• PSA Aulnay : les ouvriers en lutte face à la direction et aux CRS ...

    Citroën Aulnay : vous allez avoir besoin de ce lien :

     

    C'est >>>  ici.

     

    http://www.laprovence.com/media/imagecache/article-taille-normale/afp/2013-01/2013-01-17/photo_1358410645906-4-0.jpg

     

    Alors que Valls met ses CRS à la disposition des patrons casseurs, voici la déclaration de la CGT Aulnay de ce matin 

     

    Communiqué de presse de la CGT PSA

    21/01/2013

    La direction de PSA Aulnay a annoncé vendredi que l'usine serait fermée à la totalité du personnel, y compris l'équipe de Normale à partir de l'équipe du soir du vendredi 18 janvier au lundi soir toute la journée.

     

    La direction invoque un prétexte qui ne tient pas debout : une pièce électrique en panne dans l'atelier de Peinture qui nécessiterait un long délai de livraison de la part du fournisseur.

     

    La réalité est que la direction doit faire face à des salariés déterminés à étendre la grève qu'ils ont démarrée le mercredi 16 janvier et qui paralyse entièrement la production.

     

    Face à la mobilisation, PSA choisit le rapport de force et le blocage :

    Vendredi dernier, près de 200 grévistes investissent l'usine de PSA Saint-Ouen pour s'adresser à leurs camarades qui sont menacés par les futurs accords de compétitivité que PSA veut imposer à l'ensemble du groupe. Cette opération surprise, qui était couvert par la presse, s'est très bien passée dans une ambiance chaleureuse et détendue.

     

    La direction appelle les forces de l'ordre, les fait rentrer dans l'usine et leur demande de procéder à des interpellations et d'embarquer les salariés d'Aulnay.

     

    Malgré l'entrée de la Police dans l'usine et l'encerclement par les CRS, aucune interpellation ne sera faite.

     

    Alors qu'aucun incident n'est à déplorer, la direction de PSA organise une conférence de presse et se fend d'un communiqué insultant les salariés de « casseurs ».

    Samedi matinl'usine de Poissy qui fait des heures supplémentaires sur le flux de la C3 (véhicule produit à Aulnay) est encerclée par 15 cars de CRS sensés sans doute « protéger » l'usine d'une éventuelle venue des salariés d'Aulnay.

     

    La CGT dénonce cette politique de provocation et de blocage.

     

    La direction se trompe si elle pense qu'elle pourra empêcher les salariés d'Aulnay de s'adresser aux autres salariés du groupe.

     

    La direction se trompe si elle pense désorganiser et isoler la grève en fermant (lock-out) l'usine plusieurs jours. Les salariés ont démarré une bataille et sont déterminés à la poursuivre.

     

    La CGT dénonce la complicité évidente du Ministère de l'Intérieur et du Gouvernement. 

     

    Le premier Ministre n'avait pas précisé que sa bataille contre le chômage était de faire donner les CRS face à des salariés qui se mobilisent pour défendre leur emploi et ne pas tomber dans le chômage.

     

    Une délégation de la CGT du groupe PSA sera reçue ce matin lundi 21 janvier, au Ministère du redressement productif à 9h30 à Bercy.

     

    Une délégation des grévistes de PSA Aulnay sera reçue par le Préfet du 93 à 18h à Bobigny.

     

    Aulnay, le 21 janvier 2013

    Jean-Pierre Mercier

    DS CGT PSA Aulnay

    DS Central adjoint CGT du groupe PSA 

     

    http://cgt-psa-aulnay.fr/sites/all/themes/cgtv3/logo.png

     

    Devant le mépris affiché par la direction du groupe PSA, les ouvriers des chaines de montages ont débrayé massivement.

    En utilisant le lien que La Canaille met à votre disposition vous pourrez mesurer la marge entre l'information officielle et la réalité dans l'usine.

    Une occasion aussi de sortir votre montebourgmètre pour mesurer le niveau et le sens des interventions gouvernementales (si vous en avez achetez un, La Canaille redoute que vous vous soyez fait avoir en investissant dans un de  ces trucs qui encombrent inutilement les caisse à outil des luttes).

    Bref regardez mais aussi comparez. Au moment où Canaille le Rouge met en ligne, le Monde à l'occasion d'un débat en ligne laisse en théoricien du "je suis l'expert en auto vous donner la mixture patronale. Rien à voir avec les luttes mais plutôt deux trois ilots désertiques d'infos au milieu d'un océan d'appel à la résignation.  

    Canaille le Rouge 


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  • Renault Flins : la bonne réponse

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    ça n'a pas tardé!

    Les patrons de l'automobile comme chez Renault ont compris le message adressé par les accords du 11 janvier sur la flexibilité signés par la direction de la CFDT et vantés à gogo par le gouvernement socialiste.

     

    Le chantage aux fermetures de sites et aux licenciements massifs contre davantage de précarité, l'aggravation des conditions de travail s'intensifie donc.

     

    Avec au final, en perspective la fermeture des sites et la liquidation pure et simple de la production automobile en France comme cela est prévu par la répartition des productions au sein de l'Union européenne.

     

    La baisse des ventes en Europe n'étant que le prétexte saisi pour la mise en œuvre de choix politiques et stratégiques déjà établis!

     

    Preuve étant faite que céder à ce chantage ne préserve absolument pas notre emploi, mais au contraire encourage ces patrons de combat à accélérer le processus de casse.

     

    De fait ils testent la capacité de résistance et la détermination des travailleurs : céder aujourd'hui à leur chantage c'est laisser la voie libre à leur projet de destruction et de liquidation !

     

    C'est pourquoi le choix des travailleurs de PSA d'Alnay et celui des Renault de Flins c'est la réponse gagnante et la seule qui peut donner espoir et garantir l'avenir!

    Allo les directions confédérales!

     

    Pour tous les travailleurs, comme pour les directions confédérales une question se pose : va-t-on laisser ces travailleurs se battre tout seul?

     

    Va-t-on enfin se mettre à coordonner les luttes dans l'ensemble de la branche et au-delà pour contrer ces politiques dévastatrices, conforter ces travailleurs dans leur choix et donner l'ampleur nécessaire à leur combat?

     

    Là est la responsabilité des directions syndicales et de la direction confédérale de la CGT en particulier!

     

    *************************************************

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    D’après le Parisien    FLINS-SUR-SEINE

    vendredi 18 janvier 2013 

     

    APRÈS L’ANNONCE DE LA SUPPRESSION DE 8300 POSTES 

    Les salariés de l’usine Renault votent la grève  

     

    lls n’ont pas hésité longtemps.  Hier, les syndicats de Renault ont  décidé d’une grève qui devrait se dérouler  le 23 janvier. « Nous avions  prévu une réunion pour réfléchir à  d’éventuels débrayages. Mais tout le  monde s’est rapidement mis d’accord pour la grève », confie Ali Kaya, secrétaire  de la CGT sur le site de Renault  Flins. D’autres usines en France  devraient suivre. Les employés du  groupe ont appris mardi soir les projets  de la direction de supprimer  8300 postes d’ici à 2016. 

     

    Une augmentation de la  durée du temps de travail  proposée 

     

    Flins, le 10 janvier. Après s’être rassemblés plusieurs  fois pour dénoncer leurs conditionsde travail,  les salariés de Renault menacent désormais  d’une grève le 23 janvier. Photo : (DR.)   

     

    A Flins-sur-Seine, la nouvelle a  d’abord sonné les 2800 ouvriers,  avant de les regonfler à bloc. « Il y  a une mobilisation importante. Je  n’avais jamais vu ça », ajoute le  porte-parole qui indique que la CFDT  appuie également le mouvement.

     

    Le  syndicat FO réserve sa réponse. Il est  demeuré injoignable hier. 

     

    Le mouvement prendrait la forme de  deux débrayages, de 9h30 à 11h30 et  de 16 heures à 18 heures. Cette colère  fait suite au plan de compétitivité  présenté par la marque au losange. 

     

    Outre les suppressions de postes, la  direction envisage de contraindre les  salariés à la mobilité et propose  d’augmenter la durée annuelle du  temps de travail de près de 9%.

     

     Le 22 janvier, les responsables du  groupe présenteront l’ultime volet de  ce plan avec une réunion consacrée  aux rémunérations. « Ce rendezvous  précédera notre grève. On est  assez intelligent pour savoir qu’ils  n’annonceront pas de hausse de salaires  », sourit Ali Kaya. ¦  par M.g.        

     

    Source :Front syndical de classe .        


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  • MITTAL S'EXPLIQUE ET LA CGT ET FO QUITTENT LE CCE

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    MITTAL S’EXPLIQUE 

    Je viens de prendre connaissance de l’interview dans le figaro du 14 décembre de Mittal le maitre des forges d’Arcelor Mittal.

    On lui donnerait le bon dieu sans confession.

    Grâce à lui, il existe toujours une sidérurgie en France et il fait tout pour qu’il en soit ainsi pour l’avenir.

    Il a les grâces de Hollande, Président de la république, qu’il a rencontré plusieurs fois et auquel il l’avait informé de la fermeture des 2 Hauts Fourneaux.

    Il ne licenciera personne dit-il.

    Il indique que la nationalisation est un bond en arrière, je le cite : « Si aujourd'hui, un pays comme la France, la cinquième économie du monde, parle de nationalisation, mais quel bond en arrière! Ce genre de menaces sont de nature à faire qu'un investisseur y réfléchira peut-être deux fois avant d'investir en France. Cela dit, là encore, je n'ai pas eu l'impression avec le président de la République qu'il était très partant pour nationaliser Florange ».

    Il nous indique que sa démarche est de désendetter Arcelor Mittal.

    Il ne donne pas cher de la peau du système Ulcos qu’il repousse aux calendes grecques.

    Voilà, à la volée, quelques indications de son interview, le jour où s’est déroulé le CCE d’Arcelor Mittal qui a vu les militants de la CGT et de FO quitter la séance et ceux de la CFDT et de la CGC  se contenter des paroles de Mittal.

    Discutons donc de la déclaration du patron Mittal.

    D’abord il faudrait éclairer le jeu trouble entre Mittal et le Président de la République et son gouvernement.

    Il y a eu mystification sans aucun doute.

    Les travailleurs ont été baladés aussi bien par Mittal que par le gouvernement.

    Nous  avions  subséquemment vu un Président de la République juché sur un camion, pendant la campagne électorale, promettre le devenir du site de Florange et de ses hauts fourneaux puis un président se taire au moment où l’enjeu de nationalisation apparaissait comme la seule solution .

    C’était  la raison centrale de la lutte des sidérurgistes de l’établissement de Florange.

    Le fait que Mittal admet s’être entretenu régulièrement de cela avec Hollande certifie ce « lâcher » du gouvernement envers les hauts-fournistes et le jeu malsain auquel  le plus haut personnage de l’Etat s’est adonné avec son premier ministre pour cacher les conciliabules secrets qu’ils avaient eu avec le magnat de l’acier durant l’été et l’automne.

    Alors, il est étonnant que Montebourg ait joué la carte de la nationalisation et d’un repreneur. S’il a été trompé par Hollande et Ayrault, ce qui serait grave, l’honneur serait qu’il le dise. Les paroles apaisantes de Mittal concernant la situation politique en France atteste de la fabrication perfide de cet accord, gouvernement-Mittal, pour supprimer les hauts-fourneaux par un jeu faux de poker-menteur et je cite à nouveau  Mittal: «  je comprends aussi la pression extraordinaire qui s'exerce sur les hommes politiques en ces temps de crise... Mais, à la fin, nous sommes parvenus à un bon compromis avec le président de la République et le premier ministre. C'est cela qui importe ».

    Mittal explique ainsi ce que l’on pourrait assimiler à un double jeu joué par Hollande, Ayrault et consorts.

    Le dirigeant de la CFDT, dans un moment de  dépit, n’a pas manqué de le dire par des mots durs comme « traitre » … dommage qu’il est rentré dans sa coquille après que Berger, Secrétaire  de la Confédération CFDT, l’ait apaisé et que son organisation ait tiré un trait au CCE  sur le devenir des hauts-fourneaux relégués à une attente lointaine du projet Ulcos .

    Tout cela sent la manœuvre et le site de Florange, sans ses hauts fourneaux et son aciérie, sera fragilisé et d’ailleurs Mittal n’accorde qu’un sursis à la filière froide et il dit : « Nous garantissons aussi le maintien de l'activité emballage pour au moins cinq ans et nous réaffirmons notre attachement à la filière froide de Florange ».

    Ayrault s’est vanté qu’il n’y aurait aucun licenciement et aucun plan social. C’est de l’intox…

    Les plans sociaux précédents de 79 et 84 avaient couté plus de 80 milliards de francs aux contribuables pour mettre en retraite à 50 ans les sidérurgistes de Denain, de Longwy et d’ailleurs :  il n’y avait pas eu de licenciements mais des pertes considérables d’emplois, plus de 50000 dans les usines sidérurgiques et bien plus en aval de la sidérurgie par des licenciements.

    C’est ce même scénario pour Florange qui est en cours et il n’y pas besoin de convention sociale pour le faire, la législation antisociale des années sarkozienne pourra régler aisément la fermeture des hauts-fourneaux comme elle a réglé Gandrange.

    Ici, à Florange, 600 emplois des hauts fourneaux et de l’aciérie seront perdus et avec les emplois de sous traitance,  il y aura immanquablement des licenciements : c’est une nouvelle casse de l’emploi et ailleurs, par le jeu des départs en retraite non remplacés, les effectifs seront réduits en conséquence.

    Mittal nous indique ensuite que la nationalisation serait «  un bond en arrière ». Là, le propriétaire des lieux parle : il ne veut pas perdre le pactole, celui qu’il a enlevé par une OPA hostile et en obtenant des financements à taux d’intérêts très élevés des banques et en particulier de la fameuse banque Goldman-Sachs et quand il nous parle de ses actionnaires, c’est à lui et sa famille  ainsi que les banquiers qui lui ont prêté des sommes énormes à des taux d’intérêts à plus de 10%  qu’il pense. Quand à ceux qui produisent les richesses, les travailleurs, il n’a même pas un mot d’estime.

    La nationalisation, dit-il : « c’est un bond en arrière ».

    Alors il faudrait rétablir la vérité : ce PDG a repris Arcelor Mittal quand cette entreprise, provenant de Sacilor et d’Usinor, a été remis en ordre de profitabilité, grâce à l’état, qui a dépensé sans compter pour apurer les comptes des maitres des forges précédents, dont De Wendel, parti ensuite spéculé sur les marchés financiers avec le magot du dédommagement accordé par Giscard d’Estaing. A cet époque, nous avions souffert de l’attitude des PDG des entreprises Usinor et Sacilor nationalisées, qui ont mené une véritable restructuration capitalistique pour rendre l’entreprise profitable et la remettre ensuite à des actionnaires comme Mittal.

    Dire, comme Ayrault, que la nationalisation a été un échec, c’est tromper les gens : elle a été un échec pour les travailleurs qui s’attendaient à avoir une gestion démocratique et une sidérurgie qui soit débarrassée du coût du capital qui avait fait tant de mal, elle a été l’outil pour les gouvernements socialistes où de droite pour faciliter le retour du capital après un lessivage des effectifs et des outils de production.

    Ce scénario là est une fausse nationalisation, c’est une étatisation provisoire pour remplumer le capital.

     A nouveau, avec Mittal, le coût du capital monte en flèche depuis qu’il a accaparé Arcelor :  il a croqué les résultats d’exploitation au détriment des travailleurs et l’opération Florange vise à lui redonner de la surface financière pour lui et ses actionnaires  à qui il doit rembourser les emprunts et il n’a aucune visée de répondre aux besoins et au maintien d’une industrie nationale de l’acier.

    Cela d’ailleurs éclate comme un couperet quand il dit qu’il fallait résorber, la dette d’Arcelor Mittal.

    Une dette qui provient de ses emprunts pour acheter dans le monde des installations sidérurgiques et minières, ce qui lui a permis d’être le premier producteur d’acier. Les actionnaires et les banques financières veulent leur dû et c’est la raison principale de sa séparation d’installations sidérurgiques, particulièrement  en Europe.

    D’ailleurs il l’affirme haut et clair et je le cite encore : « ArcelorMittal est entré dans la crise avec 32 milliards d'euros de dette. Nous l'avons réduite de plus de 10 milliards depuis, en travaillant sur nos coûts, en cédant des actifs, et nous continuerons ».

    Il passe sur les dégâts industriels et surtout humains qu’il a déjà causé partout où sa soif de profit s’est exprimée de la manière la plus cruelle.

    Quand on sait que Goldman-Sachs  (voir article Mediapart) attend qu’il règle ses dettes et du même coup la rentabilité doit être maxima, on peut saisir que son intérêt pour la France n’a aucune valeur sinon que de corrompre ceux qui y croient.

    Quand on regarde les investissements qu’il vient de faire dans le monde, on ne peut ignorer que son regard se tourne vers les pays où il pourra gagner encore plus d’argent et les investissements sidérurgiques en Pologne, en Inde où il vient de construire des hauts fourneaux pour produire plus de 12 millions de tonnes d’acier annuels, montrent à quel point cet individu à une autre attention que de produire de l’acier en France et pour la France.

    L’appropriation sociale des installations sidérurgiques françaises était et reste la solution pour que le potentiel industriel de l’acier ne disparaisse pas de notre pays et ce gouvernement aurait pu lui construire un avenir par la nationalisation démocratique et sociale de toute la sidérurgie française.

    Il est encore temps de faire machine arrière.

    Bernard LAMIRAND


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  • Pour l’heure, Ce sont Parisot et Mittal qui gouvernent !

    Front syndical de classe
     

    aux ordres !

    Lorsque Parisot, Mittal, les "pigeons", c’est-à-dire les puissants, les privilégiés montent au créneau, le pouvoir socialiste s’incline et trahit les travailleurs comme c’est le cas pour les sidérurgistes de Florange !

    Ce n’est pas chose nouvelle : pour s’en tenir à la sidérurgie lorraine ce sont les socialistes et Mitterrand qui après avoir suscité des espoirs dans la population en 1981 pour parvenir au pouvoir, après avoir nationalisé sous pression et largement indemnisé les de Wendel (énormes moyens financiers publics immédiatement recyclés dans la finance, n’est-ce pas monsieur Ernest-Antoine Seillière, ancien patron du CNPF, ont procédé à des licenciements massifs (des dizaines de milliers) à partir de 1984.

    Plan piloté par le préfet Chéréque (le père) s’exclamant à l’époque : "Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains".

    A présent, le fils, François déclare : « [qu’il faut] abaisser le coût du travail en transférant une partie des charges sur la CSG  », (les Echos 3/09/2012) ; et concernant Florange, son successeur, Laurent Berger s’aligne sur le pouvoir PS en indiquant :"la préoccupation de la CFDT à Florange, c’est la mise en oeuvre de ce que le gouvernement a arraché à Mittal en terme d’accords".

    En contradiction totale avec les salariés et les syndicats d’Arcelor-Mittal de Florange qui ont désigné cet accord comme une véritable trahison !
    Accord qui entre autre comporte le transfert d’activité du site de Basse-Indre vers Florange, les travailleurs de Basse-Indre ayant d’ailleurs entamé une grève !

    l’argent public

    En 1978, le gouvernement de droite de Raymond Barre avait transformé les dettes des maîtres des forges en prise de participation de l’État. 22 milliards de francs de fonds publics engloutis dans la sidérurgie alors que 21000 emplois furent liquidés.

    Les mêmes arguments éculés sont matraqués dans les médias dominants et par les économistes de service : "la demande s’effondre, il est inutile de soutenir des industries condamnées, il suffit d’accompagner les licenciements qui sont la seule solution réaliste " !

    Mais dans ce cas pourquoi avoir menti en cachant le fait que des repreneurs sérieux étaient sur les rangs : le groupe russe SEVERSTAL, entre autres, et pas seulement. La possibilité de trouver un repreneur était (est) donc bien présente, mais à la condition d’une reprise globale du site (filière froide + hauts fourneaux) !

    Pour le FSC, la réalité, c’est que la destruction des hauts fourneaux, comme de l’appareil industriel français, est programmée et que Mittal n’est pas un industriel avec un projet de développement, mais un financier dont le seul souci est de faire "pisser du cash" comme le dit l’économiste Jacques Sapir.

    Si cela ne coule pas assez, on s’en va et pas question qu’un éventuel concurrent puisse reprendre : on empêche la reprise globale du site et donc toute reprise, on saborde l’outil de production, on ravage une régions, on ruine et désespère des milliers d’ouvriers et bientôt tout le pays.

    les nationalisations et la nécessité des luttes !

    Pour le FSC ce dont les travailleurs et l’économie ont besoin : c’est de la nationalisation franche (dans ce secteur comme dans beaucoup d’autres) pour reprendre le contrôle de l’appareil de production et réindustrialiser le pays, et cela, sans indemnisation des exploiteurs.

    Les masses financières générées par les indemnités ne servant qu’à alimenter la bulle financière !

    Mais là il s’agit de volonté politique, de détermination à s’en prendre réellement à la domination et aux intérêts des multinationales et de la finance, de s’appuyer sur les luttes existantes et l’intervention des travailleurs pour contrer les manœuvres des capitalistes !

    Or, cette volonté de la part du gouvernement, des acteurs politiques de tout bord ainsi que des principaux dirigeants syndicaux est totalement absente

    L’alignement sur l’Union européenne et les politiques d’austérité qu’elle impose "pour réduire les déficits publics ", frappe de plein fouet le pouvoir d’achat des couches populaires les plus démunies et les couches moyennes, plombant de ce fait les débouchés de l’industrie automobile de gamme moyenne, tandis qu’explosent les ventes des véhicules de luxe (entre 100 et 190.000€) !

    L’Europe des délocalisations est aussi l’outil que se sont donnés les grands groupes capitalistes pour mettre les peuples en concurrence et les étrangler par le chantage à l’emploi et à la casse de tous les acquis.

    Pour le FSC, la seule voie qui s’ouvre donc est la lutte autonome des travailleurs contre le grand capital, ses gouvernements, son Ue et tous ses serviteurs !

    Ne comptons que sur nos propres forces et recherchons la coordination des luttes, le "TOUS ENSEMBLE" en même temps !"

    Imposons par l’unité et l’initiative à la base, aux directions confédérales de s’engager dans une lutte frontale de haut niveau au lieu de s’ensabler dans les marécages du "dialogue social" et du "partenariat responsable" en vue d’un "compromis historique" dévastateur !

    Sans quoi c’est le retour d’un siècle en arrière que connaîtront la France et son peuple avec des pans entiers de l’économie réelle qui seront rayés de la carte, tandis que des régions entières seront dévastées par le chômage de masse et la misère !

    Le Front Syndical de Classe

    13-12-2012

    URL de cet article 18654
    http://www.legrandsoir.info/pour-l-heure-ce-sont-parisot-et-mittal-qui-gouvernent.html

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  • La colère des salariés d'Aulnay


    • Des salariés en colère de PSA Peugeot Citroën ont pénétré mercredi dans le pôle tertiaire du constructeur à Poissy (Yvelines).
      (LP/François-Xavier Chauvet.)

    Des salariés de ont pénétré ce mercredi dans le pôle tertiaire du constructeur à Poissy (Yvelines), renversant «pots de fleurs et tableaux d'affichage» pour manifester leur «colère», après l'annonce de 1.500 suppressions de postes supplémentaires d'ici à mi-2014, selon des sources syndicales. Entre «300 à 400 personnes» travaillant pour PSA Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) se sont rendus devant le site de Poissy en milieu de journée et faisaient brûler des pneus, selon des délégués , syndicat qui appelait à la mobilisation.

    «Plusieurs dizaines de salariés, surtout d'Aulnay (Seine-Saint-Denis), sont entrés dans le pôle, quelques pots de fleurs et tableaux d'affichage ont été renversés, voilà c'est un mouvement de colère des salariés», minimise Philippe Julien, de la CGT Aulnay. De son côté, la direction ne compte pas laisser passer cet évènement. Elle a annoncé qu'elle dépose plainte, après cette descente surprise dans ses bureaux.

    Négociation du plan social suspendue

    «Les négociations sont au point zéro. Le dialogue social chez PSA, c'est de nous envoyer à Pôle sans rien», dénonce Philippe Julien. Un salarié PSA a raconté, sous le couvert de l'anonymat, que des manifestants avaient «détruit des ordinateurs et des tableaux», et «tout broyé sur leur passage». «La réelle casse, c'est celle de l'emploi : après 8.000 suppressions de postes, la direction en rajoute 1.500. On est là pour dire qu'on est en colère», commente Jacques Salfati, délégué CGT.

    «La direction et les cinq autres organisations syndicales dénoncent ces agissements qui sont le fait d'une minorité non représentative de l'ensemble des salariés», réagit un porte-parole de PSA. Une réunion de négociation sur le plan social, prévue à 13 heures sur le site de Poissy, a été suspendue et reportée au 20 décembre, «le dialogue social ne pouvant se tenir sous la contrainte», ajoute-t-il.

    Concernant le plan de 8.000 suppressions de postes, «il est inchangé», insiste le porte-parole, soulignant que le chiffre de 1.500 supplémentaires entre mi-2012 et mi-2014 concerne des départs naturels.

    LeParisien.fr


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  • Acier et savoir faire menacé. Qui remercier ?

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    Oui, qui remercier ? Mittal ? Ayrault ? ou encore les deux ? Ceux qui ont accepté d'aller négocier la casse , les élus qui l'ont validée?

     

    Sauf à nous faire croire que c'est aussi vrai que Depardieu s'est rapproché de Spa pour faire du thermalisme, on ne fera pas avaler à La canaille que ce type de conséquences qui ne sont pas collatérales mais frontales n'avaient pas été mesurées et du côté du pouvoir acceptées.

     

    La CGT de Mittal Basse Indre a immédiatement réagit déclarant en substance : 

    Si l’arrêt de ce laminage à froid ne concerne que peu de postes dans les faits, il représente une perte d’une activité symbolique. « Toutes les directions qui se sont succédées à Basse-Indre ont toujours affirmé que de lâcher cette activité serait très préjudiciable. » Avec 548 salariés, le site de Basse-Indre assure la fabrication d’emballages métalliques pour de nombreux groupes, comme Crown qui a aussi une usine à Nantes.

     

    Le délégué syndical CGT Frédéric Gautier, chez ArcelorMittal à Basse-Indre, explique la nouvelle stratégie : « la direction a décidé de transférer les étapes en amont du travail de l’acier vers Florange. Le décapage et le laminage à froid sur les bobines brutes d’acier n’emploient que 60 personnes mais c’est le cœur de notre métier » ! Il semble que la direction locale et les cadres ont aussi découvert cette nouvelle organisation hier après-midi.

     

    Actuellement 300 tonnes d’acier sont usinées. Deux cents tonnes arrivent par la voie ferrée depuis Dunkerque. Et cent tonnes d’Espagne par la mer et la Loire.

     

    La Canaille met en ligne le communiqué complet de la CGT Basse Indre : Ayrault -Mittal and C°, lamineurs d'industrie associés  

     

     

    A partir de ce qui précède, le citoyen peu informé peut s'interroger :  C'est pour faire venir l'acier par avion qu'ils mettent les bouchées doubles pour l'Ayraultport ? Ils comptent recycler les ouvriers en CDD chez Vinci pour balayer les pistes ? 

     

    En tous cas les traditions de lutte des métallos de l'estuaire ne semblent pas en panne c'est, à partir d'un de ces mauvais coups qui passent     du surprenant au coutumier du pouvoir et du patronat réunis, la seule bonne nouvelle de ce début de semaine. La canaille souhaite vite passer au pluriel pour les annoncer.

     

    Voici ce que dit Ouest France de ce 10 décembre :

     

     

    http://www.ouest-france.fr/photos/2012/12/10/P2061483D2142225G_apx_470_.jpg

    Près de Nantes, la plus grosse unité du géant de l'acier dans l'Ouest sort cabossée de la réorganisation du groupe. Les 600 salariés d'ArcelorMittal Basse-Indre veulent défendre leur outil de travail. Ils sont en grève ce lundi.

    Une usine au bord du fleuve

    ArcelorMittal Basse-Indre emploie 546 salariés permanents et alimente 150 sous-traitants dans cette petite commune de la périphérie nantaise, en bord de Loire. En temps normal, l'usine tourne 24 h/24. Elle digère l'acier brut venant de Dunkerque ou d'Avilès, en Espagne, le décape (désoxydation) et le lamine à froid (aplatissement).

    La feuille d'acier est travaillée au micron près, pour donner naissance aux petites boîtes de la conserverie alimentaire industrielle. Un savoir-faire unique, reconnu dans le groupe, dont les métallos de Basse-Indre sont légitimement fiers.

    Des hauts et des bas

    Ces derniers mois, l'activité de Basse-Indre a été chahutée par les soubresauts du marché mondial de l'acier. Avec du chômage partiel à la clé, en 2011 et 2012. L'outil de production tourne aujourd'hui à 75 % de sa capacité, mais peut fabriquer jusqu'à 400 000 tonnes d'emballage par an.

    L'usine est couplée à deux autres sites locaux, à Sainte-Luce-sur-Loire (tôlerie, métallerie) et à Châteaubriant (plaques et découpes). Chiffre d'affaires du site de Basse-Indre, en 2011 : 2,8 milliards d'euros.

    Le coup de massue

    Les salariés de Basse-Indre se disent assommés par l'annonce du redéploiement de l'outil industriel au sein du groupe Mittal. Il entraîne un transfert du décapage et du laminage à froid, « le cœur de l'activité »,vers le site de Florange, et la suppression d'une cinquantaine de postes.

    Pour les ouvriers, cette décision équivaut à « un déshabillage de l'usine » et fragilise un site capable de répondre à une commande en seulement six semaines. La direction raisonne en termes de « gains de productivité » et veut recentrer l'activité indraise sur l'acier des boîtes de conserves. En contrepartie,Florange fabriquerait l'acier pour cannettes de boisson.

    Un patrimoine

    Les communes de ce bassin industriel historique ressentent l'amputation du site Arcelor comme une atteinte à un héritage. Dès 1821, les maîtres de forges ont tracé la route du fer dans ce coin de Loire-Atlantique.

    Au début du XXe siècle, Basse-Indre s'est engagée sur la voie moderne de l'acier et du fer-blanc. Le premier atelier de laminage à froid émerge en 1951. L'usine indraise poursuivra sa percée sous la direction de Sollac (Société lorraine de laminage continu), filiale d'Usinor, elle-même avalée par Arcelor au début des années 2000.

    Jocelyne RAT.

    Écrit par Canaille Rouge


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  • ArcelorMittal : après Florange, les salariés du site de Basse-Indre en grève

    ArcelorMittal : les salariés du site de Basse-Indre en grève

    À l'appel des syndicats, les salariés de l'usine ArcelorMittal de Basse-Indre (Loire-Atlantique) ont entamé ce lundi une première grève de 24 heures pour protester contre l'accord conclu entre le gouvernement et le groupe sidérurgique qui prévoit le transfert des deux premières étapes de la production de Basse-Indre sur son site de Florange (Moselle).

    Plusieurs centaines de salariés sont rassemblés, ce lundi, devant le site de l’usine ArcelorMittal de Basse-Indre (Loire-Atlantique) pour protester contre le transfert de certaines de leurs activités vers Florange (Moselle).

    Le site ArcelorMittal de Basse-Indre est spécialisé dans la fabrication d'acier plat pour emballages alimentaires et industriels. Il emploie près de 550 CDI et quelque 150 sous-traitants.

    ArcelorMittal : les salariés du site de Basse-Indre en grève

    Le projet de  transférer les activités de laminage et de décapage de Basse-Indre à Florange fait partie de l'accord signé par le Premier ministre et Mittal, lors des discussions sur l'avenir du site de Moselle.

     "Cet accord fragiliserait terriblement le site de Basse-Indre, et ne donnerait qu'une petite bouffée d'oxygène à Florange, mais en aucun cas ne la sauverait", a déclaré Frédéric Gautier, délégué syndical CGT de l'usine de Basse-Indre, devant près de 300 salariés réunis aux portes de l'usine. "Le pronostic vital de Basse-Indre serait engagé, car on amputerait notre process", a-t-il ajouté, parlant d'une "incohérence industrielle et économique".  

    Une grosse inquiétude pour l'avenir

    Le transfert du décapage et du laminage des bobines d'acier - activités jugées "cruciales" par les syndicats pour l'avenir de l'usine de Basse-Indre - va entraîner la suppression d'une soixantaine de postes. Pour Fabrice Hauraix, délégué syndical Force ouvrière de l'usine, ce projet "est une coquille vide, qui ne peut qu'aboutir à plus ou moins long terme à la mort" du site. "C'est bien la survie de Basse-Indre qui se joue en ce moment." L'intersyndicale a par ailleurs annoncé son intention de faire appel à un cabinet d'expertise jeudi, lors d'un comité central d'entreprise, pour "démontrer que ce projet n'est pas viable" pour Basse-Indre.

    "On l'a amère. On pense que le deal entre le gouvernement et Florange n'est pas de bon augure pour Basse-Indre", confiait Frédéric Gautier, délégué CGT, il y a quelques jours. "Le laminage va disparaître, alors que c'est le coeur de notre métier. Il y a une grosse inquiétude pour l'avenir"

    Ce transfert d'activité survient après l'accord passé entre le groupe sidérurgiste et le gouvernement français sur l'avenir du site de Florange, pour lequel la possibilité d'une "nationalisation" partielle et temporaire avait été évoquée par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

    "Ce qui risque d'arriver à long ou moyen terme, c'est la fermeture du site de Basse-Indre", a de son côté estimé le maire DVG de cette commune de 4.000 habitants de l'ouest de l'agglomération nantaise, Jean-Luc Le Drenn. "Les gens sont très mécontents. On sait que ce transfert d'activités ce n'est pas viable à terme".

    ArcelorMittal : les salariés du site de Basse-Indre en grève

    Dès 5 h 30 ce matin, les syndicats CGT, FO et CFDT de l’usine ont appelé à une grève d’une journée. Les élus locaux sont à leurs côtés comme le maire d’Indre Jean-Luc Le Drenn. Ou de nombreux habitants venus soutenir la mobilisation. Il est même envisagé une opération ville morte aujourd’hui.

    Dès 7h, plus d'une centaine de véhicules étaient garés le long des routes d'accès et tout autour du rond point situé devant l'entrée de l'usine, tandis qu'un barrage de palettes en interdisait l'accès. Devant l'usine étaient placardées des affiches avec notamment le slogan: "Full Mittal Racket". Actuellement, l'usine emploie 546 personnes en CDI et 150 sous-traitants, et ce transfert d'activités concernerait 60 personnes qu'il faudra reclasser au sein de l'usine, selon les syndicats.


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  • « J’ai visité Florange », par Audrey Vernon

    Publié le décembre 2nd, 2012 | par Audrey Vernon

     

    La comédienne Audrey Vernon joue régulièrement dans les usines. Il y a quelques semaines, elle en a profité pour faire une visite filmée (ci-dessus) du site de Florange, menacée par Mittal.

    J’ai visité Florange…

    La première fois que je suis venue, un an et demi après avoir joué à Rosselange, l’aciérie de Gandrange venait juste d’être fermée. Devant le site, une plaque en marbre noire indiquait : « Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy. » Nous n’avions pas eu le droit de rentrer dans Gandrange, le portier assez menaçant ne nous avait pas laissé entrer chez monsieur Mittal.

    Les anciens métallurgistes m’avaient fait visiter Uckange, devenu un musée, certains y avaient travaillé ; ils m’ont montré comment des générations d’ingénieurs et d’ouvriers français travaillaient dans ce haut fourneau, qui, maintenant désaffecté, vide, ressemble à un animal triste, abandonné mais vivant, avec encore l’envie de fonctionner avec ses kilomètres de tuyaux pour transporter de l’air, du gaz, ses ascenseurs, ses escaliers, ses vides et ses pleins. C’était déjà très triste, Uckange et Gandrange avaient perdu, mais il restait Florange. Quelques mois plus tard, la plaque de marbre a été volée et Mittal a annoncé la fermeture temporaire du P3 et du P6, les deux derniers hauts fourneaux.

    « À Florange, on n’est pas en France… on est chez Mittal »

    J’ai contacté les syndicalistes de Florange, écrit un texte sur Mittal dans l’Humanité, Mittal est un des personnages de mon spectacle, il est à des années-lumière de moi, 5e fortune mondiale… et pourtant, je vois son influence immense sur des gens que j’ai rencontrés. J’ai voulu venir jouer à Florange, ça ne s’est pas fait. Mais le 17 octobre, en venant jouer à Gandrange Comment épouser un milliardaire, j’ai demandé aux syndicalistes de Florange de me faire rentrer dans l’usine. Ils m’ont dit que ce n’était pas possible, même François Hollande n’avait pas pu rentrer, à Florange, on n’est pas en France… on est chez Mittal… Et après quelques messages, le comité jeune CGT d’Arcelor Mittal m’a permis de rentrer dans l’usine, ils sont venus me chercher au théâtre, j’ai voulu repasser devant Gandrange en partie effondrée, et ils m’ont emmenée voir le dernier haut fourneau, la ruche, le P6, tout ce dont j’avais entendu parler mais que je n’avais pas pu voir avant.

    Il a fallu rentrer discrètement à cause de la direction qui est encore là, ne pas se faire voir des rondiers qui surveillent le site, je suis passée par un des portiers, il y a encore un an, des milliers de tonnes d’acier sortaient chaque jour des hauts fourneaux, des milliers d’ouvriers entraient par ces portiers comme depuis 100 ans. Des camions circulaient et même des trains… La vierge de Florange avait des gens sur qui veiller, là c’est désert. Il n’y a personne, tout est abandonné, seul le haut fourneau est encore chauffé, jusqu’en décembre, après les briques réfractaires tomberont, et ce haut fourneau centenaire sera définitivement mort.

    Alors Mittal partira avec les brevets conçus par les ingénieurs de Florange, il partira avec 60 ans de recherche et développement, l’Usibor et d’autres brevets d’acier de haute technologie qui lui appartiendront, c’est la loi, il aura le droit de faire fabriquer cet acier haute technologie dans ses usines low cost et Florange qui les a inventés n’aura plus le droit même d’y penser.

    Il partira, laissant derrière lui un site détruit, des ruines, des hommes et des familles détruites. Je sais qu’on n’a plus le droit de s’apitoyer sur le sort des détruits par l’économie car le capitalisme est le meilleur système, etc… Les divorces, les dépressions, les suicides ne sont pas des crimes… Quant aux vieux qui ont déjà vu fermer les sites précédents, leurs regards sans espoir, leur absence totale de sourire ne doivent pas être pris en compte. Mittal va partir, il aura tout détruit, encaissé l’argent du C02 qu’il revend à prix d’or parce que les ouvriers ne travaillent plus, nos brevets dans la poche.

    Dans le démantèlement de Gandrange, dont Mittal devait s’acquitter, qu’il a laissé pourrir avant de se décider à démanteler le plus mal possible, deux ouvriers sont morts, un homme de 27 ans, un homme de 50 ans…

    Qui l’inquiétera pour ces crimes ? Personne…

    Boîte noire

    • Le texte sur Arcelor Mittal dans l’Huma, c’est par ;
    • les derniers soubresauts concernant Florange : Montebourg, Ayrault et Mittal ;
    • Audrey Vernon chez Ardisson qui parle de l’Usibor, c’est ici ;
    • Force et Honneur, page Facebook du collectif jeune CGT Arcelot Mittal.

    A propos de l'auteur

    Audrey Vernon

    Audrey Vernon est une comédienne française née à Marseille. En 2010, Comment épouser un milliardaire premier one man show économique, puis Marx et Jenny en 2011, un seul en scène qui raconte la vie de Karl Marx. Ces deux spectacles ont été joués, l'un après l'autre, tous les jours au festival d'Avignon 2012. Elle est allée jouer pour les salariés de Mittal à Rosselange, pour Les Fralib, deux fois, audsi que pour Les Conti à Vedène.

    http://ragemag.fr/jai-visite-florange-par-audrey-vernon/


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  • ArcelorMittal hérisse à nouveau les syndicats

    Ils prennent très mal le retrait du projet Ulcos d’un premier appel d’offres. La CFDT de Florange a brièvement occupé les hauts-fourneaux. L’usine de Fos-sur-Mer est bloquée. Celle de Basse-Indre sera en grève lundi.
     

    Le site de Basse-Indre (Loire-Atlantique) en grève lundi

    Les syndicats CGT, FO et CFDT de l'usine ArcelorMittal de Basse-Indre (Loire-Atlantique) ont appelé à une grève d'une journée lundi pour protester contre le transfert d'activités vers Florange (Moselle).

     

    Les sidérurgistes d'Arcelor Florange devant l'Assemblée Nationale, le 28 novembre 2012 © MaxPPP
    © MaxPPP Les sidérurgistes d'Arcelor Florange devant l'Assemblée Nationale, le 28 novembre 2012
     
    "Lors d'une réunion intersyndicale ce (jeudi) matin, nous avons décidé de lancer un appel à la grève complète lundi, toute la journée, pour demander le retrait du plan de transfert du décapage et du laminage vers Florange et le maintien de l'activité complète sur le site de Basse-Indre", a déclaré à l'AFP Mickaël Eveillard, secrétaire syndical CGT de l'établissement.

    Cette grève s'inscrit dans le cadre d'une série de manifestations de protestation avant l'examen de ce projet de transfert d'activité lors d'un CCE extraordinaire à Paris le 13 décembre, indique en outre un communiqué commun des syndicats CGT, CFDT et FO de Basse-Indre.

    Les syndicats du site de Basse-Indre ont été informés lundi par leur direction du projet de transfert d'une partie des activités de leur usine vers le site de
    Florange, dans le cadre d'un vaste plan de réorganisation des activités du groupe en France, en accord avec Matignon, pour sauvegarder l'emploi sur des sites en difficulté comme Florange.

    Dès cette annonce, les syndicats de Basse-Indre ont exprimé leur inquiétude. "On l'a amère. On pense que le deal entre le gouvernement et Florange n'est pas de bon augure pour Basse-Indre", avait ainsi déclaré Frédéric Gautier pour la CGT.

    De son côté, Lionel Bellotti, secrétaire du syndicat FO du site de Basse-Indre avait souligné que leur usine était jusque-là un établissement d'excellence au sein du groupe ArcelorMittal. Pour lui, la décision, qui remet en cause "la cohérence du site" a été guidée par "une logique politique plus qu'une logique industrielle".

    Selon les syndicats, actuellement, l'usine emploie 546 personnes en CDI et 150 sous-traitants, et ce transfert d'activités concernerait 60 personnes qu'il faudra reclasser au sein de l'usine.
    Mittal Ayrault: Ulcos toujours tu m'intéresses

     

    http://img.over-blog.com/600x404/3/02/64/81/jyc/mimine/petitbout/poker/auto/Le-site-d-ArcelorMittal-Florange-en-Moselle-.jpg

    Mittal : la statégie du marteau PILLONS

     

     La Canaille ne pensait pas que cela pourrait aller aussi vite.

    Une journée d'absence et hop, tout le paysage est totalement ... confirmé.

     

    Où en sommes-nous ?

     

    A ceux qui s'en étonneraient, Mittal est un capitaliste, un capitaine d'industrie et à ce titre un flibustier taillé dans le cristal pur des rapace modèle du genre : "Si le pouvoir te sert, surtout ne jamais dire merci, c'est dû et de plus, ne pas le faire serait criminel pour ton taux de profit. Use immédiatement de la position de force pour en demander plus". En cela Mittal au plan industriel se comporte en harmonie avec la délégation patronale lors des discussions que le PS veut voir aboutir pour ne pas porter le chapeau des reculs sociaux qu'il partage comme co-ratifieur du traité de Lisbonne.

     

    Histoire de faire le point, faisons donc un plan fixe sur cette fin de semaine :

    D'abord, notons un silence de plomb sur la question posée par La Canaille sur la spéculation légale de Mittal sur les droits à polluer alimentée par l'arrêt des hauts fourneaux (un paquet cadeau de 202 millions d'Euros en 2010) question à lier à celles d'Ulcos et du CO2.

    Ensuite la discrétion du pouvoir sur le cadeau fiscal d'une trentaine de millions d'Euros au titre de 2012 (part estimé de la ristourne pour Mittal) qu'on voté cette semaine les députés  

    Puis mettre les projecteurs sur le contenu des discussions entre le pouvoir et Mittal : Sur les 180 millions d'investissements envisagés sur cinq ans, seuls 53 millions concernent des investissements stratégiques pour Arcelor-Mittal. (Lequel argumente en disant après "accord avec le gouvernement" être confronté à un marché européen de l'acier "en difficulté avec une baisse de la demande comprise entre 2 à 4% en 2013 selon Moody's"). 53 millions qui risquent de fondre à moins de vingt pour continuer la casse.

    Allez, allez, monsieur Blumollet, encore un p'tit effort et bientôt Moscovici pourra organiser son Mittalton pour recueillir des fond pour un pauvre travailleur immigré dans le désarroi financier.

     

    Les nouvelles d'hier confirment :

    Arcelor-Mittal a retiré son projet Ulcos pour son site de Florange, a annoncé la Commission européenne, jeudi 6 décembre. Ce projet répondait à un appel d'offres de Bruxelles, qui doit attribuer un certain nombre de subventions à des programmes de recherche permettant le captage et le stockage du CO2. L'examen de ces projets était attendu le 13 décembre. 

    Ulcos, qui aurait permis de maintenir en fonctionnement un des deux hauts-fourneaux du site de Florange, est "dans une impasse technologique" estime-t-on à Matignon, et ne pourra pas obtenir, comme espéré, de subventions de la Commission européenne. 

     

    Il faut préciser deux choses qui concomittent* joyeusement au sein de la machine à enfumer :

    Arcelor-Mittal "s'est engagé à poursuivre les travaux" d'Ulcos, a réagi Matignon après l'annonce de la Commission, assurant que l'accord passé avec Mittal sur Florange est "toujours valable".

    "Nous négocions avec Arcelor-Mittal pour que le groupe s'engage sur un certain montant d'investissement dans ce projet", assure de son côté un proche du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, pour qui "il n'y a pas d'absence de futur" pour les hauts-fourneaux lorrains.

    "Ulcos pourrait concourir au prochain appel d'offres qui sera lancé l'an prochain", a confirmé jeudi Isaac Valero, porte-parole de la Commissaire en charge du climat, Connie Hedegaard.

     

    L'ex troll élyséen avait Bettencourt et Servier, Blumollet a Mittal. C'est la version socialiste de l'Internationale.

     

    Mittal prétend qu'il est victime d'un contretemps ? Oui mais par contre les finances publiques, elles, sont parfaitement lubrifiées voire ressemblent à des peaux de phoques de hautes technologies : cela amplifie la glisse dans un sens et bloque complètement dans l'autre.

     http://www.humanite.fr/sites/default/files/imagecache/une_article_horizontal/2011-11-18arcelor-florange.jpg 

     

     * Bien sur, "voisiner" aurait été plus français. Mais "concomitter", néologisme issue du clavier de La Canaille, a des redondances sonores qui cadrent bien avec la nature des liens entre la puissance publique et le Maitre des Forges du Monde.

    Par canaille le rouge

     Le père Noël chez Mittal

    Enfin pas pour l'ensemble des salariés bossant pour Arcelor de Florange, mais pour l'affairiste Mittal. L'Assemblée nationale a adopté le pacte de compétitivité et le crédit d'impôt qui va avec. On aurait pu croire que ce cadeau fiscal serait conditionné à l'investissement ou réserver aux PME. Pas du tout, Jean-Marc Zayrault a tranché, avec la bénédiction de l'Elysée, toutes les entreprises en bénéficieront.

    Et un cadeau de plus dans les petits souliers de monsieur Mittal: entre 30 et 40 millions d'euros de ristournes fiscales, l'équivalent du chèque accordé par Sarkozy à Liliane Bettencourt dans le cadre de son bouclier fiscal. C'est dire qu'on prend le même et l'on recommence...

     

    Ce n'est pas moi qui sort la calculette, mais deux socialistes, à savoir l'économiste Karine Berger, secrétaire nationale du PS à l'Economie et le député de l'Essonne Jérôme Guedj, en "régime de croisière", le crédit d'impôt pourrait en effet pousser l'Etat à accorder un allègement d'impôts équivalent à 20 ou 30 millions d'euros pour la société Mittal.

     

    Alors que le contrat entre le gouvernement et Arcelor Mittal était sensé démontrer la politique sociale de François Hollande, le reniement brutal de l'affairiste indien et cette révélation montrent plutôt que c'est un traité de Munich qui fut formalisé.

     

    Pour les plus jeunes, à Munich, en 1938, la France et la Grande-Bretagne, en signant un traité, laissaient les mains libres à Hitler pour dépecer la Tchécoslovaquie et ensuite l'Europe. Aujourd'hui, le gouvernement socialo-écolo agit pareillement avec le capitalisme.

     

    François Hollande sur le site d'ArcelorMittal à Florange

    François Hollande passant le réveillon à Florange. Non, en fait, c'était le candidat à la présidence de la République venu faire peuple avec les sidérurgistes lorrains.

    http://le-blog-de-roger-colombier.over-blog.com


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  • Mittal : de qui se moque-t-on ?

    La presse et le premier ministre parle d’accord et d’engagement de Mitall. Je viens encore de voir un député et une sénatrice socialiste en parler à la TV. Sauf qu’il n’y a pas d’accord contraignant.

     

    Regardez le document , ou plutôt son entête :

     

     

    Vous lisez comme moi : Projet d’accord.  Un projet n’est pas un accord ferme et définitif, donc ce n’est pas un texte contraignant. Je défie quiconque de me démontrer le contraire.

    Surtout que la lecture de ce document montre aucun engagement ferme.

    Pourtant je lis sur le site web du premier ministre : “Le groupe Mittal s’est engagé” . Engagé à quoi ? il est même revenu sur des promesses supposées et verbales de maintien d’un projet ULCOS financé par de l’argent public…  Oui de l’argent public pour financer la R&D ou la mise en place de projets pour une entreprise privée, qui a déjà bénéficié d’aides publiques depuis 15 ans.

    Alors qui croire ?

    Je comprend donc E.Martin syndicaliste qui explique une chose simple, par ce que eux sont au courant de tout, à part du contenu des négociations entre Mittal et l’Etat :

    “Il n’y a qu’Ayrault et les imbéciles pour croire [Mittal]. Soit Ayrault est un imbécile soit il est complice”.

    Oui, je comprend leur leur colère, et s’ils font usage de violence que devrons nous dire? que la bêtise ou le mépris les ont conduit à ce genre de comportement. Je me demande aussi ce que feraient ces syndicalistes s’il étaient en face des bouffons et autres qui expliquent à la TV que l’acier c’est ancien qu’il faut chercher les nouveaux Google1.

    Voilà le grotesque le discours des jeunes cons dans les médias: bronzé aux dents bien blanches, ces libéraux qui ont fait du fric sur le travail gratuit des autres sur internet et pensent que tout va etre comme ça désormais : l’acier c’est old , dépassé.  Comme l’idiote trépanée Agnès Verdier-Molinié  de l’IFRAP sur le plateau de Calvi “mais quels seront les prochains google ?

    Je le dis franco à mes lecteurs: Celle la en face de moi c’est 2 baffes dans sa tronche si elle ose sortir ce genre de discours pénible, et ensuite le goulag 2.0. Personnellement j’ai bossé 100% de mon temps dans ces domaine. Je vous le dit, les discours ce ces cons, c’est du bullshit de merde honteux et méprisant du travail des gens dans les autres domaines: On a autant besoin de TIC, que de professionnels de la santé, de chercheurs, d’ouvriers, artisans , de clowns ou d’artistes, de paysans & éleveurs ou pécheurs, métallurgistes etc.. Tous ces métiers ne disparaitront pas: ils évolueront en fonction de technologies en tout genre.

    Revenons à Mittal, voilà ce qu’on lit chez Mediapart qui a fouillé

    « En quelques mois, Mittal a totalement rayé la stratégie d’Arcelor qui était de produire des aciers de très grande qualité et de haute valeur ajoutée, que les clients acceptaient de payer plus cher. Ce qui permettait de garder la sidérurgie en Europe de l’Ouest, malgré ses coûts de production. Il a transféré les savoir-faire et les brevets en Indonésie notamment, ce qui a éloigné le groupe de ses clients. Les difficultés de Florange ont commencé quand Volkswagen, mécontent des prestations d’ArcelorMittal et de l’éloignement des productions, a décidé de le quitter »

    Vous avez bien lu : Mittal a fait fabriquer des produits de moindre qualité, en conséquence a perdu des clients importants et en plus a procédé au transfert du savoir faire dans des zones de type low-cost. C’est le Bernard Tapie de la siderurgie, il rachète par endettement des entreprises, et est au conseil d’administration de Goldman-Sachs. Ce n’est pas un industriel

    Il se fout du monde, il a méprisé d’autres gouvernements.  Il ne mérite qu’une chose : la punition.

    On nous dit qu’il doit 1,3 milliards d’impôt.  Il s’est arrangé aussi pour ne pas payer d’impôts en Belgique, qu’en est il ailleurs ?

    On peut envisager d’échanger cette dette contre une participation au capital d’Arcelor Mittal, ou d’une partie d’Arcelor scindée de Mittal. Sachant qu’il ne vaut en fait plus grand chose, vu sa dette colossale.

    On peut aussi envisager une saisie vu la dette fiscale et donc la mise sous contrôle public.

    1. Qui ne paye pas d’impôts rappelons le

    http://politeeks.info/mittal_accord_fantome


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