• En finir avec le capitalisme qui broie nos vies ...

    ... tel est le défi lancé par la grave crise du système aujourd'hui...

     

    André Chassaigne

    député du Puy-de-Dôme 

    Candidat Communiste à la représentation du Front de Gauche pour la présidentielle de 2012

     

    Théorie marxiste

    sera en Saône-et-Loirè le jeudi 12 mai

    Au cours de la journée il rencontrera les salariés d'Apéram (Mittal) à Gueugnon, et d'Areva à St Marcel/Chalon. Puis il animera un meeting-débat

    à 18h30, au Creusot

     

    salle Guynemer, 5 rue Guynemer (bât ud cgt, proche Hôpital)

      

    ... C'est sur le pillage de notre travail que s'enracine cette crise du capitalisme ; mais son ampleur et sa durée exceptionnelles ouvrent justement les possibilités, plus réalistes que jamais, de s'engager dès maintenant dans d'autres logiques économiques et sociales, dans la perspec tive d'une autre société, d'un autre monde, pour une autre vie ... 

    ... Cela passe obligatoirement par la conquête de pouvoirs décisionnels des sa lariés, des usagers, sur les gestions et les stratégies des entreprises, des banques et des services publics : il s'agit tout simplement de prendre le pouvoir là où il est, afin d'imposer une autre utilisation de l'argent et des richesses créées par le travail...  

    ... C'est avec des propositions véritablement alternatives, radicales, réalistes, et cohérentes, que l'on pourra aussi faire échec aux tentatives de l'extrême droite de faire main basse sur les attentes sociales, la faire reculer sur le terrain électoral, et sur le terrain des idées ... 

    ... C'est le défi que devra relever la Gauche en 2012 : toute la Gauche ! D'ici là, nous avons un an pour multiplier et faire monter en puissance les luttes, partout, se rassembler, peser pour de réelles transformations :

     *essor des services publics avec pouvoirs des salariés et usagers ;

      *sécurité d'emploi et de formation, sans jamais passer par la case chômage ;

      *sélectivité du crédit bancaire favorisant l'emploi, les salaires, une autre manière de produire, et pénalisant fortement les spéculations et les dividendes .....

      

    ************

    André Chassaigne, né le 2 juillet 1950 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), est un homme politique français, membre du Parti communiste français. 

    Il est le fils d’un ouvrier Michelin, marié à la fille d'un polisseur à domicile de la montagne thiernoise.

    Il débute sa carrière professionnelle comme professeur de lettres et d'histoire-géographie, de 1972 à 1981, à sa sortie de l'École normale primaire de Clermont-Ferrand. Puis, André Chassaigne est principal du collège de Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme) de 1981 à 2002.

    En 1977, il devient adjoint au maire de Saint-Amant-Roche-Savine, puis maire depuis 1983. Il est également élu conseiller général du Puy-de-Dôme en 1979 et conseiller régional de l'Auvergne de 1998 à 2000.

    Aux élections législatives de 2002, alors que le PCF perd quatorze sièges de députés, il a été le seul à en conquérir dans une nouvelle circonscription, élu au second tour avec 20 944 voix, soit 51,34 % des suffrages exprimés. Il quitte alors son mandat de conseiller général, lors des élections cantonales de 2004.

    Lors de la campagne référendaire sur le projet de Constitution européenne en 2005, il se prononce pour le Non et tient une réunion commune de réflexion à Clermont-Ferrand avec notamment Jean-Luc Mélenchon (PS) et Olivier Besancenot (LCR).

    Le 14 octobre 2006, il est élu président de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), en remplacement de Bernard Birsinger, décédé.

    En 2007, il est réélu député du Puy-de-Dôme, en nette progression par rapport à 2002 puisqu'il remporte 27 819 voix, soit 65,90 % des suffrages exprimés, avec une participation sensiblement identique à celle de 2002 (65,32 % de votants au lieu de 65,21 %).

    En avril 2008, il dépose un amendement (dit « amendement 252 ») au projet de loi sur les OGM, permettant de restreindre la culture d'OGM dans de nombreuses zones, comme les régions de culture d'AOC. Cet amendement est adopté par surprise, provoquant une crise au sein du gouvernement et de la majorité parlementaire.

    Tête de liste du Front de gauche en Auvergne pour les élections régionales de 2010, il remporte, avec 14,2 % des suffrages exprimés, le meilleur résultat de sa formation toutes régions confondues. Pour le second tour des élections régionales, le 21 mars, sa liste fusionne avec celles de René Souchon (PS-PRG-MRC) et de Christian Bouchardy (Europe Écologie). Il figure lui-même en troisième place parmi les 22 candidats pour le Puy-de-Dôme.

    Il démissionne alors de son mandat de maire de Saint-Amant-Roche-Savine, son fils François Chassaigne lui succédant, et de la présidence de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), remplacé par Dominique Adenot.

    Le 10 septembre 2010, il annonce qu'il est candidat aux élections primaires du Front de gauche (PCF, Parti de gauche et Gauche unitaire) pour l'élection présidentielle de 2012.

    André Chassaigne : Mais si, il reste un communiste !

    Les dirigeants du PC s’apprêtent à décider qui portera les couleurs du Front de gauche en 2012. Le député communiste André Chassaigne aurait tant voulu être celui-là.

     
    André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme
    André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme SIPA

    C’est l’histoire d’un inconnu, invité en octobre dernier sur le plateau de Laurent Ruquier (On n’est pas couchés, sur France 2), qui ne se démonte pas et lance soudain au chroniqueur droitier Eric Zemmour : « Vous êtes atteint de crampes mentales. »

    Cet inconnu, c’est André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme, une moustache généreuse et bien taillée, un accent légèrement chantant. Pendant trente-trois ans, ce parlementaire a été maire de Saint-Amant-Roche-Savine, une petite commune auvergnate de 500 habitants coincée entre le col des Fourches et celui de Toutée. Aujourd’hui, il rêverait de représenter son parti à la présidentielle de 2012, mais il ne se fait plus guère d’illusions : les « camarades », ce week-end, vont lui préférer le si médiatique Jean-Luc Mélenchon, issu du trotskisme et du PS.

    Traumatisés par le score catastrophique de Marie-George Buffet en 2007 (1,93 % des suffrages exprimés), les communistes ont, il est vrai, passé alliance depuis 2009 avec Mélenchon et ses amis. A l’enseigne du Front de gauche. Une alliance électorale pas toujours facile à vivre car, souvent, Mélenchon n’en fait qu’à sa tête mais, avec ça, le parti peut espérer faire bonne figure en 2012 et, dans la foulée, conserver un groupe autonome à l’Assemblée nationale.

    Un faux air de Peppone

    Jusqu’au bout, Chassaigne va se battre mais, si on ne le choisit pas, il jouera le jeu car il n’a jamais mis en cause l’utilité du Front de gauche. Il sera alors temps pour lui, tout en surveillant Mélenchon du coin de l’œil, de reprendre sa vie de parlementaire « à l’ancienne ». Ce communiste attachant remettra son costume de Peppone – le maire qui affronte Don Camillo, dans la série incarnée par Fernandel.

    Chassaigne, d’ailleurs, n’est pas loin de l’admettre : au fond, cette compétition nationale était jouée d’avance. La direction du PC, même s’il a voulu pendant un temps croire le contraire, préférait le joker Mélenchon et ce rôle n’était pas taillé pour lui. « J’ai bien conscience de n’être ni assez connu, ni assez formaté », avance celui qui rechigne à « tomber dans le jeu des petites phrases et des formules ». Pour faire comprendre sa différence avec Mélenchon, Chassaigne insiste : lui ne bâtit pas son assise sur du « slogan » et de « la provocation ». « Cela n’a aucun sens de proclamer : “Je suis le peuple…” », s’écrie-t-il. La politique, selon « Dédé » (le surnom que tout le monde lui donne), « ça ne se fait pas par gros paquets ». Chassaigne revendique « la contrebande politique » : « Distiller les messages les uns après les autres… »

    L’élu du Puy-de-Dôme a fait le tour des « fédés » départementales communistes : 40 en cinq mois. « Je ne suis jamais allé dans une réunion publique en passeur de programme. Je suis allé faire libérer la parole », raconte celui qui, dans sa circonscription, n’aime rien tant que renégocier des plans sociaux avec des administrateurs judiciaires. « Dédé le rouge », comme l’a appelé récemment L’Express, est d’abord un petit-fils de « peillarot ». Un métier disparu qui consistait à faire le tour des fermes pour collecter les peaux de lapin. Les peillarots servaient aussi d’épouvantails aux enfants indisciplinés, que l’on menaçait de livrer à ces chiffonniers en cas de mauvaise conduite. Son père était rectifieur chez Michelin : il a élevé sa famille dans les baraquements ouvriers du manufacturier de Clermont-Ferrand.

    Le coup de fil de Didier Wampas

    André, lui, sera député de la République, après avoir exercé comme principal de collège. Au pays de Giscard devenu celui de Brice Hortefeux, il devient conseiller général dès 1979, à 29 ans. Quand il se présente en 2002 à la députation, Hortefeux téléphone en souriant aux agriculteurs : « On est quand même pas en Corée du Nord ! » Depuis, les deux hommes ont appris à se connaître et se respectent. Aux législatives de 2007, Chassaigne est réélu avec 66 % des suffrages exprimés au deuxième tour. Réputé bon en meeting, habitué des coups de gueule à l’adresse du gouvernement le mardi à l’Assemblée, André Chassaigne a voulu voir plus loin : et pourquoi pas une candidature à la présidentielle ?

    Aujourd’hui, il « ne regrette rien », concède aimer « faire des médias nationaux », se flatte d’être passé « deux fois chez Ardisson », mais constate, lucide et un peu désolé : « En cinq mois, je n’ai pas fait une seule grande émission politique. » Ce week-end, la direction du parti dans lequel il milite depuis quarante ans adoubera Mélenchon. Chassaigne veillera, avec quelques autres députés communistes, à ce que l’intéressé joue  – un minimum – « collectif ». Et, pour son ego, « Dédé le rouge » pourra toujours se souvenir de ce coup de fil du rocker Didier Wampas. Ils avaient fait connaissance lors du festival annuel organisé par Chassaigne à Saint-Amand-Roche-Savine. Une commune rebaptisée chaque été : « Saint-Amand-Rock-Ça-Vibre ». Wampas l’avait appelé un soir en plein concert, faisant scander au public des « Dédé président » pour son ami du Puy-de-Dôme.

    Par Tugdual Denis

     


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  • Traditions. Un militant « historique » de la CGT évoque ses souvenirs de la fête du travail.

    Théorie marxiste

    1 er mai : fête et revendications

    Charles Gaugne n’est pas nostalgique des grandes années du syndicalisme. Mais pense qu’il faut « rester ferme sur les traditions ».

    Théorie marxiste

      Il ne sait pas encore s’il pourra être au parc du Morambeau, au Breuil, demain. Charles Gaugne est affaibli par des problèmes de santé. Mais à 79 ans, il a la mémoire affûtée de ceux qui ont écrit l’histoire.

    Avec son épouse Chantal, Charles Gaugne fait partie de ces militants « historiques » de la CGT qui ont connu les grandes heures du syndicalisme. Mais pas question pour le fondateur de l’union locale du Creusot, en 1965, de se laisser aller à la nostalgie. « Les temps ont changé, le syndicalisme n’est plus ce qu’il était. Mais pour la fête du travail, il faut rester ferme avec les traditions », juge le Creusotin.

    Dans la cité du Pilon, justement, le 1 er mai « nouvelle version » est né il y a 40 ans. Dans le parc du Morambeau ce dimanche, une exposition retrace ces décennies de rencontres festives. « Avant 1971, on se rassemblait et on allait déposer une gerbe au monument aux morts. Au bout d’un moment, on a eu du mal à mobiliser, se souvient Charles Gaugne. C’est alors que Robert Lescure, responsable de la section métallurgie, a eu l’idée d’une fête populaire ». Le comité d’entreprise de Creusot Loire, propriétaire du château de Prelay, à Broye, accepte de prêter les lieux. « Nous posions trois jours de congés payés pour préparer la fête. On mettait en place des bus pour amener les familles car les voitures étaient rares ». Le militant est fier de rappeler que la fête du 1 er mai avait attiré, pour sa première édition, « plus de 5 000 personnes ! »

    En 1984, Creusot Loire explose et le CE avec. Les syndicats se rabattent sur la commune du Breuil. C’est toujours là que sont organisés les rassemblements de la fête du travail du Creusot.

    Une fête que Charles Gaugne espère « festive mais surtout revendicative. Si j’avais un conseil à donner aux salariés, c’est d’aller s’amuser en famille mais ne pas oublier de prendre une heure pour s’informer sur la défense de leurs droits. Je pense surtout aux jeunes qui oublient que les luttes sociales peuvent faire progresser leur situation. Il faut connaître son passé pour assurer son avenir », affirme Charles Gaugne.

    Dans les années 1970, le Creusotin se souvient avoir fait cette prédiction : « Plus les gens ont du temps de loisirs, moins ils militent ». Il constate aujourd’hui qu’il ne s’était pas trompé. Mais compte sur la nouvelle génération pour perpétuer la tradition des travailleurs.

    Florence Poli

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  • L’Histoire des 90 ans du PCF

     

    Serge Wolikow, historien, a retracé durant près de deux heures l’histoire du Parti communiste français. Photo E. B.

    La section du Creusot Montchanin du Parti communiste français a organisé une conférence avec un historien pour célébrer les 90 ans de son parti.

    Pour célébrer les 90 ans d’existence du Parti communiste français, la section du Creusot Montchanin a invité mercredi soir au Breuil l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire du communisme : Serge Wolikow, historien, professeur d’Histoire contemporaine à l’université de Bourgogne, directeur de la Maison des sciences de l’Homme à Dijon et auteur de nombreux ouvrages dont le dernier paru en 2010 l’Internationale communiste 1919-1943. Max Deschampt a introduit le débat en rappelant que c’était le 30 décembre 1920 au Congrès du Parti socialiste à Tours, sur rapport de Paul Vaillant-Couturier, que la majorité du Congrès a voté l’adhésion à la Nouvelle Internationale. « C’est l’acte de naissance du Parti communiste, devenu Section française de l’Internationale communiste qui va prendre ensuite le nom de Parti communiste français. Cette nouvelle organisation était jugée nécessaire suite à l’hécatombe de la guerre 1914-1918 », a expliqué Max Deschampt.

    Pendant deux heures devant la trentaine de personne qui a composé l’assistance, Serge Wolikow, de façon vivante, soutenue par une érudition impressionnante, a ensuite revisité les 90 ans d’Histoire du PCF, de sa création à nos jours.

    E. Bouthray

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  • Il y a 90 ans : la naissance du PCF

    La section du Creusot-Montchanin du Parti communiste français avait invité Sege Wolikow, historien et directeur de la Maison des Sciences de Dijon, auteur de nombreux ouvrages pour une conférence débat sur le thème "90 ans du Parti communiste français"

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    Le 29 décembre 1920, à Tours, une majorité des délégués du XVIIIe Congrès de la SFIO vote l’adhésion du parti à la IIIe Internationale, l’Internationale Communiste, fondée à Moscou en mars 1919. Une minorité du parti s’y oppose. C’est la scission – et l’acte de naissance du Parti Communiste Français (Section Française de l’Internationale Communiste).

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    Les débats politiques qui animaient le mouvement ouvrier français de l’époque sont toujours d’une grande actualité, 90 ans plus tard. Le programme et les idées fondamentales qui ont déterminé la scission de Tours n’ont rien perdu de leur force et de leur pertinence. Tous ceux qui veulent lutter contre le capitalisme ont intérêt à étudier cette période, et en particulier les textes fondateurs de la IIIe Internationale.

     

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     Parti communite Autun


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  • EDF doit commander en France faire travailler AREVA

    Parole de femme
    I. L'Energie et l'intérêt national


    1) Rappels


    En 1945, il fallait reconstruire le pays, dévasté par la guerre et les pillages de l'occupant allemand. Le Conseil National de la Résistance avait élaboré un programme qui voulait redresser le pays et promouvoir des avancée sociales et économiques décisives, entre autres : les lois sur la presse, la création de fa Sécurité Sociale, les nationalisations. Ce fut l'œuvre du Gouvernement Provisoire de la République, issu de la libération auquel participèrent des communistes de façon décisive :


    • Ambroise CROIZAT créa la Sécurité Sociale (plus de 1000 caisses en un an et demi)
    • Marcel PAUL fit voter la loi du 8 avril 1946 qui nationalisait le gaz et l'électricité. Il créa EDF et GDF qui furent de magnifiques instruments au service de la nation.
    • Maurice THOREZ, vice-président du Conseil fit le tour des bassins
    houillers, appelant les mineurs à produire le charbon nécessaire pour le
    chauffage et la production électrique. EDF connut un développement remarquable, avec la construction de centrales thermiques, hydrauliques : avec la construction de tous les barrages dans les Alpes, le Massif Central, tel celui de Génissiat dont une ligne arrive directement au Pont Jeanne Rose.


    2) La filière électronucléaire


    Elle fut impulsée par le gouvernement du Général de Gaulle dans les années 60, pilotée par EDF, entreprise nationale, garante de la sécurité. C'est grâce à cet état d'esprit, à cette volonté, que FRAMATOME, créée à Chalon et au Creusot en 1973 (Pierre MESSMER, Premier Ministre, l'inaugura au Creusot), fut chargée de réaliser les cuves des 13 centrales nucléaires françaises. Grâce à EDF, ces centrales furent dotées d'une enceinte de confinement en béton ; de ce fait, nous n'avons pas connu les ennuis de « Tchernobyl » en URSS ou de « Three Miles island » aux Etats Unis. Grâce à ce programme, la France a bénéficié d'énergie propre, bon marché, ceci dans le cadre de l'indépendance énergétique : 80% dé notre électricité provient de nos centrales. A cette époque, le gouvernement avait encore une ambition industrielle pour la France. En 2005, les communistes rappelaient qu'il fallait viser l'objectif de 21% d'électricité d'énergie renouvelable en 2010 (nous en sommes à un peu plus de 15% seulement). Ces énergies resteront un appoint et ne constitueront jamais un substitut total au nucléaire et au thermique pendant plusieurs décennies.


    II. Aujourd'hui le marché de l'énergie est porteur et suscite des appétits


    1) Quelle est la situation ?


    AREVA est un fleuron, champion dans le secteur de l'énergie. Il est contrôlé à près de 100% par l'Etat
    EDF, encore public à 85%, doit renouveler 44 éléments (11 fois 4) de générateurs à
    vapeur. Au lieu de travailler normalement avec AREVA, ii envisage de passer commande
    à l'étranger : Corée, Japon, Espagne, Italie.
    AREVA est capable de fournir 9 éléments (9 fois 4). De plus, certains sous-traitants
    envisagés n'ont pas le savoir-faire et la technologie
    Nous réclamons que EDF. entreprise publique, fasse travailler prioritairement AREVA.
    entreprise publique.


    2) Recapitalisation d'AREVA - L'Etat ne joue pas son rôle


    AREVA a besoin de 3 milliards d'euros
    Déclaration de Gérard MELET, membre du Conseil de Surveillance, à l'Assemblée Générale extraordinaire d'AREVA du 23 décembre2010 :
    « Dans le plan de développement du 30 juin 2009, AREVA a prévu d'autofinancer ses besoins d'investissements et de réduire sa dette à hauteur de +70% notamment par des cessions d'actifs. A cela devait s'ajouter une augmentation du capital à hauteur de 15% pour une valeur estimée de l'ordre de 3 milliards d'euros. (...)» « Dans ce plan global qui était censé apporter 10 milliards d'euros de capitaux propres, l'Etat ne soutient pas l'un de ses derniers fleurons pourtant voué à un avenir prometteur comme il avait pu le faire pour le secteur bancaire. Pis, l'Etat et le CEA prévoient en sus de céder à l'avenir jusqu'à 30% du capital d'AREVA pour pouvoir financer le démantèlement des installations nucléaires du CEA, alors qu'initialement, seulement 15% étaient prévus. » D « Sur tes trois investisseurs pressentis du projet initial, seul est resté le KIA pour 600 M€. L'Etat Français s'est décidé d'augmenter sa participation actuelle pour 300 M€, à la surprise générale. Ces 900 M€ de capitaux résultant de cette opération paraissent bien minorés au regard de la valorisation réelle d'AREVA et de celle des 20 milliards d'euros annoncée le 30 juin 2009. »
    « L'Etat a donc décidé de participer à cette augmentation de capital alors qu'il s'y était toujours refusé jusqu'alors. C'est une bonne chose, sauf que son apport capitalistique est très nettement insuffisant au regard du total de ses participations directes et indirectes dans AREVA et au souvenir des 3 milliards d'euros de dividendes perçus depuis la création d'AREVA »


    3) Casse de l'outil public, hypocrisie du pouvoir


    Anne LAUVERGEON, PDG d'AREVA, croit à l'industrie, se bat et s'est battue pour faire d'AREVA le champion du monde de l'énergie nucléaire. Nous voulons dénoncer la duplicité de l'UMP. Depuis des mois, la presse évoque la volonté de Nicolas SARKOZY de « virer » Anne LAUVERGEON pour la remplacer par l'un de ses proches à la tête d'AREVA. Rappelez-vous, M. SARKOZY avait promis, juré de garder GDF public l Or il l'a livré au groupe SUEZ avec Gérard MESTRALLET, PDG du groupe privé. EDF, autre fleuron du binôme historique français de l'énergie, a vu 15% de son capital privatisé. Or, dès qu'il y a capital privé, le premier souci du PDG est de rétribuer ses actionnaires privés avant de s'occuper du public. Les ex-usagers devenus des clients ont pu constater Ses heureux effets avec l'augmentation faramineuse des tarifs du gaz et d'EDF, et à terme, l'abandon des tarifs garantis.
    C'est une gestion de gribouille !! EDF vous propose du gaz et GDF de l'électricité. Pire, pour obéir aux diktats de l'Union Européenne et des libéraux modèle BARROSO, on crée une fausse concurrence, en obligeant EDF à céder à vil prix, 25% de sa production à des fournisseurs-tels-POWEO qui ne produisent pratiquement pas d'énergie et sont de simples intermédiaires.C'est la loi NOME !! inspirée par Bruxelles, au nom du seul dogme libéral de la « concurrence libre et non faussée"».

    4) Pourquoi cette attitude du pouvoir et de l'UMP ?


    Il suffirait que le gouvernement claque du doigt puisqu'il est encore le patron d'EDF et d'AREVA pour que l'essentiel de la commande des 44 générateurs vapeur soit attribué à AREVA, ce qui serait logique.
    C'est l'aveu que le pouvoir veut privatiser puisqu'il est encore le patron d'EDF (à 85% public) et d'AREVA (plus de 90%). Il suffirait qu'il en exprime la volonté politique. S'il ne le fait pas, c'est qu'il souhaite entamer la privatisation à terme. Nous attendons les justifications de MM. ANCIAUX et DANJEAN, députés UMP, sur cette question qui illustre le renoncement honteux, consenti tant vis à vis de l'UE que du MEDEF.
    Nicola SARKOZY, soutenu par l'UMP (MM. ANCIAUX et DANJEAN), brade ce qui a été réalisé par la nation, au service du pays, en 1945 après la Libération. Tout pour le privé ! Il y a encore 10 ans, la France avait un taux d'industrialisation de plus de 30%. Aujourd'hui, il est tombé à 13%.
    Il est affligeant de lire dans le Journal de Saône-et-Loire du 27 janvier 2011 les propos de Jean-Paul ANCIAUX à des syndicalistes CFDT métallurgie : « ... effectivement vous avez toutes les raisons d'être inquiets ». MM. ANCIAUX et DANJEAN peuvent bien tenter de se raccrocher à l'union sacrée pour les commandes d'AREVA. Ils peuvent bien sortir la brosse à reluire et encenser Nicolas SARKOZY, protester de leur attachement à AREVA, ils pratiquent la démagogie, ils ne disent mot de la volonté du Président de privatiser à terme AREVA par la cessîon de parts à BOUYGUES et à ALSTOM, dont le PDG M. KRON piaffe d'impatience. C'est la logique de ce pouvoir, tout au privé : autoroutes, énergie, santé, en invoquant soit la crise, soit Bruxelles, « concurrence libre, etc... ». Nous regrettons que le PS ait accepté, dans les années 90, l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence voulue par les ultra-libéraux et la droite de l'UE.

     

    EDF doit faire travailler AREVA


    Les communistes continueront à exiger que l'énergie reste sous contrôle public et que cesse, la casse du domaine public, tels AREVA, EDF, GDF payés par la nation depuis des décennies qui doivent servir au bien commun. Ils appellent à la lutte.


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  • TOUT DOIT ETRE FAIT POUR TROUVER UNE
    VERITABLE SOLUTION INDUSTRIELLE POUR  SFAR ET CIVAD

    Les problématiques des deux sociétés SFAR et CIVAD perdurent encore aujourd’hui. Du point de vue économique, la crise est venue fortement perturber la recherche de solutions potentielles. Cependant, la recherche de repreneurs potentiels a été redynamisée par la direction, et des pistes sont donc à l’étude. Des premiers résultats devraient se dessiner en juin prochain, mais pas forcément déboucher sur du concret avant début 2012. En ce qui concerne l’avenir du personnel, l’accord de mobilité continue d’être appliqué, mais la stagnation des commandes de nucléaire et des autres marchés comme la pétrochimie, viennent freiner l’ouverture de postes potentiels, surtout en production, sur Creusot Forge, Creusot Mécanique et AREVA Saint Marcel. Le recul de l’âge légal de la retraite est venu, en plus compliquer encore plus les choses. Les conséquences sont rudes pour l’ensemble des salariés de ces deux sociétés. Le manque de perspectives et de vision claire pour envisager leur avenir dans la sérénité, plombent la motivation et le moral d’une majorité des salariés. Il est donc plus qu’urgent d’enfin trouver des solutions sérieuses et durables pour sortir de cette situation néfaste, non seulement pour l’économie locale, mais aussi pour la santé de tous. Tout cela perdure depuis trop longtemps et AREVA en est pleinement responsable.

    La CGT c’est toujours battu avec force et détermination, pour que les 2 sites de Montchanin ne deviennent pas des friches industrielles. Même si la crise économique est venue perturber la donne, AREVA doit tout faire et s’impliquer fortement pour trouver une solution économique valable afin de  conserver et pourquoi pas, dynamiser le tissu industriel. Même si l’accord de mobilité doit continuer pour le personnel désirant rester dans le groupe AREVA, il n’est pas question d’abandonner les salariés qui restent à leur triste sort ! La CGT est prête à examiner tous les dossiers et se battra toujours, avec les salariés de SFAR et CIVAD pour l’emploi et l’industrie à Montchanin.

    SITUATION DE SFARSTEEL.

    En ce qui concerne Creusot Forge et Creusot Mécanique, la situation est moins difficile qu’a Montchanin, même si la crise a aussi frappé ces deux sociétés. Cependant, AREVA a réalisé et continue de réaliser, dans ses deux sociétés, des investissements lourds, démontrant ainsi sa volonté de développement. Mais le manque de débouchés sur le marché des EPR et la stagnation de la pétrochimie, laissent CM et CF avec une charge pour 2011, plus que limitée. S’il n’y a pas lieu de s’alarmer, l’avenir peut paraitre moins rose que celui annoncé en grande pompe ces dernières années par AREVA ! Des problématiques existent et ne trouve pas de solutions. Le principal souci, est la pyramide des âges, très défavorable. Beaucoup de salariés ont plus de 50 ans et exercent des métiers pénibles à des horaires plus que néfastes pour la santé. De plus, de trop nombreux salariés ont des restrictions médicales (surtout à C.M.) à laquelle la direction ne trouve aucunes solutions de reclassement. AREVA doit se pencher avec sérieux sur ce problème. Des solutions peuvent être trouvées, notamment dans l’examen des fins de carrière et le développement du  tutorat. La CGT est prête à s’assoir à la table de négociations et à des propositions à faire pour enfin solutionner ces problèmes.

    SITUATION GLOBALE D’AREVA.

     L’état est pleinement responsable des disfonctionnements entre EDF et AREVA qui on créé d’énormes problèmes dans les négociations et l’obtention de marchés pour la construction de réacteurs EPR, mais aussi dans le marché de 44 générateurs de vapeur. Cela à donc impact direct et immédiat sur la charge et l’avenir de nos entreprises et des sous-traitants. Les conséquences sont aussi pour l’emploi, le maintient des compétences. Le projet de 2009, Chalon 1300 salariés semblent bien loin ! Les mobilités au sein de SFARSTEEL avancent trop lentement. Le plus haut responsable de l’état a un double langage : d’un coté, il favorise l’industrie nucléaire via le Pôle Nucléaire Bourgogne et le pôle de compétitivité, et de l’autre coté il change complètement la donne en voulant bouleverser l’organisation d’AREVA et d’EDF. Il ne joue pas du tout son rôle d’arbitre de ces deux entreprises publiques. Les résultats ne se font pas attendre : perte de marché des EPR pour les Emirats etc. L’absence de commandes pour AREVA peut aussi avoir des conséquences directes pour son personnel. Faire rentrer dans le capital d’AREVA les fonds souverains du Koweït est une hérésie et le chemin direct, voulu par l’état, pour une privatisation et un bradage de tout le secteur du nucléaire à des intérêts privés !

    La CGT demande donc avec force, au chef de l’état et aux élus locaux, de tout faire pour renforcer et dynamiser les entreprises travaillant pour le nucléaire en France et dans notre région Bourgogne. Il faut arrêter de poursuivre une politique qui vise à aller vers une privatisation des entreprises. AREVA doit rester une entreprise publique, il en va de l’indépendance énergétique de notre pays ! L’objectif est également de maintenir le savoir faire et les emplois en France et non de promouvoir une politique visant à favoriser des intérêts privés.

    La CGT le dit avec force : NON au démantèlement d’AREVA !

    CGT SFARSTEEL /
    AREVA                                                                                                                   


     


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  • Le pouvoir sarkozyste se livre, depuis 3 ans, à une véritable entreprise de démolition :

    -Casse sociale des acquis de la Libération de 1945 : Sécurité Sociale, retraite
    -Casse institutionnelle de la République, avec le projet de réforme territoriale qui vise à liquider départements et régions que l'UMP ne contrôle plus
     -Xénophobie raciste envers les Roms, les immigrés pour draguer les voix de Le Pen
    -Renforcement d'un pouvoir personnel de caractère monarchique, le Premier Ministre et les ministres devenus des exécutants.

    Nicolas Sarkozy et l'UMP, même discrédités, conduisent une politique-constante en faveur des riches, des capitalistes : voir le bouclier fiscal.

    L'affaire scandaleuse Bettencourt-Woerth illustre totalement cette collusion entre monde de la finance et politiciens de droite. Vous l'avez constaté-axée la crise financière : le pouvoir a trouvé des milliards d'argent public pour sauver les banquiers, refusant d'entrer dans les conseils d'administration pour imposer une autre gestion en faveur de l'emploi, de la recherche.

    Nicolas Sarkozy et l'UMP refusent de supprimer le bouclier fiscal, cadeau aux grandes fortunes. Mme Bettencourt, vous avez pu l'apprendre ces derniers mois, fraude le fisc : comptes en Suisse non déclarés, résidences sous-déclarées, ile non déclarée etc. Elle s'est vu restituer 32 millions d'euros par le fisc, au titre du bouclier fiscal. En avait-elle besoin ? La presse vient de nous apprendre qu'elle a gagné 240 millions d'euros en 2009, qu'elle peut laisser dans une société basée à l'étranger, échappant à l'impôt. Ces grandes fortunes financent l'UMP (voir club des donateurs). En retour, cette dernière avec son chef d'orchestre mène une politique qui épargne les riches, Bouygues, Lagardère, Bolloré, Bettencourt, amis du Président. La droite refuse de faire payer les riches :

    - Refus de supprimer ce bouclier fiscal
    - Refus de taxer les stock-optîons
    - Cadeaux aux plus nantis, au capital par le biais des niches fiscales

    Cette promotion indécente du fric, ce copinage, cet étalage sans vergogne des profits, devient insupportable alors que dans le même temps le gouvernement veut taxer les mutuelles de 1,1 milliard d'euros, rendant encore plus difficile l'accès aux soins des . petites gens.

    L'exonération des heures supplémentaires coûte 1,7 milliards d'euros au budget, encore un cadeau au patronat, et a empêché la création de 100 000 emplois ! ! ! Voilà la réalité.

    Vous pouvez inverser cette politique ! ! ! 
    Comment? Par l'action, unitaire comme vous l'avez fait à plusieurs reprises, comme le 24 juin et les 7 et 23 septembre où vous avez témoigné de votre volonté de refus de la casse sociale. Il faut mettre un terme à cette dérive monarchique présidentielle. Il faut que la Gauche propose un projet qui réponde aux attentes sociales exprimées avec force dans les manifestations, qui montent dans le pays. Cette ambition est à l'opposé des petites bagarres pour la candidature, pour la personnalisation. Ne vous laissez pas enfermer dans ces médiocres considérations, dérisoires par rapport aux enjeux, il faudra :

    -remettre sous le contrôle public un secteur financier pour les investissements utiles, GDF, les autoroutes 
    -rénover et relancer les Services Publics, en coopération avec les Collectivités qui en assurent une partie (APA, lycées, collèges, TER, réseau routier)

    Seule votre action, unitaire, massive comme les 24 juin et 7 et 23 septembre, peut peser pour changer la donne, créer un espoir dans le pays. Le peuple, comme en 1936, en 1945, en 1968, n'obtient que ce qu'il impose.
    Loin des spéculations politiciennes accessoires, vous pouvez dans l'union imposer des changements décisifs. Les seules batailles qu'on est sûrs de perdre sont celles qu'on n'a pas engagées. C'est vous qui pouvez faire changer, en mieux, la situation, par l'action.

    PCF section du Bassin Creusotin

    L'acier


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