• La Fondation Abbé Pierre. "Contrat social pour une nouvelle politique du logement"

    La Fondation Abbé Pierre appelle les candidats à signer un "contrat social pour une nouvelle politique du logement"

    Créée il y a 20 ans, la Fondation peut témoigner d’une situation qui n’aura cessé de se dégrader pour devenir insupportable. Elle revient aujourd’hui sur deux décennies de politique du logement et dresse un état des lieux des personnes frappées par le mal-logement.

    La Fondation Abbé Pierre. "Contrat social pour une nouvelle politique du logement""Le logement est devenu une vraie machine à exclure et à produire des inégalités", résume Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre.

    Dans son rapport annuel sur le mal-logement, la fondation pointe des difficultés pour plus de 700.000 personnes dépourvues de logement personnel (dont 133.000 sans domicile fixe selon l’Insee) : "3,6 millions de personnes (sont) non ou très mal logées, et plus de 5 millions de personnes supplémentaires (sont) en situation de réelle fragilité de logement à court ou moyen terme." La crise a joué un rôle d’accélérateur, avec "la fragilisation des ressources des ménages" doublée de "l’augmentation considérable du coût du logement".

    Trouver un logement, en changer ou le garder devient "source de préoccupation majeure" pour les plus démunis, mais également pour les revenus modestes (salariés pauvres, familles monoparentales, etc).

    Pour Christophe Robert, "les frontières de l’inacceptable sont dépassées", certains trouvant refuge dans des cabanes, des bidonvilles, des caves, des campings, les autres acceptant des logements plus petits, plus loin, plus détériorés.

    Selon une étude menée à partir d’une enquête Insee (2006), le logement accentue ainsi la précarité pour plus de 4,2 millions de ménages qui vivraient avec moins de 500 euros mensuels, une fois le logement payé. Les ménages s’adaptent au prix de "renoncements importants" et en recourant à des mécanismes de solidarité qui "ne tiendront qu’un temps", souligne Christophe Robert.

    La Fondation jette un regard critique sur les politiques du logement depuis 20 ans : "La ligne générale des politiques a été de soutenir de façon inconsidérée les marchés immobiliers", explique Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation, selon qui "il manque entre 700.000 et 800.000 logements en France". Le "contrat social" en quatre axes proposé aux candidats imposerait de produire environ 500.000 logements par an, dont au moins 150.000 logements sociaux. Autre impératif : "Réguler les prix et maîtriser le coût du logement", en revalorisant les aides, en empêchant les hausses à la relocation et en offrant des recours au locataire si son loyer est plus élevé que ceux du marché.

    La Fondation demande en outre une "politique de prévention des expulsions" et souhaute que soient imposés aux communes 25% de logements sociaux (20% actuellement).

    Début janvier, un coup d’éclat d’Eric Cantona, qui s’est lancé dans la course aux 500 signatures pour la présidentielle, avait pour but de placer le sujet au cœur du débat électoral.

    Afin qu’un véritable changement de cap soit porté au plus haut niveau de l’Etat, la Fondation invite aujourd’hui les principaux candidats à l’élection présidentielle à s’engager solennellement en faveur d’un “Contrat social pour une nouvelle politique du logement" élaboré aux côtés des forces vives du pays (associations, experts, acteurs du logement, syndicats, collectivités locales...).

    Quatre candidats ont annoncé leur présence : François Bayrou, François Hollande, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon.

    Pour Jean-Luc Mélenchon : "Construire 200 000 logements par an". Il a de même appelé à la construction de 200.000 logements par an, soit un million sur un quinquennat "pour qu’il n’y ait pas la rareté qui fasse monter les prix", citant la Fondation Abbé-Pierre. Enfin, il veut "empêcher les expulsions des personnes en difficulté" et "enfin faire cesser le scandale des logements vides par la réquisition". "Le capitalisme a organisé la rareté", a-t-il dit, dénonçant "les banques, le capitalisme, la cupidité".

    Ce contrat s’appuie sur les 4 engagements majeurs de la Mobilisation générale pour le logement lancée par la Fondation le 22 septembre.

    17e Rapport de la Fondation Abbé Pierre sur l’État du mal-logement en France

    Lecture rapide

    - La synthèse du Rapport 2012 sur l’état du mal-logement en France

    -  Le Contrat social pour une nouvelle politique du logement

    - Les chiffres du mal-logement

    - Les tableaux de bord du mal-logement

    Téléchargement par chapitres :

    - Préface et sommaire

    - Chapitre 1 - Depuis plus de dix ans, la crise du logement fragilise une société déjà déstabilisée

    - Chapitre 2 - Depuis trop longtemps, des choix politiques pour le logement ni justes, ni solidaires

    - Chapitre 3 - Le tableau de bord du mal-logement

    - Chapitre 4 - Pour un véritable changement d’orientation des politiques du logement en France

    - Annexe - Les chiffres du mal-logement 2012

    - Glossaire et bibliographie

    Téléchargement intégral :

    - Le Rapport mal-logement 2012

    Voir la présentation en vidéo


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  • Commentaires

    1
    Lundi 6 Février 2012 à 15:30

    Nice posting at eklablog i like to do commenting here.

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