• Le moral des ménages français continue de se dégrader ?

    Etrange ! Le moral des ménages français continue de se dégrader ?

    Le moral des ménages français continue de se dégrader ?

    MInce ! L'espoir né de l'élection de François Hollande serait-il retombé ?

    L'INSEE publie chaque mois un indicateur de confiance des ménages, qui, au delà du "moral" des français, permet d'anticiper aussi l'évolution de la consommation. Et on sait que la consommation des ménages est le principal moteur de la croissance économique française, loin devant les exportations !

    Et bien, cet indicateur de confiance des ménages perd un point par rapport à septembre et s'établit à 84 points. Plus gênant, c'est que depuis mai, il a perdu 7 points !

    Mai, c'était l'élection de François Hollande, suivie en juin de l'élection d'une majorité socialiste - écologiste à l'Assemblée nationale. Une perte de 7 points de confiance des ménages indique clairement que le moral des français est à la baisse. 

    L'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle future recule de 4 points même si leur avis sur l'opportunité de faire des achats importants est stable, indique l'Insee. Ces deux soldes d'opinion restent inférieurs à leur moyenne de longue période. En clair, les français ne voient pas leurs revenus s'améliorer à la longue : ils les voient plutôt baisser ! Rien de surprenant quand le gouvernement parle d'austérité, de hausse des prix du tabac, de taxes sur les retraites, etc. ! Pour les dépenses, si les français enquêtés ne les voient pas descendre, c'est peut-être parce que beaucoup d'entre eux dépensent déjà au minimum ?

    Quant au niveau de vie futur en France en général, les ménages sont plus pessimistes qu'en septembre et le solde correspondant perd encore 3 points, soit au total une baisse de 28 points depuis juin ! "Il rejoint ainsi son minimum historique de novembre 2011", constate l'INSEE.

    28 points de chute du niveau de confiance des français sur leur niveau de vie futur depuis juin ? Ce n'est plus une chute mais un effondrement !

    Et pourtant ! La majorité parlementaire et le Président ont changé !

    Le moral des français baisse mais la popularité de François Hollande et de son premier ministre aussi !

    Rien de surprenant puisque depuis juin, la nouvelle majorité écolo-socialiste se refuse à affronter les diktats des marchés, portés par l'Europe, le Médef ou la droite ! Malgré les annonces et peut-être de la bonne volonté, ce gouvernement n'arrivera à rien s'il ne tape pas du poing sur la table et s'il continue d'accepter les règles du jeu libérales, comme il vient de le faire en ratifiant le traité européen de super austérité !

    C'est bien pour cela que les communistes n'ont pas appuyé la candidature de François Hollande aux Présidentielles et qu'ils ont mené une campagne de rassemblement autour du Front de Gauche !

    Durant des mois, nous avons mené campagne pour une rupture politique en France, pour un programme qui affronte les responsables de la crise économique, les banques et la spéculation, une politique économique qui s'appuie sur la recherche, les industries et les services publiques pour relancer l'emploi et le pouvoir d'achat en réorientant les richesses produites en France vers ces secteurs, ce que nous appelions "rendre l'argent utile" !

    Cette rupture, nous la portions au sein du Front de Gauche, avec notre candidat aux Présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, et avec nos candidats aux Législatives, Sandrine Cocagne et Thierry Desfresnes pour notre circonscription.

    Notre programme était en effet en rupture avec trente ans de politiques libérales qui ont ouvert notre économie à la spéculation et mis en concurrence les travailleurs du monde entier, ruinant les industries européennes pour le grand bénéfice des actionnaires des groupes industriels qui se sont délocalisés dans des pays émergents.

    Aujourd'hui, l'hémorragie industrielle se poursuit : Electrolux dans les Ardennes, Sanofi, Alcatel Lucent, PSA,... ! En Belgique, c'est Ford qui veut fermer un de ses gros sites de production. Le chômage en Espagne continue de grimper (25,02 % en septembre !) malgré des cures d'austérité qui devaient tout résoudre mais qui ne conduisent qu'à détruire les droits sociaux et les services publics !

    Les discours sur la réduction de la dette, sur l'austérité, sur la compétitivité ne conduisent qu'à enrichir les plus riches et à enfoncer les peuples dans le chômage et la précarité sociale et financière.

    Englués qu'ils sont dans ces dogmes libéraux, tout aujourd'hui prouve que les engagements de François Hollande et des socialistes sur le "changement" ne pourront pas se réaliser car ce gouvernement continue d'épargner la finance et la Bourse, comme le précédent.

    La baisse continue du moral des français et de la côte de popularité de la nouvelle majorité traduisent la déception des travailleurs et leur constat de l'impuissance des socialistes à changer leur réalité économique, à créer un espoir en un avenir meilleur.

    Camarades socialistes ! Nous avons appelé à voter Hollande au second tour pour faire tomber Sarkozy et sa majorité au service des grands patrons et de l'élite financière. Nous avons voulu créer les conditions d'un changement d'air, d'une nouvelle politique.

    Maintenant, réagissez ! Il ne peut y avoir aujourd'hui de politique d'accommodement du capitalisme comme dans les années 50 ou 60 s'il n'y a pas affrontement politique avec ces élites qui profitent à fonds de la crise !

    Les spéculateurs et les banques ont peut-être l'argent mais c'est celui des richesses produites par le peuple, par les travailleurs ! Ils ont l'argent, des autres, mais nous, nous avons le nombre.

    30 % des militants socialistes ont voulu un changement d'orientation dans leur parti.

    Retrouvons nous sur le terrain social et politique, avec les syndicats, les associations et le Front de Gauche pour montrer que le peuple peut se mobiliser pour contrebalancer le poids des quelques milliers de riches profiteurs du système capitaliste !

    Ouvrons un espoir à gauche ! Montrons qu'une autre politique est possible, qu'elle peut devenir majoritaire !

    Une politique de rupture avec le libéralisme portée par une gauche combative, voilà qui redonnerait de l'espoir aux travailleurs, aux classes populaires, et créérait les conditions d'une véritable mobilisation sociale qui porterait ce changement.

    http://andree-oger-pour-deputee.over-blog.com


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