• Journée noire pour Liège

    Journée noire pour Liège

    Service de presse du PTB

    « Cette journée est à marquer d’une pierre noire pour la région liégeoise » dénonce Damien Robert, président provincial du PTB Liège en charge du dossier sidérurgie pour le parti de gauche. Et de rajouter : « Cette journée est un aveu de faillite pour le gouvernement qui s’était donné comme mission de sauver la phase à chaud et l’ensemble de la sidérurgie liégeoise. »

    Depuis l’annonce de la première vague de fermeture en octobre 2011, le PTB a invariablement défendu l’option d’une reprise de la sidérurgie liégeoise par les pouvoirs publics, comme cela s’est passé pour la sidérurgie de la Sarre en Allemagne il y a 10 ans ou comme l’État algérien le fait actuellement. Nous n’étions pas les seuls. Plusieurs études, dont certaines ont été commandées par le gouvernement, ont confirmé la viabilité de la sidérurgie liégeoise, en ce compris la sidérurgie intégrée. « Après avoir multiplié les promesses sur la nationalisation, sur les repreneurs, sur le portage et sur l’expropriation, il ne manque au final pour le gouvernement que des actes et cinq minutes de courage politique », commente amèrement Damien Robert qui regrette en outre que « le gouvernement laisse Mittal mener la danse ».

    Pour le parti de gauche, Mittal aurait tort de croire que la partie est finie et jouée comme il l’avait pensée et avec le résultat espéré. « Il a toujours reçu dans ce pays. Maintenant il va falloir aussi qu’il donne. S’il décide d’envoyer les C4, son devoir est de garantir un avenir sur du long terme à ces travailleurs qui ont créé sa richesse dans un pays où il n’a jamais payé d’impôts... Et le devoir des pouvoirs publics est d’obliger Mittal à garantir cet avenir en le mettant devant ce choix cornélien : le payement de primes équivalentes au montant du payement des salaires jusque 2020 ou l’expropriation des outils pour cause d’utilité publique. »

    A Ford Genk, les travailleurs et les syndicats ont obtenu la garantie du paiement des primes avec un montant moyen d’un peu plus de 100 000 euros. La logique voudrait qu’il en soit, au minimum, de même pour les travailleurs du bassin liégeois. Et il serait bon que le gouvernement fasse son travail afin que, pour une fois au moins, la logique soit respectée dans ce dossier qui n’intéresse pas que Mittal mais aussi les 10 000 travailleurs, leurs familles et toute une région. Mittal a, malgré une perte de 3,7 milliards de dollars en 2012, réalisé un bénéfice de 2,9 milliards en 2010 et de 2,3 milliards de dollars en 2011. En outre, il a bénéficié, rien que pour les années 2009 et 2010 de déductions fiscales à hauteur de 912 301 303 euros dans notre petit pays. Ce qui permet à Damien Robert de conclure : « Ce n’est donc pas l’argent qui lui manque pour garantir le payement de primes décentes et permettre aux travailleurs liégeois d’envisager leur avenir un peu plus sereinement. »

    http://www.ptb.be/nieuws/artikel/journee-noire-pour-liege.html


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