•  GOODYEAR - Ne laissons pas salir celles et ceux qui luttent !
    de : La Louve

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    Un message de colère aux salauds (et plus généralement, un message à toutes celles et tous ceux, où qu’ils se trouvent, qui pensent leur vengeance arrivée, et voir enfin par terre l’un des syndicats CGT les plus courageux et les plus combattifs de ces quinze dernières années) et aussi, un message de soutien, toujours, pour celles et ceux qui luttent , chez GOODYEAR (et partout).

    A ceux qui disent, par exemple chez Dunlop ( Nb : l’usine d’en face "scindée" il y a quelques années sur le projet 4x8 à l’époque organisé pour le patronat par la CFTC et la CGC-CFE) : "Voilà, c’est bien fait, il fallait accepter les 4x8, accepter les régressions sociales, les licenciements...." qu’ils tournent 7 fois leur langue dans leur bouche, parce que, comme l’a dit l’un des ouvriers Dunlop ce matin une une antenne de radio nationale : "Enfin...Il ne faut pas trop la ramener ici, parce que moi je pense que dans quelques mois, nous on fermera aussi, et que cette nouvelle, c’est une bonne nouvelle pour personne" ---

    Qu’ils méditent aussi ce propos d’un syndicaliste de Dunlop : " « Quand la direction présente les résultats du groupe en Europe, Goodyear est classé dernier et nous, on est avant-dernier, glisse amer Wilfried Lebeau, délégué syndical Sud-chimie. Je me dis que si demain Goodyear ferme, on risque d’être les suivants... » Source Courrier Picard ce jour

    Que ces oiseaux de mauvais augure se rappellent des reculs sociaux entérinés et faits signer à Continental, par exemple, par la CFTC et la CGC : les 4x8, le retour aux 40 heures et tout le bazar... ! Tout ça pour quoi ?

    On a vu le résultat de ces sacrifices ! Il n’a pas fallu 2 ans.

    Que dire aussi de General Motors, d’Opel à Anvers... ?

    Laissons un peu de temps aux choses, laissons le temps aux actionnaires de préparer la mise en œuvre des mauvais coups élaborés depuis longtemps, et je crains fort qu’on en reparle également sur la ZI Amiens SUD.... (évidemment, et justement, il ne faut surtout pas, leur laisser ce temps...)

    Alors les donneurs de leçons, les trouillards, les vendus, les réformistes, de bonne ou de mauvaise foi... qui viennent tirer argument a posteriori de la fermeture annoncée de Goodyear Amiens pour dire aux salariés :" Vous voyez , faut pas vous battre, acceptez les reculs sociaux, acceptez de baisser votre pantalon....", surtout à une époque comme celle que nous vivons, ce sont des dégueulasses et il ne faut pas les écouter.

    Ce qui se passe aujourd’hui chez Goodyear, au contraire, confirme la justesse de vue de la CGT Goodyear Amiens Nord, qui depuis le début des propositions de régression sociale a toujours dit que le but des actionnaires, un but prévu de longue date, un but dont témoignaient déjà la vétusté des installations de travail, l’absence d’investissements.... tout ceci corrélé avec les ouvertures d’usines en Europe de l’Est ou ailleurs, c’était de fermer les boites ici à court ou moyen terme.

    N’oublions pas non plus la situation sanitaire à Goodyear, avec un scandale de maladies possiblement induites par les HAP/MCR en suspens, des actions engagées par le CHSCT etc. Avec une responsabilité colossale à la clef qui est une autre excellente raison de tout fermer et tout liquider... lors, qui sera à la barre pour représenter Goodyear quand tous les ouvriers cancéreux malades attaqueront, si tout est fermé, comme le questionne justement Mourad Lafitte dans son documentaire "La mort en bout de chaîne" ?

    Et si ce syndicat et les employés ne se battaient pas ainsi, il y a longtemps, sans doute, que tout aurait fermé, au Nord, au Sud !

    Elle est peut-être là, la réalité.

    Il est possible aussi que si Dunlop "tient" et a bénéficié elle de quelques investissements, jusqu’à présent bon gré mal gré, c’est parce-que Goodyear tient dans la lutte !

    Eussent-ils tenu tous ENSEMBLE, nous n’en serions peut-être pas là. Mais nous verrons — ( je ne souhaite à personne d’être mis à la rue, c’est évident, même pas aux salariés qui se trompent en faisant le boulot du patronat.)

    Alors bien-sûr que l’occasion est trop belle pour les actionnaires, de se gaver encore un peu en effrayant les salariés Dunlop (qui ont déjà montré qu’ils étaient, eux, plus perméables au chantage - et je le dis sans juger car je ne suis pas concernée directement) - un petit retour aux 3x8 , aux 42 heures... dans les semaines à venir ? -, et pourquoi se priver, de faire de la propagande patronale en fermant d’abord Amiens Nord.

    Vengeance. Ni plus ni moins. Vengeance contre des salariés et un syndicat qui depuis des années empêche le patronat de faire ce qu’il veut, comme il veut. Ne soyons pas dupes !

    Oui, ce syndicat, ces salariés ont eu raison, et cent fois raison, de dire "non" aux chantages du patronat, raison de n’accorder aucun crédit aux promesse des actionnaires !

    Raison aussi de se battre comme des pitbulls - de se battre SEULS je précise car on doit souligner que la Confédération nationale ne brille pas par son soutient indéfectible à nos camarades - et ce n’est pas fini !

    Oui, ils ont eu raison de faire confiance à leur raison ! (C’est d’ailleurs une des illustrations les plus récentes - il n’y en avait pas eu depuis très longtemps - de la mise en œuvre de certaines théories économiques dans la pratique !)

    Et si toutes les collectivités de travail des entreprises menacées, (ou, en voie de l’être), menacées dans leur existence MAIS aussi, dans leurs conditions de travail, dans les salaires.... faisaient de même et tentaient ce pari, si enfin le monde du travail de ce pays percutait ce qui est en train de se passer ici, comme ailleurs, et prenait la mesure exacte des choses, bien des luttes aujourd’hui tangentes prendraient immédiatement une allure plus victorieuse. Car l’union fait la force.

    Si vous êtes un salarié qui me lit, n’écoutez pas ceux qui donnent les salariés de Goodyear pour morts et enterrés, n’écoutez pas ceux qui disent qu’ils ont eu tort, qui osent les rendre responsable de ce dont ils vont souffrir, qu’ils risque de SUBIR...

    Au contraire, je vous propose un autre exercice, l’exercice de la raison prolétarienne contre l’exercice de la déraison hystérique des portes-voix patronaux - analysons ensemble l’extrait de cet article qui paraissait en avril 2008 dans Usine Nouvelle :

    "La direction de Goodyear Dunlop France (2 700 salariés sur ses deux sites mitoyens Goodyear et Dunlop) - d’Amiens a précisé dans la soirée de mardi le contenu de son « projet de réduction de production » de l’usine Goodyear qu’elle présentera aux représentants du personnel le 13 mai lors d’un CCE extraordinaire.

    Cette annonce survient à la suite du refus des syndicats de cette usine de signer un accord relatif à une nouvelle organisation du travail (le 4X8), accord signé le 17 mars par les syndicats majoritaires (CGT, FO, CFTC) de l’usine Dunlop située à 50 mètres. Le groupe américain qui produit à Amiens 11 millions de pneus par an - exportés pour 2/3 vers les pays européens - estime que les sites amiénois sont « 25 % plus chers que les sites à environnement comparable en Allemagne ». Il considère que c’est la nouvelle organisation du travail en « 4 X 8 » couplée à un investissement industriel qui devait permettre au complexe picard d’être compétitif.

    Il annonce pour le site Goodyear (1400 salariés) une « réduction de la production journalière de pneumatiques tourisme de 38 % en 2008 » ce qui se traduirait par la suppression, à compter de septembre 2008, de 402 postes permanents au sein de cette usine. Se trouvant dans « l’impossibilité de mettre en œuvre un projet de modernisation » sur le site Goodyear, la direction se dit « contrainte » d’envisager ces mesures « compte tenu de la baisse du marché des pneumatiques tourisme à faible valeur ajoutée en Europe de l’Ouest ». " Source Usine Nouvelle 2008

    Analysons-le cet extrait d’un magazine "sérieux" : les incohérences, la mauvaise foi.... de la direction.

    Qui nous parle de l’Allemagne ("Ach pitite fraulein, groB malheur la fin de la guerre", hein ?) alors qu’elle ne délocalise pas en Allemagne, mais en Pologne, qui nous expliquait déjà tranquillement que le problème n’était pas la vie des gens, mais, noir sur blanc, le taux de profit. Regardons rétroactivement en comparant avec la situation actuelle, la "compétitivité" (sic) du site Dunlop, qui a lui, accepté les reculs sociaux ! Notez comment on annonçait déjà tranquillement que la réduction de la production journalière (donc une VOLONTÉ de la direction) était, de toute manière, mise en oeuvre à hauteur de 38 % ! Ou comment condamner un site - argument qui avait d’ailleurs valu aux Goodyear de faire suspendre les plans et de faire nommer un médiateur... !

    Halte à la propagande patronale, à l’intoxication médiatique !

    On pourrait en trouver des tas d’autres de ce genre d’exemples.

    Pour GOODYEAR, comme pour PSA, pour RENAULT....

    Refusons la fatalité, refusons le chantage, et soutenons les salariés menacés dans leurs luttes ! Ne laissons pas salir celles et ceux qui luttent, si les entreprises ferment ce n’est JAMAIS de la faute de ceux qui luttent. Mais bien celle des seuls qui en ont, eux seuls, le POUVOIR, c’est à dire, les actionnaires, les patrons, dans ce pays, bien secondés par les gouvernements de droite et de gauche.

    Fraternellement à toutes et tous,

    LL

    http://bellaciao.org


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  • A propos de la législative partielle de la 6ème circonscription de l’Hérault

    Réponse des Jeunes Communistes de Béziers à l’analyse mensongère de J-L Mélenchon


    « Nos difficultés ne doivent pas être le prétexte à l’une de ces auto-flagellations démoralisantes qui sont si souvent le réflexe de notre gauche. Il nous faut bien mesurer le chemin à parcourir. Et le commencer ! Pour cela nous avons le recours des moyens qui ont fait leurs preuves et le devoir de laisser de côté ceux qui n’ont rien donné. Le candidat PCF de Béziers a rejeté publiquement le Front de Gauche. Il est le seul à avoir reculé. »

    Il n’existe aucun reniement du Front de Gauche dans la 6ème circonscription de l’Hérault, encore moins imputable ou reprochable à nos camarades des sections du PCF du biterrois. En effet, ceci est immédiatement visible sur les affiches officielles de la campagne (c’est pour nous une grande concession, tu connais notre attachement à la symbolique de notre parti, faucille et marteau entre-autres), qui mettent incontestablement en évidence notre participation au rassemblement des forces progressistes de gauche sous la bannière du Front de Gauche.

    Ensuite, quant à la polémique de notre implication (les communistes du grand biterrois) au sein du front, qui n’est pas le Front Populaire (nous te le rappelons), il est de notoriété publique, relayée par la presse locale notamment, que la raison unique de notre désaccord à la coordination des diverses organisations politiques du Front de Gauche de Béziers est le refus pour deux de ces organisations de présenter une candidature Front de Gauche au premier tour de l’élection législative partielle de la 6ème circonscription de l’Hérault, le 9 décembre 2012.

    Nous précisons :
    - Le Parti de Gauche souhaitait se ranger derrière la candidate du Parti Socialiste dès le premier tour, redoutant qu’elle n’obtienne pas les 12,5% d’inscrits.
    - La Gauche Anti-capitaliste souhaitait présenter une candidature commune mais non communiste (en référence au camarade Paul Barbazange, candidat communiste du Front de Gauche aux élections législatives de la 6ème circonscription de l’Hérault en juin dernier), venue des hauts-cantons (?), issue de la société civile (??), sans apporter plus de précision ni même avancer un nom.
    - La FASE soutenait la position du Parti de Gauche.

    La séance a donné suite au regroupement des 3 organisations citées ci-dessus, en un Front de Gauche « émancipé de l’influence de la section communiste de la rue Voltaire ». Les déclarations dans la presse ne faisant pas foi pour tout matérialiste qui se respecte.

    Ayant ainsi noyé le débat visant à déterminer les positions du Front de Gauche de Béziers quant aux élections législatives partielles de ces 9 et 16 décembre 2012, tu comprendras bien, nous l’imaginons, que dans l’urgence que nécessite l’organisation d’une campagne électorale dans des délais si courts, les communistes du biterrois (qui représentent plus de 90% des militants du Front de Gauche à Béziers) aient voté, lors de l’assemblée générale des communistes du biterrois suivant ce comité de campagne du Front de Gauche, la reconduction de la candidature communiste dans le cadre du Front de Gauche, de Paul Barbazange et de sa suppléante Françoise Peralta (syndicaliste CGT), candidature validée au niveau national par les diverses organisations au mois de juin dernier, nous te le rappelons aussi.

    Certes tu nous répondras qu’il ne faut jamais confondre vitesse et précipitation, au risque de voir notre analyse politique faussée. Nous pensons qu’en réponse aux attentes d’une population aux abois, paupérisée à l’extrême et stigmatisée sans relâche, nous ne voyons d’autres combats que celui de représenter, coûte que coûte, les intérêts de notre classe, par notre engagement communiste révolutionnaire dans le rassemblement du Front de Gauche. Nous préciserons qu’en juin, comme en décembre, nul de nos partenaires du Front de Gauche n’a daigné s’associer aux campagnes électorales que nous avons entièrement assumées, plus de 100.000 tracts distribués dans les boîtes aux lettres des 16 communes de notre circonscription (dont 15 sont rurales), des centaines d’affiches collées, des dizaines de distributions sur les marchés, aux portes des entreprises, sur les places publiques. Ils ne se sont pas plus associés financièrement au combat rassembleur du Front de Gauche.

    Tu comprendras donc, camarade, que les désaccords qui nourrissent les tensions au sein du Front de Gauche à Béziers, comme dans bien d’autres villes et fédérations en France, prennent source dans les divergences idéologiques et opérationnelles auxquelles nos organisations respectives sont confrontées dans leur combat fraternel. Bien avant l’éco-socialisme, l’Europe sociale (ahahaa !) et la stratégie de l’accompagnement (même musclée) du gouvernement PS du Parti de Gauche, nous avions fait le choix du rassemblement pour un combat idéologique et politique révolutionnaire de classe que plusieurs de nos camarades dont Paul Barbazange, mènent dans notre département depuis plus de trente ans, nous en rendrions compte s’il le fallait et ne laisserons personne remettre en question en ces termes nos motivations et notre détermination.

    Concernant le recul de 2 points du candidat Paul Barbazange par rapport à juin, il s’explique en partie par le peu d’intérêts qu’ont montré les électeurs de Gauche pour cette partielle, à moins de deux semaines des fêtes de fin d’année. Nous pensons souffrir, aussi, de la mauvaise lisibilité des positions du Front de Gauche, particulièrement dans la stratégie d’effacement souhaitée par la FASE et le PG consistant à afficher un soutien inconditionnel à la candidate du PS dès le premier tour, au prétexte du vote utile, d’ailleurs elle perd 2 points soit 5000 voix dès le premier tour, perte que l’on retrouve à l’identique au second tour, malgré le report des voix des électeurs du Front de Gauche au premier tour (plus de 1500 voix). Non, la majorité des électeurs et militants du Front de Gauche ne veulent pas du renoncement ; sans les candidatures de Paul Barbazange et Françoise Peralta, il y aurait eu près de 65% d’abstention à cette partielle. Toi-même, tu as fustigé les sondages « lepénistes » qui donnaient la candidate France Jamet du FN au second tour, donc pourquoi nos camarades du PG de Béziers craignaient-ils de voir la candidate du PS, Dolorès Roqué, éliminée ?

    Jean-Luc, camarade, l’éco-socialisme, « la doctrine du mouvement socialiste refondée dans le paradigme de l’écologie politique » te sied à ravir, mais nombreux sont les communistes à ne pas renoncer aux thèses marxistes et léninistes, les réflexions s’enrichissent, les travaux sont nombreux et critiques, nous ne nous morfondons pas dans le marxisme messianique. Au-delà des bouleversements profonds que vit notre parti en ce moment, tu es loin de l’ignorer, le but et le devoir d’un communiste est de rassembler, dans la diversité, tous ceux de nos concitoyens qui ont décidé de ne pas renoncer au progrès social, malgré la grande offensive idéologique du Capital, de se battre pour que nous accédions au socialisme. Cela ne t’en déplaise, nous ne nous cacherons pas derrière notre symbole historique, le drapeau rouge, nous ne céderont pas à la propagande multi-médiatique contre-révolutionnaire, nous combattrons pour faire vivre et renforcer le communisme !

    Par l’Union de Ville des Jeunes Communistes de Béziers


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  • A propos des récentes déclarations de Michel Sapin ministre...


    Jeunes en galère, vieux dans la misère ça continue !Ils y reviennent, et cette fois ci le PS est au pouvoir. Le PS a tous les pouvoirs. Nous avons été des millions à manifester contre la réforme des retraites. Le slogan « Jeunes en galère, vieux dans la misère » résumait beaucoup de notre lutte. Les partisans de l’austérité jusqu’à la fin des temps poursuivent leur route. Comme il y a 2 ans, faisons front sans faiblesse. Nous n’avons d’ailleurs pas le choix. Le 11 octobre sera un grand moment de mobilisation. Premières réactions de notre camarade J. Cros aux dernières déclarations de M Sapin.


    Paul Barbazange, Béziers.


    Non je n’avais pas rêvé !


    C’est bien Sapin, Michel de son prénom, et ministre de quelque chose, qui a estimé que les retraités sont des nantis et qu’il y avait dans leur poche de quoi puiser pour éponger la dette et redresser le pays !


    Qu’en est-il de la situation des retraités ? Eh bien une partie vit dans la misère, une misère de plus en plus douloureuse à vivre. Il doit bien y avoir en haut de l’échelle quelques privilégiés qui n’ont pas de problèmes de fin de mois. Le reste est en situation d’équilibre instable. Tant qu’il n’y a pas la voiture ou la chaudière à changer, on arrive à vivre… ou à survivre suivant les cas.


    Il ne faut pas non plus être malade parce que les restrictions dans le domaine du remboursement des soins et des produits pharmaceutiques, le forfait hospitalier… grèvent alors lourdement le budget. Oui mais justement quand on devient vieux on est plus exposé à la maladie !


    Ne parlons pas bien sûr de la situation financière quand on est en état de dépendance. Autant dire que là il n’y a pratiquement plus rien à gérer ! Sans arriver à cette extrémité, avec le prix de l’énergie, du gaz, de l’électricité ou du carburant, il faut déjà compter ! Et compter aussi avec la dégradation des services publics, Poste et transports notamment, qui complique la vie des personnes âgées ! Des gens qui n’ont pas la même disponibilité que celle qu’ils avaient quand ils étaient plus jeunes !


    Il n’empêche. L’allongement de l’âge permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein n’est pas remis en cause. Les pensions sont en principe indexées sur l’évolution du coût de la vie. En principe car on sait qu’il est facile de tricher dans ce domaine et on ne s’en prive pas. Sans oublier d’ailleurs que les fonctionnaires retraités se voient privés de l’augmentation indiciaire éventuelle dans leurs corps d’origine.


    On rêve de relever la CSG, le RDS, de supprimer l’abattement de 10 % dans la déclaration de l’impôt sur le revenu. Bref, comme on dit chez moi « Les vieux il faut en tirer du travail et de l’argent ! » ou comme le répète Padena dans un ses sketchs « Putas de vièlhs ! ».


    Sérieusement : est-ce ainsi qu’on va résoudre la crise, en laissant intactes les causes qui la produisent, en ne sortant pas de la logique du système, caractérisé par la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref ?


    Je ne suis ministre de rien mais le simple bon sens indique que nous sommes encore dans l’impasse et qu’une nouvelle fois, TSCG aidant, nous allons dans le mur !


    Jacques Cros


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  • Marx aussi a été jeune !

    Contrats d'avenir sous Sarko, Emplois d'avenir pour Hollande, lointains héritiers des contrats bleus, des emplois-jeunes et autres avatars intermédiaires qui devaient apporter une solution à l'emploi des jeunes, chaque gouvernement se doit de proposer un dispositif visant telle ou telle catégorie des victimes du capitalisme... avec le succès que l'on sait quand on en évalue les résultats.
    Mais dans ce domaine comme dans d'autres l'important est plus d'occuper l'antenne des médias à l'annonce que de les voir enquêter sur la mise en oeuvre et le résultat de l'action.
    En tout état de cause, peut-être faudrait-il s'interroger sur la pertinence d'une telle approche qui fait de la jeunesse une jeunesse nécessairement smicarde -fut-elle formée à bac + 5- et fonctionnaire au rabais dans un statut dont le seul alinéa est au titre de Précarité.
    Ne devrait-on pas souligner un paradoxe compliqué à dépasser quand on prétend faire de la formation une priorité pour ensuite renvoyer une jeunesse formée dans la négation de son utilité ?
    La galère de la jeunesse n'a rien d'inéluctable ; elle est construite dans la double perspective du verrouillage social et de l'accentuation de l'exploitation des travailleurs.
    En instillant sournoisement l'idée que le démarrage dans la vie professionnelle ne peut qu'être difficile, déconnecté de ses envies et de ses compétences on satisfait à l'appétit capitaliste des chantres du "marché du travail" qui considèrent les travailleurs comme des marchandises avec un coût ajustable à coup de licenciements et de pression salariale. Stages parkings, emplois parkings, comme si le passage par l'expérience de la misère était indispensable pour entrevoir l'eventualité d'un bonheur ordinaire.
    Une société qui condamne sa jeunesse au sort désespérant de l'inutilité, ou d'une utilité accessoire se tire une balle dans le pied, et une autre dans la tête.
    La balle dans le pied l'empêche d'avancer, et ce n'est pas par hasard que le même problème de l'emploi des jeunes continue de se poser ; ce n'est pas un problème pour ceux qui en sont les promoteurs, c'est un de leurs outils pour mieux asservir le peuple.
    La balle dans la tête l'empêche de réfléchir, et ce n'est pas par hasard que toutes les mesures sociales libérales me sont qu'emplâtres sur jambes de bois, leur compatibilité avec les "lois du marché" les inféode assez efficacement aux ordres des marchands.
    Pourquoi la jeunesse devrait-elle expier les impérities de ses aînés ? Pour leur faire dire plus tard à leur progéniture : "Tais-toi, moi aussi j'étais passé par là ! ça toujours été comme ça..." ? 

    La conscience qu'il n'y a pas de fatalité à désespérer la jeunesse a toujours inspiré les progressistes.
    L'éducation était au coeur du programme de la Commune de Paris comme elle avait hanté la réflexion de quelques révolutionnaires de 89 et autres philosophes des Lumières. La sortie de la seconde guerre mondiale résonne encore aux accents du Plan Langevin-Wallon... Cette dernière grande contribution des communistes à l'usage de la République dans le domaine éducatif a toujours été d'autant plus évoquée que les gouvernements s'affranchissaient de ses valeurs !

    Ce n'est pas d'un bricolage à la marge dont les jeunes ont besoin aujourd'hui, mais d'un projet de société qui n'isole pas les atomes de société dans des catégories qui leur interdisent la construction moléculaire. Tous les hommes doivent faire société ; jeune et vieux, valide ou bancal, noir ou blanc, homme ou femme, toutes les configurations mélangées possibles et imaginables doivent inspirer le même respect et pouvoir contribuer sans entrave au bonheur commun.

    Petite exigence accessoirement fondamentale : la République Française est laïque et doit de ce fait échapper au fait communautaire.
    Après, qu'il soit de la mosquée, de la synagogue, du temple, de l'église, de la pagode, ou de la cabane du jardin, il importe qu'on range ce qui fait la différence dans l'intime de l'individu à sa place privée, c'est peut-être la fondation du respect qui fait qu'on ne confonde pas croyance et conviction.
    La croyance par nature s'affranchit de l'argumentaire raisonné qui fait la conviction ; c'est peut-être aussi ce qui peut faire la différence entre le militantisme et le prosélytisme, 


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  • Le taux mondial du chômage des jeunes pour 2012 reste bloqué à son plus haut niveau de la crise et ne devrait pas redescendre avant 2016 au moins, affirme l’Organisation internationale du Travail (OIT) dans son rapport 2012 sur les Tendances mondiales de l’emploi des jeunes.

    Actualité | 17 mai 2012

    GENÈVE (Nouvelles de l’OIT) – Le taux mondial du chômage des jeunes pour 2012 reste bloqué à son plus haut niveau de la crise et ne devrait pas redescendre avant 2016 au moins, affirme l’Organisation internationale du Travail (OIT) dans son rapport 2012 sur les Tendances mondiales de l’emploi des jeunes (www.ilo.org/getyouth).

    Les prévisions montrent que 12,7 pour cent de la main-d’œuvre jeune dans le monde seront au chômage cette année, un taux identique au pic de la crise atteint en 2009 et légèrement supérieur à l’an passé où le chômage touchait 12,6 pour cent des jeunes, selon le rapport.

    Le taux serait même plus élevé si l’on prenait en compte ceux qui – souvent découragés par le manque de perspectives – abandonnent ou reportent leur recherche d’emploi. Le taux ainsi ajusté situerait le taux de chômage mondial des jeunes à 13,6 pour cent en 2011.

    A l’échelle mondiale, il y aura près de 75 millions de chômeurs âgés de 15 à 24 ans en 2012, une augmentation de près de 4 millions depuis 2007.



    Les taux de chômage devraient subir une nouvelle pression quand ceux qui prolongent leur séjour dans le système éducatif faute de débouchés professionnels arriveront finalement sur le marché du travail.

    «La crise du chômage des jeunes peut être vaincue, à condition toutefois que la création d’emplois pour les jeunes devienne une priorité essentielle du processus politique et que les investissements dans le secteur privé s’accélèrent radicalement», a déclaré le Directeur exécutif de l’OIT pour l’Emploi, José Manuel Salazar-Xirinachs.

    «Cela comprend des mesures comme des allègements fiscaux et d’autres incitations pour les entreprises qui embauchent des jeunes, des efforts pour réduire le décalage des compétences chez les jeunes, des programmes d’entreprenariat qui intègrent formation qualifiante, tutorat et accès aux capitaux, ainsi que l’amélioration de la protection sociale pour les jeunes», a-t-il ajouté.

    Que se passe-t-il dans les régions?


    Bien que certaines régions se soient redressées après la crise économique, ou ont au moins atténué son impact, toutes sont confrontées au défi majeur de l’emploi des jeunes (voir Youth unemployment rate estimates and projections by region).

    • Dans les économies développées, la situation est même pire que ne le laisse penser le taux de 18 pour cent du chômage des jeunes prévu pour cette année, en raison d’une baisse massive de la main-d’œuvre.
    • Dans la région de la CEI, de l’Europe centrale et du Sud-Est, le taux de chômage des jeunes a légèrement reculé à 17,6 pour cent en 2011. Contrairement aux économies développées, le taux d’activité des jeunes semble avoir augmenté du fait de la crise économique dans la région et peut être en partie imputé à la pauvreté.
    • En Afrique du Nord, le chômage des jeunes a augmenté de 5 points de pourcentage après les printemps arabes, laissant 27,9 pour cent des jeunes gens sans emploi en 2011. Au Moyen-Orient, le taux était de 26,5 pour cent.
    • En Amérique latine et dans les Caraïbes, le taux de chômage des jeunes a augmenté brutalement pendant la crise économique, passant de 13,7 pour cent en 2008 à 15,6 pour cent en 2009. Il est redescendu à 14,3 pour cent en 2011 mais aucun autre progrès n’est attendu à moyen terme.
    • En Afrique subsaharienne, le taux, de 11,5 pour cent en 2011, est relativement stable depuis 2005.
    • En Asie du Sud-Est et dans le Pacifique, il était de 13,5 pour cent en 2011, un recul de 0,7 point de pourcentage par rapport au niveau de 2008.
    • Même en Asie de l’Est, peut-être la région la plus dynamique du point de vue économique, le taux de chômage était 2,8 fois plus élevé pour les jeunes que pour les adultes.

    Parmi les autres grands enseignements:

    • A l’échelle mondiale et dans la plupart des régions, la crise a eu plus d’impact sur le taux de chômage des jeunes femmes que sur celui des jeunes hommes. La différence était particulièrement sensible en Afrique du Nord; alors que dans les économies développées, l’impact a été plus fort pour les jeunes hommes.
       
    • De nombreux jeunes gens sont confinés dans des emplois temporaires, faiblement productifs ou d’autres types de travaux qui n’augurent pas de meilleurs emplois. Dans les économies développées, les jeunes occupent de plus en plus des emplois temporaires ou à temps partiel tandis que dans le monde en développement beaucoup de jeunes accomplissent un travail non rémunéré de soutien aux fermes ou aux entreprises familiales informelles.
       
    • Les jeunes gens qui ne sont ni à l’école ni au travail sont devenus un sujet de grande préoccupation, surtout dans les économies développées. Cette catégorie représente souvent au moins 10 pour cent des jeunes et connaît un essor rapide dans de nombreux pays développés.


    L’édition 2012 des «Tendances mondiales de l’emploi des jeunes» est publiée en amont du Forum mondial sur l’emploi des jeunes (www.ilo.org/yef) qui rassemblera, du 23 au 25 mai, une centaine de jeunes gens engagés dans la promotion du travail décent pour la jeunesse. Cet enjeu figurera aussi en bonne place sur l’agenda de la Conférence internationale du Travail en juin.

    http://www.ilo.org/global/publications/books/global-employment-trends/youth/2012/WCMS_181064/lang--fr/index.htm


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  • precarite-principale-raison-miracle-economiqu-L-FLxfb3La réalité du « modèle social » allemand pour la jeunesse : précarité généralisée, « jobs à 1 euros » et apprentissage au service du patronat

     

    Article et tract de la Jeunesse Communiste du Paris 15 repris, et re-travaillé pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

     

    (Légende de la photo: marre des jobs de merde à 1 euros!)

     

     

    La référence au « modèle allemand », comme hier il s'agissait d'un miracle irlandais, espagnol ou britannique tous révélés comme des mirages avec la crise, est devenue un lieu commun de la classe dirigeante française comme européenne.

     

    A entendre ses thuriféraires, l'Allemagne, ce serait le « carré magique » économique : croissance, faible taux de chômage, balance commerciale positive et stabilité des prix.

     

    Outre que ces discours masquent le rôle qu'a pu jouer la construction européenne et l'Euro dans le renforcement de la puissance commerciale allemande, ils dissimulent avant tout le dumping social pratiqué par le patronat allemand, faisant jouer la « dévaluation compétitive » intérieure, c'est-à-dire la compression des salaires et la « flexibilisation » du travail.

     

    Pour les salariés, et avant tout les plus jeunes, c'est un autre carré moins magique qui se fait jour: bas salaires, précarité, sous-emploi et esclavage moderne.

     

    Derrière les taux officiels du chômage chez les jeunes à 9%, entre 20 et 25% des jeunes allemands de moins de 25 ans vivent sous le seuil de pauvreté.

     

    A l'origine de la situation dramatique pour la jeunesse allemande, les réformes Hartz IV du gouvernement socialiste de Gerhard Schroder entre 2003 et 2005 qui prévoyaient notamment de faciliter les licenciements et de généraliser le contrat « flexible » comme la norme pour les nouvelles embauches

     

    La précarité généralisée, le sort commun de la majorité des jeunes allemands

     

    Sept ans après, le constat est édifiant. Pour l'ensemble des travailleurs, le nombre de contrats atypiques a augmenté de 30% entre 1999 et 2009, 47% pour les contrats à temps partiel et 131% pour les contrats intérimaires, d'après Destatis, l'INSEE allemande. En 2010, 8 millions d'allemands sur 30 millions de salariés subissaient un contrat précaire.

     

    Dans la jeunesse, la précarité est devenue la norme. 54% des jeunes allemands de moins de 30 ans sont en contrat précaire selon une étude du syndicat IG Metall. A la fin de leurs études, seuls 9% des jeunes allemands trouvent un emploi à plus de 800 euros par mois. 28% se contentent d'un stage (non-rémunéré pour 40 d'entre eux), 27% d'un emploi temporaire.

     

    Parmi les nouvelles embauches, 43% sont en contrat intérimaire, 42% en CDD. Seules 15% sont des CDI.

     

    « Mini-jobs » à 400 euros et « Jobs à 1 euro par mois » : être pauvre dans le pays le plus riche d'Europe

     

    Le cœur de la réforme Hartz IV était de lutter contre le chômage en menant la chasse aux chômeurs. L'allocation-chômage classique (Arbeitslosengeld I) est réduite à 12 mois, le chômeur est considéré ensuite de longue durée (Arbeitslosengeld II) et touche 350 euros par mois. Une allocation qu'il ne peut conserver à condition d'accepter tout type d'emploi proposé par l'agence pour l'emploi.

     

    Chez les jeunes, c'est encore plus radical. N'ayant pas ou peu travaillé, ils rentrent souvent directement dans la deuxième catégorie et se voient sucrer leur allocation dès le premier refus.

     

    Les conséquences sociales en sont dramatiques. Les salariés, souvent jeunes, sont contraints d'accepter des « mini-jobs » à 400 euros par mois maximum, mais en moyenne s’élevant à 250 euros, pour 10 à 15 heures de travail par semaine. Les scandales de ces conducteurs de bus à 2 euros de l'heure à Francfort, ou de ces aides-cuisinières à 2,5 euros à Thuringe deviennent de plus en plus la norme en Allemagne.

     

    On a même parlé de ces « jobs à 1 euro », ces contrats-poubelle, assimilés légalement à des formes de travaux d'intérêt général, concrètement plus proches d'une forme de travail forcé. Comble de l'histoire, ce genre de travail n'est conçu que comme un complément à l'allocation et 80% du revenu revient à l’État, le salarié-chômeur ne garde que la portion congrue.

     

    Selon la chercheuse Brigite Lestrade, qui a étudié les effets sociaux des réformes Hartz IV, 6,6 millions de personnes - dont 1,7 millions d’enfants - les bénéficiaires d’Hartz IV. Pour elle, ces 4,9 millions d’adultes (les « Hartzi ») sont en fait des chômeurs, des « quasi-chômeurs » dit-elle.

     

     

    Le modèle de l'apprentissage allemand : du mythe à la réalité

     

    Il est une idée pré-conçue qui fait fureur en France : celle de l'excellence du système d'apprentissage en Allemagne, qu'il faut comprendre dans le système éducatif allemand qui sélectionne dès l'âge de 10 ans les élèves destinées à des filières plus techniques, entrant soit dans une Realschule, pour ceux qui se destinent à devenir techniciens ou cadres dans la production, soit dans une Hauptschule, pour ceux destinés aux métiers d'artisans ou d'ouvriers qualifiés.

     

    Les autres suivent une filière générale et rentrent au lycée (gymnasium). Le destin professionnel des jeunes allemands est souvent fixé dès l'âge de 10 ans, et les enfants confinés dans la filière technique dès leur plus jeune âge, bien que celle-ci ne soit pas sans bénéficier d'une certaine valorisation en Allemagne.

     

    Si on rentre maintenant dans le vif du sujet, la situation de l'apprentissage en Allemagne est moins rose qu'il n'y paraît. L'apprentissage est souvent pour le patronat l'opportunité de disposer d'une main d’œuvre corvéable à merci, sans les moindres garanties légales, et souvent mal voire non-rémunérée, notamment dans la restauration.

     

    Plus de 40% des contrats d'apprentissage ne vont pas à leur terme et la filière n'a plus le vent en poupe. En 2011, 75 000 postes d'apprentis n'auraient pas trouvé preneur, faute de candidats.

     

    Ce bref aperçu de la réalité de la jeunesse salariée allemande suffit à démystifier le « modèle social » allemand qui transforme une part croissante des travailleurs allemands en citoyens de Dritter Klasse (citoyens de seconde zone).

     

    Un « modèle social » pour le patronat allemandqui est parvenu à comprimer le coût du travail pour accroître les profits du capital, et surtout se donner un avantage comparatif sur le plan du commerce extérieur, renforcé par la monnaie unique qui a interdit ses concurrents de réaliser des dévaluations externes au moment où lui réalisait des dévaluations internes.

     

    La colère des travailleurs allemands grondent. En 2011, le mot de l'année en Allemagne fut « Wutburger », le citoyen en colère. Mais cette colère, qui s'exprime dans de multiples manifestations et luttes locales, ne trouve pas d'organisation de classe et de masse pour la porter.

     

    Le spectacle pathétique de Die Linke, organisation qui a supplanté l'ancien parti communiste d'Allemagne de l'Est et qui a soutenu en mars 2012 la sioniste et sarkozienne Beate Klarsfeld à l'élection présidentielle face au candidat du consensus dominant, l'anti-communiste Joachim Gauck, résume l'impasse politique dans laquelle se trouvent les travailleurs allemands, à la recherche d'un parti de classe pour organiser leur colère.


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    Faudra-t-il passer le Faubourg St Honoré au Karcher ?

     

     

     

    Faudra-t-il passer le Faubourg St Honoré au Karcher ?

     

    C'est là, à 200 m du nid du crotale des saussaies, les forces de l'ordre subissent des jets de billes et de tomates.

    Stop à la délinquence juvenile il faut baisser la majorité pénale à 12 ans.

    La vie démontre et RTL le rapporte, le Troll du CAC à rentes n'a pas toujours tord en tout :

     

    10/03/2012 9h30 

    Une policière en faction rue du faubourg Saint-Honoré à Paris, juste en face du palais de l'Elysée, a été prise pour cible jeudi après-midi par des tirs de billes et un jet de tomate. Touchée à une joue, elle va voir les gendarmes en poste à l'entrée de l'Elysée qui lui indiquent que le tireur est vraisemblablement... Louis Sarkozy, le dernier fils du président, qui reçoit à ce moment-là un ami.

     
    La policière voit d'abord une première petite bille jaune tomber à ses pieds. Surprise, elle cherche d'où vient le projectile lorsqu'une tomate atterrit juste à côté d'elle. Puis une nouvelle bille, qui la touche cette fois à la joue.

    Elle traverse la rue, interroge les gendarmes en poste à l'entrée de l'Elysée. Ces derniers lui désignent alors un suspect, qui n'est autre que Louis, le dernier fils du Président. L'adolescent (bientôt 15 ans) joue dans la cour avec un ami. La gardienne de la paix rédige un rapport administratif mais indique immédiatement qu'elle ne souhaite pas déposer plainte.

     La gardienne de la paix a rédigé un rapport mais n'a pas souhaité porter plainte. Elle n'a pas été blessée. Le directeur de cabinet du préfet de police a rencontré les policiers en poste à l'Elysée peu après les faits. Le président de la République lui-même a rencontré hier matin la policière pour lui présenter ses excuses. Si elle en fait la demande, elle pourra être mutée. 

    A l'Elysée, comme à la Préfecture de police, l'affaire est immédiatement prise en main. Le directeur du cabinet du préfet rencontre la policière et ses collègues, les appelant à la plus grande réserve compte-tenu de la période électorale.Aucune consigne sur un éventuel dépôt de plainte n'est en revanche donnée. 

    Soucieux d'éviter toute polémique, le Président-candidat Nicolas Sarkozy a reçu la gardienne vendredi matin et lui a présenté ses excuses.

     

     

    Le primo délinquent sera-t-il convoqué devant un magistrat pour un rappel à la loi ? les parents vont-ils se faire admonester pour manque de surveillance? Quid des allocations familiales ?

    Le jeune étant au coeur dun système familal en recomposition, les parents étant officièllement domiciliés en banlieue et cotoyant des milieux bohèmes d'intermittant du spectacle,  un accompagnement par un travailleur social a-t-il été prévu ?

    http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

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  • L’UEC a lancé à la rentrée de septembre une campagne nationale pour la nationalisation du logement étudiant. Elle rencontre depuis un succès auprès des étudiants, mais aussi d’élus, de citoyens qui appellent à sortir les besoins premiers de toute personne des logiques de marché qui se font sur notre dos pour l’enrichissement de quelques uns. A la fin du mois de novembre, le retard dans le paiement des bourses pour la quasi totalité des étudiants a mis en lumière le démantèlement organisé des CROUS et dont nous sommes les premières victimes tout comme les personnels des Oeuvres universitaires. Quand le gouvernement ne donne pas aux CROUS les moyens de fonctionner, ce sont plus de 25% des étudiants touchés par ces retards de bourse. Les étudiants communistes dénoncent cette précarité que nous subissons tous les jours. A travers une parodie de Bref, la série humoristique de Canal +, nous dénonçons la situation en partant des propos de Benoist Apparu, ministre du logement, qui expliquait il y a peu qu’il attendait qu’on lui montre la précarité étudiante.

    Ce clip de deux minutes, s’ouvrant sur les propos que Benoist Apparu a tenu, déclarant qu’il attend qu’on lui démontre la réalité de la précarité étudiante, montre le quotidien d’un étudiant qui pour payer ses études doit économiser sur la nourriture, la santé, trouve des difficultés à payer son loyer … Cet étudiant, bien déterminé à réussir, prend conscience que cette situation n’est pas une fatalité mais la conséquence de politiques qui visent à faire de l’Enseignement Supérieur le lieu où s’enseigne la précarité généralisée.

    Avec ces scènes qui sont malheureusement tirées du quotidien de la majorité d’entre nous, les étudiants communistes rappellent donc avec humour, les conditions de vie et d’étude que nous subissons. Le gouvernement de Sarkozy n’a de cesse de se glorifier de son bilan sur la LRU, persiste à rabaisser notre qualification et à soumettre nos études à la si capricieuse économie de marché, soumet nos besoins fondamentaux tels que le logement aux intérêts des plus riches, et reste bien silencieux sur la situation de nos bourses toujours incertaine.

    On peut alors admirer le résultat que les étudiants issus des classes populaires sont de moins en moins nombreux (- 6% depuis 2007) que le taux d’échec dès la première année (50%) et la précarité étudiante atteignent un niveau sans précédent, c’est bien la sortie de nos besoins des logiques de marché qui permettront de changer radicalement nos conditions de vie et d’étude. N’en déplaise à Benoist Apparu, les étudiants n’entendent plus baisser l’échine mais bien relever la tête et résister contre l’orchestration de ces régressions sociales.

    Le buzz enfle sur internet

    Le clip de campagne de l’UEC sorti en fin de matinée fait déjà le buzz sur les réseaux sociaux ! Dénonçant les conditions de vie des étudiants, il les appelle à s’engager pour changer la situation qui n’est pas une fatalité mais une politique mise en œuvre pour faire de l’Université un lieu où s’enseigne la précarité généralisée.

    Ainsi, en deux heures à peine, ce sont déjà plus de 1 000 personnes qui l’ont visionné sur les différentes plate-formes sur lesquelles il est posté.


    http://www.etudiants-communistes.org/


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    Lettre d’O.P.A aux inculpé-e-s de Toulouse (Labège)

    NOUS NE RESTERONS PAS CALMES !!

    Il y a en ce moment beaucoup trop de sales matins qui nous mettent en rage, entre impuissance et colère.

    Ce 15 novembre dernier, c’est de Toulouse qu’est venu, à grands coups de répression, un vent de bien mauvais augures.

    La veille, les chiens de gardes d’une justice aux ordres avaient déboulé dans plusieurs lieux pour effectuer perquisitions, saisies de matériel et repartir avec 10 camarades dont quatre aujourd’hui sont toujours emprisonné-e-s et que l’une d’entre eux subit encore un strict contrôle judiciaire.

    Ces militant-e-s, de quoi les soupçonne-t-on ?

    De « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens » ; de
« violence commise en réunion sans incapacité » et pour finir « dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en réunion ».

    C’est que le 5 juillet dernier, de dangereux terroristes s’étaient introduits dans les locaux de la direction interrégionale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse pour y déverser quelques immondices, y faire deux trois tags et en repartir en jetant des tracts dénonçant la politique répressive des centres fermés pour mineur-e-s.

    Un vrai saccage selon la presse locale, bien policée.

    Pour nous, une colère légitime qui ne suffira pas à mettre le feu à ces prisons où l’Etat envoie désormais croupir les jeunes qui n’arrivent pas à s’adapter à notre société anxiogène.

    Et comment le pourraient-ils quand les portes qu’ils tentent d’ouvrir ne donnent que sur un avenir borné, quand l’espoir à leur tendre comme un flambeau vient à s’éteindre sans que nous-mêmes, adultes, responsables, ne sachions où de nouveau le rallumer ; comment le pourraient-ils quand, dans ce monde à l’envers, la cupidité, l’argent-roi, le cynisme sont érigés en valeurs et que l’Etat lui-même ne veut plus donner de sens à des mots comme solidarité et partage ?

    Les Centres Educatifs Renforcés (C.E.R) et les Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs (E.P.M) où l’on enferme nos enfants n’ont rien d’un endroit où une délinquance juvénile pourrait trouver des solutions de sortie et s’épanouir.

    Comme dans les prisons « pour les grands », les jeunes s’y suicident ou se révoltent.

    Quand ils se suicident, cela fait un entrefilet dans un journal.

    Quand ils se révoltent, c’est à grands coups de bâtons et de mesures disciplinaires violentes qu’on entend dresser ces chiens fous : mises au mitard, conseils disciplinaires, transferts, interventions des ERIS (Équipes Régionales d’Intervention et de Sécurité, formées pour intervenir en cas de grabuges dans les prisons).

    Pour répondre à la détresse d’une jeunesse aux abois, l’Etat prend de nouvelles mesures, toujours plus répressives.

    Alors qu’on attendrait une profonde réflexion sur le système éducatif, la formation des éducateurs, une plus grande présence de ceux-ci dans la rue pour aller « au devant » dans un esprit de prévention et d’écoute, aujourd’hui, l’assemblée nationale vient d’acter l’encadrement par des militaires pour les mineur-e-s délinquant-e-s.

    La prison ? L’armée ? Qu’espèrent donc nos politiques ? Nourrir la haine et la méfiance de l’enfant envers l’adulte ? Ancrer dans l’esprit de ces jeunes, à force discipline et de répression, un respect qui ne se gagne que dans le partage et la compréhension ?

    Et nous, « les grandes personnes », parents, oncles, tantes, ami-e-s, nous les adultes, pouvons-nous être satisfaits, complètement rassurés, de savoir qu’à l’heure où l’on se congratule en se souhaitant la bonne année, une partie de notre jeunesse croupie dans les geôles de la République et que l’autre, sans repère, s’égare à chercher le chemin de son avenir ?

    Pouvons-nous être satisfaits en pensant aux camarades emprisonné-e-s, sur des soupçons, quand se pavanent sur nos écrans télévisés des escrocs endimanchés, portant sourires aux lèvres et costumes impeccables, siégeant confortablement sur les bancs du pouvoir d’une démocratie en faillite ?

    Compagnes, Compagnons enfermé-e-s, sous contrôle judiciaire, l’Orchestre Poétique d’Avant-guerre (O.P.A) tient ici à vous affirmer son soutien sans condition, que vous soyez ou non coupables des faits qui vous sont reprochés.

    Nous ne nous resterons pas calmes et c’est en musique que nous crions notre rage. Nous vous adressons ici, pour vous donner courage, cette improvisation enregistrée le 16 décembre dernier.

    « Voilà un temps »

    Sur Youtube :
    http://youtu.be/D10zA3AO0SE

    Sur Dailymotion :
    http://www.dailymotion.com/video/xn3z1y_voila-un-temps-o-p-a-improvisation-7-live-begles_music

    Nous ne resterons pas calmes et notre colère grandit en songeant à ces jeunes dont les fenêtres sont cernées de barreaux et envers eux aussi nous faisons acte de solidarité.

    Nous ne resterons pas calmes et nous parlerons de plus en fort pour dénoncer la répression que subissent, en permanence, les combattants des premières lignes, pour dénoncer la société policière et l’oppression sous toutes ses formes.

    Nous ne resterons pas calmes et nous opposerons amour et obstination face au système carcéral – effectivement fermé ou à ciel ouvert – que devient la société dans laquelle nos enfants sont sensés pousser comme des arbres.

    Nous ne resterons pas calmes, nous désobéirons, nous lutterons et bien sûr et surtout, nous apporterons notre réflexion et notre savoir-faire à la construction d’un monde plus juste fait par et pour des êtres libres.

    Chacun, chacune peut apporter sa pierre ou plutôt non, puisqu’il s’agit d’abattre les murs.

    Apporter vos envies et vos rêves les plus fous !

    Quand tout est possible, quand tout reste à faire, il faut oser le plus haut !

    Solidairement,

    L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre – O.P.A

    Source :
    http://www.opa33.org/soutien-aux-inculpes-de-toulouse.html

    orchestre.poetique.bx@gmail.com

    Collectif liberté pour les inculpé.e.s du 15 novembre - Toulouse
    nonalepm@riseup.net

    Blog sur les inculpé-e-s de Toulouse (Labège) :
    http://pourlaliberte.noblogs.org/

    ***
    Complément d’info

    23 décembre 2010
    Un mineur se suicide à la prison de Tours

    http://clap33.over-blog.com/article-mort-carcerale-un-mineur-se-suicide-a-la-prison-de-tours-63362349.html

    24 février 2010
    Un adolescent se suicide dans un établissement pénitentiaire à Orvault

    http://clap33.over-blog.com/article-mineurs-un-adolescent-se-suicide-dans-un-etablissement-penitentiaire-45529403.html

    8 mai 2011
    Emeutes et violents incidents à la prison pour mineurs de Lavaur

    http://clap33.over-blog.com/article-lavaur-emeutes-et-violents-incidents-a-la-prison-pour-mineurs-73609682.html

    17 mai 2011
    Tentative d'évasion à la prison de Lavaur

    http://clap33.over-blog.com/article-mineurs-tentative-d-evasion-a-la-prison-de-lavaur-74278278.html

    19 mai 2011
    Toulouse - Solidarité avec les enfermé-E-s de Lavaur

    http://clap33.over-blog.com/article-touilouse-19-mai-solidarite-avec-les-enferme-e-s-de-lavaur-74147717.html

    20 décembre 2011
    Feu vert à l'encadrement militaire des mineurs délinquants

    http://clap33.over-blog.com/article-actu-feu-vert-a-l-encadrement-militaire-des-mineurs-delinquants-93225463.html

    ***
    Répression des militants

    Bilan de novembre 2011
    http://bordeaux.indymedia.org/article/bordeaux-samedi-17-d%C3%A9cembre-la-r%C3%A9pression-des-militant-e-s-%C3%A7a-suffit

    Et plus généralement :
    http://clap33.over-blog.com/categorie-11620999.html

    ***
    Du son contre l’
    enfermement – Témoignages audios de mineur-e-s
    http://www.bandeorganisee.org/
     
    --
    Notre site
    http://www.opa33.org/ 
    --------------------------------------------------------------------


    "
    La certitude que nous ne sommes nés ni pour être esclaves ni pour gagner une vie qui nous a été donnée. "
    L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A
    --------------------------------------------------------------------
     
    Musique diffusée sous licence libre Creative Commons :
    http://www.opa33.org/opa-creative-commons.html


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  • Un jeune sur cinq est pauvre, révèle le Secours catholique dans son rapport annuel 2010 publié mardi. Pour le secrétaire général de l'association, Bernard Thibaud, la France sacrifie sa jeunesse.

    La crise crée une génération "traumatisée" selon l'OIT.
    La crise crée une génération "traumatisée" selon l'OIT.
    Regis Duvignau / Reuters

    Comme chaque année depuis 1995, le Secours Catholique publie les chiffres de la pauvreté en France sur la base des situations rencontrées dans ses accueils. Bilan de l'année 2010: la situation des personnes en grandes difficultés se dégrade encore pour les familles avec enfants et surtout pour les jeunes.

    Quel est le bilan 2010?

    L'an dernier le Secours Catholique a rencontré 628 000 situations de pauvreté, ce qui représente environ 1,492 million de personnes, une hausse de 2,3% par rapport à 2009. Ce que l'on constate, c'est que la pauvreté est de plus en plus ancrée. 90% des personnes rencontrées vivent en dessous du seuil de pauvreté soit 954 euros par mois. Et la tranche des plus pauvres, celle qui vit avec seulement 550 euros par mois, ne cesse de progresser. On note également une progression de l'aide alimentaire. Car avec l'envolée de dépenses contraintes, le reste à vivre est bien maigre. C'est très inquiétant car l'année 2011 risque d'être encore plus difficile pour ces exclus.

    Vous avez, dans votre étude, consacrez une place toute particulière aux jeunes, pourquoi?

    D'abord parce qu'on parle très peu de cette tranche de la population. Or un jeune sur cinq est pauvre: un bond de presque 20% en dix ans. Et les 18-25 ans se situent dans la tranche la plus pauvre. Ils subissent de plein fouet la crise économique et sociale. Ils sont plus diplômés, plus qualifiés que les générations précédentes, mais paradoxalement ils sont plus précaires. Ils cumulent tous les risques et malgré une abondance de dispositifs, l'Etat est peu présent. Trois facteurs essentiels les poussent dans la pauvreté. D'abord, la famille qui s'est appauvrie, d'autant qu'elle ne reçoit plus d'allocations familiales. Ensuite le logement, son accès devient impossible. Et bien sûr l'emploi. La France sacrifie sa jeunesse.

    Quelles sont vos propositions?

    Il faut impérativement retisser de la confiance entre les jeunes et la société. Et concrètement, il faut absolument mettre en place une allocation de soutien à l'autonomie des jeunes. Mais aussi étendre le RSA à tous les jeunes en situation de travail dès 18 ans. Il faut également maintenir les prestations familiales jusqu'à l'âge de 20 ans pour le dernier enfant rattaché au foyer. Et aussi développer la formation en alternance dans tous les secteurs comme passerelle à l'emploi. Sans compter les emplois aidés qui semblent être une alternative intéressante. Quant au logement, il faut poursuivre l'effort de construction de logements sociaux et affecter un contingent de logements aux jeunes.

    http://lexpansion.lexpress.fr/


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