• La police évacue la place de la Bastille

    "Indignés" : la police évacue la place de la Bastille 

    Le millier de personnes qui s'était rassemblé dimanche place de la  Bastille à Paris pour protester, sur le modèle des "indignés"  espagnols contre "le chômage, la précarité et la corruption", ont été délogé violemment en début de soirée par la police.

    Sous les huées des manifestants, ils ont démonté peu avant 21h30 les  tentes qui y avaient été installées et fait descendre les jeunes qui  s'étaient juchés sur les marches de l'Opéra Bastille.

    Hier, un millier de personnes se sont regroupées, dans ambiance festive, place de la Bastille, à Paris, en soutien aux "indignados" la  Puerta del Sol à Madrid. Alors qu'une grande banderole portant "démocratie  réelle maintenant" était déployée au dessus des marches de  l'Opéra-Bastille, une autre déposée sur le parvis proclame "Paris,  réveille-toi", formant du même coup une sorte de no man's land entouré  par des jeunes écoutant les orateurs.

    "Les Espagnols nous donnent l'exemple, il faut aussi qu'on soit  là  pour les renforcer", a dit une responsable du mouvement au micro,   tandis que retentissait le slogan "Tous ensemble". Des jeunes de  plusieurs pays étaient présents, notamment des  étudiants grecs  brandissant une pancarte disant "Grèce générale" pour  protester contre  le programme d'austérité appliqué dans leur pays très  endetté et des  Britanniques. "Join the green side" ou "Spanish revolution", pouvait-on lire sur des T-shirts.

    Des slogans comme "Paris debout, soulève-toi" ont  été scandés par les quelques 800 manifestants selon les organisateurs,  sous la surveillance discrète des forces de l'ordre à quelques mètres de  la place. Les manifestants brandissaient également des  pancartes invitant la population au soulèvement comme "Mai 1968  demandait l'impossible, mai 2011 réalisera l'impossible" ou encore "Le  peuple uni, jamais il ne sera vaincu".

    "Il faut changer les structures économiques pour un  meilleur partage des ressources mondiales, car si on continue comme ça dans l'injustice et dans la misère, ça risque de mal se terminer", a  averti Chantal Piganau, une enseignante venue manifester pour la "Faim  de vivre en paix". "Le souverain c'est vous, ce n'est pas les élus qui  adoptent les directives européennes sans se poser de questions, encore  moins les dirigeants de la BCE (Banque centrale européenne, ndlr) et du  FMI que personne n'a élus", a lancé sous un tonnerre d'applaudissements  Céline Meneses, venue d'Espagne pour soutenir le mouvement.

    La mobilisation parisienne a débuté le 19 mai  faisant écho au mouvement de contestation spontané, né le 15 mai à la  Puerta del Sol à Madrid, les jeunes Espagnols exprimant leur ras-le-bol  face à la crise économique et au chômage, qui touche près de la moitié  de 25 ans.

    A lire :

    --> Témoignages d'"Indignés" de la première heure

    --> Les « indignés » font des émules

     

     

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