• Offshore Leaks

    Le 04 Avril 2013

    Offshore Leaks: voici l’enquête internationale

     

    International Consortium of Investigative Journalists

     

    Des dizaines de journalistes ont passé au peigne fin des millions de données et des dizaines de noms. Plongée au cœur du secret offshore.

     

    Bleitrach 485


    Le « Offshore Leaks »

     

    Aux côtés du Guardian, de la BBC, du Washington Post et de bien d’autres titres de presse dans le monde, Le Soir présentera dans son édition électronique de 17h00 – en exclusivité pour la Belgique – les principales découvertes de ce qui se profile comme un séisme fiscal planétaire. Plus d’infos.

     

    Une mémoire tampon de 2,5 millions de fichiers a trahi les secrets de plus de 120.000 sociétés et trust offshore (à l’étranger), révélant au grand jour des arrangements cachés de politiciens, d’escrocs et de très grosses fortunes à travers le monde. Ces fichiers obtenus par l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ). Les enregistrements mettent à nu les noms derrière les entreprises clandestines et les trusts privées dans les îles Vierges britanniques, les îles Cook et d’autres refuges offshore.

     

    Parmi ceux-ci, des dentistes et médecins américains, des bourgeois grecs ainsi que des familles et associés de despotes de longues dates, des escrocs de Wall Street, des milliardaires d’Europe de l’Est, des dirigeants d’entreprises russes, des marchands d’armes internationaux, une société écran dirigée par un homme de paille que l’Union européenne a étiqueté comme l’un des rouages de l’élaboration du programme de développement nucléaire de l’Iran.

     

    Les fuites fournissent faits et chiffres – des transactions en espèces, des dates d’incorporation (assimilation?), des liens entre entreprises et particuliers – qui illustrent à quel point le secret financier offshore s’est largement propagé dans le monde entier. Qui permet aux riches et aux longs bras d’éluder les impôts et d’alimenter la corruption et les maux économiques dans de nombreux pays, riches et pauvres. Les documents détaillent les avoirs « offshore » d’entreprises et de particuliers dans plus de 170 pays et territoires.

     

    Ce trésor de données représente la plus grande réserve d’informations confidentielles sur le système offshore jamais obtenue par un organe de presse. La taille totale des fichiers, mesurée en gigaoctets, est plus de 160 fois plus importante que la fuite du département d’État des États-Unis interceptée par Wikileaks en 2010.

     

    Pour analyser ces documents, les 86 journalistes de 46 pays ont utilisé des outils high-tech de traitement de données et investigué en profondeur pour passer au crible emails, livres de comptes et autres fichiers couvrant près de trente années.

     

    Gangsters et oligarques

    Le vaste flux d’argent offshore – légal et illégal, personnes physiques et morales – peut perturber des économies et monter des nations les unes contre les autres. La persistance de la crise financière européenne a été alimentée par une catastrophe fiscale grecque et exacerbée par la fraude fiscale offshore et par une grave crise bancaire dans le minuscule paradis fiscal de Chypre, où les actifs des banques locales ont été gonflés par des vagues de liquidités en provenance de Russie. La Stolen Asset Recovery Initiative, un programme de la Banque mondiale et de l’Organisation des Nations Unies, a estimé que les flux transfrontaliers des recettes mondiales des crimes financiers totalisaient un montant annuel estimé entre 1.000 et 1.600 milliards de dollars.

     

    Les clients « offshore » identifiés dans les documents :

    - Des particuliers et des sociétés liées à l’affaire Magnitski en Russie, un scandale de fraude fiscale qui a égratigné les relations américano-russes. Il en avait résulté l’interdiction pour les Américains d’adopter des orphelins russes.

     

    - Un magnat de l’entreprise qui a gagné des milliards de dollars en contrats en plein boom de la construction du Président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, alors même qu’il officiait en tant que directeur des sociétés offshore détenues par des filles du président.

     

    - Des milliardaires indonésiens ayant des liens avec l’ancien dictateur Suharto, qui a enrichi un cercle d’élites au cours de ses décennies au pouvoir.

     

    Les documents fournissent également de possibles nouveaux indices sur des crimes et pistes financières non-résolus ou abandonnés.

     

    Après avoir appris que l’ICIJ avait identifié la fille aînée de l’ancien dictateur Ferdinand Marcos, Maria Imelda Marcos Manotoc, en tant que bénéficiaire d’un trust des Îles Vierges Britanniques, les responsables philippins n’ont pas caché leur impatience de savoir si les actifs du trust faisaient partie des 5 milliards de dollars (estimation) que son père a amassés par la corruption. Manotoc, un gouverneur de province aux Philippines a refusé de répondre à une série de questions sur ledit trust.

     

    D’autres noms de haut niveau ont été identifiés dans les données « offshore ». Ils comprennent l’épouse du Premier vice-Premier ministre russe, Igor Chouvalov, et deux cadres supérieurs chez Gazprom, le plus gros extracteur de gaz naturel au monde, propriété du Gouvernement russe. Les fichiers récupérés montrent que la femme de Chouvalov et les responsables de Gazprom ont tous les trois des participations dans des sociétés sur les Îles Vierges britanniques.

     

    L’essor de l’offshore

    L’anonymat du monde offshore rend les flux d’argent difficiles à tracer. Une étude réalisée par James S. Henry, ancien économiste en chef au sein de McKinsey & Company, estime que les personnes riches ont entre 21.000 et 32.000 milliards de dollars en patrimoine financier privé niché dans les paradis offshore – à peu près l’équivalent des économies américaine et japonaise additionnées.

     

    Même si l’économie mondiale a trébuché, le monde offshore a continué de croître, a déclaré Henry, qui est un membre du conseil du Tax Justice Network, un groupe international de recherche et d’influence critique à l’égard des paradis fiscaux. Ses recherches montrent, par exemple, que les actifs gérés par les 50 plus grandes « banques privées » du monde – qui utilisent souvent des paradis fiscaux pour servir leurs clients à « valeur nette élevée » – sont passés de 5.400 milliards de dollars en 2005 à plus de 12.000 milliards de dollars en 2010.

     

    Les défenseurs de l’offshore répliquent que la plupart des clients offshore sont engagés dans des opérations légales. Les centres « offshore », disent-ils, permettent aux entreprises et aux particuliers de diversifier leurs investissements, forger des alliances commerciales à travers les frontières nationales et faire des affaires dans les zones favorables à l’entrepreneuriat qui ne s’embarrasse pas des règles et des lourdes formalités administratives du monde « onshore ».

     

    Une grande partie du rapport de l’ICIJ a mis l’accent sur les travaux de deux sociétés offshore, l’une, Portcullis TrustNet, basée à Singapour et l’autre, Commonwealth Trust Limited (CTL), sur les Îles vierges britaniques. Celles-ci auraient aidé des dizaines de milliers de personnes à créer des sociétés et trusts offshore ainsi que des comptes en banque difficiles à tracer. Les organismes de régulation des Îles Vierges britanniques ont révélé que CTL a violé à plusieurs reprises les lois anti-blanchiment entre 2003 et 2008 en omettant de vérifier et d’enregistrer les identités et l’antécédent de ses clients.

     

    « Cette entreprise a connu des problèmes de blanchiment d’argent systémique au sein de son organisation », a déclaré l’année dernière un responsable de la Commission des Services financiers des Îles vierges britanniques.

     

    Les documents montrent, par exemple, que CTL a mis sur pied 31 entreprises en 2006 et 2007 pour un individu identifié par la suite par le tribunal britannique comme un homme de paille pour Mukhtar Ablyazov, un magnat de la banque kazakhe accusé d’avoir volé 5 milliards de dollars de l’une des plus anciennes banques de Russie. Ablyazov dément avoir commis le moindre acte répréhensible.

     

    L’examen des documents de TrustNet a également permis d’identifier 30 clients américains accusés de fraude, de blanchiment d’argent, ou de tout autre faute financière grave dans des procès ou des affaires criminelles. Ils comprennent les ex-titans de Wall Street Paul Bilzerian, un “raider” d’entreprise reconnu coupable de fraude fiscale et de violation de valeurs mobilières en 1989, et Raj Rajaratnam, un gestionnaire de fonds de couverture milliardaire envoyé en prison en 2011 à l’issue de l’un des plus grands scandales de délits d’initiés de l’histoire américaine. TrustNet a refusé de répondre à une série de questions à ce sujet.

     

    « Guichet unique »

    Les clients « offshore » sont servis par une industrie d’intermédiaires grassement rétribués. Des comptables, des avocats et des banques qui leur procurent un abri et leur montent des structures financières et des actifs aléatoires en leur nom.

     

    Des documents obtenus par l’ICIJ montrent comment deux premières banques suisses, UBS et Clariden, ont travaillé avec TrustNet à fournir à leurs clients des sociétés secrètes et blindées dans les Îles Vierges britanniques et d’autres centres « offshore ». Clariden, détenue par le Credit Suisse, aurait requis de tels niveaux de confidentialité pour certains clients qu’un responsable chez TrustNet a décrit la demande de la banque comme le « Saint Graal » des entités offshore – une entreprise tellement anonyme que la police et les régulateurs tomberaient sur un « mur blanc » s’ils essayaient de découvrir les identités des propriétaires (actionnaires).

     

    Un porte-parole d’UBS a déclaré que la banque applique « les plus hautes normes internationales » pour lutter contre le blanchiment d’argent et que TrustNet « est l’un des 800 fournisseurs de services à l’échelle mondiale avec qui les clients UBS choisissent de travailler pour subvenir à leurs besoins de richesses et de planification de la relève. Ces fournisseurs de services sont également utilisés par les clients d’autres banques. »

     

    TrustNet se décrit comme un « guichet unique » – son personnel comprend des avocats, des comptables et autres experts qui peuvent façonner des « packages » secrets pour s’adapter aux besoins et aux valeurs nettes de ses clients. Ces forfaits peuvent être simples et pas chers, comme une société à affrétée dans les îles Vierges britanniques. Ou ils peuvent prendre la forme de structures complexes qui tissent de multiples couches de trusts, des sociétés, des fondations, des produits d’assurance et ces fameux administrateurs et actionnaires « nominés ».

     

    Quand ils créent des entreprises pour leurs clients, les entreprises de services « offshore » nomment souvent de faux administrateurs et actionnaires – des procurations qui font office de « stands-in » lorsque les véritables propriétaires d’entreprises ne veulent pas que leur identité soit connue. Grâce à la prolifération d’administrateurs et d’actionnaires de paille, les traqueurs de blanchiment d’argent et autres crimes financiers se retrouvent souvent dans des impasses quand ils essayent de découvrir qui se trouve réellement derrière les sociétés « offshore ».

     

    Une analyse menée de concert par l’ICIJ, la BBC et le Guardian a identifié un groupe de 28 administrateurs de paille qui ont servi en tant que représentants sur le papier de plus de 21.000 entreprises entre elles. Ces administrateurs représentant 4.000 entreprises chacun.

     

    Parmi les hommes de paille identifiés dans les documents obtenus par l’ICIJ figure un agent britannique qui a servi en tant qu’administrateur pour une société basée aux Îles vierges britanniques, Tamalaris Consolidated Limited. Organisation que l’Union européenne a étiquetée comme une société écran de la Compagnie de Navigation de la République islamique d’Iran. L’UE, l’ONU et les Etats-Unis ont accusé l’IRISL d’aider l’Iran à l’élaboration de son programme nucléaire.

     

    Article rédigé par Gerard Ryle, Marina Walker Guevara, Michael Hudson, Nicky Hager, Duncan Campbell and Stefan Candea.

     

    Ont également contribué à l’enquête : Mar Cabra, Kimberley Porteous, Frederic Zalac, Alex Shprintsen, Prangtip Daorueng, Roel Landingin, Francois Pilet, Emilia Díaz-Struck, Roman Shleynov, Harry Karanikas, Sebastian Mondial et Emily Menkes.

     

    Traduit de l’anglais par Olivier Croughs.

     

    Les premiers éléments belges de l’enquête seront publiés dès 17h dans notre édition numérique.

     

    Le 04/04/2013

    http://www.pcfbassin.fr

    Offshore Leaks contre pirates du capitalisme

    VENDREDI 05 AVRIL 2013

    Ce n’est qu’un début. Depuis jeudi, une série de médias réunis en réseau – en Suisse, c’est le Matin Dimanche et la SontagsZeitung qui participent à la démarche – commencent à publier des documents issus d’une gigantesque fuite concernant des sociétés offshore.
    En tout, ce sont 2,5 millions de pièces concernant 120 000 de ces entités qui ont fuité de deux établissements spécialisés. En Suisse, quelque 300 personnes et 70 sociétés sont d’ores et déjà concernées. Dont une vingtaine de banques. Selon Le Matin Dimanche, UBS aurait ainsi ouvert 2900 sociétés dans une douzaine de juridictions et le Crédit suisse 700.


    A vrai dire, l’ampleur de ces révélations – rappelons que la fuite ne provient que de deux intermédiaires – ne donne qu’une petite idée de l’échelle de ces pratiques. La fraude fiscale n’est pas la manifestation de quelques grippe-sous avares. La récente démission du ministre français Jérôme


    Cahuzac en est sans doute l’illustration la plus flagrante: le ministre du Budget – donc la personne en charge également de la traque de la fraude fiscale – était lui-même un fraudeur. Difficile d’espérer un quelconque zèle de sa part.


    C’est bien une logique systémique profonde qui est à l’œuvre. La dynamique capitaliste a besoin de tels bantoustans financiers pour prospérer. On va une nouvelle fois nous parler de moralisation du système économique, de la fin de pratiques d’un autre temps… Comme après la crise immobilière, d’internet, des subprimes ou de l’euro. Mais ensuite, c’est bien aux plus démunis que l’on présente la facture sous forme de baisse des prestations sociales, de dérégulations des conditions de travail soi-disant porteuses de relance, quand ce n’est pas en pillant leur compte en banque comme on l’a vu à Chypre.


    Car si ces paradis fiscaux existent, c’est bien par la volonté de ceux qui sont aux manettes du pouvoir. Chaque région compte quelques enclaves de ce type: îles Caïmans pour les Etats-Unis, Suisse, Luxembourg, Monaco et Iles anglo-normandes pour l’Europe, etc. On ne nous fera pas croire que cela ne se fait pas sans la complicité active des grands centres du capitalisme mondialisé. Il ne tient qu’à eux d’y mettre fin.

    En cela, la crise déclenchée par ces fuites sera aussi un test fondamental pour la démocratie. On a vu dans le passé, des années trente au Chili, que les gestionnaires du système capitaliste étaient prêts, lorsque ce dernier entrait en crise, à porter au pouvoir quiconque leur garantissait sa reproduction via un taux de profit respectable. Or, de plus en plus de signes indiquent que l’on est en fin de cycle économique: raison de plus pour prendre au sérieux ces indices, qui constituent autant d’avertisseurs d’incendie, selon la formule prégnante de Walter Benjamin.

    http://www.lecourrier.ch/107467/offshore_leaks_contre_pirates_du_capitalisme

    Social-Eco - le 4 Avril 2013

    Offshore Leaks, kesako ?

    C’est une suite de révélations d’ampleur basée sur une fuite de données concernant des sociétés Offshore dans des paradis fiscaux. Des millions d’informations qui devraient permettre de mieux comprendre les arcanes de l’évasion fiscale comme d’enclencher de nombreuses poursuites judiciaires.

    Leaks, veut dire « fuite ». Et comme dans les cas de Wikileaks, il s’agit là de larges quantités d’informations qui ont fuité. Très larges même, puisqu’en volume, c’est 160 fois supérieur aux câbles diplomatiques de Wikileaks. Il y a plusieurs mois, le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), basé à Washington, a reçu un disque dur contenant 260 Go d’informations d’une source anonyme. Ce sont plus de 2,5 millions de documents, correspondances et transactions, concernant des dizaines de milliers de noms de sociétés et d’individus provenant de 170 pays  différents, qui optimisent ou fraudent carrément, via des offshore basées dans des Paradis fiscaux, principalement les îles vierges britanniques et Singapour.

    Ces données sont traitées depuis 15 mois par 86 journalistes d’investigation du Monde entier,  issus de médias tels que The Guardian, la BBC, le Washington Post, Le Soir ou encore Le Monde. Les premiers papiers tirés de l’opération Offshore Leaks sont publiés ce jeudi.

    En France, il y a 130 personnes impliquées, dont l’homme d’affaires Jean-Jacques Augier, l'un des trésoriers de la campagne de François Hollande. On y trouve aussi notamment de nombreux proches de Poutine, les filles du président de l'Azerbaïdjan. Des centaines de Belges sont mouillés selon Le Soir, 300 personnes et 70 sociétés en Suisse rapporte Le Matin, et le gouvernement grec a déjà décidé de lancer des enquêtes sur les comptes de 103 sociétés offshores inconnues de ses services fiscaux, dont l’existence a été révélée par l’enquête.

    Politique - le 4 Avril 2013

    Offshore Leaks : le compte aux Caïmans qui éclabousse Hollande

    Dans la vaste opération lancée par 36 médias autour du globe, visant à publier une longue enquête sur les paradis fiscaux, 130 Français sont visés. Dont un, Jean-Jacques Augier, actionnaire de deux sociétés dans un paradis fiscal, mais aussi ancien trésorier de campagne de François Hollande en 2012.

    En plein scandale Cahuzac, l’information publiée ce jeudi publiée ce jeudi par les médias participants à Offshore Leaks (Le Monde, Le Soir, le Guardian, la BBC, ou encore le Washington Post) se révèle fort embarrassante. Si rien d’illégal n’est pour l’heure prouvé, le fait que le trésorier de la campagne de François Hollande en 2012, Jean-Jacques Augier, soit actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, un paradis fiscal, tombe plutôt mal. Si être actionnaire de société offshore n'est pas une infraction en soit, on peut juger cela moralement condamnable. Et cela entretient le climat malsain de connivence entre la politique, les milieux financiers et des pratiques très peu avouables.

    Jean-Jacques Augier est ainsi actionnaire d'une société dénommée International Bookstores Limited constituée en 2005 dans les îles Caïmans, un des paradis fiscaux sous souveraineté britannique. Il avait investi en Chine par ce biais dans un nouveau modèle de librairies à l'occidentale.  "J'ai investi dans cette société par l'intermédiaire de la filiale d'Eurane en Chine, Capital Concorde Limited, un holding qui gère toutes mes affaires chinoises", a précisé l'homme d'affaires au Monde. "L'investissement dans Internationale Bookstores apparaît au bilan de cette filiale. Rien n'est illégal", insiste ce proche du président.  En 2008-2009, il participe à la création d'une deuxième entité offshore, également localisée aux Caïmans, avec plusieurs tour-opérateurs parmi lesquels des Européens.  Interrogé sur la pertinence de monter des sociétés dans des paradis fiscaux, en pleine crise financière, M. Augier reconnaît qu'il a "peut-être manqué de prudence", mettant l’absence de moralité sur son « caractère aventurier ».


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