avec l’écrivain Algérien Boualem Sansal, que « La guerre entre le bien et le mal n’a jamais profité qu’au mal ». Et pour nous, la décision de bombarder la Libye soulève la question incontournable des risques d’engrenage et de confrontation militaire élargie, avec toutes les conséquences désastreuses que l’on connait pour les populations civiles. La tragédie qu’a connue et que connait aujourd’hui le peuple irakien est encore trop présent en nos mémoires, pour ne pas nous conduire à la plus grande prudence quand le choix de la guerre est préféré aux initiatives qui privilégient des sorties de crise sans intervention militaire. Nous espérons, de toutes nos forces, que cette guerre ne conduira pas le peuple Libyen à regretter, dans quelques mois, le régime de Kadhafi, comme ce fut le cas pour les Irakiens.

    La résolution 1973 prévoit le gel des avoirs libyens, l’interdiction de voyager de ses dirigeants, un embargo sur les armes, un appel à un cessez le feu, des poursuites devant la Cour Pénale internationale et une zone aérienne d’exclusion. Autant de mesures légitimes pour étouffer le régime Libyen et protéger les populations civiles. Mais, elle ne s’en tient pas là puisqu’elle autorise, dans son paragraphe 4, « les Etats membres à prendre toutes mesures nécessaires » pour assurer la zone d’exclusion aérienne. Un membre de phrase qui justifie, pour la coalition, les bombardements aériens aujourd’hui. Et demain, une offensive terrestre dont les conséquences seraient catastrophiques ? La Russie et la Ligue arabe ont d’ores et déjà dénoncé cette lecture de la résolution, et estimé que la coalition excédait le mandat de l’ONU de faire respecter une zone d’exclusion aérienne.

    Faire respecter une zone d’exclusion aérienne n’impose pas d’avoir recours à des bombardements qui, immanquablement, feront des victimes civiles. Plus personne ne peut croire au mythe des frappes chirurgicales et à celui de la guerre propre ! La France a mis le doigt dans l’engrenage, elle devra porter la responsabilité d’un échec, tant devant le peuple Libyen que devant le peuple français, si l’option choisie nous conduit à un enlisement.

    La légèreté dénoncée par les Nations étrangères, au premier rang desquelles, l’Allemagne, l’Inde, la Russie ou le Brésil, nous conduit à nous interroger sur les objectifs réels poursuivis, tant des questions essentielles restent aujourd’hui sans réponse : quelles sont les capacités de frappes de Kadhafi ? Est-il envisagé à un moment d’en passer par une action juridique ou politique pour sortir de la crise ? La réalité anthropologique de la Lybie a-t-elle prise en compte avec les tous les risques d’affrontements tribaux ? Les leçons du fiasco somalien ont-elles été tirées ? Le pire a-t-il été envisagé ? Quel est le plan dans l’hypothèse probable d’un enlisement, d’une partition du pays et d’une division de la communauté internationale encore plus marquée qu’elle ne l’est aujourd’hui ?

    Trop d’incertitudes pèsent sur cette intervention militaire et ses conséquences. Le risque d’une escalade est trop grand. Et s’il y a un prix à payer dans l’avenir, il faut souhaiter que ce ne soit pas le peuple libyen qui paie. Il paye déjà trop cher le maintien d’une dictature dont il ne veut plus.

    Du reste, nous ne cautionnerons pas la moindre intervention qui ne viserait, comme de plus en plus de voix l’affirment au-delà de nos frontières, qu’à faire main basse sur le pétrole Libyen en instrumentalisant son peuple, en en passant par la scission du pays.
    Les députés communistes et républicains font aujourd’hui preuve d’un grand courage politique en refusant de mêler leur voix à l’unanimisme béat et aveugle qui rassemble autour du Président Sarkozy et l’entrée en guerre de la France.

    Car, comme le dit fort justement Rony Brauman, jamais des bombardements n’ont permis d’installer la démocratie ou de pacifier un pays !


     


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  • Carte-des-combats-en-libye.gif

    La situation des combats et des objectifs clés en Libye.
    Alors que les Nations unies ont autorisé le recours à la force contre l'armée de Mouammar Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes, la Libye annonce qu'elle mettait fin à toutes les opérations militaires.


    Alors que les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont donné leur feu vert jeudi 17 mars à l'utilisation de la force contre le régime de Kadhafi, la mise en oeuvre d'une intervention militaire que la France déclarait imminente se faisait attendre vendredi. La Libye a annoncé dans la matinée la fin de ses opérations militaires et un cessez-le-feu, rejeté aussitôt par la rébellion. Les contacts diplomatiques se multiplient entre pays occcidentaux, africains et arabes pour tenter de trouver un accord sur les mesures à prendre. L'Union européenne dit vouloir «examiner» les détails de l'annonce de cessez-le-feu par le régime libyen. Sur le terrain, la chaîne Al-Arabiya rapporte des bombardements sur Misrata, dernier bastion rebelle dans l'ouest et des combats aussi à Nalout et Zenten.


    Explosion de joie la nuit dernière, à Benghazi. Il faut dire que la situation s’était considérablement tendue ces derniers jours et les Libyens qui passaient le poste frontière jeudi, expliquaient que les habitants de Benghazi voyaient vraiment leur dernière heure arriver. Un soulagement mêlé d’inquiétude quand même, parce que ce vote à l'ONU à New York a été précédé d’un discours particulièrement glaçant du colonel Kadhafi, dans lequel il affirmait qu’il n’allait pas tarder à frapper Benghazi. Il prévenait qu’il serait sans pitié et les habitants de l’est libyen savent très bien ce que cela veut dire. Maintenant il va falloir surveiller de très près l’activité des forces fidèles au régime de Tripoli. On sait qu’il y a eu des bombardements ce matin encore sur la ville de Misrata entre Tripoli et Syrte.


    Les Etats-Unis veulent des actes pas des paroles. A la demande de cessez-le-feu des forces de Kadhafi, les Etats-Unis ont répondu qu'ils voulaient "des actes pas seulement des mots", a déclaré vendredi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. "Nous sommes au courant par la presse de l'annonce d'un cessez-le-feu par le gouvernement libyen", a déclaré Mme Clinton devant des journalistes. "La situation évolue rapidement. Nous n'allons pas nous laisser impressionner par des mots". De leur côté, les Européens sont parvenus vendredi à un accord de principe sur de nouvelles sanctions renforcées contre onze individus, notamment des membres du gouvernement libyen de Mouammar Kadhafi, et neuf nouvelles entités libyennes, a-t-on appris de sources diplomatiques. Ces sanctions - des gels d'avoirs et des interdictions de visa - devraient être adoptées formellement lundi par les 27 ministres des Affaires étrangères, et complétées dans les jours suivants par un train de sanctions supplémentaires afin de se conformer pleinement à celles décidées à l'ONU, ont indiqué ces diplomates.


    La présidente du groupe CRC-SPG (communistes et Parti de gauche), Nicole Borvo Cohen-Seat, a demandé au Premier ministre "une réunion du Parlement" sur la Libye après la résolution de l'ONU permettant une intervention militaire. "Je demande une réunion du Parlement. On entend dire par le porte-parole du gouvernement que des frappes auraient lieu rapidement, cela veut dire intervention militaire, alors il est normal que le Parlement soit saisi pour avaliser ou non une opération militaire", a déclaré la sénatrice de Paris. "Il y a une différence entre dire on veut empêcher Kadhafi de faire tirer sur la foule ou on veut entrer en guerre pour faire tomber Kadhafi, comme en Irak au moment de Saddam Hussein, il faut que l'on sache ce qu'il en est", a-t-elle ajouté. 

    Le PCF souligne les risques d'une logique de guerre. En adoptant, sous pression de la France et de la Grande-Bretagne, une résolution qui autorise une intervention militaire aérienne et des frappes ciblées, le Conseil de Sécurité prend le risque d'un engrenage en s'inscrivant dans une logique de guerre aux conséquences hasardeuses. Le Parti communiste français, qui n'a cessé d'exiger l'arrêt immédiat des opérations et de la répression militaires ayant déjà fait de nombreuses victimes civiles, réitère une fois encore sa condamnation du régime de Kadhafi et son plein soutien aux forces qui agissent pour la démocratie en Libye, avec le Conseil National de Transition. De lourdes questions se posent aujourd'hui. Toutes les possibilités d'aide directe ou par les États arabes à la rébellion ont-elles vraiment été étudiées? Est-ce vraiment la protection du peuple libyen que cherchent les puissances occidentales? Des experts, des journalistes expliquent déjà qu'il faudra envoyer des forces spéciales au sol et que l'objectif est de faire tomber le régime de Kadhafi...
    Le Parti communiste français, dans ces graves circonstances, rappelle le désastre des guerres en Irak et en Afghanistan qui furent chaque fois déclenchées au nom de la protection des populations et de la démocratie. Il exprime son inquiétude profonde devant une telle situation. Il appelle à la plus grande vigilance. Il s'étonne enfin par ailleurs du silence complice qui entoure au même moment la répression du mouvement populaire au Barheïn.

    http://pcfbalaruc.over-blog.com/

    Lire aussi http://www.mondialisation.ca/index.

    Une nouvelle guerre ?
    Par Jean-Emmanuel Ducoin

    Comment venir en aide aux insurgés libyens en dépassant la simple indignation morale mais sans pour autant déclencher une énième guerre absurde et mortifère pour tous, à commencer par les peuples arabes eux-mêmes ? Face à ce questionnement cornélien que tout internationaliste et citoyen du monde portait en lui confusément depuis des jours et des jours, sans qu’aucune solution satisfaisante ne puisse être apportée véritablement par les acteurs du drame qui se joue en Libye, le Conseil de sécurité de l’ONU vient donc de répondre à sa manière en adoptant une résolution qui autorise le recours à la force contre l'armée de Mouammar Kadhafi. Des frappes aériennes. Que l’on qualifiera sans doute, dans les heures qui viennent, de «chirurgicales»

    Malgré les propositions de «cessez le feu» déjà lancées par un Kadhafi que l’on imagine aux abois, sommes-nous officiellement en guerre ? Une de plus ? Bien que le «cadre» de l’intervention semble pour l’instant limité et qu’une issue diplomatique de dernière minute ne soit pas totalement exclue, une question nous hante néanmoins : le Conseil de Sécurité prend-il le risque d'un engrenage en s'inscrivant ainsi dans une logique guerrière aux conséquences hasardeuses ? En ce domaine, l’histoire contemporaine nous incite à la plus grande prudence… Tâchons de ne pas avoir la mémoire courte, car aujourd’hui seul le sort des Libyens doit nous importer, tout comme l’avenir d’une région en légitime révolte. Nous connaissons parfaitement bien les dangers potentiels et concrets des guerres, nous connaissons aussi par avance ce que signifierait une mise sous tutelle des révolutions arabes : ce serait un signe catastrophique donné à tous les peuples en voie d’émancipation…

    Avec un réel sentiment de colère, nous regardions comme tous le sort tragique réservé par Kadhafi à sa population, et singulièrement aux insurgés, massacrés les uns après les autres, bastion après bastion. Nous savions que l’homme de Tripoli, enfoncé dans sa propre folie, était capable du pire pour se maintenir au pouvoir et en vie (politique), et qu’il utiliserait tous les moyens militaires encore à sa disposition pour renverser la révolution en cours jusqu’à faire saigner Benghazi, symbole des symboles.

    Beaucoup de commentateurs, évoquant le précédent lointain mais toujours poignant de la guerre d'Espagne, disent aujourd’hui : «Il était temps.» En effet, depuis cette résolution votée à l’ONU, dont les principaux instigateurs furent la France et la Grande Bretagne, le flot discontinu de commentaires pour dire «enfin !» semble ensevelir les éventuelles réserves que tout observateur quelque peu dialecticien se doit pourtant d’observer. Devrait-on se montrer dupes des tours de passe-passe diplomatiques qui ont émaillé le drame libyen depuis plusieurs jours ? Par exemple, pourquoi les Etats-Unis ont-ils finalement accepté de voter cette résolution, alors que, depuis le début, ils ont ouvertement maintenu deux fers au feu comme s’il s’agissait avant tout de protéger leurs intérêts et surtout pas de mettre en œuvre toutes les possibilités d'aides directes ou indirectes (les États arabes) envers la rébellion libyenne ? Pourquoi avoir laissé pourrir la situation ?

    Ainsi, ceux qui bombardent en Afghanistan ou en Irak, voudraient cette fois « protéger » la Libye. Autrement dit, ceux qui n’ont pas levé le petit doigt quand Israël massacrait Gaza, ou, il y a quelques jours et quelques heures encore, quand on écrasait les insurgés au Bahreïn avec l’appui de troupes saoudiennes, veulent nous faire croire qu’ils se prennent tout à coup d'un amour immense pour les peuples arabes !  

     

     


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  • Les cantonales sont le dernier scrutin populaire, il aura lieu les 20 et 27 mars et représente un enjeu fort avant l'échéance des présidentielles de 2012. C'est le moment de réaffirmer notre indignation face à la politique que mène la droite depuis bien trop longtemps.
    Voter aux élections cantonales, voter pour des candidats communistes et du Front de gauche, c'est choisir de sanctionner Sarkozy. C'est voter pour des départements qui constitueront un bouclier social fort contre la précarisation etles atteintes aux droits sociaux.

    Une droite toujours aussi arrogante

    La feuille de route que s'est fixée la droite depuis 2007 est un rouleau compresseur pour nos acquis sociaux. Au coeur de leur politique, c'est la destruction progressive du service public avec le non remplacement d'un départ de fonctionnaire sur deux, 16000 postes d'enseignants supprimés, le démantèlement des hôpitaux publics, la casse des retraites... certains proposent même de revenir à la semaine de 39h quand d'autres n'hésitent pas à parler de baisse des salaires.
    Ce que la droite fait, pour satisfaire les marchés financiers, c'est toujours plus de cadeaux aux actionnaires et aux banques, l'austérité pour les populations.

    Face à la droite... une bonne gauche

    Dans quelques semaines les citoyennes et les citoyens seront appelés à voter dans la moitié des cantons. Ce sera le dernier scrutin avant les présidentielles. Il ne faut pas laisser passer l'occasion de sanctionner Nicolas Sarkozy et ses choix politiques néfastes. Comme nous l'avons fait lors des précédents scrutins, il faut battre la droite et ses candidats, leur ôter l'occasion de nuire dans les départements comme le gouvernement le fait au niveau national.
    Voter pour le Front de Gauche, c'est choisir la gauche du courage, celle qui ne tergiverse pas avec le libéralisme.

    Lutter pour préserver la démocratie locale

    Voter pour des majorités de gauche dans les Conseils généraux, c'est aussi lutter contre la réforme des politique publiques (RGPP) engagée par Sarkozy qui est une véritable destruction de l'ensemble de l'organisation territoriale de notre pays. Au travers de cette réforme, la droite cherche à éloigner les institutions des citoyens et attenter à notre vie démocratique. Elle asphyxie les collectivités locales par le transfert de compétences non compensées financièrement ce qui provoque l'alourdissement des impôts locaux. Encore une fois, la droite et ses réformes nauséabondes font payer le peuple !
    Cette réforme ne s'arrêtera pas aux départements et aux régions. Cette réforme autoritaire a également pour ambition de réduire à néant les communes. Mais jusqu'où ira la droite dans l'entreprise du démantèlement institutionnel qu'elle a engagé?

    Des Conseils généraux utiles pour mieux vivre

    Les conseils généraux ce sont aussi des politiques qui peuvent être au service des citoyens. Ils gèrent notamment l'action sociale et sanitaire, l'insertion sociale et professionnelle, l'éducation et la culture avec particulièrement les collèges, le développement économique...
    Les conseils généraux dirigés par des Présidents communistes mènent des politiques exemplaires. C'est par exemple la réappropriation de l'eau dans le Val-de-marne par la création d'un service public de l'eau. C'est encore dans ce même département une politique de la petite enfance reconnue. Dans l'Allier c'est la démocratie qui a été au centre du mandat communiste : l'écoute des populations et de leurs besoins.

    L'importance des élus de proximité

    Les élections cantonales permettent d'élire des conseillers généraux qui peuvent être de véritables acteurs de solidarité.
    Il s'agit d'oeuvrer pour l'expression et la pratique de la démocratie locale et répondre aux besoins des populations. Les élus communistes et du Front de gauche, se battront pour que rien ne se décide sans la consultation des habitants, des salariés, des jeunes, des forces vives et associatives des départements.
    En défendant le logement comme un droit pour tous, la jeunesse, l'école, le transport, l'emploi... les élus communistes et du Front de gauche travailleront en faveur de départements solidaires, citoyens et démocratiques.
    Vous pourrez compter sur les élus du Front de Gauche, dans votre département, dans vos quartiers et dans votre entreprise pour soutenir vos luttes et vos aspirations à plus de justice.

    Parti Communiste Français


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  • L'attaque contre les fondements de notre démocratie exige un front de résistance à la hauteur ! André Chassaigne

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    Poursuivant son œuvre de décivilisation, le pouvoir en place prend pour cible permanente toutes les fonctions publiques. Dans sa guerre ouverte contre les fondements de notre modèle républicain, le Président de la République, son Gouvernement, sa majorité parlementaire usent de toutes les armes possibles : coupes budgétaires, privatisations et externalisations de missions essentielles aux habitants de notre pays, stigmatisations et mises en cause permanentes du travail des fonctionnaires, intimidations et menaces récurrentes à l’approche des échéances électorales, suppressions massives d’effectifs, remises en cause des statuts…

     

    Et les exemples sont devenus quotidiens. Hier, c’étaient les magistrats qui étaient accusés arbitrairement de ne pas remplir leur mission. Aujourd’hui, ce sont les enseignants qui sont sommés par leur hiérarchie de renoncer à leur liberté d’opinion, quelques semaines avant les élections cantonales, en contradiction avec l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui vaut pour les fonctionnaires comme pour tout citoyen : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » L’article 6 de la loi du 13 juillet 1983 sur les droits et obligations des fonctionnaires vient d’ailleurs rappeler cette liberté fondamentale : « La liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires. »

     

    Derrière ce climat d’intimidation, c’est la remise en cause de toute la fonction publique qui se profile. Une proposition de loi, déposée en janvier par le député UMP Jean-François Mancel, propose tout simplement de restreindre le champ d’application du statut de la fonction publique aux seuls emplois de souveraineté nationale et de puissance.

     

    La résignation et l’attente avant un hypothétique changement d’orientation politique en 2012 ne peuvent servir de réponse quand ce sont les fondations démocratiques de notre société qui sont en jeu. Sans attendre, j’appelle solennellement à la constitution d’un très large front de résistance dans tout le pays, associant les personnels de toutes les fonctions publiques, les usagers et citoyens. Exigeons le respect des droits fondamentaux relatifs au service public comme à la fonction publique ! Construisons collectivement d’autres perspectives pour l’élargissement des services publics en impliquant plus activement les citoyens ! Remettons au centre de la conception du service public son objectif initial : répondre aux besoins humains !

     

    Par BANDERA ROSSA - Publié dans : pcfcapcorse

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    REUSSIR NOTRE DEPARTEMENT

    RESPECTER ET ENTENDRE SA POPULATION

    Une nouvelle majorité de gauche au Conseil général, porteuse des exigences les plus fortes !

    Cet enjeu est au cœur des élections cantonales des 20 et 27 mars 2011. L'ambition des communistes et de leurs élus au sein du Front de Gauche est de constituer une nouvelle majorité de gauche qui porte une grande ambition démocratique.
    C'est maintenant que cela commence avec chacune et chacun de nos candidats dans leur canton. Notre département a besoin de ce souffle pour se rassembler avec tous les habitants, dans leur diversité, pour faire face aux mauvais coups de la droite au pouvoir, du Nouveau Centre à l'UMP. Notre département a besoin de se retrouver pour faire vivre dans chacun de ses cantons renouvelables le débat citoyen qui donne de l'ampleur à leurs aspirations, leurs exigences, leurs luttes.
    Et après ? Rien ne se fera sans l'avis, la contribution, la co-décision des habitants, des salariés, des jeunes. Rien de ce qui est essentiel au développement de l'ensemble du territoire ne se décidera sans associer les collectivités locales et leurs élus, les institutions sociales et économiques, les forces vives et associatives du département.
    Nous susciterons de grands débats publics sur tout ce qui concerne la vie de notre département : Etats généraux de l'école, assises de la santé, Assemblée générale sur les transports…
    Avec nous, les femmes, les hommes, les jeunes garderont la parole de bout en bout car nous refusons toute activité solitaire du pouvoir. Pour nous, l'exercice du pouvoir consiste à entretenir une relation quotidienne avec les citoyens pour décider avec eux des
    meilleurs choix à opérer au service du plus grand nombre.
    Une nouvelle majorité de gauche, avec les communistes et le Front de Gauche, pour que le Conseil général soit un point d'appui à leurs luttes et contribuent à transformer leurs mécontentements en constructions alternatives. La droite au pouvoir, celle de Sarkozy et Fillon, soumise aux choix du MEDEF, tape fort sur le peuple afin que celui-ci paye, sans broncher, la crise qu'ils ont eux même produite. Pendant ce temps là, l'argent coule à flots pour les actionnaires du CAC 40. Les privilégiés de la bande du Fouquet's arrangent leurs affaires entre amis. Sarkozy et Fillon branchés sur la fréquence radio de la bourse se plient à la moindre de ses demandes.
    Les banques qui spéculent sont au bord du gouffre ? Pas de problème ont débourse 350 milliards d'euros tout de suite ! Les riches payent trop d'impôts ? Pas de problème on supprime l'impôt sur les grandes fortunes ! Les services publics entravent la marche conquérante des marchés porteurs de nouveaux profits ? Pas de problème on organise l'asphyxie des collectivités locales par le transfert de compétences non compensées financièrement ! Les retraites spolient nos profits ? Pas de problème on transforme le système solidaire par répartition en donnant un coup de pouce aux assurances privées.
    Plus largement, pour satisfaire les marchés financiers dans le cadre libéral de l'Union Européenne, et avec l'appui du FMI, c'est l'austérité assurée pour les populations : recul du pouvoir d'achat, travail maltraité, licenciements boursiers et précarité, inégalités hommes / femmes à l'entreprise, seniors exclus du monde du travail tandis que les jeunes frappent à la porte, fonctionnaires et services publics sacrifiés….. Arrêtons-là, la coupe est pleine ! Cette politique est insupportable il faut lui donner une bonne et vraie gauche !

    Notre premier objectif est clair : battre la droite sur le terrain, ses idées comme ses candidats.

    Mais soyons clairs, face aux difficultés rencontrés par nos concitoyens, il faut que le Conseil général fasse des choix de gauche. Vraiment à gauche.
    Dans ce contexte soyons persuadés qu'un véritable espace politique existe pour donner à voir d'autres possibles. Sept millions de personnes se sont opposés à la contre réforme des retraites. Chemin faisant, dans le débat et la lutte, les consciences se sont ouvertes à un haut niveau d'exigences, d'audace et d'ambition pour notre pays. C'est aussi cela qu'ils attendent pour notre département.
    Nos candidates et nos candidats présentés ou soutenus par le PCF et le Front de gauche sont, dans leur singularité, d'ors et déjà à pieds d'œuvre afin de porter haut et fort cet espoir. Avec cette première ébauche de propositions que nous livrons au débat de tous, le débat électoral conquérant peut s'engager pour enrichir notre envie de changement. Je suis convaincu que tous les militantes et militants communistes, leurs amis, les soutiens de nos candidats sauront, avec courage et détermination, trouver la force et la conviction de bâtir une nouvelle majorité de gauche au Conseil général.

    Des exigences fortes !

    Contre le chômage et la précarité, mettons l'emploi et la formation au cœur de l'ambition économique !


    Concrétisons une véritable ambition de réussite scolaire pour tous les jeunes


    Face à la crise et à ses conséquences pour les familles, faisons du Département un rempart social pour ses habitants !


    Portons un projet départemental de haut rang pour la culture et la création artistique


    Pour nous, un toit, c’est un Droit ! Pour nous, un toit c’est un projet de vie !


    Confortons nos ambitions écologiques pour notre département


    Pour un aménagement harmonieux, pour des déplacements facilités, accélérons le développement des transports publics !


    Pour inventer du neuf, impulsons un renouveau démocratique !


    Pour un service public départemental de qualité et des politiques publiques innovantes pour tous


    Reconquérir une autonomie fiscale et des moyens financiers !


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