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    Et puis aussi pour le plaisir ou la découverte :

     

     Claude Vinci

     

    Né en 1932 dans village du nord de l'Indre. Son père était maître d'école de la classe unique. Sa biographie indique que "Il a traîné très tôt ses fesses au fond de la classe, à tel point que ses parents, aux alentours de ses trois ans, ont découvert qu'il savait lire, écrire et compter sans qu'il eut vraiment appris".

    Études secondaires au Lycée Giraudoux de Châteauroux et football à la Berrichonne (gardien de but).

    Claude aura été de tous les combats du 20ème siècle jusqu'à cette entrée dans le 21ème. Communiste, syndicaliste : Il a connu la guerre de 39-45 où il fait la connaissance de la poésie clandestine de Paul Éluard (notamment Liberté), mais surtout le maquis.  Il "commence" comme Résistant dès l'âge de 16 ans, Pacifiste et internationaliste : jusqu'à la fin de ses jours il sera un soutien indéfectible de la cause palestinienne,

    Les "idoles" de ses passions sont alors Yves Montand pour la chanson, cinéma, théâtre et poésie et René Vignal pour le football.


    En 1951, il "monte à Paris" pour faire ses études.

     

    Claude Vinci, ingénieur diplômé de l'école des Arts et métiers, footballeur tenté un temps par la carrière professionnelle.

     

    Il choisit la chanson plutôt que le football et fait ses games dans tous les cabarets Rive Gauche de l'époque : L'Écluse, L'échelle de Jacob, La Colombe, Le Cheval d'or, Le Port du Salut...

     

    C'est en 1956, que rappelé en Algérie, il déserte l'armée française en Algérie, combat au côté du FLN.  Il sera en Algérie "moudjahidine d’honneur".

     

    En 1963, il enregistre son premier album chez Philips "Claude Vinci chante Paul Éluard", préfacé par Montand et orchestré par François Rauber. En 1964 et 1965 c'est la sortie de deux nouveaux albums chez Philips "Vingt ans déjà" qui se vend à plus de 80.000 exemplaires. En 1966, il passe du Cabaret au récital.

     

    De 1967 à 1972, il enregistre 4 albums : Chanson pour vivre, Chanson de la Grande Patience, Je revendique et Faire le point.

     

    Ses biographe poursuivent "En 1984, il décide de souffler et d'abandonner momentanément la chanson. Il travaille sur un film en Italie dont il écrit le scénario et les dialogues avec et pour Monica Vitti La chanson d'Orlanda et de Orlando Furioso. Il écrit également l'adaptation littéraire pas publiée.

     

    Il retourne à la chanson avec un album en 1993 "Racines".

     

    Il a écrit le récit de sa vie dans plusieurs titres :   La trop courte vie d'Adrien en 1995, Les portes de Fer en 2003 aux éditions Le temps des cerises.

     

    Pour cadrer l'homme, un texte : Claude Vinci, pour le Bureau National du Syndicat Français des Artistes Interprètes CGT , paru en 1976 dans Le Peuple, (toujours organe officiel de la CGT). Cet article revient sur le problème posé par la gratuité des prestations des chanteurs “militants” lors des galas de solidarité organisés par des organisations syndicales. Ce texte fit alors débat mais c'est justement son but et dans nos luttes du moment ne garde-t-il pas une importance certaine ?

    Par canaille le rouge

     

    « Chanson, Chanson militante, Militantisme »2.

    Quand on voit un chanteur en scène, même pour un tour de chant long, de deux heures par exemple, sa prestation semble très souvent facile et on peut avoir l’impression que quiconque en ferait autant. Elle est normale cette apparence de facilité, et elle doit être la marque de ce qu’on appelle « le talent ».

    Mais-a-t-on pensé à ce qu’est « le talent » ? Serait-ce un don acquis à la naissance, par hérédité ? Aurions-nous, en naissant, un gène spécifique qui fasse de nous un artiste, un chanteur ? Certainement pas. C’est tout un contexte familial, social, d’éducation qui fait qu’à un moment donné nous accrochions pour les arts, pour un art, que « nous sentions la vocation ». Et c’est ce qui explique que, parmi les artistes, il n’y en ait certainement pas plus de 2% d’origine ouvrière et petite paysanne, tous les autres étant, à très grande majorité, d’origine petite bourgeoise.

    Si avoir « la vocation », « le talent », c’est nécessaire, c’est loin d’être suffisant. Il faut surtout le travail. Des heures et des heures, des semaines, des mois, des années de travail sur toute une carrière, passés en cours de chant, de musique, d’art dramatique, de danse, de mîme, d’expression corporelle qui coûtent fort cher. C’est être à peu près au courant de tout ce qui se fait, se recherche dans les domaines de la poésie, de la littérature, de la musique, du cinéma, de la télé, de la peinture, etc… C’est être dans la vie et non pas dans une tour d’ivoire sclérosante, pour accumuler un matériau solide qui sera transformé en chansons. Ce sont des heures, des semaines, des mois parfois pour mettre au point l’écriture de ces chansons, trouver la forme la plus apte, le vers le mieux tourné, le mot le plus précis, la musique, note par note quelquefois, la mieux mariée au texte. C’est, pour celui qui n’est qu’interprète, la recherche de ses chansons, de nouveaux auteurs, le choix, le travail souvent avec une équipe d’auteurs et de compositeurs.

    Et une fois ces chansons écrites ou choisies, combien d’heures de mise au point, de répétitions qui ne fourniront d’ailleurs que l’ossature de l’interprétation qui va s’améliorer, s’enrichir au contact du public.

    Encore faut-il pouvoir le contacter, ce public ! Et combien d’heures sont encore passées là en démarches, en prospection pour avoir des engagements, pour pouvoir enfin exercer ce métier, son métier.

    Aussi, un tour de chant qui semble facile – et c’est heureux – représente en définitive une somme incalculable d’investissements intellectuels non rémunérés, qui coûtent même, sans parler des investissements matériels nécessaires : une voiture et pas n’importe laquelle quand un chanteur fait entre 50 et 100 000 kilomètres par an avec souvent des étapes de 8 à 900 kilomètres, une sonorisation pour fournir le meilleur travail possible, des instruments de musique, etc…

    Tout cela, ajouté à la totale insécurité d’emploi, explique que le cachet d’un chanteur, même débutant, puisse paraître élevé, voire exorbitant, comparativement au salaire quotidien moyen d’autres travailleurs. Et pourtant, il est loin de correspondre, dans de très nombreux cas, à ce qu’il faut pour vivre à peu près décemment, à la disponibilité à son métier 24 heures sur 24, le professionnalisme donc, étant indispensable, ce qui n’a rien de discriminatoire pour les amateurs puisque dans notre pays où rien n’est organisé pour notre formation, tout professionnel vient des rangs amateurs.

    Il est donc anormal de demander à un chanteur de chanter gratuitement, même pour un gala de solidarité à une grande cause avec laquelle ce chanteur est en plein accord.

    Bien sûr, certains chanteurs véhiculent l’idéologie progressiste et se mettent ainsi directement aux côtés de la classe ouvrière, s’intègrent même à la lutte contre l’exploitation capitaliste, au niveau idéologique. On peut alors considérer que leur tour de chant est un acte militant. Cela est certainement vrai, mais dans un sens seulement, car si cela était pleinement vrai, ce serait admettre que la révolution peut se faire par la culture artistique. On sait bien que cela est en grande partie faux et que la chanson, comme tout art, n’est qu’une aide (elle n’est pas que cela) à une prise de conscience de la nécessité d’autre chose, une aide importante oui, mais une aide seulement.

    Et pourquoi un tour de chant serait-il plus militant dans un gala de solidarité où tous les spectateurs sont militants eux aussi et donc convaincus, que dans une représentation « normale » devant le tout-public dont une grande partie n’est pas forcément acquise aux idées exprimées ? Ne serait-ce pas plutôt dans ce second cas que le tour de chant est le plus militant ?

    Alors, chacun de nos tours de chant pourrait être considéré effectivement comme un acte militant, ne se faisant pas payer puisque militant ; mais quand et comment allons-nous gagner notre vie, quand et comment allons-nous amortir les investissements intellectuels et matériels que nous sommes obligés de faire constamment et sans lesquels il ne peut pas y avoir de tour de chant ? Nous préférons dire et nous sommes convaincus d’avoir raison parce que nous l’avons beaucoup vécu et y avons beaucoup réfléchi : « notre militantisme, le vrai, le fondamental, est ailleurs et quand nous montons sur une scène pour chanter, c’est avant tout notre métier que nous exerçons et c’est un travail pour lequel nous avons investi et cela nécessite un salaire ».

    Le problème se présenterait de manière totalement différente si nous étions des salariés « normaux », avec un salaire régulier et garanti. Mais tel n’est pas le cas ; nous ne sommes que des salariés intermittents à employeurs multiples.

    Aussi, nous pensons qu’il est tout à fait justifié que toute prestation artistique de notre part, tout tour de chant, tout travail donc, fasse l’objet d’un salaire. Celui-ci peut subir des variations selon les cas, être même reversé intégralement à l’organisateur, ça n’est plus alors qu’un problème d’appréciation personnelle mais il y a le principe reconnu de salaire.

    C’est qu’au salaire et au salaire seul, se greffe tous les droits sociaux qui dans nos professions, comme dans les autres, ne sont que des acquis des luttes syndicales.

    Cela veut dire que, quand nous faisons un gala gratuit, il ne peut pas y avoir de cotisations, donc pas de couverture en ce qui concerne la Sécurité sociale, les allocations familiales et les accidents du travail (et cela peut être grave, dramatique et c’est déjà arrivé, en cas d’accident sur le chemin ou la scène du gala), pas de cotisations à notre Caisse Congés Spectacles, nos congés payés, pas de cotisations ASSEDIC (et il y a plus de 80% de chômage dans nos professions), pas de cotisations retraite Sécurité sociale et retraite complémentaire. Pourquoi n’aurions nous pas droit, nous aussi, à bénéficier complètement de ces conquêtes syndicales à l’obtention desquelles notre propre syndicat, par son affiliation à la CGT et par ses luttes spécifiques, a participé ?

    La solution ? Il n’est pas question pour nous de nous opposer à ces galas de solidarité, de soutien, à ces galas « militants » qui risquent même d’augmenter avec les luttes sociales et politiques. Nous sommes partie prenante. Nous voulons nous y intégrer et en chantant aussi puisque cela peut aider les luttes, nos luttes communes.

    Mais cela ne peut se faire au détriment de notre métier ; cela ne peut aller à l’encontre des acquis des luttes communes et spécifiques ; sinon il faudrait bientôt penser à organiser aussi de nombreux galas de soutien aux chanteurs participant gratuitement à des galas de soutien. Il faut qu’un organisme possesseur d’une licence légale d’entrepreneur de spectacles, assurant ainsi toutes les cotisations sociales, puisse prendre en charge le financement de ces galas « militants ».

    Claude Vinci, pour le Bureau National du Syndicat Français des Artistes Interprètes CGT, 1976.


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  • Gérard Rinaldi vient de décéder... Et ça me rend bien triste. Les Charlots, c'est un peu de l'enfance de beaucoup non ?

    Allez, un bon moment à passer que je dédie à M. Hugues-Arnaud Mayer parce que le mauvais esprit, c'est vraiment pas mon truc !


     Par Bruno Roume

     


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  • Louis ARAGON (1897-1982)


    Nous célébrerons cette année le trentième anniversaire de sa disparition. 


    Il était un poète appartenant au mouvement "surréaliste", il était également connu pour son engagement au sein du Parti Communiste Français de 1927 à sa mort, et dirigeant du parti.

     

    On retient de lui une oeuvre considérable, comme des recueils de poèmes (Le Roman inachevé, Les Yeux d'Elsa, ...) et des romans comme Le Paysan de Paris.

     

    Nombre de ses oeuvres ont été mises en musique par Jean Ferrat (Hereux celui qui meurt d'aimer, Un jour un jour, Aimer à perdre la raison, Que serais-je sans toi), Marc Ogeret, mais aussi Léo Ferré avec le poème qui suit, Strophes pour se souvenir. Il s'agit d'un hommage aux résistants étrangers du groupe Manouchian, qui sont morts pour la France.

     

     

    Strophes pour se souvenir

    (1955)

     

    Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes

    Ni l'orgue ni la prière aux agonisants

    Onze ans déjà que cela passe vite onze ans

    Vous vous étiez servi simplement de vos armes

    La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

     

    Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes

    Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants

    L'affiche qui semblait une tache de sang

    Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles

    Y cherchait un effet de peur sur les passants

     

    Nul ne semblait vous voir français de préférence

    Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant

    Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants

    Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

    Et les mornes matins en étaient différents

     

    Tout avait la couleur uniforme du givre

    À la fin février pour vos derniers moments

    Et c'est alors que l'un de vous dit calmement

     

    Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre

    Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

     

    Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses

    Adieu la vie adieu la lumière et le vent

    Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent

    Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses

    Quand tout sera fini plus tard en Erivan

     

    Un grand soleil d'hiver éclaire la colline

    Que la nature est belle et que le coeur me fend

    La justice viendra sur nos pas triomphants

    Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline

    Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

     

    Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent

    Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps

    Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant

    Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir

    Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

     

    Louis Aragon, Le Roman Inachevé


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  • Un film de Gilles Perret

    production La vaka
    et la cinémathèque des Pays de Savoie et de l'Ain

    Ce film commence par une histoire locale et finit par raconter la grande histoire sociale française !


    De la naissance de l'électrométallurgie, en passant par les grands travaux des Alpes et la mutation de l'industrie, jusqu'au déploiement de l'industrie touristique, c'est l'histoire ouvrière en général que racontent les hommes rencontrés par Gilles Perret.


    Dignes et lucides, ils se souviennent de ce qu'ils furent et témoignent de ce qu'ils sont devenus dans la mondialisation.

    De mémoires d’ouvriers

    Sortie nationale le 29 février 2012

    De mémoires d'ouvriers - Synopsis

    De l'évocation de la fusillade de Cluses (1904) où les patrons tirèrent sur les ouvriers grévistes au témoignage d'un ouvrier d'aujourd'hui à l'usine de La Bâthie, le film de Gilles Perret, utilisant les images d'archives de la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l'Ain, construit la mémoire des ouvriers des montagnes de Savoie.


    Il fait vivre ses interlocuteurs d'aujourd'hui (ouvriers de la métallurgie, ouvriers-paysans en retraite, prêtre-ouvrier, ouvriers du bâtiment, syndicalistes, cadres d'entreprise, historiens) par la saveur, l'émotion, le naturel de leur parole qu'il intègre à l'espace et aux gestes de leur vie.


    Il confronte avec sympathie leurs souvenirs avec des images d'archives qui restituent la vie ordinaire des ouvriers d'autrefois, à l'usine, au chantier, à la campagne, une vie qui n'est pas dite par des mots.


    En passant de l'activité industrielle suivie par les grands travaux des Alpes, puis par la construction des stations de ski qui voit l'économie de service supplanter l'économie de production, c'est aussi l'histoire économique du dernier siècle qui est racontée. Sur fond de rapports sociaux plus ou moins favorables à la classe ouvrière, ce sont des hommes droits et lucides qui expriment leurs souvenirs.


    Au-delà du seul territoire savoyard, le film atteste sans nostalgie de la mutation d'un monde ouvrier qu'on ne voit plus, menacé de disparition par la logique économique de la mondialisation. Il interroge une histoire en train de se faire, celle des oubliés de l'histoire, rendant dignité à des visages anonymes, à des gestes perdus, à des convictions incarnées. C'est si vrai, la puissance d'illusion du cinéma est si forte que l'émotion est au cœur du film.

    « Le problème est posé : qu’est-ce qu’on a fait de notre industrie ? J’ai l’habitude de dire que si il y a eu des décisions politiques qui ont laissé partir les usines, on peut bien avoir des décisions politiques qui fassent l’inverse. » Henri Morandini / ouvrier, protagoniste du film.

    « C’est un film moderne qui raconte ce qui a disparu et que nous devons absolument revitaliser. Nous en avons les capacités, les compétences et les énergies » Mino Faita / ouvrier devenu professeur d’histoire, protagoniste du film.

    « J’ai honte d’avoir travaillé pour ce monde (le tourisme de luxe en Savoie), car je suis presque complice de recel. C’est de l’argent volé (…) Ils viennent faire les beaux, ici, avec des tapis rouges… Et nous, on les accueille, parce qu’ils nous donnent du travail. » Bernard Anxionnaz / prêtre ouvrier, protagoniste du film.

    Avant-première "politique" de "De mémoires d'ouvriers"

    Débat à l'issue de l'avant-première du film "De mémoires d'ouvriers" de Gilles Perret à Paris en présence des responsables politiques de gauche. Animé par Edwy Plenel et Patrick Apel-Muller et en présence de Martine Billard PG, Pierre Laurent PC, Pascal Durand EELV, Alain Krivine NPA et David Assouline PS ainsi que les ouvriers du film.

    http://www.dememoiresdouvriers.com/accueil.html



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  • J’écris ce petit texte rapidement.

    J’étais toute à l’heure dans le métro parisien, je sortais du tribunal. Jusque là, rien de bien passionnant, rien que de très normal.
    Un peu fatiguée, avec cette petite baisse de tension momentanée qui suit toutes les audiences.

    Entrent dans le wagon quatre hommes avec chacun un instrument, une contrebasse, deux accordéons, une guitare.
    Originaires, à première vue, des Balkans.

    Ils nous saluent, tout sourires, et ils entament un morceau que connaissent tous les amateurs de ce genre de musique folklorique : "Pilem, Pilem".

    Probablement, ils sont originaires d’ex-Yougoslavie.

    Immédiatement, leur enthousiasme, leur musique, leurs chants et leurs sourires gravent sur nos faces, pour la plupart tristes, renfrognées ou soucieuses, des sourires en réponse.
    Instinctivement, des mains se mettent à battre pour les accompagner en rythme, deux jeunes femmes au fond du wagon se lèvent et commencent à esquisser un pas de danse, mes pieds bougent tout seuls.
    En deux minutes, c’est la vie et le soleil qu’ils ont amenés dans ce train tristounet.
    Ce n’est plus un métro, c’est une fête populaire au fond d’un village des Balkans.
    Le temps suspend son vol et jusque dans mes os, je sens un profond bien-être. Moi aussi je souris, presque sans le vouloir.
    Je suis en présence d’un moment d’humanité très fort. Nous sommes nombreux à le sentir, j’en jurerais.
    Nous sommes nombreux à savoir que nous en manquons cruellement, de ce genre de moments, et nous sommes nombreux à le regretter, cela, j’en jurerais aussi.
    Nous approchons de la station, le train s’arrête doucement.

    Soudain, en une fraction de seconde, la musique de la vie se tait, le groupe fait silence.
    Le temps que nous sortions de la torpeur bienheureuse dans laquelle ces quatre hommes nous avaient plongés, le temps que nous réalisions ce qui se passe, il est déjà trop tard.
    Les musiciens sont descendus presque comme des ombres sur le quai, ils sont immédiatement entourés par cinq colosses du service de sécurité de la RATP, et le train repart.
    Les gens dans le wagon sont sonnés... Nous sommes tous choqués et tristes, muets.
    Où est la musique ? Où sont les Balkans ?Que va-t-il arriver aux joueurs qui nous donnaient tant de plaisir quelques secondes auparavant ?

    Pourquoi ? Pourquoi ? Cette question me percute la tête avec violence.

    Je décide de descendre à la prochaine station et de faire demi-tour pour les retrouver.
    Mais quand j’arrive, il est trop tard. Déjà.
    Le quai est vide. Disparus les beaux musiciens de la vie et les vigiles du silence. Mon estomac se vrille. Ma gorge et mes poings se serrent.

    Faut-il des papiers pour rendre les gens heureux ?
    Faut-il des autorisations administratives pour jouer la musique de la vie ?

    Silence, il faut faire silence.
    Il ne faut pas rire. Il ne faut pas chanter. Il ne faut pas crier.

    Ce n’est pas "seulement" du racisme.

    Bien-sûr, il s’agit de priver ces exilés, exilés des guerres du Kapital, d’un gagne-pain honnête, inoffensif. De les pousser à la misère et de les pousser à la fuite, à nouveau la fuite, encore la fuite, toujours la fuite, voire, de les pousser à la délinquance.

    Il s’agit aussi, pour le Pouvoir, de cacher à notre vue tous ces "Autres" qu’on nous dit ne pas être "comme nous".
    Sait-on jamais... si par le miracle d’une musique, par exemple, nous réalisions à quel point nous sommes frères ?
    Il faut empêcher à tout prix que nous puissions nous reconnaître en eux, et eux en nous.

    Et puis aussi, il faut faire taire la musique de la vie qui crée de la fraternité entre les hommes, même lorsqu’ils ne se comprennent pas.

    Alors, un de nos premiers devoirs de résistance aujourd’hui, c’est un devoir intérieur.
    C’est de continuer à vouloir vivre, à vouloir aimer, à vouloir rire, à vouloir écouter et chanter la musique de la vie. Librement.
    C’est aussi de protéger toutes celles et tous ceux qui rendent cela possible...

    de : La Louve

    Ici, Rade Šerbedžija qui chante "Pilem Pilem" :


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  • Homme - Theatrum Mundi - Chômeur - vidéos de Clémence Savelli


    Chômeur par Clémence Savelli

     

    Theatrum Mundi par Clémence Savelli

     

    Homme par Clémence Savelli

     

    Chansons libres de Clémence à écouter ici :

    http://www.myspace.com/chansonrealiste

    http://www.clemencesavelli.com

    Contact : promoclemencesavelli (at) yahoo.fr

    Vu sur http://mai68.org/spip/spip.php?article3646


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  • Disparition de Roger Frézin

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE -- Fédération du Nord du Parti Communiste Français

     

    [Photo Patrick James - La Voix du Nord]

    Hommage à Roger Frézin

    Avec Roger Frézin c’est un grand nom de la culture et de la peinture qui disparait.

    Né il y a 84 ans à Lille Moulins il est resté durant toutes ces années, malgré son talent

    et sa notoriété, lié au Lille populaire dont il était issu.

    Il aimait prendre la vie, l’art, la peinture à rebrousse-poil, repoussant sans cesse

    les conventions, l’immobilisme.

    Cofondateur de l’atelier de la Monnaie, peintre rebelle face à l’académisme et l’immobilisme il a contribué à faire de Lille

    une place forte de la création contemporaine et de sa diffusion.

    Homme de gauche, grand humaniste, Roger Frézin entretenait des liens de sympathie et d’affection avec les communistes du Nord

    auquel il avait fait don d’une œuvre en 1987 à la veille du Centenaire de l’Internationale.

    C’est au peintre, à l’artiste de grand talent, à l’ami que nous rendons hommage aujourd’hui.

     

    COMMUNIQUE de la section PCF de Lille

    A l’occasion de sa disparition, les communistes lillois tiennent à rendre hommage au grand artiste qu’était Roger Frézin.

    Artiste touche à tout, enjoué et maniant volontiers un humour décalé, s’affranchissant de tout académisme dans sa peinture,

    Roger Frézin avait été l’un des fondateurs de l’atelier de la monnaie, dans le Vieux Lille populaire des années 50.

    Nous saluons la mémoire de cette figure lilloise de stature nationale, habitant de Moulins et membres des Capenoules.

    C’est un esprit libre qui disparaît.

    Joseph Demeulemeester -- secrétaire de section

     

    Quelques oeuvres glanées sur le web :

     « Le Phare Kaléidoscopique », Roger Frézin,1997

     (Source : http://www.villeneuvedascq.fr/roger_flezin.html)

     

     

    Source :  tendrekalinka.canalblog.com/



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  • Les Nouveaux Chiens de Garde : Bande Annonce du film de Gilles Balbastre, Jerome De Missolz. Conflits d'interêts de la presse, subjectivisme et propagande, Les Nouveaux Chiens de Garde se veut un documentaire à charge dénonçant les collusion entre politiques, industriels et journalistes.

    + d'infos et d'extraits ici http://cinema.jeuxactu.com/news-les-nouveaux-chiens-de-garde-bande-annonce-16...


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  • La campagne présidentielle 2012 en chantant... Bande son : Fabulous Trobadors ("Il nous ment", album "Duels de tchatche") ; Images : Google images ; By N&P...


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  • Salah Hamouri est un étudiant franco-palestinien qui a passé plus de six ans dans les prisons israéliennes. Il a été inculpé en 2005 sous la double accusation d'avoir projeté de tuer le rabbin Ovadia Yossef, et d’appartenance au Front populaire de libération de la Palestine.

    Il a été libéré le 18 décembre 2011 [1].

     

    Bordeaux, le 22 janvier 2011

     

    Lettre d'O.P.A à Salah Hamouri, enfin libéré des geôles israéliennes

     

    L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre est un collectif d’artistes, basé à Bordeaux, faisant essentiellement de la musique.

     

    Depuis longtemps maintenant, nous soutenons à travers des concerts, à travers nos chansons la cause palestinienne et le sort qui t’était jusqu’à présent réservé ne nous a jamais laissés indifférents.

     

    Nous avions pris la triste habitude de penser à toi comme un combattant, un frère emprisonné dont il fallait faire connaître l’histoire et l’injustice qui en découlait, un ami que nous n’avions jamais serré dans nos bras et dont les retrouvailles semblaient ne devoir jamais avoir lieu.

     

    A s’ancrer dans ce schéma, nous pensions presque que ta libération serait sempiternellement remise à demain et que nous n’aurions jamais l’occasion de parler de toi autrement que pour crier notre rage de te savoir enfermé dans les geôle israéliennes. Si peu d’espoir nous revient des élans de solidarité que nous envoyons à nos frères et sœurs de Palestine…

     

    Aussi, tu peux imaginer quelle fut notre joie d’apprendre qu’après tant d’années, le gouvernement israélien, mis au pied du mur, n’avait finalement d’autre choix que de te libérer de tes chaînes et de te rendre aux tiens.

     

    Tu peux aussi t’imaginer à quel point notre colère culmine quand nous avons appris les attaques dont tu faisais l’objet de la part du président du C.R.I.F, Richard Pasquier, tentant par tous les moyens de te déstabiliser, de te décrédibiliser et de porter ombrage au bonheur de te savoir enfin sans barreau à tes fenêtres [2].

     

    A travers cette lettre, l’Orchestre Poétique d’Avant-guerre tient tout d’abord à te signifier que notre soutien demeure sans faille face aux attaques sournoises des sionistes de tout bord, sionistes que nous combattons et que nous combattrons tant qu’il le faudra.

     

    Nous souhaitons aussi mêler notre joie à la tienne et à celle de tes proches, à celle de tous ceux et toutes celles pour qui, en France et dans le monde, ta libération fut ce signe d’espoir tant attendu.

     

    Enfin, bien sûr, surtout, et encore, O.P.A réaffirme ici que nous ne nous tairons pas tant qu’un Etat Palestinien ne sera pas créé, tant qu’Israël sera un régime d’apartheid, tant que Gaza sera un ghetto, tant que les colons continueront à voler la terre, tant que la lâcheté de l’O.N.U et de l’ensemble de la communauté internationale cautionneront la politique raciste israélienne, tant que les prisons de cet Etat à la légitimité douteuse enfermeront nos frères et sœurs Palestiniens, tant qu’il y aura des check points, tant qu’il n’y aura que des pierres pour répondre aux bombardements, au mépris, tant qu’il y aura des morts et des martyres du désespoir, tant qu’il y aura des murs.

     

    Nous ne nous tairons pas et plus encore, nous chanterons, nous chanterons partout où il le faudra, avec amour et avec rage, sans faillir.

     

    Et aussi loin que portera notre voix, elle racontera l’histoire tragique du peuple Palestinien, elle parlera de l’avenir à inventer, à saisir, de cet espoir ténu que ta liberté neuve est venue raviver.

     

    Salah, compagnon, frère de lutte que nous serrerons bientôt, reçois notre amitié comme un don à partager avec ta famille. Reçois aussi cette chanson que nous avons lancée vers toi, ce 16 décembre dernier.

     

    « Le Mur des Lamentations » - IMPROVISATION

     

    Sur youtube :

    http://www.youtube.com/watch?v=r_dkcQz4SGQ&feature=youtu.be

     

    Sur dailymotion :

    http://www.dailymotion.com/video/xn40np_le-mur-des-lamentations-o-p-a-impro-3-live-begles_music

     

    Tant qu’il n’y aura pas de justice, il n’y aura pas de paix !

     

    Vive la Palestine libre !

     

    Au grand plaisir de te rencontrer, enfin !

     

    L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre – O.P.A

    orchestre.poetique.bx@gmail.com

    http://www.opa33.org/

     

    ****

    D’autres soutiens d’O.P.A à la cause Palestinienne :

     

    Vidéos

     

    « Je n’étais pas née » + « m. invitée à La Clé Des Ondes » :

     

    http://www.youtube.com/playlist?list=PLB36ECE995FDF62CF&feature=plcp

    http://www.dailymotion.com/playlist/x1mt0u_OPA-videos_o-p-a-soutien-a-la-palestine/1#videoId=xdvitv

     

    Recueil de poésie

     

    « De la poussière et du sable » :

    http://www.opa33.org/IMG/pdf/m_opa_de-la-poussiere-et-du-sable.pdf

     

    ***

    Notes

     

    [1]

    Salah Hamouri sur Wikipedia

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Salah_Hamouri

     

    Son comité de soutien

    http://www.salah-hamouri.fr/

     

    **

    [2]Lire à ce propos :

     

    Le communiqué du M.R.A.P

    http://www.mrap.fr/international/proche-et-moyen-orient/palestine/le-mrap-indigne-par-la-campagne-de-haine-a-lencontre-de-salah-hamouri

     

    Le communiqué de l’Union Juive Française pour la Paix

    http://www.ujfp.org/spip.php?article2050

     

    ***

    Une interview de Salah Hamouri libre dans L’Humanité

    http://www.ujfp.org/spip.php?article2054

     

    ***

    Le lien vers la lettre d’O.P.A à Salah

    http://www.myspace.com/orchestrepoetique/blog/545055103

     

     

    --
    Notre site
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    La certitude que nous ne sommes nés ni pour être esclaves ni pour gagner une vie qui nous a été donnée."
    L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A
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    Musique diffusée sous licence libre Creative Commons :
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  • L'Internationale en breton

     

    Deux versions de l'Internationale en breton sont proposées. Elles sont l'oeuvre de deux bretons qui ont en commun une origine modeste, une volonté farouche de s'instruire, associée un engagement politique progressiste. Les deux courtes biographies qui suivent sont assez parlantes à ce sujet. L'un des deux deviendra un dirigeant important du Parti Communiste en Bretagne.


    Charles Rolland, né à Lannéannou en 1862 et mort en 1940 à Guerlesquin, fut un compositeur très productif de chansons en breton dont une grande partie sur feuilles volantes. Il exerca de nombreux métiers comme horloger, facteur et chapelier. Très engagé politiquement à gauche et d'un anticléricalisme virulent, il utilisa son talent de compositeur et de polémiste pour propager ses idées en breton et en français. Dans le contexte de l'époque, écrire et diffuser une version bretonne de la Marseillaise et de l'Internationale est une profession de foi publique qui ne risque pas de faire peur à Charles Rolland, tant sont connues ses opinions. Durant la première guerre, il ne fut pas mobilisé en raison de ses nombreux enfants mais il composa des chansons patriotiques en breton de la même veine que celles de Théodore Botrel.


    D'origine modeste, Marcel Hamon ( 1908-1994) était originaire de Plufur. Il devint professeur de philosophie à 23 ans. Syndicaliste dans les années 1920 puis militant du PCF, il fut candidat communiste aux élections législatives dès 1934. Durant la Seconde guerre mondiale, Marcel Hamon fut responsable de « l'Organisation spéciale » dans le Maine-et-Loire (1941-1942). Il devint responsable national du Service B, service de renseignements des francs-tireurs et partisans français (1943-1944), puis responsable FTPF pour l'Ouest en juin 1944. Secrétaire de Maurice Thorez, il fut député des Côtes-du-Nord (1945-1951), maire de Plestin-les-Grèves de 1971 à 1977 et conseiller général du canton de 1973 à 1979. Sa vie et sa carrière ont été l'objet d'un travail universitaire (cf. CROC Maud, Marcel Hamon (1908-1994). Une grande figure communiste des Côtes-du-Nord, Maîtrise [Cl. Geslin], Université de Rennes II, 1998, 267 p.).

    Lire l'article sur L'Hermine Rouge


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  • CE MERCREDI 30 NOVEMBRE 2011 A 18H30

     

    Le feu nourri des stukas

    C’EST « L’HEURE DE L’METTRE »  Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6

     

    En direct et en archives sur www.campuslille.com

     

    « Nous sommes entrés dans une phase très brutale, de plus en brutale, qui suppose, pour que les salariés l’acceptent, plusieurs conditions : d’abord, qu’elle leur soit administrée de telle sorte qu’ils n’y comprennent rien. C’est un peu la stratégie des stukas, on fait hurler des avions, la population est absolument effrayée, et rien que l’effroi va l’amener à faire des choses inconsidérées. Toute proportion gardée, c’est la stratégie du stuka, c’est-à-dire qu’on vous administre des réformes auxquelles vous ne comprenez rien. Tellement, que vous ne voyez pas que les salaires sont en question. »

     

    Ainsi s’exprimait l’historienne Annie Lacroix-Riz, le 27 septembre dernier à Paris. La stratégie du choc, de la crise des années 30 à celle d’aujourd’hui, tel était le sujet de son intervention, où ladite stratégie est soigneusement analysée, comme le moyen le mieux adapté de conduire la guerre contre les salaires.

     

    Contre nous.

     

    C’est cette intervention que nous diffuserons ce mercredi, pour une édification toujours plus grande de nos auditeurs !


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  • Yep !

    Les 140 ans de la Commune de Paris auront été doublement bénéfiques pour l’Orchestre Poétique d’Avant-guerre.

    Dans un premier temps, le concert que nous avons donné, en avril dernier, pour les communard-e-s de Libourne, nous a permis d’aller à la rencontre de résistant-e-s dont nous saluons encore aujourd’hui les bonnes énergies et la tenace volonté.

    Lors de ce concert, m. a rencontré Maryse qui, avec des ami-e-s, a crée une maison d’édition, "La Cause du Poulailler" qui se définit ainsi :

    "Les éditions “ La Cause du Poulailler ” ont été créées en décembre 2009 par quelques personnes qui vivent retirées au calme de la forêt et souhaitent donner à lire la parole des modestes de l’écriture. Les textes choisis relèvent tous d’une expression authentique, originale ou nouvelle pour les auteurs qui se confrontent à ce défi d’écrire. Ainsi s’explique la diversité des écritures. Les éditeurs revendiquent leur appréciation subjective des lectures qui leur sont adressées. Ils privilégient des textes qui emportent leur conviction, s’interdisant d’en juger la qualité à l’aune d’une mesure littéraire élitiste."

    Maryse propose à m. d’éditer un de ses textes.

    Cela tombe pas mal pour la gribouilleuse qui tente de remettre à plat 25 ans d’écriture.

    Pour l’édition, elles se mettent d’accord sur "Organismes Vivants", une pièce poétique en 15 tableaux écrite entre février et juin 2002.

    Vous pouvez désormais l’acheter en ligne au prix de 6€ à cette adresse :
    http://cause.du.poulailler.free.fr/organismes.html

    Diffusée sous licence Creative Commons, vous pouvez la lire et la télécharger librement à cette adresse :
    http://www.opa33.org/IMG/pdf/m_opa_organismes-vivants.pdf

    Car O.P.A, ce n’est pas que de la musique !

    C’est aussi, comme son nom l’indique, de la poésie...
    http://www.opa33.org/recueils-de-poesie.html

    Un grand merci à Maryse et aux éditions " La Cause du Poulailler" !

    Bonne lecture,

    L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre - O.P.A

    ***
    La Cause du Poulailler
    http://cause.du.poulailler.free.fr/

    Live O.P.A à Libourne
    http://www.opa33.org/opa.php?page=opa_video_la-commune-de-paris

    Les conférences de La Commune Libournaise
    http://cause.du.poulailler.free.fr/...

    ***
    Notre site
    http://www.opa33.org/

    Kezaco Creative Commons ?
    http://www.opa33.org/opa-creative-commons.html


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