• Nicolas Sarkozy désavoué au premier tour

    Nicolas Sarkozy désavoué au premier tourNicolas Sarkozy a perdu son pari de terminer cette étape en tête et il était donné dans les premières estimations à un niveau bien moindre que ses espérances et loin des 31 % de 2007.

    Ni les poses en sauveur de la nation dans les tourmentes financières, ni l'agitation des périls sécuritaires, ni l'usage nauséabond du rejet des étrangers, ni les attaques contre les syndicats n'ont suffi. Le président sortant fait buisson creux, si l'on ose dire. L'échec de la réponse ultralibérale à la crise, avec ses conséquences désastreuses pour la vie quotidienne d'une majorité de Français est ainsi sanctionné.

    La déception a conduit un nombre très important, trop important, d'électeurs à voter en faveur de Marine Le Pen dont les thématiques ont été crédibilisées par leur reprise à droite. La responsabilité du président sortant et de l'état-major UMP est écrasante. Ils ont joué avec le feu de la haine et de la division au risque de l'incendie. Le Front de gauche avait senti le danger et, seul parmi les formations politiques, avait désigné le Front national comme son ennemi, menant contre lui une campagne de terrain et d'argumentation. Qu'en aurait-il été sans cela? Mais il reste du pain sur la planche, c'est le moins que l'on puisse dire.

    Le score du Front de gauche permet d'envisager la défaite du président sortant

    La participation est élevée, assez proche du record absolu de 2007, et ôte au candidat UMP l'espoir de puiser des renforts dans l'abstention. Cette fréquentation des urnes confirme l'ampleur des attentes des Français. La gauche recueille un pourcentage assez élevé. Si François Hollande enregistre un score assez nettement supérieur à celui de Ségolène Royal, c'est la réussite du Front de gauche - malgré l'effet « vote utile » qui l'a fait refluer dans les derniers jours -  qui fait la différence et permet d'envisager la défaite du président sortant. Parti d'un étiage de 4 %, Jean-Luc Mélenchon a presque triplé la mise et surtout la campagne du Front de gauche réinstalle à l'avant-scène de la vie publique une gauche combative, la revendication de transformation profonde de la société, la perspective de changer de système. Les militants du Front de gauche et ceux qui les ont accompagnés - syndicalistes, militants associatifs, démocrates, jeunes... - ont légitimement le sentiment d'avoir bousculé le scénario et écrit une autre histoire. C'est une garantie pour l'avenir.

    Deux semaines pour mettre dehors Nicolas Sarkozy

    Désormais, il reste moins de deux semaines pour mettre dehors Nicolas Sarkozy, réunir une majorité pour battre la droite, élire donc François Hollande. Toute la gauche a cet objectif et doit donc se mobiliser. Du côté du Front de gauche, on souligne que c'est un préalable pour répondre aux urgences sociales, qu'ainsi l'axe Sarkozy-Merkel qui dévaste l'Europe sera rompu et que les aspirations à transformer vraiment la société seront dynamisées par un premier succès. Celui-ci en appellera d'autres pour que demain, on ne fasse pas du vieux avec du neuf. C'est le meilleur vaccin contre les désillusions et les déceptions qui pourraient servir les porteurs de haine.
    Désormais, il reste moins de deux semaines pour mettre dehors Nicolas Sarkozy et réunir une majorité pour battre la droite.

     Par Patrick Apel-Muller


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