• La surexploitation comme un sport de combat

    http://static2.7sur7.be/static/photo/2012/17/14/4/20120414153050/media_xll_4760524.jpg

     

    Les profits, trois bandes avant, cela aurait pu être du billard ; ou "Adi-das ist nicht sehr schön."

    La Canaille a la rancune tenace dès qu'on approche la garde industrie manufacturière et les conditions de sa traversée du siècle précédent. Il cherche à se renseigner sur l'honorabilité des marques évoquées. Adidas, cela rappelle tapie le Crédit Lyonnais mais aussi d'autres épices pas très fréquentables.

    Après l'épisode des ballons de la coupe du monde de foot cousus par des gamins pakistanais et autres petits péri-avatars du même genre, le quotidien britannique "The indépendant" nous apprend- est-ce une surprise ? -, que les produits réalisés pour équiper les bénévoles, mais également les athlètes britanniques, réalisés pour le compte Adidas dans neuf usines indonésiennes le sont dans des conditions qui frisent l'esclavagisme.

     Adolf Dassler (plus connu sous le nom d'Adi Dassler) est le fils d'un savetier bavarois qui se spécialise dans les pantoufles, lequel fabrique des chaussures de sport depuis les années 1920.

    Les frères Adolf et Rudolf Dassler étaient propriétaires, chacun pour moitié, de l'entreprise Schuhfabrik Gebrueder Dassler (fabrique de chaussures des frères Dassler) à Herzogenaurach près de Nuremberg, qu'ils géraient ensemble. Adolf créait les chaussures et organisait leur fabrication ; Rudolf les vendait dans toute l'Allemagne et réussissait même à les exporter. Leur entreprise était florissante. Alors qu'Hitler arrive au pouvoir, ils rejoignent le parti Nazi. Mobilisé, la gestion de l'entreprise échut donc à leurs épouses respectives. De statut d'épouses, elles sont passées au statut de cogérantes. Pendant cette période, l'entreprise n'a dû son salut qu'aux commandes de l'armée allemande (chaussures et bottes pour les soldats). Ach souvenir de la schönste Epoke, 

    Adi fournit les bottes de la Wehrmacht et Rudi, un ardent nazi, fut soupçonné au moment où il fut fait prisonnier par les alliés, en l'occurrence les Américains d'être un SS.(c'est Rudi qui montera la marque Puma). Pour en savoir un peu plus sur ce sujet  ce lien.

    L'équipementier sportif allemand Adidas est mis en cause ce samedi sur les conditions de travail des Indonésiens fabriquant la tenue des bénévoles des Jeux olympiques de Londres, accusation prise "extrêmement au sérieux" par les organisateurs. C'est le moins qu'ils puissent faire...

    "Les ouvriers évoquent des salaires pitoyables, des objectifs de production déraisonnables, des horaires épouvantables et même des carrément des abus", ajoute le journal. Les ouvriers travaillent jusqu'à 65 heures par semaines pour des salaires de 42 centimes d'euro par heure.

    Un porte-parole du comité organisateur a déclaré "Nous accordons une grande importance à la dimension environnemental, sociale et éthiques dans nos choix de produits et services et nous prenons ces allégations extrêmement sérieusement". Heureusement, "Nous avons parlé avec Adidas et ils nous ont assuré qu'ils enquêtaient sur ces allégations, dont les conclusions seront rendues publiques", a-t-il ajouté. Avant ou après juillet 2012 ?

    Adidas, numéro deux mondial de l'équipement sportif derrière l'américain Nike, a des résultats (lire profits) qui sont très dépendants des grands événements sportifs mondiaux.

    La marque aux trois bandes avait été choisie en 2007 comme partenaire officiel pour les JO de Londres qui se dérouleront du 27 juillet au 12 août.

    Par canaille le rouge


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :