• Meeting européen au Havre

    Meeting européen au Havre : « Debout les  damnés de la Terre ! »

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    L’assemblée générale intersyndicale et interprofessionnelle du Havre organisait le 1er février un meeting européen pour résister contre l’austérité.

     À la tribune, des syndicalistes. Un Belge, un Anglais, un Espagnol, des Français de Ford-Blanquefort, de Cooper-Bolbec, de Fralib-Marseille, de Renault-Sandouville, du Grand port maritime du Havre (GPMH). Tous sont engagés dans des luttes de longue haleine. Du fait d’une actualité ardente en Italie, le camarade du groupe Sidel manquait d’ailleurs à l’appel. Suivie par une intervention du collectif féministe, c’est le journaliste François Ruffin qui a ouvert le meeting. Familier de l’émission de Daniel Mermet sur France Inter, Là-bas si j’y suis, des lecteurs du Monde diplomatique ou de Fakir, il est aussi membre du collectif de citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui qui a réalisé le livre Les Jours heureux. Le long sous-titre de l’ouvrage explique à lui seul le motif de sa présence au Havre : Le programme du Conseil national de la Résistance de mars 1944 – Comment il a été écrit et mis en œuvre et comment Sarkozy accélère sa démolition.

    Dans la salle, plus de trois cents personnes à l’unisson. On retrouve des têtes croisées dans les manifs, les AG, les actions unitaires de l’automne contre la réforme des retraites. En serrant parfois les dents, chacun écoute les témoignages des camarades européens confrontés à des régressions sociales et économiques monstrueuses. Partout la même évidence. La barbarie capitaliste dépouille les peuples. Attaques contre les services publics, contre l’emploi, contre les acquis sociaux… Les vautours se gavent dans tous les domaines : retraites, santé, éducation, logement… Allons-nous nous laisser complètement ratiboiser sans réagir ?

    Naturellement, l’insurrection qui vient dans le monde arabe a interpellé cette salle qui a entonné L’Internationale, chant de circonstance qui rappelle un principe hélas trop souvent oublié. Seule l’action internationale des travailleurs pourra en effet briser les connections multinationales des dirigeants politiques, patronaux et financiers. C’est tous ensemble, ici, partout et maintenant, qu’il faut agir. Ce n’est pas de la valse des nombrils politiciens dont nous avons besoin pour sortir du marasme capitaliste ! Ce n’est pas le pitoyable spectacle des primaires pour l’élection présidentielle qui va nous débarrasser de l’ultra droite politique et financière ! Sans attendre 2012, groupons-nous et demain…

    En conclusion, après trois heures passées à dresser un état des lieux pas très joyeux, le meeting transformé en assemblée générale a voté à l’unanimité la résolution préparée par l’intersyndicale CGT-FSU-Solidaires-CFDT. Voici le texte :

    AU HAVRE, COMME PARTOUT EN EUROPE, REFUSONS LES PLANS D’AUSTERITE !

    Les populations de Grèce, d’Irlande, du Portugal, de Grande-Bretagne ou de France ne sont pas seules à faire les frais de plans d’austérité pour combler les banques et satisfaire les actionnaires. Cette austérité est imposée partout dans le monde. Elle suscite la colère au-delà de la Méditerranée et même la révolution comme aujourd’hui en Tunisie et en Egypte, où la population exige également la démocratie !

    On ne lâchera rien !

    3 millions de personnes dans les rues, des grèves massives, une opinion publique solidaire, le mouvement contre la réforme des retraites en France était un premier pas dans la construction d’une riposte large, radicale et déterminée contre ces attaques.

    2011  doit être une année de résistance et de luttes, au Havre comme partout en Europe !

    Aujourd’hui, nous avons démontré qu’on s’emploie partout à construire la résistance, qu’on ne se résigne pas non plus à la fermeture des entreprises ou aux mauvais coups du gouvernement. Il ne suffit pas d’être nombreux à manifester notre mécontentement. Il est temps de coordonner nos résistances pour faire entendre la voix de celles et ceux qui réclament un autre partage des richesses.

    Notre intersyndicale veut rassembler toute la population de l’agglomération autour de celles et ceux qui luttent ici contre le mépris des grands patrons et leurs relais. Le 18 février et le 14 mars, nous serons aux côtés des salarié-e-s de Cooper et Renault en lutte contre la fermeture de leurs entreprises. La pénibilité du travail doit être reconnue sur le port et partout où elle est revendiquée. Enfin pour faire vivre le bassin du Havre, nous exigeons la création d’emplois de toutes qualifications avec une juste rémunération.

    Mais, une même politique d’austérité est imposée en Europe et un véritable plan d’actions et de grèves est indispensable pour la contester tous ensemble ! Nous appelons tous les syndicats européens et toutes les organisations du mouvement social qui ne se résignent pas, à élaborer une plateforme revendicative commune et à coordonner les mobilisations au plus vite, dès 2011, parce qu’on peut gagner contre l’arrogance des banques, des marchés financiers et mettre en échec la politique antisociale des gouvernements européens.

    Enfin, les 26 et 27 mai 2011, nous ne laisserons pas un G8 et son président d’une année jouer l’avenir de notre monde dans les salles du casino de Deauville sans faire entendre notre voix.

     

    Plus d’informations sur le site du Havre de Grève.

    Courriel : havredegreve@gmail.com

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