• Nicolas Sarkozy à la télé

     

    Le long monologue de Nicolas Sarkozy sur TF1

     

     

    Amérique

     

    Invité à écouter un panel de Français triés sur le volet, ce jeudi soir, le président de la République s'est surtout écouté parler, justifiant ses quatre années au pouvoir et ressassant ses thèmes de 2007: sécurité, immigration, pouvoir d'achat, emploi

    Nicolas Sarkozy  aura-t-il entendu le panel des Français invités sur le plateau de l'émission de TF1 «  Paroles de Français », ces neuf personnes qui devaient lui poser des questions représentatives des préoccupations quotidiennes? Le président a surtout donné l'impression de ne guère écouter et d'être surtout là pour, une nouvelle fois, promettre.

    "Avant l'été ...". "Dès aujourd'hui". "Nous avons pris une décision ce matin". A croire qu'il vient tout juste d'accéder à la magistrature suprême.  D'emblée, il s'est voulu protecteur. «  Le changement permettra de protéger la France ». Manière de rassurer tout en donnant des gages à la droite. Les thèmes étaient les mêmes que ceux développés durant sa campagne présidentielle de 2007. Sécurité, emploi, pouvoir d'achat...

    Sécurité? "Avant l'été, il y aura une réponse à la délinquance des mineurs", explique t'il. « Avant l'été, les Français participeront à la définition des sanctions dans les tribunaux correctionnels", reprend-il. A propos des magistrats, il soulignera que "la majorité" d'entre eux "sont compétents et honnêtes". Pour aussitôt faire un parallèle assez malhonnête entre l'affaire de la petite Laëtitia et le drame d'Outreau. Histoire de montrer que les juges ont "des défaillances". Il reconnaît cependant "un malaise". Mais pas question de moyens supplémentaires, sauf pour les places de prison. Et, à la clé, tout un développement  visant à diviser "les chômeurs" et les moyens financiers que l'Elysée affirme leur accorder, et les magistrats "personnels qui ont un statut". Cette division sera la ficelle de la soirée. Un peu plus tard, il opposera encore "les fonctionnaires qui ont un statut" et les agriculteurs...

    Amérique

    A propos d'emploi, Nicolas Sarkozy dresse un portrait de la situation économique mondiale qui fait précisément bondir le jeune agriculteur. "Vous nous proposez une guerre économique mondiale. Cela ne fait pas un projet pour ma génération", lance ce dernier. Et Nicolas Sarkozy d'emboucher la trompette anti-35 heures: "En travaillant moins pendant que le monde travaillait plus". Auto satisfaction: il liste la possibilité d'heures supplémentaires ou encore la suppression de la taxe professionnelle. "Nous sommes sur le bon chemin". Retour à l'emploi. "Aujourd'hui, nous avons pris la décision de dégager un demi milliard d'euros". Objectif: le chômage de longue durée et la multiplication des contrats aidés, ou le recours à l'apprentissage de masse. Nicolas Sarkozy en profitera aussi pour vanter le chantier de la dépendance. "Il faut beaucoup de moyens". Moyens à trouver par le biais de contrats d'assurances? Il n'a pas dit non.

    Enfin , le président est revenu sur son thème favori: l'immigration. Le problème, a-t-il dit sans vergogne vient "de l'Islam et des Musulmans". A entendre tant d'inepties, pas certain que les téléspectateurs soient restés jusqu'à la fin devant leur poste.

    A lire: Du vent sur un plateau, par Patrick Apel-Muller

    A lire: Les grosses ficelles économiques du Président

    Dominique Bègles

     Nicolas Sarkozy à la télé : De nouvelles mesures pour les mineurs délinquants

     Lors de l'émission "Parole de Français" jeudi soir sur TF1, Nicolas Sarkozy a annoncé de nouvelles mesures pour les mineurs délinquants avant l'été et un renforcement de la vidéosurveillance.

    L'intervention du président de la République sur TF1 a débuté par le thème de la sécurité. À la question de Fathia Djegaoud, arrivée d'Algérie à l'âge de 8 ans et cambriolée quatre fois à Nice, sur comment agir face à l'augmentation de la violence, Nicolas Sarkozy a rappelé que depuis 2002 alors qu'il était ministre de l'intérieur, « le taux d'élucidation des crimes et des délits est monté à 40% en 2010. En 2002, il était de 25% », a-t-il précisé.
       
    « Il y a deux points où nous n'avons pas réussi : le premier c'est les mineurs et le deuxième c'est la réhabilitation des délinquants sexuels ». Alors que la pharmacienne Fathia Djegaoud voulait savoir ce qu'il en était de la prévention plutôt que de la sanction, le président de la République a déclaré que « la société française se crispait dans des principes avec le tout sécurité et (d'un autre côté) ceux qui pratiquent le principe de l'élégance sans sanction pour les mineurs ». « La première des préventions madame c'est la certitude qu'a le délinquant d'être sanctionné pour son délit ».

     « Les sanctions ne sont pas adaptées et pas systématiques »

    Il a insisté sur le fait qu'il fallait « changer la législation » dans le domaine du déferrement du mineur devant un tribunal pour enfants, estimant qu'elle n'était « plus adaptée ». « Les sanctions ne sont pas adaptées et pas systématiques », a-t-il précisé.
    Le président de la République a expliqué qu'avec le ministre de l'Intérieur et le Garde des Sceaux, des nouvelles mesures sur la délinquances des mineurs seraient adoptées avant l'été.

     Sur le deuxième échec en matière de sécurité concernant le traitement en France des multirécidivistes, Nicolas Sarkozy a également déclaré que son projet des jurés populaires serait mis en place avant l'été. « Vous les Français, vous serez appelés à siéger dans le tribunal correctionnel de votre département une semaine par an, avant l'été. La justice sera rendue au nom du peuple français », a-t-il poursuivi.

    Par Actu France Soir 


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