• hatayLes communistes turcs (TKP) lancent une « Campagne de paix » contre la guerre en Syrie bravant la répression policière

    Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

    Alors que l'offensive idéologique et bientôt militaire en Syrie se précise du côté de l'impérialisme occidental, à la frontière turco-syrienne, le gouvernement turc AKP de Recep Erdogan apporte un soutien logistique et politique à la rébellion syrienne, de connivence avec les grandes puissances occidentales, et menée par des forces islamistes réactionnaires.

     

    Tous n'acceptent pas en Turquie même cette position. L'opinion publique est largement acquise à des positions anti-impérialistes et anti-sionistes que le régime a tenté, un temps, de se concilier en exprimant une série de positions superficiellement divergentes avec les impérialismes dominants.

     

    Parmi les partis politiques turcs, à côté des critiques feutrées du parti de centre-gauche laïc CHP, ce sont les communistes qui ont pris l'initiative de lancer une « Campagne pour la paix » sur la question syrienne.

     

    Le 15 avril dernier, le Parti communiste turc (TKP) organisait ainsi une initiative de masse pour la paix en Syrie à Hatay, près de la frontière turco-syrienne, mobilisant plusieurs centaines de militants communistes et pacifistes, venant d'une dizaine de villes de Turquie.

     

    L'appareil répressif de l'Etat turc a alors mobilisé toutes ses forces pour minimiser la manifestation : des bus restés à quais à Ankara et Adana, un bus stambouliote arrêté à Akasaray, au centre du pays, enfin violences policières et gardes à vues pour les manifestants de Gaziantep ou Ceyhan.

     

    L'état d'urgence a même été déclaré entre la ville de Ceyhan et la frontière turco-syrienne.

     

    Les manifestants bloqués ont toutefois transformé les obstacles en opportunités et ont organisé des rassemblements de soutien dans l'ensemble des villes du pays.

     

    adanaUne manifestation s'est ainsi tenue devant le bureau du Premier ministre à Ankara pour protester contre la répression policière. D'autres se tenaient à Eskisehir ou Adana, où les communistes ont notamment manifesté avec le parti anti-capitaliste ODP et avec de militants associatifs des maisons du peuple (Halkevleri).

     

    « La paix l'emportera », le mot d'ordre des communistes trouve un écho au sein d'une classe ouvrière turque lasse des manœuvres bellicistes de l'impérialisme américain, européen et sioniste, et de la complicité, tantôt ouverte tantôt dissimulée de son gouvernement.

     

    Ce 1er mai, plus de 125 000 travailleurs ont occupé la place Taksim d'Istanbul pour fêter le jour des travailleurs mais aussi pour affirmer ce message de paix. Le TKP fut une des principales organisations présentes au rassemblement, avec près de 25 000 militants et sympathisants annoncés par le parti lui-même.

     

    Dans un pays au cœur des manœuvres bellicistes dans la région, où l'appareil répressif d’État n'hésite pas à user de tous les moyens à sa disposition pour réprimer la contestation, la « Campagne de paix » menée par les communistes est d'autant plus courageuse et légitime à susciter la solidarité des communistes et des pacifistes du monde entier.


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  • Je vous le livre tel quel, pas le temps de faire un commentaire, je vous laisse ce soin.

    Mais à mon avis, quelle que soit la position qu’on peut avoir sur la Syrie, c’est un article important, où du moins qui sort de l’ordinaire qu’on lit habituellement dans la presse occidentale.

    Des militants Syriens disent aux rebelles: rendez nous notre révolution

    De nombreux militants qui avaient lance le soulèvement en Syrie il y a plus d’un an ont le sentiment que leur démarche pacifique pour le changement a été détournée par les rebelles de l’Armée Syrienne Libre. Ils se réunissent aujourd’hui au Caire.

    par Gert van Langendonck, Sarah Lynch, Christian Science Monitor (USA), 16 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

    Le militant Syrien Mohamed Alloush a fui son pays pour le Liban, mais ce n’est pas le régime du président Bachar al-Assad qui l’a poussé à partir. Ce sont les rebelles de l’Armée Syrienne Libre qui l’ont expulsé de sa ville natale d’Homs.

    “En septembre de l’année dernière, j’ai été arrêté une nouvelle fois par les autorités pour avoir organisé des manifestations, » explique M. Alloush assis à la terrasse d’un café à Beyrouth. «Après qu’elles m’eurent libéré, je suis allé vers un groupe d’hommes que je savais appartenir à l’Armée Syrienne Libre. Je suis allé vers eux et je leur ai crié : « Vous les gars, vous avez volé notre révolution ! Vous êtes aussi mauvais que les shahiba,» la milice pro-régime en Syrie.

    Les rebelles ont séquestré Alloush pendant quatre jours, puis lui ont dit de qu’on ne voulait plus le voir à Homs.

    Alloush appartient au mouvement de jeunes révolutionnaires qui ont lance la contestation contre le régime d’Assad en mars de l’an dernier au lendemain de soulèvements semblables en Tunisie et en Egypte. Ils se sentent marginalisés par la tournure violente que le conflit a prise en Syrie depuis que l’Armée Syrienne Libre (ASL) s’est constituée l’été dernier. Organisation armée formée majoritairement d’anciens soldats qui ont déserté l’armée gouvernementale, des informations indiquent qu’elle collabore aussi avec des djihadistes sunnites et nombre de ses brigades ont adopté un ton de plus en plus sectaire.

    « Notre révolution nous a été volée par des gens qui ont leur propre programme, » explique un chanteur qui parle sous le pseudonyme ‘Safinas’ parce qu’il vit toujours à Damas. « Nous ne sommes pas un peuple violent. Nous voulons revenir à la vraie révolution. C’était quelque chose de propre quand ça a commencé, mais c’est devenu autre chose maintenant. Je suis contre lé régime, mais je suis aussi contre les rebelles en armes.»

    Plus de 200 militants Syriens [pour un processus] pacifique se sont réunis au Caire jusqu’à demain pour une conférence dont l’objectif est d’unifier les révolutionnaires autour d’un objectif commun : revenir aux manifestations non violentes de l’été dernier. S’ils reconnaissent que l’ASL a créé une dynamique significative, avec l’appel du Qatar et de l’Arabie Saoudite à la communauté internationale pour qu’elle arme les rebelles, ils voient une possibilité de retournement de la dynamique en faveur des militants non violents si le cessez-le-feu négocié par Kofi Annan pour l’ONU est respecté.

    “Le plan de M. Annan est notre principal espoir à ce stade et nous essayons de faire en sorte que tout le monde s’y conforme,” déclare Haytham Khoury, un membre de la Plateforme Syrienne Démocratique qui participe à la conférence.

    « Nous contactons d’autres organisation d’opposition, nous essayons de donner espoir aux gens à travers les media » pour faire passer l’idée que «c’est une étape positive pour épargner des vies et retourner à une révolution complètement pacifique.»

    Le régime syrien a suspend les actions militaires à partir du 12 avril, mais des informations sur de nouveaux bombardements aujourd’hui soulignent la fragilité du cessez-le-feu dont le but est de mettre fin aux violences qui ont tué plus de 9 000 personnes depuis que le soulèvement a éclaté. Devant les difficultés rencontrées par la communauté internationale pour faire cesser la brutale répression par le gouvernement, certains Syriens voient l’ASL comme leur seule option pour obtenir la liberté.

    “Franchement, nous ne comptons plus” sur la communauté international, déclare via Skype un militant à Damas qui se présente sous le pseudonyme Mar. «Vous nous avez laissés tomber. L’ASL est notre seul espoir de salut maintenant.»

    Le gouvernement d’Assad a caractérisé le soulèvement comme étant largement l’œuvre de bandes armées et de terroristes. L’activité de l’ASL, qui a été accusée de violations des droits de l’homme dans sa lutte contre le régime, a compliqué ce qui avait commencé comme une révolution dans laquelle les masses exigeaient pacifiquement mais avec persistance des réformes politiques, comme les Egyptiens l’ont fait place Tahrir.

    Certains disent que le régime d’Assad craint plus le changement politique que l’insurrection armée.

    «Le régime craint plus les manifestants non violents que les islamistes armés. C’est pourquoi la plupart d’entre eux ont été obligés de quitter le pays ou sont en prison, » explique Yara Nseir, qui a été forcée de fuir la Syrie l’été dernier après avoir été emprisonnée 18 jours pour avoir distribué des tracts. « Ils [les dirigeants du pays] voulaient que ça devienne un soulèvement armé parce qu’ils peuvent alors dire au monde qu’ils combattent contre des terroristes. 

    Le ministre Turc des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a tenu des propos très parlants lors d’une conférence de presse à Istanbul le 13 avril, quand on lui a demandé si « le régime syrien avait peur de sa propre [place] Tahrir.» Il a répondu, « C’est ce que nous pensions dès le tout premier jour. »

    «Je leur ai dit en face qu’ils sont des criminels

    Alloush, qui a fui au Liban pour échapper à l’ASL, était parmi les premiers militants qui ont organisé des manifestations contre lé régime à Homs quand le soulèvement a commencé en mars 2011.

    “A l’époque le régime aurait pu armer des provocateurs pour qu’ils se mêlent aux manifestants afin d’avoir une excuse pour tirer sur nous. Eh bien, ils n’ont plus besoin de le faire : l’ASL leur a donné la parfaite excuse pour continuer à tuer des gens. »

    En février, Alloush est rentré à Homs clandestinement. Il a fait le tour des mosquées de la ville pour persuader les imams de prêcher contre le recours à la violence. Quand l’ASL s’est aperçue qu’il était en ville, il a pris à nouveau la fuite vers le Liban voisin.

    Un autre jeune militant Syrien, qui se présente sous le pseudonyme Yusuf Ashamy, s’est attiré également les foudres de l’ASL.

    M. Ashamy se trouvait à Tripoli au nord Liban le mois dernier pour demander à l’ASL de l’aide pour acheminer une cargaison de produits médicaux pour des villes syriennes assiégées au moment où Human Rights Watch publiait un rapport sur de graves violations des droits de l’homme commises par les rebelles Syriens.

    Dans une lettre ouverte aux chefs de l’opposition syrienne, Human Rights Watch citait « les preuves de plus en plus nombreuses d’enlèvements, de torture et d’exécutions commis par des membres de l’opposition syrienne armée. »

     «Je leur ai dit en face qu’ils sont des criminels s’ils font de telles choses, et qu’ils connaissent le sens du mot liberté, » déclare Ashamy.

    Ashamy s’est entendu dire qu’il ferait mieux de ne plus se montrer à nouveau à Tripoli s’il voulait rester en vie.

    “Ils ont tout gâché,” dit Ashamy en parlant de l’ASL. « Au début, nous étions tous des Syriens. Mais lors de mon dernier passage à Homs [fin 2011], j’ai trouvé que les gens sur place n’avaient aucune idée de ce qui se passait ailleurs dans le pays. Ils voient les choses comme une insurrection strictement sunnite, et on m’a accusé d’être un espion parce que j’ai des origines familiales druzes.»

    Pourquoi le soulèvement a reflué

    Récemment, certains militants ont créé une nouvelle organisation pour faire revivre les manifestations pacifiques des premiers jours de la révolution.

    “Nous sommes encore nombreux à vouloir une révolution pacifique,” explique depuis Damas via Skype une militante qui se fait appeler Céline. «Mais depuis que c’est devenu un conflit armé, beaucoup de gens qui avaient de la sympathie pour notre cause ont abandonné.»

    Organiser des manifestations est aussi devenu plus dangereux. « En ce moment, nous ne parlons qu’à des personnes que nous connaissons très bien, » explique Céline.

    En conséquence, les manifestations sont devenues plus petites. Céline décrit une action récente.

    «Nous étions d’accord pour nous réunir à un carrefour stratégique du centre de Damas. Certains d’entre nous ont fait brûler des pneus, tandis que d’autres scandaient des slogans. Le tout n’a pas duré plus de cinq minutes. Des passants voulaient nous rejoindre, mais nous étions déjà partis.»

    Ce n’est peut-être pas grand chose, «mais c’est très important que nos voix soient entendues. Et nous faisons en sorte que nos manifestations soient filmées et que les vidéos soient envoyées aux media.»

    On a besoin de leaders pour ‘cette période très sensible’

    Le Conseil National Syrien (CNS), l’organisation qui chapeaute l’opposition, est suppose fournir un canal pour travailler à un changement politique. Mais même Mlle Nseir, qui est la porte parole du CNS en Syrie le considère comme trop aligné sur l’ASL pour offrir une réelle alternative à la rébellion armée.

    « Le CNS prétend être représentatif du people syrien. C’est tout simplement faux,» explique Nseir. « Ils ne parlent que d’armer les rebelles. Ils ne parlent jamais de résistance non violente et ils ne parlent certainement pas au nom de la majorité silencieuse qui ne soutient ni le régime ni les rebelles en armes.»

    Nseir a envisagé de démissionner du CNS comme d’autres l’ont fait,” mais on m’a persuade de rester et d’essayer de changer les choses de l’intérieur.”

    Elle a mis ses espoirs dans la conférence du Caire. «Nous espérons nous mettre d’accord sur un message derrière lequel toute personne opposée à une plus grande militarisation du conflit pourra se rallier.»

    “L’opposition: Elle doit résoudre le problème,” affirme Ali  Ali, un militant Syrien qui s’est fortement impliqué dans l’organisation du soulèvement du pays et qui réside actuellement au Caire où il assiste à la conférence.

    “Les gens qui manifestent dans les rues ne doivent plus verser leur sang et ont besoin d’une véritable opposition  pour gérer cette période sensible, » dit-il, ajoutant que comme le régime, l’opposition a la responsabilité du sang qui coule tous les jours en Syrie » et de trouver un moyen de faire cesser la violence.

    «Cette conférence est une arène pour débattre de toutes les idées et visions politiques, » explique le militant Syrien Orwa Al-Ahmed, qui réside actuellement à Dubaï. « La plupart des gens sont pour une initiative pacifique. Mais pour y arriver, il faut l’implication d’autres leaders et visions politiques.»

    Les militants ne sont pas naïfs : ils savent qu’on ne peut pas revenir à la situation de l’été dernier, avant que le soulèvement devienne violent. Mais ils restent déterminés à œuvrer à des solutions pacifiques.

    “Il n’y a pas de retour en arrière,” déclare Alloush. « L’ASL est une réalité et nous devons l’accepter. Mais cela ne signifie pas que nous devons les accepter comme leaders de cette révolution. Je connais ces gens, et je sais que beaucoup d’entre eux veulent transformer la Syrie en république islamique. S’ils en ont l’occasion. »

    L’opposition syrienne a appelé à des manifestations de masse ce vendredi pour tester le plan de paix de M. Annan. Une des conditions du plan est que le régime autorise la liberté de réunion.

     «Nous avons une fenêtre étroite, mais le temps est contre nous, » affirme le militant Safinas. « Nous luttons contre deux régimes et deux armées maintenant.»

    http://mounadil.wordpress.com/


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  • Une réflexion du camarade Fidel Castro

    lundi 26 mars 2012 

    Fidel Castro_08

     Je pourrais écrire ces Réflexions aujourd’hui, demain ou n’importe quel jour sans risque de me tromper. Notre espèce doit se colleter à des problèmes nouveaux. Quand j’ai affirmé voilà vingt ans à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement qu’une espèce était en péril d’extinction, j’avais moins de raisons qu’aujourd’hui pour alerter au sujet d’un danger que je voyais sans doute menaçant d’ici à cent ans. Quelques dirigeants des pays les plus puissants manipulaient alors le monde. Ils se bornèrent à m’applaudir par politesse et continuèrent sans ciller de creuser la sépulture de notre espèce.

     

    On aurait pu penser que le bon sens et l’ordre régnaient sur notre planète. Il y avait beau temps que le développement économique appuyé sur la technologie et la science semblait être l’alpha et oméga de la société humaine.

     

    Aujourd’hui, tout est bien plus clair. De profondes vérités se fraient un passage. Presque deux cents États, soi-disant indépendants, constituent l’organisation politique à laquelle il est échu, censément, de régir les destinées du monde.

     

    Environ vingt-cinq mille armes nucléaires aux mains de forces alliées ou antagonistes disposées à défendre l’ordre changeant, par intérêt ou par nécessité, réduisent virtuellement à rien les droits de milliards de personnes.

     

    Je ne serais pas assez naïf pour assigner à la Russie ou à la Chine la responsabilité du développement de ce genre d’armes après la monstrueuse boucherie d’Hiroshima et de Nagasaki commise par Truman à la mort de Roosevelt.

     

    Je ne commettrais pas non plus l’erreur de nier l’Holocauste qui a coûté la mort à des millions d’enfants et d’adultes, d’hommes et de femmes, surtout juif, gitans, russes et d’autres nationalités, aux mains du nazisme. Voilà pourquoi la politique infâme de ceux qui nient son droit à l’existence au peuple palestinien me répugne.

     

    Qui peut penser que les États-Unis seront capables d’agir d’une manière indépendante qui les préserve de la catastrophe inévitable qui les attend ?

     

    Les quarante millions de dollars que le président Obama a promis de collecter en quelques semaines pour sa campagne électorale ne serviront qu’à prouver que la monnaie de son pays est très dévaluée et que les États-Unis, à la tête d’une dette publique insolite et toujours croissante qui frôle les vingt billions de dollars, vivent de l’argent qu’ils impriment et non de ce qu’ils produisent, tandis que le reste du monde paie pour ce qu’ils dilapident.

     

    Que nul n’aille croire non plus que le candidat démocrate sera meilleur ou pire que ses adversaires républicains, qu’ils s’appellent Mitt Romney ou Rick Santorum. Des années-lumière séparent ce trio de personnages aussi illustres qu’Abraham Lincoln ou Martin Luther King. Il est vraiment inouï de constater qu’une nation si puissante technologiquement parlant dispose d’un gouvernement si vide d’idées et de valeurs morales.

     

    L’Iran ne détient pas d’armes atomiques. On l’accuse de produire de l’uranium enrichi qui sert de combustible énergétique ou de composant à usage médical. Qu’on le veuille ou non, le posséder ou le produire ne veut pas dire mise au point d’armes atomiques. Des dizaines de pays utilisent de l’uranium enrichi comme source d’énergie, mais il ne peut servir à la mise au point d’une arme atomique qu’au terme d’un procès de purification complexe.

     

    Pourtant, bénéficiant de l’aide et de la coopération des États-Unis, Israël a fabriqué un armement nucléaire sans en informer qui que ce soit ni en rendre compte à personne, et dispose à ce jour de centaines d’entre elles sans jamais l’avoir reconnu. Pour empêcher le développement de la recherche dans des pays arabes voisins, il a attaqué et détruit les réacteurs de l’Iraq et de la Syrie, et il vient de déclarer son intention d’attaquer et de détruire les centres de production iraniens de combustible nucléaire.

     

    C’est autour de ce point crucial qu’a tourné la politique internationale dans cette région du monde complexe et dangereuse qui produit et livre le gros du carburant qui fait marcher l’économie mondiale.

    L’élimination sélective de scientifiques iraniens parmi les plus éminents par Israël et ses alliés de l’OTAN est devenue une pratique qui suscite des haines et des sentiments de vengeance.

     

    Le gouvernement israélien a déclaré ouvertement son intention d’attaquer l’usine iranienne qui produit de l’uranium enrichi, et l’administration étasunienne a consacré des centaines de millions de dollars à la mise au point d’une bombe dans ce but.

     

    Le 10 mars 2012, Michel Chossudovsky et Finian Cunningham ont révélé ce qui suit dans un article :

    « Un important général des forces de l’air étasuniennes a décrit la plus grosse bombe classique jamais fabriquée – une bombe anti-bunker de 13,6 tonnes – comme « grandiose » pour une attaque militaire contre l’Iran.

    « Ce commentaire désinvolte au sujet d’un engin d’assassinat massif a eu lieu juste la semaine où le président Barack Obama a averti de ne pas « parler à la légère » d’une guerre dans le Golfe persique.

    « Herbert Carlisle, vice-chef d’état-major aux Opération de l’USAF, […] a ajouté que la bombe serait probablement utilisée dans toute attaque contre l’Iran ordonnée par Washington.

     

    « La MOP, appelée aussi parfois « la mère de toutes les bombes », est conçue pour perforer soixante mètres de béton armé avant d’exploser. On la juge la plus grosse arme classique – non atomique – de l’arsenal étasunien. […]

    « Le Pentagone planifie une vaste destruction de l’infrastructure iranienne et des attaques massives contre des objectifs civils par l’emploi combiné de bombes atomiques tactiques et de monstrueuses bombes classiques qui causent des explosions en forme de champignon, dont la MOAB et la GBU-57A/B ou Massive Ordnance Penetrator (MOP), encore plus grosse et destructive.

    « On décrit la MOP comme « une puissante nouvelle bombe qui vise directement les installations nucléaires souterraines de l’Iran et de la Corée du Nord ; elle est plus longue que onze personnes placées côte à côte, soit plus de six mètres d’un bout à l’autre ». »

     

    Je prie les lecteurs de m’excuser pour ce jargon militaire fort embrouillé.

     

    Comme on peut le constater, ces calculs partent du présupposé que les combattants iraniens, soit des millions d’hommes et de femmes connus pour leur ferveur religieuse et leurs traditions de lutte, vont se rendre sans riposter.

     

    Les Iraniens ont vu récemment comment des soldats étasuniens occupant l’Afghanistan ont, en à peine trois semaines, uriné sur les cadavres d’Afghans assassinés, brûlé des corans et assassiné plus de quinze civils sans défense.

     

    Imaginons un peu les forces étasuniennes larguant sur des installations industrielles des bombes monstrueuses capables de perforer soixante mètres de béton armé. On n’avait jamais conçu une pareille équipée !

     

    Il n’est pas besoin de plus amples commentaires pour comprendre la gravité de cette politique : par là, notre espèce sera inexorablement menée à la catastrophe. Si nous n’apprenons pas à comprendre, nous n’apprendrons jamais à survivre.

     

    Je suis convaincu pour ma part que les États-Unis sont sur le point de commettre la pire erreur de leur histoire et d’y entraîner le monde.

    Fidel Castro Ruz

    Le 21 mars 2012 19 h 35

    http://www.legrandsoir.info/les-chemins-qui-menent-a-la-catastrophe.html


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  • 091109-westbank-waterRapport de l'ONU: les colons israéliens font main basse sur les sources palestiniennes

     

     

    Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



     

    L'ONU affirme que les colons israéliens se sont emparés de plusieurs dizaines de sources naturelles en Cisjordanie, limitant ou empêchant l'accès Palestinien aux sources d'eau les plus vitales. Le rapport élaboré par le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) déclare qu'au moins 30 sources dans l'ensemble de la Cisjordanie ont été appropriées par les colons, rendant l'accès des Palestiniens à l'eau totalement impossible.

     

    Les colons en Cisjordanie ont pris le contrôle de plusieures dizaines de sources ces dernières années, et en ayant souvent recours à la violence et à l'intimidation pour empêcher les Palestiniens d'y avoir accès, selon un rapport de l'agence de l'ONU publié hier. Le rapport a été commandé par l'OCHA, le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires Palestiniens occupés. Selon les données compilées par Dror Etkes, ancien responsable du projet de critique du processus de colonisation Peace Now, les colons ont mené des actions systématiques menant à l'appropriation de 56 sources, 30 d'entre elles totalement sous contrôle. La plupart des sources se trouve dans le Conseil régional de Mateh Binyamin.

     

    Le rapport indique que la plupart des sources se trouvent sur des terres privées Palestiniennes, et cela met en lumière le niveau atteint par ces expropriations systématiques et visibles. La première étape est d'étiquetter la zone comme un site touristique avec un nouveau nom Hébreu. La prochaine comprendra l'édification de nouvelles infrastructures, y compris des bancs et des tables de pic-nic, et la fermeture de piscines. Toutes ces actions, selon le rapport, sont menées sans la moindre autorisation.

     

    Parmi les informations publiées, des témoignages de Palestiniens manifestant leur crainte lorsqu'il s'agit de s'approcher les sources d'eau à cause de la violence des colons, en particulier des agents de sécurité locaux. Le rapport ajoute que les Palestiniens ont un accès limité à 26 autres sources où les colons se sont rendus et ont également posé des menaces d'expropriation. Il affirme que les colons ne sont pas intervenus sur les autres sources surveillées.

     

    « Les sources d'eau restent la principale source d'irrigation et une importante source pour l'abreuvement du bétail », déclare le rapport, ajoutant que certaines fournissent également de l'eau pour la consommation domestique dans des régions qui ne sont pas reliées à des conduits en eau. « La perte d'accès aux sources et aux terres adjacentes a fait baisser les revenus des paysans concernés, qui soit ne peuvent cultiver la terre ou doivent faire face à une réduction de la productivité de leurs cultures ». Le rapport ajoute que les colons ont transformé des dizaines de sources en sites touristiques et certaines sont utilisées comme piscines.

     

    « Les colons ont transformé 40 sources en sites touristiques, ont mis sur pied des tables de pique-nique et des bancs et leur ont donné des noms Hébreux (…) Cela a créé des emplois et fait affluer l'argent pour les colons et c'est une façon de faire la publicité des colonies, comme s'il agissait d'un lieu de loisir », dénonce le chercheur à l'OCHA Yehezkel Lein.

     

    En 2009, la source d'Ein al-Qaws, située prés du village de Nabi Saleh, a été prise par des colons d'Halamish, forçant les villageois à obtenir d'autres sources d'irrigation, ont déclaré les habitants dans des propos repris par le rapport.

     

    « Cette source était utilisée pour irriguer des centaines d'arbres fruitiers et d'oliviers dans ce village et les enfants avaient l'habitude de s'y baigner, désormais si nous essayons de nous rendre à la source, les colons et les soldats viennent nous virer », a déclaré le villageois Nariman Tamimi.

     

    Les Palestiniens ont déclaré que les colonies, jugées illégales par la Cour internationale de justice, le tribunal suprême de l'ONU pour les cas de contentieux, les empêcheront de pouvoir mettre sur pied un État viable.

     

    Source : Parti communiste d’Israël


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    La Syrie, bientôt contre-“modèle libyen”?

     

     

     

    Avez-vous remarqué que nous n’avons aucune nouvelle de BHL ? Dès mai dernier, une fois si parfaitement réussie la libération de la Libye, BHL se lançait sur le sentier de la paix vers la Syrie… Et puis, plus rien. BHL n’est pas venue, triomphalement et en fanfarre, col échancré d’une éblouissante chemise blanche, lunettes de soleil style “forces spéciales” postmodernistes et humanitaristes, pour embrasser les insaisissables dirigeants du Conseil National Syrien (CNS, ou SNC in English), en secret et en présence des photographes. Cette absence de BHL est un signe, car l’homme est rusé, et il sait quand voilà “une affaire qui marche”, et quand, on contraire, voilà un bâton merdeux qui ne l’aidera pas du tout dans les salons… Par conséquent, son absence sur le front signifierait bien que l’affaire syrienne n’est vraiment pas la reprise du “modèle libyen”.

    Par ailleurs, des signes attestent que BHL à du flair. On s’arrêtera à deux nouvelles dans ce sens, qui permettent de commencer à mesurer la difficulté de nous faire prendre la Syrie pour la Libye.

    PressTV.com annonce, le 14 mars 2012, que trois dirigeants importants du bloc CNS ont quitté leur position dans ce bloc. Leurs commentaires sont sévères. Il s’agit d’un cas intéressant, qui démarque l’affaire syrienne du “modèle libyen”, dans la mesure où le CNL de Libye avait plus ou moins réussi à maintenir une unité de façade jusqu’à la chute de Kadhafi, entérinant la narrative de la réussite du “modèle” par le fait acquis de la prise de pouvoir par le CNL. La suite (le désordre se développant jusqu’à la menace de partition, l’établissement de pouvoirs concurrents, etc.) a joué un rôle extrêmement faible puisque l’attention du système de la communication avait abandonné l’affaire libyenne après avoir bouclé sa narrative, la Libye étant classée comme “succès” extraordinaire de l’humanitarisme interventionniste du bloc BAO.

    «Three prominent members of main Syrian opposition group have broken away, accusing the group of serving the interests of foreign countries. According to a Syrian National Council (SNC) official, Haitham al-Maleh, Kamal al-Labwani and rights activist Catherine al-Telli left the main opposition bloc due to their “disagreements” with the SNC.

    »Al-Labwani, however, said that they resigned because they did not want to be “accomplices to the massacre of the Syrian people.'” He also accused head of SNC Burhan Ghalioun of running the organization autocratically. The SNC is “linked to foreign agendas which aim to prolong the battle while waiting ... for the country to be dragged into a civil war,” said al-Labwani, adding that “There is no council, it's an illusion.” He also said that many more will quit the council in the coming days.

    »Al-Maleh said he was quitting over lack of cooperation in the council and al-Telli cited the SNC's “inefficiency” on “certain personalities and political trends” as the reason for her resignation. "There is no transparency and there is no respect for other opinions. They aren't given the work the attention that it needs to fulfill the ambitions of the Syrian people,” al-Maleh said.»

    • D’autre part, il y a l’affaire Aljazeera, avec le départ de journalistes chevronnés, la dénonciation des méthodes de la chaîne revue et corrigée par le gouvernement du Qatar, particulièrement en Syrie. La chose est désormais aggravée par la diffusion de vidéos montrant des montages faits par l’opposition syrienne, sur le terrain, pour Aljazeera et d’autres chaînes (BBC, CNN, Al Arabiya). Russia Today ne manque pas, ce 14 mars 2012, de donner quelques détails sur les falsifications en cours, notamment avec les aventures d'un expert en la matière, l'excellent “Danny”…

    «Some mainstream news channels have been recently caught carrying dubious footage from Syria. It fuels the debate over media's role in legitimizing possible military intervention in the country.

    »‘Danny’ is a Syrian opposition activist who reports from Homs for CNN, BBC, Al Jazeera and Al Arabiya. He is attached to the opposition movement and regularly calls for military invasion of Syria. He's identified as Danny Abdul Dayem, a 22-year-old British citizen of Syrian origin. In a video leaked online, Danny appears to be falsifying a video broadcast for CNN. Prior to going on air, he requests colleagues to fire weapons to dramatize his Live report with Anderson Cooper. Though he denied any wrongdoings in an interview to CNN after the video went viral, his reliability as a verified news source was called into question.

    »Danny is far from being a lone soldier in an increasingly dirty information war. Investigative journalist Rafik Lotf has spent months looking at the background to footage that has helped shaped global opinion on the conflict. He told RT that Al Jazeera is involved in video fabrication to discredit the Syrian regime and cites a video described by Al Jazeera as proof Syrian Govt forces had bombed an oil pipeline. “I know this video is on the Al Jazeera server. It is clear it is not an explosion but they ignore that and keep on reporting on the way they need to see it,” he said.»

    Les conditions générales de l’affaire syrienne, la présence des Russes et des Chinois comme acteurs actifs et hostiles au bloc BAO, l’absence d’une résolution de l’ONU autorisant une intervention quelconque pouvant être exploitée par le bloc BAO ; la connaissance désormais avérée d’acteurs arabes pas vraiment recommandables du point de vue de la vertu démocratique (l’Arabie), et le rôle démesuré du Qatar ; l’entrée dans le jeu d’un négociateur représentant officiellement l’ONU (donc le bloc BAO) et la Ligue Arabe et échappant complètement à l’archétype de la personnalité manipulée (Kofi Annan), tout cela contribue également à rendre extrêmement difficile la reproduction du “modèle libyen”. Plus encore, la position de la crise syrienne, ses liens avérés avec la crise iranienne, en font un cas très délicat à manipuler. Les conditions internes de la crise étant de plus en plus chaotiques et antagonistes, ce risque d’une extension à une crise internationale majeure rend encore plus aléatoire la stratégie du bloc BAO. Au contraire de la crise libyenne, la crise syrienne s’inscrit effectivement dans le schéma de la crise haute, ce qui est une position très dangereuse.

    On pourrait alors observer qu’on avance de plus en plus vers ce qui pourrait être un contre-“modèle libyen”, c’est-à-dire une crise qui mettrait à mal les entreprises du bloc BAO au nom du faux masque humanitariste et décrédibiliserait toute la campagne lancée depuis l’affaire libyenne. Tout l’avantage supposé (qui reste à démontrer) de la stratégie de l’interventionnisme humanitariste établie avec le “modèle libyen” pourrait alors se retourner complètement et apparaître comme un désavantage dangereux, conduisant à l’implication des acteurs de cette stratégie dans une affaire pouvant avoir des ramifications extrêmement risquées.

    http://www.dedefensa.org/


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  • Par Danielle Bleitrach

    “La guerre de Troie n’aura pas lieu” est une pièce de théâtre de Jean Giraudoux.

    Giraudoux a gardé de la guerre de 1914-18 la haine de la guerre et il écrit cette pièce  entre l’automne 1934 et juin 1935, alors que le fascisme et nazisme montent en Europe et que la crise de 1929 continue de sévir.La guerre est alors le reflet de la réalité, abominable, avec la volonté de puissance et la monstrueuse bêtise qui dominent les hommes de cette époque, la guerre dont personne ne veut mais qui s’impose à tous parce que le monde est ce qu’il est. Oui on pourrait écrire la même pièce sur l’Iran aujourd’hui en montrant comment et c’est la conclusion de la pièce la guerre d’iran a lieu parce que la guerre est le reflet de la réalité et de ce vers quoi les peuples sont conduits et qui débouchera sur la barbarie. Et comme nous sommes dans un problème structurel si ce n’est pas l’Iran, ce sera un autre peuple, peut-être la Chine mais la réalité est là, celle dont personne ne veut au point d’accepter de ne pas la regarder en face.

    La mauvaise foi des pretextes de guerre

    Ma position n’a pas varié: les fauteurs de guerre ne sont pas en priorité les Iraniens, je parle des dirigeants, parce que le peuple iranien comme le peuple français et même le peuple israélien aujourd’hui opposé à 70% à la frappe préventive d’Israêl ne veulent pas la guerre. Et pourtant celle-ci a quelque chose d’inexorable tant ceux qui détiennent le droit de guerre et de paix et en ont dépouillé les peuples s’entendent sur la nécessité de cette guerre.

    On a souvent dit à quel point alors qu’Israël qui est la puissance la plus belliciste de la région ou le Pakistan le pays le plus instable détiennent l’arme nucléaire, prétendre exiger la suspension du programme nucléaire iranien est insoutenable. Prétendre infliger sanctions puis attaques préventive sous prétexte que l’Iran ne répondrait pas aux dispositions de l’article IV du traité de non-prolifération - qui est tout entier centré sur la coopération,la transparence pour limiter l’utilisation du nucléaire à l’usage pacifique-  est en doit et en morale internationale une farce. Si l’humanité survit à cette période, elle contemplera avec stupéfaction ce prétexte qui l’aura voué à de tels malheurs. Cette référence au Traité pour justifier une attaque de l’Iran est d’autant plus insupportable qu’elle ne concerne que les pays qui ont signé ce traité et de fait Israël peut tranquillement continuer à accroître son potentiel nucléaire. De surcroît comme bien des institutions internationales, l’AEIA est manipulée, utilisée en fonction des diktats des Etats-Unis et de leurs alliés et l’appareil de propagande fait le reste, en déformant les faits et en faisant silence sur les périls. C’est la base même du Droit international, la souveraineté des nations qui vole en éclat.

    Une seule solution le désarmement nucléaire de la région

    La mauvaise foi est donc totale et il est incroyable qu’il ne se trouve pas un mouvement de la paix digne de ce nom pour montrer à quel point cette affaire représente un viol du droit international qui peut aller jusqu’au brigandage pur et simple avec l’assassinat des atomistes iraniens donc l’état de guerre généralisé légitimé avec le droit du plus fort. L’état de torpeur dans lequel est maintenue une humanité, appelée pour une part périodiquement à des jeux électoraux, est sans doute une des réalités les plus saisissantes de la période. Car la guerre avalera chacun des revendications légitimes à la santé, l’éducation, à toutes les protections sociales comme déjà elle le fait aujourd’hui sans qu’il en soit jamais question. Tous ces meetings, ces drapeaux agités, ces discours creux sont-ils la danse macabre de notre temps?
     
    La seule solution serait pourtant d’aboutir à un désarmement nucléaire généralisé dans la région et j’ajouterai volontiers dans le monde et cela ne peut se faire que dans une négociation entre nations souveraines et passe donc par le désarmement israélien et la reconnaissance de deux Etats. Ce dont ne veulent ni les dirigeants israéliens ni ceux qui ont pris pour drapeau la fin d’Israël. L’entente est sur le fond entre eux au delà des antagonismes verbaux.Une telle démarche de désarmement pourtant correspondrait parfaitement aux voeux non seulement du peuple iranien mais aussi je le répète du peuple israélien qui est en train de souffrir de tensions sociales insupportables et qui est de plus en plus conscient du caractère fou d’un pays livré à l’extrémisme, à une bande d’oligarques et à un politique de défense dont il n’a plus les moyens.

    Tous les peuples protagonistes de cette sinistre farce ont autre chose à souhaiter que la Guerre, la crise qui s’étend et qui menace d’être plus meurtrière encore que celle de 1929 va avec son cortège de misère, de chômage et envisager la mise en marche des cavaliers de l’apocalypse est une folie terrible.

    OUi mais en dehors decette référence virtuelle à des peuples, il n’existe aujourd’hui aucune force politique capable d’imposer la paix, les seuls sur lesquels on puisse encore tabler sont les pays émergents en particulier la Chine et la Russie avec leur droit de véto. Mais dans la mesure où ces pays recherchent uniquement  leurs propres intérêts nationaux, leurs positions peuvent varier et ne sont donc en rien une garantie. il faut bien voir que depuis le retournement du printemps arabe marqué par l’intervention des Saoudiens au Barhein et de l’OTAN en Libye, l’impérialisme occidental a marqué des points. M’assemblée de l’ONU  reflète l’évolution des rapports de force. sans parler de la région avec la soumissionde la Ligue arabe. , On ne peut qu’approuver la position du refus des sanctions en Syrie de la Russie(1), Cuba et la Chine qui constitue un coup d’arrêt à l’avancée belliciste et de pillage sous bannière des Etats-Unis . Parce que leur position marque le refus de sanctions en tant que celles-ci sont l’ étape préalable des interventions. La position de la Chine, de la Russie exige la négociation. Ils ont été rejoints par l’Inde et d’autres à propos de l’Iran. C’est une simple barrière mais on ne peut que considérer qu’il s’agit d’un moindre mal sans pour autant considérer que le statu quo autour de dictatures est une position d’avenir. Surtout si on considère que nous sommes entrés dans un processus, aucune des contradictions qui a provoqué le printemps arabe n’étant résolue.De toute manière, ils sont tous dans la recherche non d’une solution mais dans la tentative de maintenir des équilibres.

    Tant que les peuples ne perçoivent pas ce contexte on pourra les amuser avec des campagnes électorales qui ne sont que jeu de marionnettes. Tant que l’on ne comprend pas qu’il n’y a pas de complot même si les sommets qui se multiplient pour aggraver à chaque fois la situation en donnent une assez bonne image, il y a un système social, le capitalisme arrivé à son stade  sénile qui engendre la mort industrielle, de la boucherie de 14-18 à Hiroshima, en passant par les camps d’extermination.  Ce qui a été fait une fois sera reproduit et le ventre de la bête immonde est plus que jamais fécond.

    C’est une crise systémique mais dans le contexte d’effondrement d’un empire

    Ce qu’il faut bien mesurer également c’est que le système est tel qu’il ne cesse d’engendre entre capitalistes de tous niveaux des guerres concurrentielles à géométrie variable. Il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre, cette vision du monde est l’illusion du réel que nous conservons des années où a existé l’URSS. C’est fini, nous avons des concurrences monopolistiques entre capitalistes dans un monde où les ressources en particulier énergétiques se raréfient. Ces luttes concurrentielles engendrent des tactiques où l’allié de hier peut devenir l’adversaire de demain. Dans un tel contexte, toute institution, toute idéologie, doit être envisagée dans la contradiction qui est la sienne par rapport à l’ébranlement de l’infrastructure. Ainsi la référence aux souverainetés nationales sont à la fois essentielles dans la résistances des peuples et elles peuvent déboucher sur le fascisme.Parce qu’il s’agit d’entraîner les peuples vers de bonnes raisons d’accepter les guerres autant que de leur fournir un bouc émissaire. La nation devient un danger quand elle est conçue comme un enfermement dans des formes ossifiées religieuses mais aussi apparement laïques, identitaires, fermées sur elles-mêmes.

    Et à ce titre parler de l’islam à propos de ce qui se passe au Moyen-Orient est un leurre, c’est la réalité qu’a prise une bourgeoisie locale qui prétend jouer dans ces luttes concurrentielles, créer sa propre base d’accumulation, sa propre expansion territoriale. Il est clair de ce point de vue que le gouvernement iranien ne cesse de jouer la politique du pire. Les islamistes avaient toujours dénoncé le concept de nation comme une invention perfide des impérialistes occidentaux empêchant l’unité des musulmans pour faire éclater le monde islamiste se sont lancés dans un propagande en faveur del’honneur national à propos de la question du nucléaire. Ce gouvernement iranien fait tout pour monter une image menaçante de l’Iran qui ne correspond pas à la réalité, mélange de fanatisme et de souci impérialiste de domination concurrentielle sur le monde musulman en particulier à travers la question palestinienne, Lorsque Ahmadinjad multiplie les attaques contre les américains et contre les Israéliens c’est pour accroître son audience dans le monde arabe mais cela contribue aussi à son isolement et on peut dire que washington a marqué des points dans ce domaine depuis 2006 avec une accélération gtâce aux printemps arabes. le fait est qu’ils attendent et peut-être espèrent la guerre .

    La fragilité des Empires ne signifie pas que nous allons vers le socialisme

    Nous avons donc un impérialisme encore hégémonique qui derrière les Etats-Unis est en train de perdre pied, une de ses trois bases hégémonique est sérieusement menacée, le rôle du dollar et il lui est difficile de s’opposer à cette évolution, depuis que ses principaux créanciers, le Japon et la Chine ont accepté d’entrer dans des échanges monétaires bi-laréraux qui tendent à se développer sur toute la planète. Il leur reste l’information qu’ils gouvernement à 90% et surtout la puissance militaire (les Etats-Unis représentent à eux seuls l’équivalent de tous les autres pays réunis).

    En général cette puissance militaire présente deux problèmes:

     le premier est que principal facteur de déséquilibre économique, elle reste en général un des rares secteurs qui réquilibre une balance commerciale désastreuse et donc dans le même temps est facteur d’endettement et moyen d’y faire face par la vente d’armes. D’où une situation d’équilibre instble où on ne vend qu’à des alliés, on les suréquipe, on entretient les conflits locaux comme entre la Grèce et la Turquie. La france de ce point de vue est un cas exemplaire avec une accélération de la desindustrialisation, une financiarisation qui en fait un maillon faible de l’endettement et dans le même temps une puissance militaire, voir nucléaire sans rapport avec son niveau économique réel.

     Le second problème est l’inefficacité de ces armadas et leur intégration au sein de l’OTAN accentue les déséquilibres entre but et moyens. Ces armées sont hautement technologiques et totalement inadaptées aux opérations qu’elles prétendent mener, armée de métier elles recrutent des gens issus de la crise de leur société qui rapidement développent l’hostilité autour d’eux. Les peuples qu’ attaquent les forces de l’OTAN sont en général des pays sous développés dont l’appareil de propagande occidentale accentue les traits dictatoriaux pour en faire de nouveaux Hitler (à ce titre Israêl joue un rôle fantasmatique important(2)). Mais comme il ne s’agit que d’opérations de simple police vu la taille de l’adversaire et que la police est différente de l’armée, les dites forces otanesques  tel robocope avancent aveugles et sourdes aux peuples dont elles provoquent la révolte et dans lesquels elles ne savent qu’installer un chaos qui leur permet de piller.Ce qui accroît la vision de leur vulnérabilité réelle et le fait que les empires sont désormais condamnés.

    Oui mais ma conclusion sera encore plus pessimiste que mon analyse, la chute de l’empire étasunien et de ses alliés ne signifie en rien la naissance d’un autre mode de production, nous nous éloignons chaque jour davantage d’une issue vers le socialisme même sous sa forme marchande de la Chine. La crise et les destructions des guerres engendrent pour le moment tout autre chose.

    Et quand j’écoute les prétendants à la présidence française, la manière dont ils parodient les enjeux citoyens j’ai le sentiment du discours sur une quelconque ligne maginot alors que tout le monde est bien d’accord sur l’idée que la guerre de troie aura lieu quelles qu’en soient les conséquences.

    Danielle Bleitrach

    (1) La Russie est aujourd’hui un des premiers partenaires commerciaux de l’Iran (armes et équipements militaires, avions de combat, missiles et réacteurs nucléaires).Cela vaut pour la Chine et l’Inde avec de surcroît leur dépendance énergétique de l’étranger dans une forte croissance. Par ailleurs la Russie comme la Chine s’efforcent de résister à l’accroissement du pouvoir des Etats-Unis en Asie centrale ou du moins de lui opposer un contrepoids, s’il y a entente Russie, Chine et Inde l’Iran serait le pont idéal entre le proche et le Moyen-orient mais il y a des limites qui tiennent pour ces pays à la fois à leur refus de voir se développer à leur frontière une puissance nucléaire comme la nécessité de préserver des relations équilibrées avec l’Europe et les Etats-Unis. L’ensemble définit les limites de ce qu’on peut attendre de la Russie, de la Chine et plus encore de l’Inde en matière de position de principe. (2) s’il fallait une preuve de l’entente de fait de tous les protagonistes du système, je le verrais dans cette anecdote qui fait que le gouvernement iranien fait appel à une bande de branquignols négationnistes et d’extrême-droite, le tout complaisamment relayé par l’extrême-gauche… La encore sans exagérer l’impact de ces marginaux, imaginons un instant la folie d’une obsession qui serait d’organiser le débat autour du droit des faussaires du Protocole des sages de Sion à étaler leurs oeuvres et qui verrait dans cette défense l’essentiel de la lutte pour nos libertés ? A qui profite tout cela ?


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  • Syrie, tentons d'y voir clair. [ toujours au coeur du réel : ♫ ♫]  

    Un pays de longue civilisation toujours objet de convoitise et de despotisme

     

    Entre la guerre idéologique chargée d'assurer un balisage autorisant les tentatives de renversement du régime syrien et le fait de persister à refuser de soutenir un régime qui n'est pas plus mais pas moins autoritaire que quand son chef était l'invité d'honneur de l'Elysée, la marge est étroite. Faut-il pour autant se taire ?

    Non bien sur.

    La Canaille reçoit deux types de messages tout aussi comminatoires les uns que les autres :

    Les premiers disant que devant l'agression impérialiste et la nécessité de soutenir la légitimité du droit international, il faut taire ses critiques (les uns ajoutant fussent-elles fondées d'autre les qualifiant de calomnieuses), au regard d'une agression aussi impérialiste qu'incontestable.

    Les autres au nom de la violence de la répression contre un peuple légitimant le droit d'ingérence.

    Désolé mais ici on ne fonctionne pas comme cela.

     

    Dire que la légitimité du droit est du côté du régime syrien ne fait pas de La Canaille un soutien d'Assad. Franco ou Pinochet étaient illégitimes, Kadhafi ou  Assad non, la preuve par les 14 juillet à l'Elysée.

     

    Le droit international est un droit fragile qui repose sur un double postulat : les peuples et pas les régimes sont souverains, les peuples choisissent leur régime dans leurs propres conditions historiques.

     

    Quiconque tente par la force d'en modifier le court est agresseur (cela vaut aussi pour l'Allemagne et la France de l'ex Yougoslavie à l'Afrique équatoriale).

     

    Une donnée permanente : l'impérialisme ne reconnait la souveraineté éventuelle des peuples que si elle peut les opposer à des régimes dont l'intérêt des impérialistes demande la subversion. Sinon il soutien d'autant plus les régimes en place que ceux-ci sont clients des marchands de canons…ceux-ci étant les commanditaires des pouvoirs impérialistes. S'ils ont envies, besoins, moyens de commander à un impérialisme rival haro sur l'ex ami.

     

    C'est ainsi que la coalition qui soutient et arme Israël contre le droit des palestiniens, au mépris du droit international et contre les décisions de l'ONU, donne des leçons officielles de morale tandis que ses forces spéciales interviennent sur le sol syrien. Les armes et nombres de ceux qui s'en servent, saisies par l'armée syrienne, en témoignent et seul un blackout médiatique bien organisé limite la publicité de ces faits. De même que l'épisode de l'exfiltration des journalistes bloqués en Syrie montre comment les moyens d'infiltration vers la Syrie ont été mis en œuvre : les tunnels servant à sortir ont d'abord été creusés pour y entrer,  et la zone "neutralisée" que l'Otan a mise en place au nord de la Syrie ressemble à un espace démilitarisé autant qu'Angéla Merkel et Nicolas Sarkozy ressemble à un couple de patineur au JO d'hiver.

     

    Poussons d'un cran la réflexion. Si le droit d'ingérence devait être la norme (que La Canaille refuse à tous au nom du droit international issue de deux conflits mondiaux majeurs qui encadrent ce droit), en quoi serait-il plus légitime de renverser le régime syrien que celui qui colonise au nom d'une famille de despotes sanguinaires la péninsule arabique ou ceux qui au travers de petits potentats VRP des pétroliers mondiaux massacrent la part des peuples qu'ils n'arrivent pas à maintenir en esclavage ?  Au nom du droit international à quand un débarquement des forces spéciales en Israël pour imposer le respect des droits et des frontière du peuples palestinien. La situation à Gaza est-elle meilleure qu'à Damas ?

     

    En quoi la France aurait elle droit à déployer des forces contre des régimes légitimes même s'ils sont haïssables alors qu'elle maintient des régimes tout autant haïssables et beaucoup plus illégitimes au sein de son ex empire colonial redevenu réserves à profits pour les monopoles à base française ?

     

    Imaginons (alors que le droit serait pour eux) que les cubains fassent entrer des armes à Guantanamo pour réussir à expulser les USA d'une partie annexée de leur territoire. Que dirait le basset de l'Elysée pour venir en aide au démocrate de pacotille de la Maison Blanche ?

     

    La Canaille a souvenir d'avoir participé à la sécurité de démocrates syriens en but au régime des Assad quand ces démocrates venaient dire la réalité de la Syrie à ce qui était le rendez vous annuel des antis impérialistes d'Europe à la fête de l'Humanité. La sécurité devait s'organiser contre les hommes de mains de Damas mais aussi parfois contre les services spéciaux français qui leur prêtaient main forte, voire certaines années des sbires du Mossad. Seul un rapport de force international autour de la question palestinienne (dont Assad père puis fils ont usé et abusé pour masquer la réalité de la répression du régime) tenait tout ces gens à distance.

     

    La question est donc claire : il faut condamner l'agression contre la Syrie qui n'a pour but que de doter l'impérialisme d'une tête de pont pour aller agresser l'Iran et participer ainsi à l'encerclement géopolitique de la Chine. Le rôle des USA et ses relais au Tibet autour de la maitrise des sources des grands fleuves d'Asie est là pour le démontrer.

     

    Syrie, tentons d'y voir clair. [ toujours au coeur du réel : ♫ ♫]


    Dire cela n'est pas soutenir le régime syrien. C'est s'inscrire dans la tradition de Jaurès assassiné pour avoir de refusé de soutenir l'impérialisme français contre l'impérialisme prussien.

     

    Regardez qui soutien qui, qui subit.

     

    Le positionnement "à gauche" reproduit, Huma compris, ce vieux débat qui fera en 1914 des Jouhaux et Guesde les soutiens de l'union sacrée, le même débat qui conduira un quart de siècle plus tard des Belin et Déat (n'oublions pas Doriot) à s'aligner au point d'en devenir des acteurs majeurs et sanglants de la compromission d'une partie du camp qui dès lors n'était plus progressiste mais complice et acteur des impérialismes. (Nous parlions ici-même il y a peu de jours, concernant de MES, du 10 juillet 40. Regardez qui a voté quoi).

     

    Juste une interrogation de bon sens. Quand l'Humanité envoyait clandestinement des journalistes sur des théâtres d'opération au cœur des maquis populaires, on savait pourquoi. Quand c'est le Figaro, par quelle mystère la logique aurait elle changée ? A-t-on déjà vu un(e) envoyé(e) du journal de Dassault allez soutenir la résistance au marchand de canons en Birmanie aujourd'hui, hier au Vietnam, en Amérique du sud ou contre l'apartheid en Afrique du Sud ? Répondre à la question devrait déjà bien déblayer la réponse.

    Par canaille le rouge


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    Syrie : quatre vérités

    Beaucoup de gens de gauche regardent trop la télévision et sont sous l’influence de ce qu’ils y voient depuis un an. C'est pourquoi ils restent fermés à la critique de l’impérialisme et de ses agressions contre la Syrie, et qu’ils disent avec des trémolos dans la voix « qu’on ne peut tout de même pas rester les bras croisés face à de telles atrocités ». Les arguments qui s’appuient sur la nécessité du respect du droit international ne sont pas compris, ou sont écartés avec mépris, car ils sont considérés comme négligeables face à la charge émotionnelle produite par les images savamment offertes en spectacle manichéen à l’opinion mondiale.


    Il faudrait inlassablement leur rappeler quatre vérités ! Quatre points à ne jamais oublier dans cette affaire:


    La vérité sur les faits qui se produisent en Syrie depuis une année n'est pas du tout établie, et contrairement à ce qu'affirment les participants au bourrage de crâne médiatique universel, la responsabilité du pouvoir est rien moins qu'évidente dans la majorité des violences qui se sont produites. Médias, presse, journalistes trahissent complètement leur mission d’informer et atteignent les sommets de la tartufferie. Cette campagne est particulièrement forte et efficace parce que des médias d’habitude plus ou moins opposés sur la question palestinienne y contribuent de concert, ce qui reflète au niveau de la communication l’alliance nouvelle contractée sous l’influence de l’administration Obama, entre intégristes musulmans et Occidentaux.


    La victoire de l'opposition syrienne telle qu'elle est serait la pire des choses, sur le terrain elle est prise en main par les salafistes et d’autres obscurantistes violents, et son succès serait bien plus dommageable à la démocratie et aux droits de l'homme, et encore davantage aux droits des femmes, que la victoire du gouvernement, sans parler du fait qu'elle plongerait la Syrie dans le même chaos sanglant qui règne en Afghanistan, en Irak ou en Libye. A titre de comparaison, il faut savoir que la guerre américaine en Irak a causé la mort de 120 000 irakiens nommément identifiés, et une surmortalité globale dans le pays de l'ordre d'un million de personnes depuis 2003 qui s'ajoute au million causé par l'embargo de 1991 à 2003, tout cela dans un pays de 20 millions d'habitants à l'époque.


    Il s'agit en fait d'une guerre internationale classique, d'une agression impérialiste qui utilise des moyens subversifs modernes mais pas si nouveaux pour qu'on s'y laisse prendre si facilement. L'opposition qui est soutenue de l'étranger et par le consensus médiatique est illégitime, elle représente bien davantage les pétromonarchies intégristes et les services secrets occidentaux que les Syriens eux mêmes. Ne pas s'y opposer, ne pas la dénoncer est impensable pour des militants un peu cohérents avec leurs principes et créerait un précédent très dangereux pouvant s’appliquer à n’importe quel pays indépendant déplaisant à l’Empire (Cuba, Venezuela, voire la Russie ou la Chine).


    Le devoir de tout militant communiste digne de ce nom est de lutter concrètement pour la paix en s'opposant aux menées interventionnistes et néocolonialistes de son propre gouvernement, quelque soit le prétexte mis en avant par des gouvernants qui n'ont aucune crédibilité sur le plan des droits de l'homme.


    Alors à ceux qui disent qu'on ne peut tout de même pas rester les bras ballants sans rien faire il faut répondre « en effet, il faut certainement agir contre l'agression occidentale en cours contre la Syrie, et pour empêcher celle qui est programmée contre l'Iran ».

    http://reveilcommuniste.over-blog.fr


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  • Les communistes iraniens (Tudeh) appellent à lutter contre les menaces d'intervention impérialiste en Iran et dans l'ensemble du Moyen-Orient

    iran-buttonLutter de toutes nos forces contre la guerre et les aventures militaires dans la région du Golfe persique et au Moyen-orient !

    Article du Tudeh, parti communiste iranien, publié dans l'organe central du Tudeh « Nameh Mardom »

    Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

    Les événements de ces dernières semaines, telles les nouvelles portant sur les troubles en Syrie et le programme « nucléaire » de la République islamique Iranienne sont des signes de tensions sans précédent dans la région et d'un risque de déclenchement d'une guerre désastreuse et meurtrière qui pourrait facilement s'étendre et prendre des dimensions mondiales.

    Les menaces explicites des décideurs américains, britanniques et français sur la nécessité de renforcer les actions contre l'Iran et la Syrie sont à l'origine d'une situation dangereuse dans la région et particulièrement pour ce qui est de notre pays, qui ne peut être ignorée. L’extension des sanctions contre la République islamique iranienne a sans aucun doute causé des troubles économiques sérieux en Iran. Une hausse inédite du prix des monnaies étrangères, en d'autres termes la dévaluation de la monnaie Iranienne, et par conséquent la hausse des prix des biens de consommation, au moment où le chômage atteint des records historiques et où les usines ferment les unes après les autres, a mis en péril les conditions de vie de vastes couches de la société et plonge de plus en plus la grande majorité de la population dans la pauvreté et la misère. Et ce n'est que le début d'une guerre économique totale imposée à notre peuple, identique à celle subie par le peuple Irakien avant l'invasion militaire meurtrière des forces de l'OTAN contre ce pays. Ne pas être en mesure de vendre du pétrole ni d'importer les biens stratégiques indispensables seraient un désastre économique colossal pour un pays où le capitalisme mercantiliste d'une part, et la mise en œuvre des politiques de la Banque mondiale d'autre part, ont considérablement amoindri nos capacités de production nationales et ont transformé notre économie en une simple économie d'exportation de pétrole et d'importation de tous les biens de consommation nécessaires. Ceux qui organisent à l'échelle mondiale ces sanctions, en particulier les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont prévu ces sanctions en ayant en tête ces problèmes.

    Ces plans inhumains ont des objectifs plutôt clairs :

    - Forcer la République islamique à réagir violemment pour s'en sortir, et créer donc un scénario qui poserait une base sur laquelle il serait possible de convaincre les autres puissances mondiales qu'une guerre totale est nécessaire ;

    - Essouffler le mouvement pacifiste pour le forcer à capituler devant n'importe quel scénario qui proposerait une issue à cette situation très difficile ;

    - Exciter et mobiliser des fractions de droite du mouvement ainsi que certaines forces de gauche qui ont retourné leurs veste, et les pousser à soutenir la soi-disant intervention « humanitaire » comme ultime option pour faire évoluer la situation ;

    - Les objectifs à long-terme de cette aventure militaire et probablement d'une guerre régionale sont clairs : contre-carrer la crise économique mondiale ; reconfigurer les politiques économiques à l'échelle mondiale sur la base de la concentration de capitaux astronomiques ; constituer le Grand Moyen-Orient afin d'étendre leur cercle d'influence politique et économique ainsi que leur domination sur une région stratégique du point de vue énergétique ; détourner les capacités de protestation massive des peuples de la Tunisie et l’Égypte, en Afrique du nord, à la Syrie et l'Iran et d'autres pays du Golfe persique et mettre un terme aux mouvements progressistes dans la région et mettre en place des « îlots de stabilité politique » qui puissent garantir les intérêts de l'impérialisme, à court et long-terme, dans la région. Hélas, les derniers événements donnent des signes de l'état d'avancement de ce scénario pré-établi par les complexes militaro-industriels mondiaux.

    Les leaders du régime répressif et obscurantiste de la République islamique estiment qu'il n'y a pas de place pour le recul, et au lieu de penser à des façons de faire baisser la tension, ils développent les programmes nucléaires et brandissent des menaces militaires face aux sanctions économiques. Ali Khamenei, leader de la République islamique, a déclaré le 3 février, affirmant que l'Iran ne reculerait pas, que le pays était prêt à la guerre et a mis en avant l'expérience de la « guerre de 33 jours du Liban » face à l'ennemi. En réponse aux menaces Israéliennes, il a évoqué des menaces qui trouveront une « réponse appropriée en temps voulu ». L'ambassadeur Iranien en Russie a également parlé de frapper les intérêts américains et occidentaux dans le monde entier. Et après ces commentaires, ce fut au tour de Mahmoud Ahmadinedjad, lors d'un discours pour le défilé de l'Anniversaire de la révolution, à Téhéran, de promettre que « le monde allait bientôt prendre connaissance de nouvelles prouesses Iraniennes en terme de technologie nucléaire. » Ces commentaires ont été faits au moment où les manœuvres militaires pour fermer le détroit d'Ormuz ainsi que des avertissements officiels et clairs pour le départ des porte-avions Américains et Britanniques du Golfe persique, ont déjà montré leurs conséquences inquiétantes et ont fait grossir les rangs de ceux prêts à rejoindre l'invasion militaire de l'OTAN en République islamique. Les menaces Iraniennes « justifient » clairement la concentration de flottes sous commandement de l'OTAN dans le Golfe persique et en mer d'Oman, et les quantités énormes d'armes vendues aux pays de la région, comme aux émirats, et la création d'une « hystérie » mondiale autour d'un péril nommé « République islamique ».

    Les dernières nouvelles indiquent que les bases sont jetées pour une catastrophe qui devient de plus en plus imminente :

    - Le Pentagone a commandé auprès de l'industrie militaire américaine une nouvelle génération de bombes anti-bunker de très gros calibre ;

    - Le journal Al-Arabia, citant le Washington Post, affirme que la discussion au sein des cercles dirigeants des Etats-unis et des autres pays de l'OTAN n'est pas de savoir si, mais bien quand et comment infliger à l'Iran des frappes préventives ;

    - De larges campagnes médiatiques sont menées contre l'Iran et la Syrie, et des comptes-rendus rapportant l'implication du Corps révolutionnaire iranien dans les violences contre les habitants de Homs, en Syrie, y compris le reportage de Russia Today concernant une éventuelle préparation de 15 000 soldats du Corps révolutionnaire prêt à se déployer sur le front de la guerre Syrienne ;

    - Radio Israël a indiqué des dizaines de milliers de soldats Américains sont en train de monter à la hâte des systèmes Israéliens anti-missiles ;

    Dans cette atmosphère et à l'invitation des organisations de paix, la première vague de manifestations contre la guerre a commencé dans les rues Canadiennes, Américaines et Anglaises. Même si ces manifestations ont été organisées dans la précipitation, elles ont été relayées par les médias, et ont reçu un certain soutien populaire. D'autre part, la République Islamique qui a méthodiquement réprimé toutes les organisations de paix nationales et n'a permis aucune manifestation contre la guerre a tenté de dénaturer les objectifs de ces actions et s'en est servi de façon malhonnête pour les dépeindre comme des mouvements favorables à la politique que mène la République islamique. Les véritables organisations de paix progressistes s'opposent à toute intervention des impérialistes dans les affaires de quelque pays que ce soit même sous le masque de l'intervention « humanitaire », et s'oppose clairement et résolument à de telles interventions, et contrairement à certains conciliabules, qui se tiennent à huis clos, ne se taisent pas devant de telles interventions. La voie proposée par la République islamique, cependant, est claire. Interpréter cette opposition sans la moindre ambiguïté à toute ingérence extérieure comme un soutien des forces éprises de paix du monde entier à la cruauté et au crime, et à l'oppression du peuple que défendent des régimes comme celui théocratique de la République islamique, c'est avoir un toupet qui est le propre des dirigeants de la République islamique. La réalité est que la plupart des organisateurs de ces mouvements de protestation ont inlassablement manifesté leur opposition aux politiques et aux actions du régime théocratique dans notre pays, et leur opposition aux aventures militaires de l'impérialisme dans la région s'inscrit en solidarité avec la lutte des travailleurs dans notre pays.

    Dans son communiqué du 7 février, le Conseil mondial de la paix a analysé les plans impérialistes visant à constituer un Grand Moyen-orient et examiné les situations actuelles en Syrie et en Iran, le déploiement massif de forces militaires américaines dans le Golfe persique, l'alignement des Cheikhs du Golfe persique sur l'Occident et les provocations constantes d’Israël contre l'Iran, et a affirmé la position de cette organisation progressiste sur les droits démocratiques du peuple et sur les interventions étrangères :

    « Nous exprimons notre soutien à la lutte complexe du peuple Iranien pour la paix, la démocratie et la justice sociale et le rejet de toute ingérence dans les affaires internes Iraniennes sous aucun prétexte. Nous réaffirmons une fois de plus le droit inaliénable de toute nation à développer l'énergie nucléaire à des fins pacifiques (…) Nous soutenons les véritables exigences pacifiques, sociales, politiques et économiques du peuple Syrien et affirmons une nouvelle fois qu'aucune puissance n'a le droit de décider pour un autre peuple ou une autre nation. L'humanité ne peut tolérer d'ingérence étrangère dans les affaires internes d'un peuple. La souveraineté d'un pays est de la seule responsabilité de son peuple. » Le communiqué poursuit : « Les forces démocratiques, anti-impérialistes, éprises de paix du monde entier doivent briser le silence et dénoncer les campagnes perfides de l'impérialisme qui ouvre la voie à cette nouvelle agression (…) Nous nous engageons à poursuivre la lutte et à mobiliser des forces dans le monde entier afin de créer les fondations permettant de passer à une nouvelle étape dans la lutte anti-impérialiste, pour défendre la paix, la solidarité et l'auto-détermination des peuples. Nous sommes convaincus que la lutte des peuples pour la paix l'emportera ! »

    L'expérience des manifestations mentionnées démontre que l'articulation de slogans pour la paix et le mouvement contre la guerre avec la lutte progressiste de notre peuple pour la démocratie est une nécessité et devrait être mise en avant par les organisations pacifistes de notre pays. Nous nous trouvons devant des jours et des semaines capitales. La région du Golfe persique et le Moyen-Orient sont au bord d'une guerre destructrice qui pourraient s'étendre et prendre des dimensions mondiales. Nous devons réagir face à de telles aventures dangereuses avant qu'il ne soit trop tard. Aujourd'hui, nous ne devons laisser passer aucune occasion de nous opposer à la guerre et aux fauteurs de guerre, et empêcher la catastrophe avant qu'elle n'éclate.


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  • Pétition contre la guerre en Iran et en Syrie.

    Lancé à l’initiative de Domenico Losurdo, cet appel international, paru en plusieurs langues et destiné au gouvernement respectif de chaque pays concerné, a déjà reçu le soutien de plusieurs députés au Bundestag, du philosophe et député européen Gianni Vattimo, et de nombreux citoyens.

    Pour signer la version française de cette pétition, envoyer vos noms et confirmation à :

    stopperlaguerre@gmail.com

    N’hésitez pas à faire circuler ce texte.

    Stopper les préparatifs de guerre ! Mettre fin à l’embargo !

    Solidarité avec les peuples iranien et syrien !

    Des dizaines de milliers de morts, une population traumatisée, des infrastructures largement détruites et un Etat désintégré : c’est là le résultat de la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN pour s’approprier les richesses libyennes et recoloniser le pays. A présent, ces derniers préparent éhontément la guerre contre l’Iran et la Syrie, deux pays stratégiquement importants, riches en matières premières et qui refusent, en toute indépendance politique, de se soumettre à leurs diktats. Une attaque de l’OTAN contre la Syrie ou l’Iran pourrait provoquer un conflit direct avec la Russie et la Chine, ce qui aurait des conséquences inimaginables.

    De continuelles menaces de guerre, le déploiement de troupes aux frontières de l’Iran et de la Syrie, sans parler des actions terroristes et de sabotage de la part d’« unités spéciales » infiltrées, tout cela fait partie de l’arsenal avec lequel les Etats-Unis et autres membres de l’OTAN imposent un état d’exception aux deux pays pour les épuiser. Les Etats-Unis et l’Union européenne tentent de façon cynique et inhumaine de paralyser par l’embargo le commerce extérieur et les transactions financières de ces pays. De manière délibérée, ils veulent précipiter les économies iranienne et syrienne dans une crise grave, augmenter le nombre de chômeurs et compromettre l’approvisionnement de la population. Pour trouver un prétexte à leur intervention militaire planifiée depuis longtemps, ils cherchent à attiser les conflits ethniques et sociaux internes et à provoquer une guerre civile. L’Union européenne ainsi que le gouvernement italien collaborent grandement à cette politique d’embargo et de menaces de guerre contre l’Iran et la Syrie.

    Nous appelons tous les citoyens, églises, partis, syndicats, mouvements pacifistes à s’opposer énergiquement à cette politique de guerre.

    Nous demandons au gouvernement français :

    -de stopper sans conditions et immédiatement l’embargo contre l’Iran et la Syrie ;

    -de déclarer qu’il ne participera en aucune sorte à une guerre contre ces Etats et qu’il n’autorisera pas l’utilisation de sites français pour une agression de la part des Etats-Unis et de l’OTAN ;

    -de s’impliquer au niveau international pour mettre fin à la politique des chantages et des menaces de guerre contre l’Iran et la Syrie.

    Les peuples iranien et syrien ont le droit de décider par eux-mêmes et souverainement de l’organisation politique et sociale de leur pays.

    Le maintien de la paix exige que soit respecté rigoureusement le principe de non-ingérence dans les affaires internes des autres Etats.

    Domenico Losurdo

    Gianni Vattimo

    Manlio Dinucci

    Voir la pétition (en plusieurs langues) et la première liste des signataires sur le blog de Domenico Losurdo

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