• La perversion de la finance

     La perversion de la finance

    Les financiers, dont le but originel était de créer un capital industriel, se sont fourvoyés. Le capital industriel a été ainsi détourné pour servir à la spéculation artificielle, c'est-à-dire à la création de valeurs qui ne sont plus indexées sur la production. Or l’argent gratuit, ça n’existe pas. Le financier ne prête pas pour investir et développer le tissu économique, il cherche à caser son excédent de profit pour s’attribuer une rente, elle-même, génératrice de profits. Les financiers spéculent même sur la dette des états. Les dettes sont devenues des titres comme les autres. Ainsi certaines banques se vendent et s’achètent les trous de gruyère plutôt que le gruyère. Ces dettes titrisées sont les fameux produits toxiques. Le financier, c'est-à-dire l’actionnaire n’est pas intéressé par la production. Le principal pour lui est que l’action monte même si ce processus doit s’accomplir au détriment du salariat et du développement. Le patron financier instaure des « comptabilités imaginaires » qui spéculent sur la remontée d’une action à l’annonce de plans sociaux ce qui relève de la perversion totale.

     
    Dans la logique du profit à outrance et coûte que coûte l’objectif est de générer du cash à court terme quitte à détruire le tissu productif que des générations et des générations avaient pris le soin de construire en repoussant le plus loin possible le désastre annoncé. En associant les « capitaines d’industrie » au capital financier par les stock-options, certains patrons ont même un intérêt... à ce que leur entreprise périclite  afin d’investir  dans des pays où le salarié est encore réduit à l’état d’esclave. Le désastre annoncé est à nos portes : la France compte cinq millions de précaires dont trois millions de chômeurs.

     CGT-Banque.jpg

     http://leherissonkipik.over-blog.com/article-la-perversion-de-la-finance-117613194.html


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