• Les sans-logis de la rue de la Banque à nouveau évacués

       le 5 Août 2011

    Les sans-logis de la rue de la Banque à nouveau évacués

    Les sans-logis de la rue de la Banque à nouveau évacués

    La nuit dernière, la police a brutalement évacué 200 sans logis qui dormaient rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris où ils s'étaient installés hier soir, accompagnés de militants de l'association Droit au logement (Dal).

    "On n'est pas méchants, on veut des logements", ont scandé les sans-logis de la rue de la Banque cette nuit, tentant vainement de résister à une vingtaine de policiers peu amènes. Réveillés en panique vers 2h30 du matin, ils n’ont pu qu’assister, désemparés, à une énième saisie de leurs bâches en plastiques, matelas et autres sacs de couchage, évacués plus tard par les éboueurs.

    Les 200 personnes qui s'étaient installées rue de la Banque campent depuis le 16 juillet dans le square Boucicaut (VIIe arrondissement), mais uniquement en journée, car elles ne sont pas autorisées à y passer la nuit. Des manifestations sont organisées quasi quotidiennement à Paris pour réclamer des logements à l'Etat, accusé de ne pas respecter la loi Dalo. Le cortège des grévistes du Samu Social s’était joint au leur mardi pour dénoncer un hébergement d’urgence en souffrance.

    Parmi ces sans-logis, une trentaine d’enfants accompagnés de leurs mères avaient donc trouvé refuge hier soir dans l'immeuble squatté depuis janvier 2007 par l'association Droit au logement (Dal), tandis que l’autre moitié, faute de place, dormait à même la chaussée, sous la pluie.

    Suite à l'intervention de la police, la plupart d’entre eux se sont réfugiés dans le bâtiment, réveillant les enfants. Prise dans la bousculade, une femme a même fait un malaise nécessitant l’intervention des pompiers. Une cinquantaine de personnes ont quant à elles continué à manifester face aux forces de l'ordre, qui barraient l'accès à la rue avec deux fourgons. Les policiers les ont alors encerclés, tentant de les repousser vers l’intérieur en menaçant de les interpeller, avant de se résoudre, deux heures plus tard, à rebrousser chemin.

    Flora Beillouin


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :