• Italie : la gauche mène aux municipales

      

    Italie : la gauche mène aux municipales

     C’est un revers pour Berlusconi : mené dans son fief de Milan, éliminé dès le premier tour à Turin, le chef du gouvernement paye ses errements et ses échecs en matière de politique économique.

    La principale surprise nous vient de Milan. Berlusconi jugeait « impensable de ne pas gagner » dans la ville où lui-même avait bâti sa fortune. La candidate du Peuple de la Liberté (PDL, allié à la Ligue du Nord), le parti de M. Berlusconi, la maire sortante Letizia Moratti a été largement devancée avec 41,6% par le candidat de la gauche, l'avocat Giuliano Pisapia (48%), lors du premier tour des municipales. Un ballotage très défavorable.

    Autre véritable claque pour son parti, la gauche est passée dès le premier tour dans les villes de Bologne et de Turin. Naples est d’ailleurs la seule grande ville de ces municipales ayant lieux dans 1310 municipalités et onze provinces, dans laquelle le ballotage est favorable à la droite. Le taux de participation à ce premier tour était de 71%.

    Ce revers électoral accompagne la forte baisse de popularité de Berlusconi, tombée à 31 %. Une défaite qui risque de ne pas être sans conséquences. La coalition gouvernementale va en pâtir, on peut s’attendre à ce que la Ligue du Nord, principal allié de Berlusconi, considère ce dernier comme responsable de cette défaite. Les éditorialistes italiens prévoient une crise gouvernementale et même le début de la fin de la coalition. L’apogée de la crise est attendue les 29 et 30 mai, date du second tour.

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     Silvio Berlusconi est "surpris et peiné" par les résultats du premier tour des élections locales italiennes, marqué par un net recul du centre droit qui a été notamment devancé à Milan, fief du "Cavaliere" et première place financière du pays.

    http://humanite.fr/17_05_2011-italie-la-gauche-m%C3%A8ne-aux-municipales-472331

     Théorie marxiste

    De toute évidence, le chef du gouvernement a pâti d’une baisse de popularité liée au scandale sexuel du "Rubygate", à trois procès pour corruption et à une économie en berne. 

    A l’issue du vote des 15 et 16 mai dans la capitale lombarde, Letizia Moratti, qui brigue sa propre succession à la mairie avec l’ardent soutien du président du Conseil, a obtenu 41,6% des voix et se retrouve largement devancée par son rival du centre gauche, Giuliano Pisapia, qui a recueilli 48% des suffrages. 

    Pour la première fois depuis 1993, la gauche a une chance de l’emporter à l’issue du second tour des 29 et 30 mai dans la métropole milanaise, où Berlusconi a bâti son empire économique et qui lui a servi de tremplin politique. 

    "Milan tourne le dos à Berlusconi", "Surprise pour Berlusconi à Milan" - les titres des journaux mardi soulignent le revers subi par le chef du gouvernement.

     

    "HUMILIATION" 

    "Le ballottage à Milan est moins une humiliation pour le maire sortant que pour Silvio Berlusconi (...) qui prend une claque tant politique et personnelle", écrit Massimo Franco dans le quotidien Corriere Della Sera. 

    "Il (Berlusconi) est peiné, surpris ... Il ne s’attendait pas à un tel résultat", ont déclaré des conseillers du chef du gouvernement à l’agence de presse Ansa. Berlusconi devrait s’adresser à la presse dans la journée pour commenter les résultats de ce premier tour. 

    Le score de son principal allié politique, la Ligue du Nord, dans son bastion traditionnel semble lui aussi en-deçà des attentes, ce qui devrait compliquer les rapports déjà tendus entre le mouvement populiste et le Peuple de la liberté (Pdl) de Berlusconi. 

    L’ancien secrétaire général des Démocrates de gauche Piero Fassino s’est imposé dès le premier tour à Turin, en Piémont, et le centre gauche l’a aussi emporté d’entrée à Bologne, l’un de ses fiefs traditionnels. 

    A Naples, le centre droit arrive en tête mais devra affronter un second tour dans deux semaines. 

    "Dans le Nord, pour le Pdl et la Ligue, le vent a tourné", a déclaré Pierluigi Bersani, numéro un du Parti démocrate, la principale formation de l’opposition. 

    Milan, Turin, Bologne et Naples constituaient les principaux enjeux des consultations organisées dans 1.310 municipalités et onze provinces, un test grandeur nature pour le "Cavalier" à mi-mandat. Le taux de participation (71%) a été légèrement inférieur aux élections antérieures.

     Silvio Berlusconi est cité dans quatre procédures pour corruption, évasion fiscale, relations sexuelles avec une prostituée mineure et abus de pouvoir pour couvrir le scandale.

     Il doit également affronter les critiques concernant sa politique économique alors que la croissance italienne reste atone.

     Des chiffres publiés vendredi font état d’une croissance de 0,1% au premier trimestre, très loin par exemple du 1,5% de croissance affiché par l’Allemagne. (Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français)

     

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE74G0MK20110517


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