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  • "La Quête de l’Amour" : poésie, rock & improvisation.


    de : O.P.A
    jeudi 24 mars 2011 (12h52)


    O.P.A - La Quête de l’Amour - Improvisation par OPA-videos

    Yep !

    De nouvelles vidéos sont en ligne sur le dailymotion d’O.P.A... http://www.dailymotion.com/OPA-videos

    ... dont cette improvisation, captée le 12 mars dernier lors du festival "Femmes en têtes" au centre social de St Michel à Bordeaux. http://femmesentete.over-blog.com/

    Dédiée, entre autre, aux 15 sistas qui ont organisé cette journée en écho de la journée internationale de la femme, cette chanson ne parle pas de politique mais comme son nom l’indique d’Amour, cet Amour dont nous avons tant besoin dans ce monde brutal, cet Amour dont nous avons soif.

    Dédiée surtout à cette muse céleste qui hante les nuits du poète.

    Comprenne qui peut, apprécie qui veut...

    Une autre version de "La Quête de l’Amour" est disponible sur l’album "Live aux Tourelles", en écoute et libre téléchargement, comme sept autres albums, sur notre page Dogmazic :
    http://www.dogmazic.net/static.php?op=musiqueIndex.php&album=22896+-+Live+aux+Tourelles

    A suivre, le texte, toujours libre de droit.

    A diffuser autour de vous si l’envie est là.

    A vos côtés,

    l’Orchestre Poétique d’Avant-guerre - O.P.A
    http://www.myspace.com/orchestrepoetique/

    ***
    La Quête de l’Amour

    Bien sûr, à courir après le vent, nous ne pouvions imaginer les tours du château en feu.

    Bien sûr, à écorcher nos genoux sur les pierres de l’enfance, tout nous semblait léger et nous étions des Princes.

    Ah la Quête, à la Conquête de l’Amour !

    Au loin, tapie au creux de son donjon, la Princesse aux longs cheveux rêve de nos baisers et se languit de nous.

    Un jour, armés d’espoir et de courage, nous nous mettons en chemin pour trouver la fleur, la fleur nouvelle, la fleur ouverte, ce ventre neuf d’où renaître et étancher notre soif.

    Ainsi la Quête, la Conquête de l’Amour !

    Les filles de quinze ans vous prennent le cœur du bout des lèvres, l’effeuillent et l’éparpillent, l’œil aguicheur, et vous laissent pantois, la queue entre les jambes.

    Nous poursuivons la route, la soif grandissante, les tours du château à portée de vue, armés de courage, à l’affut de la fleur.

    Ainsi la Quête, la Conquête de l’Amour !

    Les filles de vingt ans vous prennent le cœur du bout des dents, l’arrachent et le transpercent, l’œil arrogant, et vous laissent perdus, le cul entre deux chaises.

    Car nous voilà rendus aux pieds du donjon. Et quel est donc ce souffle qui nous retient ? Et quel est donc ce souffle qui nous aspire ? Quel est donc ce souffle, aux pieds du donjon ?

    Ainsi la Quête, la Conquête de l’Amour !

    Gravir les marches, s’enivrer, se perdre dans les longs cheveux de la Princesse, mêler nos lèvres, plonger dans son ventre, cueillir la fleur, cela suffira-t-il pour étancher nos soifs ?

    Cela suffira-t-il pour renaître au temps béni où nous écorchions nos genoux sur les pierres de l’enfance ?

    Le temps béni où nous courrions après le vent sans pouvoir même imaginer les tours du château en feu.

    Tout semblait si léger et nous étions des Princes.

    Ah la Quête, à la Conquête de l’Amour !

    m. pour O.P.A

    Le 13 février 2011

    ***
    Texte diffusé sous Creative Commons
    http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr


    De : O.P.A


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  • BarbaraPortail de l'action des Elus et de la vie citoyenne

    Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
    Et tu marchais souriante
    Épanouie ravie ruisselante
    Sous la pluie
    Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest
    Et je t'ai croisée rue de Siam
    Tu souriais
    Et moi je souriais de même
    Rappelle-toi Barbara
    Toi que je ne connaissais pas
    Toi qui ne me connaissais pas
    Rappelle-toi
    Rappelle-toi quand même ce jour-là
    N'oublie pas
    Un homme sous un porche s'abritait
    Et il a crié ton nom
    Barbara
    Et tu as couru vers lui sous la pluie
    Ruisselante ravie épanouie
    Et tu t'es jetée dans ses bras
    Rappelle-toi cela Barbara
    Et ne m'en veux pas si je te tutoie
    Je dis tu a tous ceux que j'aime
    Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
    Je dis tu a tous ceux qui s'aiment
    Même si je ne les connais pas
    Rappelle-toi Barbara
    N'oublie pas
    Cette pluie sage et heureuse
    Sur ton visage heureux
    Sur cette ville heureuse
    Cette pluie sur la mer
    Sur l'arsenal
    Sur le bateau d'Ouessant
    Oh Barbara
    Quelle connerie la guerre
    Qu'es-tu devenue maintenant
    Sous cette pluie de fer
    De feu d'acier de sang
    Et celui qui te serrait dans ses bras
    Amoureusement
    Est-il mort disparu ou bien encore vivant
    Oh Barbara
    Il pleut sans cesse sur Brest
    Comme il pleuvait avant
    Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
    C'est une pluie de deuil terrible et désolée
    Ce n'est même plus l'orage
    De fer d'acier de sang
    Tout simplement des nuages
    Qui crèvent comme des chiens
    Des chiens qui disparaissent
    Au fil de l'eau sur Brest
    Et vont pourrir au loin
    Au loin très loin de Brest
    Dont il ne reste rien.


    Jacques Prévert

     


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  • "... Vous n'étoufferez pas le chant du renouveau !"

    Les soulèvements populaires de Tunisie, d'Egypte, d'Algérie ou du Moyen-Orient ont eu à faire face à une violence d'état, mais restent profondément responsables dans la détermination de leurs peuples à établir leur démocratie. La paix civile leur appartient.
    Face à ceux qui se veulent grands de la planète (Etats Unis, G8 ou G20, Europe...) et qui figurent le plus souvent comme les plus grands fauteurs de guerres, leurs exigences détonnent et incommodent. Leur appétit de liberté est grand, leur jeunesse prête à vivre, pourvu qu'ils échappent aux tutelles qui se trament en coulisses comme aux tentations religieuses qui ne manquent pas de profiter de ce nouveau terreau.
    Qu'on leur foute la paix avec les rengaines de vieux maîtres colons. Qu'on les aide à grandir, dignes et libres ! Ils ont plus besoin de notre respect que de l'expertise de nos "services d'ordre"...

     

     


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  • Les coups de cœur de notre chroniqueur. Chaque semaine, l'essentiel de l'actualité de la chanson pop-rock.

    Louis Bertignac

     

    Grizzly, ça c’est vraiment moi (chez Polydor)

    L’ex-guitariste de Téléphone a un côté ours. Il lui arrive ainsi de ne pas sortir de son home studio durant des jours tant il aime travailler jusqu’au moindre détail ses enregistrements. D’où le titre de son nouvel album Grizzly, (ça c’est vraiment moi). Un disque rempli de riffs rock qui vient bousculer un paysage musical où le rock ‘n roll a depuis longtemps presque disparu des radios-télés. Un retour à l’énergie donc pour Louis Bertignac, guitar hero made in France dont l’album regorge de solos spectaculaires. Il y a bien sûr le single 22 M2 qui tourne un peu partout, mais aussi l’excellent Fais pas mes malles, Le Grand ordinateur ou Frayer avec elle. Treize chansons dont les textes signés Boris Bergman, collent parfaitement à la voix relativement juvénile de Bertignac. A 57 ans, il retrouve une vigueur nouvelle, heureux de s’éclater à la guitare comme au bon vieux temps de feu Téléphone dont la reformation n’est toujours pas au programme, le chanteur-musicien étant bien plus excité à l’idée de son nouveau répertoire qu’il s’apprête maintenant à défendre sur scène. Un show où le Grizzly Bertignac promet de sortir ses grosses griffes rock et ça, c’est tout lui ! -> plus d'infos

    Tournée du 17/03au 8/10, dont 8 /06 à l’Olympia Paris.

     

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    Hubert-Félix Thiefaine


    Suppléments de mensonge (chez Sony Music/Columbia)

    Hubert-Félix Thiefaine possède un style unique reconnaissable entre tous où sa voix traînante et ses mots denses dessinent un univers fantasmatique, où l’amour la révolte et la folie ne sont jamais bien loin. Plus de cinq ans après son précédent opus, il revient avec Suppléments de mensong. Un album où le chanteur jurassien met à nu ses sentiments pour mieux faire part d’un parcours teinté d’une poésie flamboyante marquée par l’influence de Rimbaud, Baudelaire, Ferré ou Dylan. Trente cinq ans après ses débuts, Thiefaine a encore mille choses à nous dire galvanisé par une Fièvre résurrectionnelle qui continue de hanter l’œuvre mélancolique de l’auteur de La fille du coupeur de joints. Une fresque qui s’ouvre par une mélodie lumineuse au piano et aux violons (La ruelle des morts) et témoigne de la nostalgie de l’enfance : « on avait l’âge de nos fêlures et l’on était conquistadors » chante-t-il : « j’ai comme un bourdon qui résonne au clocher de ma nostalgie ». Magnifiquement produit, l’album réalisé par les ex-Valentin, Edith Fambuena et Jean-Louis Pierot, bénéficie de la participation de la Casa, Ludéal, JP Nataf, Dominique Dalcan, Aman Mélies. A l’ombre des rêves sombres d’Hubert-Félix Thiefaine on se laisse bercer par les paroles de chansons touffues aux titres littéraires, Trois poèmes pour Annabel Lee, Ta vamp orchidoclaste, Compartiment C voiture 293, Edward Hopper 1938. Autant de peintures musicales abstraites qui prouvent, une fois encore que le chanteur, 62 ans, est loin d’en avoir fini avec l’exploration de son monde intérieur éminemment créatif. -> plus d'infos

    Concert, 22/10 Paris-Bercy

     

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    Thomas Fersen


    Je suis au Paradis  (chez Tôt ou tard)                                  

    Depuis son premier album, Le bal des oiseaux, Thomas Fersen est à l’origine d’un univers onirique peuplé d’animaux et de drôles de personnages. Avec Je suis au paradis, son imagination s’envole un peu plus encore. Et voilà comment sont nées des chansons telle que Dracula, Barbe bleue, L’enfant sorcière, Les loups-garous, où il s’amuse à se faire peur pour mieux laisser libre cours à sa plume poétique aux contours faussement enfantins. Autant d’histoires qui sont  accompagnées d’un livret aux images façon romans populaires du 19ème siècle, dessinées par Christophe Blain. Une rêverie baroque telle que les aime Thomas Fersen dont les chansons ressemblent à des prénoms. Voici Mathieu ou encore Félix (Faure) Président de la République (1895-1899) dont la petite histoire veut qu’il soit mort dans les bras de sa maitresse, anecdote qui vaut ces paroles érotico-politiques à Fersen : «/Je suis centenaire, mais je suis encore vert/ Je jouis, je jouis, je jouis, c’est inouï /». Tout un petit monde à l’univers presque surréaliste d’un tendre dandy à la poésie joliment décalée. -> plus d'infos

    Tournée du 29/03 au 22/10, dont La Cigale (du 22/04 au 30/04)

     

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    Pigeon John

    Dragon Slayer (chez Discograph)                          

    Retour du MC de Los Angeles au capital sympathie indéniable et dont on aime la musique joyeuse et irrévérencieuse. Une pop acidulée, un hip-hop hors code que l’on retrouve dans le réjouissant album de Pigeon John Dragon Slayer, pour lequel le rappeur-styliste américain a utilisé pour la première fois de « vrais instruments ». Résultat, un univers plus mature qui n’hésite pas à se risquer sur le terrain d’une pop-rap décomplexée, qui ne se prend pas au sérieux. A l’image de The Bomb et son humeur bon enfant contagieuse qui se plait à faire la nique à la morosité ambiante grâce à un électro-beat irrésistible. -> plus d'infos

    Tournée à partir du 1er/04 dont La Maroquinerie (5/04) et Printemps de Bourges (23/04)

     

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    Ours


    El (chez Emi/Virgin)                                       

    Charles Souchon (second fils d’Alain), alias Ours poursuit sa route avec un album à la pop pastel. Après Mi, son premier enregistrement, voici El, les deux mots réunis formant le «Miel» d’Ours. Un registre tout en douceur emmené par le single Balancer. De Qui est qui ?, Chanson aux pommes, De guingois au titre Les Chocottes (avec son complice Lieutenant Nicholson  - Nicolas Voulzy, fil du  chanteur), il livre un répertoire cocooning attachant. A l’image de cet Ours rêveur et réservé, qui peu à peu se révèle et dont le nouvel opus devrait l’aider à enfin se faire un nom. -> plus d'infos

    Tournée à partir du 16/03, Café de la danse (18/03), Francofolies La Rochelle (12/07).

     

    Victor Hache


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  • Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne

     

    Nous sommes loin des paillettes de TF1 et consœurs, des hommages convenus fais par ceux-là même qui ont censuré Jean Ferrat. Ici à  St Georges-sur-la-Prée, dans le Cher, un village de 650 âmes, on n’a pas « troqué son col Mao pour une tenue plus libérale… » . Dans le foyer rural, à coté du musée de l’ocre, Vincent Faucheux, va chanter Ferrat ce samedi 12 mars 2011. La représentation de ce soir étant complète, une autre aura lieu le lendemain à 15 heures. Cet artiste, auteur, compositeur, interprète, instituteur est aussi le maire de cette commune depuis 2001.  Jean Ferrat a bercé toute son enfance, fils de communistes et communiste lui-même, il se reconnaît dans l’idéologie et les textes du chanteur populaire : « …adolescent j’écrivais des poèmes,  à 25 ans j’ai commencé à les mettre en musique, puis j’ai rencontré Etienne qui m’accompagne à la guitare depuis 20 ans …Ce soir, chanter Ferrat est un grand bonheur, son écriture belle, sincère est à la portée de tous, cela fait un an que je tiens à lui rendre cet hommage, j’ai été très affecté quand j’ai appris son décès…En 2008, après plusieurs échanges épistolaires, il m’avait encouragé pour un spectacle que je lui consacrais…» confie-t-il en se rendant au musée de l’ocre pour le vernissage d’un artiste mexicain sur l’art Aztèque. Pas un moment de répit avant d’être sur les planches à 20h30 : « …je jongle entre mes fonctions de maire, de professeur des écoles et la chanson… » dit-il en souriant. 

    La nuit a envahi St Georges, devant les portes du foyer l’on attend patiemment son tour pour s’acquitter des 10 euros qui seront remis au CCAS de la mairie. Dans la file d’attente, une dame s’exprime « Ferrat restera, ses mots c’est nous, c’est nos enfants … »  Les deux cent sièges sont tous occupés, la lumière s’éteint, le rideau s’ouvre. Place à l’œuvre de Jean Ferrat, pas de fioritures, pas de show lumière, juste une voix, la guitare d’Etienne et la jeune flûtiste Mélanie. Vincent n’imite pas Ferrat, il l’interprète avec la même sincérité. L’émotion est bien présente et  la fin de chaque titre est ponctuée par une salve d’applaudissements. La première partie de la soirée est consacrée à des poèmes chantés d’Aragon, Apollinaire, Leprestre et Nerval que Ferrat a mis en musique puis après un bref entract, le trio entame les chansons écrites et composées par Ferrat. La salle est transportée par la voix de Vincent. Quand la jeune flûtiste Mélanie Miolin entame seule  « C’est la vie », le public l’accompagne dans un doux murmure, puis s’enchaînent rappels sur rappels. Il est 23 heures, tout le monde est debout. Vincent termine par cette petite phrase : « ce soir, il y avait un petit bout de Ferrat parmi nous, merci… »  

    Un hommage simple mais au combien proche de ce que représente Jean Ferrat dans nos cœurs. Bravo l’artiste ! 

    Didier Delaine, correspondant de l'Humanité.fr


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  • Dimanche 13 mars, cela fera un an que Jean Ferrat est mort. A Entraigues, le petit village d'Ardèche où il a vécu très discrètement depuis plusieurs années, les habitants se souviennent.

     

    A l’ombre bleue du figuier, au grand soleil d ’été qui courbe la Provence 

    Des genets de Bretagne aux bruyères d’Ardèche

    Quelque chose dans l’ air a cette transparence

    Et ce gout du bonheur qui rend ma lèvre séche  

    Jean Ferrat était un artiste engagé, au service de tous les combats pour la fraternité, la révolte. C’était également un poète fou d'Aragon, qu'il a interprété avec talent.

    Il fut l'auteur-interprète et compositeur de quelque 200 chansons.

    Entre autres, mais Ferrat, c’est aussi Potemkine, Nuits et brouillards, Ma France, Ma môme, c’est cette inscription dans la France ouvrière, la révolte consciente et maîtrisée, l’appel à la révolution, le courage poétique. C’est une voix digne et fière, celle des humbles et des modestes, des fusillés de la Communes, des Déportés, des vaincus de l’Histoire, la promesse majeure de la revanche.

    Ferrat chante la France et l’universel, il est l’espoir du peuple et des peuples. C’est LE poète qui chante le monde et le change.

    Né le 26 décembre 1930 à Vaucresson dans les Hauts-de-Seine, Jean Ferrat, né Jean Tenenbaum, a 11 ans lorsque son père, juif émigré de Russie, est déporté, à Auschwitz d'où il n'est jamais revenu. L'enfant est sauvé grâce à des militants communistes, ce qu'il n'oubliera jamais. Issu d'un milieu modeste, il a commencé à travailler à l'âge de 15 ans.

    . Chanteur engagé à l’esprit libre. Il écrit ses propres textes et met en musique ceux de ses paroliers ou amis poètes. Dès ses débuts, il oriente son inspiration dans deux directions : l’engagement social et la poésie

    Après avoir écrit la musique des "Yeux d'Elsa" en 1956 pour André Claveau, il chante régulièrement à "La Colombe", puis fait sa première grande scène à l'Alhambra en 1961 où il triomphe avec "Ma Môme", et "Deux enfants au soleil". Rapidement, Jean Ferrat choisit d'interpréter des textes plus engagés, comme "Nuit et brouillard" (1963), non diffusée par les radios, puis "Potemkine" (1965), interdite d'antenne.

    A la scène, qu'il quitte après un passage au Palais des sports en 1972, il préfère son Ardèche d'adoption, qui lui inspire "La Montagne", l'un de ses plus grands succès.

    En 1974 et 1995, Jean Ferrat consacre avec succès deux albums à Louis Aragon dont il met les textes en musique ("Que serais-je sans toi ?", "Heureux celui qui meurt d'aimer").

     


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  • Pourquoi y a-t-il des saisons?

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    Soleil et effet de serre, rayonnement solaire, ozone, gaz à effet de serre, albédo, révolution de la Terre, rotondité...

    Le CNRS propose sur son site une animation pédagogique qui explique le fonctionnement de la complexe machine climatique. Un site pour les plus petits comme pour les plus grands. www.cnrs.fr


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  • Dernier hommage à Annie Girardot

     

    Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne Alain Delon, Mireille Darc, Jean-Paul Belmondo, mais aussi des centaines d'anonymes ont rendu hommage ce vendredi matin à Annie Girardot, dont les obsèques ont été célébrées à Paris en l'église Saint-Roch, la paroisse parisienne des artistes (Ie arrondissement).


    Des applaudissements nourris de centaines de personnes ont salué l'entrée du cercueil dans l'église où un grand coeur de roses rouges avec la mention "Vive la vie", signé de Giulia, sa fille, Lola et Renato, ses petits-enfants, avait été disposé. Claude Lelouch, Jane Birkin, Bertrand Blier, Gérard Darmon, Jack Lang, Line Renaud ou encore le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, faisaient partie de l'assistance. Une gerbe de fleurs d'Isabelle Adjani était dédiée à sa "maman-cinéma inoubliable".

    Pendant la bénédiction, Claude Lelouch a demandé une "standing ovation" pour "le film qu'Annie est déjà en train de tourner avec le Grand Metteur en Scène". Des applaudissements nourris ont alors résonné pendant de longues minutes dans l'église. Devant les grilles, des anonymes évoquaient l'actrice disparue. Venue de Belgique, Marie Aviles témoignait: "Annie est le symbole de la générosité. Je l'ai rencontrée au théâtre et on est devenue amies, ça me fait rigoler de voir les gens qui sont là aujourd'hui, ceux qui l'ont laissé tomber à part Lelouch". Pour une autre femme, Sylvie Anglade, "c'était une actrice fabuleuse, généreuse qui pouvait aussi bien faire rire qu'émouvoir, elle était le symbole de la femme libre et moderne, victime de sa générosité peut-être". L'actrice française devait être inhumée vendredi après-midi au cimetière du Père Lachaise.

    L'annonce de son décès, lundi à 79 ans, a provoqué une vive émotion populaire et plongé le cinéma français dans la tristesse, bien que la comédienne fût déjà hors du monde depuis plusieurs années, emportée dans les brumes de son Alzheimer. L'actrice qui débuta dans le drame avec "Rocco et ses Frères" pour triompher dans la comédie des années 70 et tourner plus de 120 films, est décédée à l'hôpital Lariboisière à Paris.

    Pour le grand public, la dernière apparition mémorable de cette actrice vive, à la voix rauque et aux taches de rousseur, remontait à 1996: une apparition poignante, le visage baigné de larmes, à l'occasion de son César du meilleur second rôle féminin dans "Les Misérables", de Claude Lelouch. Bouleversée, la salle entière s'était levée pour lui rendre un long hommage.

    • A voir: la cérémonie des César 1996

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     A voir: son témoignage sur la maladie d'Alzheimer

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    • A voir, pour le plaisir, Girardo Noiret dans Tendre poulet

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  • Les 140 ans de La commune de Paris par la Cie Jolie Môme :

     mardi 1er mars 2011

    Article proposé par Compagnie jolie Môme

     140ème anniversaire de La Commune de Paris, 18 mars 1871, le peuple de Paris se soulève et proclame la Commune de Paris :
    Séparation de l’Eglise et de l’Etat, suppression de l’armée permanente au profit de l’armée du peuple, école laïque gratuite et obligatoire, coopérative ouvrière, droit de vote des étrangers, droits des femmes, élus révocables, réquisition des logements inoccupés...

    Alors que reste-t-il de notre histoire ? Que reste-t-il de notre première révolution ouvrière ?

    Le souvenir des 40 000 morts et 30 000 déportés ? Peut-être
    L’émancipation des femmes ? Un peu
    La démocratie authentique ? Trop peu
    L’autogestion ? Très peu
    Le rejet des exclusions et des inégalités ? Si peu
    La participation des masses au pouvoir ? Pas du tout
    L’envie de tout recommencer ? A la folie !!!

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    140 ans jour pour jour après le début de La Commune :
    La Compagnie Jolie Môme joue son spectacle Barricade,
    du 18 mars au 10 avril 2011,

    Jeudi, vendredi, samedi à 20h30, dimanche à 16h
    Théâtre La Belle Etoile
    14 rue Saint-Just, La Plaine, Saint-Denis M° Porte de La chapelle ou Rer B La Plaine Stade de France Bus 153-302 arrêt Eglise de La Plaine
    Réservations au 01 49 98 39 20 Tarifs 18 et 10 euros

    Restauration légère sur place. Expos de Carine Boeuf et de Christian Schweyer.

    http://www.cie-joliemome.org/Barricade

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  • Conversation littéraire au Casino de Paris

    Lecture

     

    A l'occasion des 20 ans de la disparition de Serge Gainsbourg, nous avons fouillé dans nos archives et retrouvé cette "conversation littéraire" avec notre journaliste, Jean-Pierre Léonardini, réalisée en octobre 1985 pendant la série de concerts de "l'Homme à la tête de choux" au Casino de Paris

     

    Il préfère le dix-neuvième siècle, la fin du « Dernier des Mohicans» lui a tiré des larmes et il guette l'arrivée des « nouveaux lascars » .

    A la ville comme à la scène, il avance légèrement vacillant mais ferme sur ses bases. L'ironie du sort, et la ténacité de l'homme, ont récemment métamorphosé en coqueluche nationale ce timide contrarié (comme on le dirait d'un gaucher) cet introverti à tourments qui passa longtemps pour la plus parfaite incarnation de l'intellectuel à migraines fourvoyé dans le music-hall. Voilà que sans avoir renoncé d'un pouce à l'exigence artistique, Serge Gainsbourg, « à cinquante-sept balais », est rejoint et choyé par un public vert, qui n'était pas encore né lorsqu'il chantait, mezza-voce, « Quand mon six-­trente-cinq me fait les yeux doux ».

    Il y a pas mal de temps que nous avions en projet de parler littérature avec cet excellent manieur de mots, fertile en paradoxes et fines sentences. N'est-il pas entré chez Gallimard, en jaquette noire, s'il vous plait, avec « Ev­gueni Sokolov», singulier petit roman, désormais en « Folio »

    On ne s'étonne pas qu'il revendique d'emblée une vieille affection pour Joris-Karl Huysmans, dont « A rebours » met en jeu un sombre héros fin de siècle, des Esseintes, s'attachant à cultiver des sensations inédites ...

    « J'ai découvert Huysmans au lycée Condorcet, après « Adolphe» de Benja­min Constant et « Madame Bovary » de Flaubert. J'ai eu le goût de lire-tout gamin. J'allais à j'école pas loin d'ici, à cent mètres du Casino de Paris, près du square de la Trinité. Regardez sur cette photo (culottes courtes, cheveu sage et regard docile, NDLR) je tiens un manuel de « Leçons de choses» à la main. J'étais un très bon élève.

    « Mes premières évasions je les dois aux contes : Perrault, Grimm, Andersen, puis Kipling et Fenimore Cooper. J'ai pleuré aux dernières pages du « Dernier des Mohicans ». Chez les Russes c'est Gorki que je préfère. Très hard. J'ai rencontré Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe au moment où j'attaquais ma formation de peintre. Dans le dessin j'avais la facture de Rodin ... Mais ceci est une autre histoire ...

    « Donc, Huysmans. Chez lui j'apprécie la froideur esthétique presque inhumaine. Plus tard j'ai retrouvé cela chez Nabokov. La fin de « Lolita » ...

    «Ma voiture épuisée est en piteux état. La dernière étape est la plus dure. Dans l'herbe d'un fossé je mourrai, Lo­lita. Et tout le reste est littérature. »

    « Je voulais en faire une chanson, mais l'éditeur qui avait cédé les droits à Kubrick pour son film avec James Ma­son n'a pas voulu.

    « Je suis à l'âge où on relit. Je ne  peux plus marcher qu'en flash-back. On m'envoie souvent des livres dédicacés. J'arrache la page de dédicace et je jette le bouquin. J'ai une fabuleuse collection de dédicaces. Si vous écrivez ça, ils ne vont plus rien m'envoyer.  

    « J'ai l'impression qu'en ce moment c'est sinon le désert, du moins le manque dans toutes les disciplines. Ils vont sûrement venir les nouveaux lascars à grosse pointure mais j'estime qu'ils tardent. En revanche, je trouve formidable le projet de la pyra­mide de verre du Louvre. Il faudrait y installer la Victoire de Samothrace, à l'intérieur. Qu'on la voit de très loin.

    « Les surréalistes : Péret, Tzara, Bre­ton…, ont beaucoup compté pour moi. Et Picabia, le peintre, dont je goûte les aphorismes. Ecoutez ça : « Moi je me suis déguisé en homme pour n'être rien» et encore, «Spinoza est le seul qui n'ait pas lu Spinoza ». Pas mal ! non ?  

    « En poésie, Rimbaud, encore et tou­jours. Je relis sans arrêt, dans la Pléiade, le « Journal de l'année de la peste », de Daniel Defoe, le premier constat journa­listique de l'histoire de la littérature.

    « Après la tournée, j'écrirai un livre pour Gallimard. Cela s'intitulera « Jour­nal fictif» ou peut-être « Les techniques de l'amour ».

    « Mon siècle d'élection, c'est le dix-­neuvième. J’ai l'esprit poétique. Je n'ai pas du tout la tête mathématique sauf quand les mathématiques confinent à la plus haute poésie. A manier avec délicatesse ; ces merveilleux calculs nous ont valu la bombe atomique. Dur.

    « Je ne suis pas bibliophile mais je tiens comme à la prunelle de mes yeux à une édition originale de « Madame Bo­vary ». Je ne prête jamais mes livres.

    « En peinture je ne suis pas collectionneur. Je claque mon fric au jour le jour, mais je possède un, délicieux petit dessin de Paul Klee, qu'il avait baptisé « Mauvaises nouvelles des étoiles, ». Je lui ai piqué le titre pour un disque. J'ai aussi un dessin de Dali, de sa grande époque des années trente, Il me semblait lire, en bas à droite, en pattes de mouche : « La chasse aus papillons » mais Je n'étais pas sûr. Je vais voir Dali à l’hôtel Meurice, avec une photo de l'œuvre. lI me l'arrache des mains et s'écrie « Mais, c'est la chasse aux papillons! » Merci pour le certificat d'authenticité.

    « Il y a un génie de la peinture vivant. C'est Francis Bacon. Un jour, à Londres, il m'a dédicacé un billet de Cent balles. Celui-là, je l'ai pas brûlé.

    Article paru dans l'Humanité du 7 octobre 1985 

    Recueilli par Jean-Pierre Léonardini


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  • Les coups de cœur de notre chroniqueur. Chaque semaine, l'essentiel de l'actualité de la chanson pop-rock.

    Axelle Red

     Lecture

    Un cœur comme le mien (chez Naïve)

    Axelle Red sortira son nouvel album Un cœur comme le mien le 4 avril chez Naïve, sa nouvelle maison de disques. Coréalisé avec Mark Plati (Bowie, Bashung) et enregistré aux Etats-Unis, dans un studio-église non loin de Woodstock, l’album contient 13 nouvelles chansons aux ambiances de country, de soul et de folk. A l’image de l’excellent morceau La Claque qui  ouvre l’album. Un opus qui permet à la chanteuse belge de se plonger au cœur de cette musique « americana » grâce  à des compositions  écrites par elle, pour la première  fois à la guitare et non pas au piano comme elle en avait l’habitude. Un album dont les textes sont signés par Christophe Miossec, Florent Marchet, Gérard Manset, Ben Mazué ainsi que par Axelle Red. A noter deux duos avec Christophe Miossec et Stephan Eicher et une reprise, Melocoton de Colette Magny.

     

    Axelle Red sera sur scène le 19 mai au New-Morning et au Casino de Paris le 28 novembre 2011.

     

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    PJ Harvey

    Let England Shake (chez Island/AZ universal)

    Quatre ans après White Chalk , PJ Harvey revient avec Let England Shake. Un album plutôt sombre où se dessine une pop dense et magnétique dans lequel la chanteuse anglaise évoque le thème de la guerre et donne sa vision du chaos du monde. Un disque à caractère « politique » imaginé par Polly Jean Harvey qui a souhaité cependant être plus dans une démarche poétique que protestataire : "j’ai d’avantage regardé vers l’extérieur" dit la chanteuse qui nous avait habitués à plus d’introspection : «"Il ne s’agissait pas uniquement de regarder l’Angleterre, mais aussi ce qui se passait dans le monde et dans l’actualité internationale. Je chante en tant qu’être humain affecté par la politique". La chanteuse jette ainsi un regard critique sur son pays, à l’image des paroles de  la chanson qui donne son titre à l’opus : "L’occident s’est endormi. Que tremble l’Angleterre/submergée par les morts silencieux". Ou encore dans England : "Je vis et je meurs/à travers l’Angleterre/Cela laisse/de la tristesse/Cela laisse un goût/un gout amer".

     

    PJ Harvey sera sur scène en France le 3 juillet à Arras (62) dans le cadre du festival Main Square.

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    Selah Sue


    Raggamuffin (chez Because music)

    Elle appartient à a cette génération d’artistes sans complexe, pour qui la musique ne connait pas de frontière. Selah Sue, 21 ans, s’apprête à sortir (7 mars)  son premier album éponyme chez Because music. Soit 12 chansons où sa voix « black » explore tous les styles, de la soul à la funk en passant par le reggae. Un album où l’on sent l’influence de ses idoles, Lauryn Hill, Eryka Badu ou Bob Marley qui oscille entre ballades (Mommy) et hip-hop électro (Crazy Vibes). La jeune chanteuse belge que l’on a déjà vue en première partie des concerts de Prince ou de Patrice s’est imposée avec son single Raggamuffin qui a fait le tour du web avec plus d’un million de vues. Nous, on aime également le très beau duo Please avec la star américaine Cee-Lo Gren. Mortel !

     

    En concert, à la Cigale, le 7 avril

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    Tahiti 80


    The Past, the Present & the Possible (chez Human Sounds/Discograph)   

    Pour envisager les champs du possible, il faut savoir ne pas oublier le passé afin de  mieux vivre  le présent. Telle pourrait être la philosophie de Tahiti 80. Le groupe rouennais résume sa pensée avec un nouvel  album « The Past, the Present & the Possible ». Soit une pop élégante mêlée de subtils arrangements électro. Un opus qui continue d’explorer le fameux « songwriting » cher au groupe désormais composé de six musiciens. On s’en convainc avec les très réjouissants morceaux Darlin’ (Adam & Eve song) et  Easy auxquels succèdent neuf autres titres aux bidouillages électro-pop rehaussés de boites à rythmes et de voix planantes.

    Le début d’une nouvelle ère pour Tahiti 80 que l’on retrouvera au Bataclan le 7 avril et à Tourcoing (59)  le 16 avril au Grand Mix.

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    Têtes Raides


    Emma (chez Tôt ou tard)

    Têtes Raides vient de faire paraître un album que nous avons largement évoqué dans nos colonnes. Un opus en forme de L’An Demain qui chantent auquel avait tenu à participer Jeanne Moreau. On la retrouve ici dans Emma en duo avec Christian Olivier. (vidéo sur Dailymotion). Un clip aux images en noir et blanc : magnifique !

    Plus d'infos, cliquez ici

    Victor Hache


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