• L’acharnement en direction de nos camarades de Roanne continue

    Répression antisyndicale

    Inacceptable ! L’acharnement en direction de nos camarades de Roanne continue

    jeudi 23 mai 2013
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    Ce matin, 23 mai 2013, à 6h30 la police a arrêté : Christel, Christian, Didier, Jean-Paul et Gérald à leur domicile, suite à leur refus de se soumettre au prélèvement ADN. Leurs appartements ont été fouillés. Cette attitude est révoltante et intolérable. Leurs familles sont très choquées par cette intervention musclée et humiliante.

    Nos camarades, encore une fois, sont traités comme des criminels. S’agit–il encore une fois de faire un exemple pour briser la résistance des militants ?

    La CGT n’accepte pas cette répression syndicale, cet acharnement qui s’assimile à du harcèlement.

    Non ! Cristel, Christian, Didier, Jean-Paul et Gérald ne sont ni des criminels, ni des délinquants, ni des casseurs. Mais des militants honnêtes, ils ont simplement exercé un droit fondamental, le droit de manifester, le droit de libre expression.

    La CGT demande au Procureur Général de Lyon ainsi qu’au Procureur de Roanne de mettre fin immédiatement à ses gardes à vue et d’abandonner toute poursuite judiciaire à l’encontre de nos cinq camarades de Roanne.

    Montreuil, le 23 mai 2013

    http://www.cgt.fr/Inacceptable-L-acharnement-en.html

    Manifestation de soutien aux 5 de Roanne

    Social-Eco - le 23 Mai 2013

    Répression syndicale: deux des cinq de Roanne arrêtés

    Deux des cinq poursuivis pour des tags lors du mouvement sur les retraites en 2010, dispensés de peine en novembre dernier, ont été arrêtés ce jeudi matin à leurs domiciles pour ne pas s'être soumis à un prélèvement d'ADN.

    Les deux syndicalistes, une employée de la fonction publique hospitalière et un agent du ministère de la Défense, ont refusé de se soumettre au prélèvement de leur empreinte génétique lors de leur garde à vue. Ils ont été remis en liberté peu après avec une convocation devant le tribunal correctionnel de Roanne pour le 5 novembre 2013. En signe de protestation, une centaine de personnes, dont la maire PS de Roanne Laure Déroche et la sénatrice communiste de la Loire Cécile Cukierman, s'étaient rassemblées, le matin, devant l'hôtel de police de la ville.

    Les trois autres syndicalistes sont recherchés, indiquent une source à l'AFP.

    Appartements fouillés

    Ces deux militants de la CGT qui avaient refusé mercredide se rendre au commissariat de Roanne pour y subir un prélèvement ADN à la suite d'une condamnation pour "dégradations en réunion", ont été interpellés jeudi matin et placés en garde à vue, a-t-on appris de sources policières. "Leurs appartements ont été fouillés", dénonce dans un communiqué publié ce jeudi matin la CGT.

    "Cette attitude est révoltante et intolérable. Leurs familles sont très choquées par cette intervention musclée et humiliante. Nos camarades, encore une fois, sont traités comme des criminels. S’agit–il encore une fois de faire un exemple pour briser la résistance des militants?", se demande le syndicat qui demande "au procureur général de Lyon ainsi qu’au procureur de Roanne de mettre fin immédiatement à ses gardes à vue et d’abandonner toute poursuite judiciaire à l’encontre de nos cinq camarades de Roanne."

    Mauvais signal

    Dans le même temps, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a écrit à Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, pour obtenir "leur libération et pour exiger une modification des critères d'inscription au fichier national des empreintes génétiques". "Ils sont contraints à être fichés à vie à l'égal des criminels ou violeurs, c'est inacceptable. Cette nouvelle procédure s'apparente à un véritable acharnement", relève le sénateur PCF, qui souligne que ces arrestations sont "un nouveau mauvais signal envoyé au monde syndical après le rejet de la loi d'amnistie sociale." Les cinq de Roanne auraient pu bénéficier des effets du projet de loi sur l'amnistie sociale déposé par le Front de gauche et enterré par les députés socialistes, appuyés par le gouvernement.

    Acharnement

    Ces cinq militants avaient été convoqués mercredi par la justice, en vue d'un prélèvement ADN en vue d’intégrer le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Un acharnement, avait dénoncé l'un d'entre eux, Didier Marchand, qui avait expliqué "avoir tiré un trait sur l’affaire" après que la Cour d'appel de Lyon les eut dispensés, en novembre dernier, de l'amende de 2.000 euros prononcée en première instance par le tribunal correctionnel pour des tags sur les murs de la sous-préfecture de Roanne en septembre 2010, lors du mouvement contre la réforme des retraites.

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    S.G.


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