• Hollande enveloppe le traité austéritaire dans un paquet cadeau

    Pierre Laurent « Désarroi provoqué par la brutalité des annonces du gouvernement »

     Hollande enveloppe le traité austéritaire dans un paquet cadeau

    Dans les lettres de cadrage adressées à son gouvernement, le Premier ministre annonce l'austérité budgétaire pour 3 ans. Après l'annonce d'une hausse minimaliste du SMIC, c'est une deuxième mauvaise nouvelle. Comment le gouvernement compte-t-il relancer la croissance s'il éteint tous les moteurs possibles de cette relance ? Sans hausse des salaires, sans investissements publics, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l'emploi industriel, où sont les perspectives ?
    D'autres choix sont possibles : renégocier comme promis, contrairement à ce qui est en train de se passer à Bruxelles, le pacte budgétaire européen, remettre la main sur les leviers du secteur bancaire avec la création d'un pôle public bancaire et financier pour mobiliser l'argent nécessaire, et engager une réforme fiscale très profonde.

    Pierre Laurent comprend le désarroi provoqué par la brutalité des annonces du gouvernement. Il dit à toutes celles et ceux qui ont voulu le changement : " ne renoncez pas. Votre intervention dans les choix politiques est nécessaire, elle est urgente. Avec les propositions du Front de gauche, nous pouvons nous rassembler et agir pour proposer d'autres choix immédiats. "
     

    Hollande enveloppe le traité austéritaire dans un paquet cadeau


    Hollande enveloppe le traité austéritaire dans un paquet cadeau et le soumet à ratification

    C’est fait. François Hollande a annoncé ce midi qu’il soumettrait le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) dans l’Union économique et monétaire à la ratification du Parlement français. Lors de la campagne électorale, il avait pourtant promis sa renégociation, avant de ne plus se contenter que d’un volet de croissance, qu’il a pressé ses pairs d’adopter cette dernière semaine. Ce TSCG interdit notamment d’avoir des déficits structurels supérieurs à 0,5%, couronnant ainsi les politiques austéritaires négociées à Bruxelles depuis quatre ans et parfois votées au Parlement européen.

    En fait de ratification de traité, c’est un paquet cadeau que soumettra François Hollande à l’Assemblée nationale et au Sénat. Les députés français auront à se prononcer sur un ensemble englobant le TSCG, la supervision bancaire européenne encore en cours de négociation, mais actée ce vendredi, la taxe sur les transactions financières qui devrait voir le jour avant la fin de l’année, et le pacte de croissance. Un tel paquet devrait permettre de faire taire les députés socialistes récalcitrants. « Dans la campagne présidentielle, a justifié l’ancien candidat socialiste, je voulais renégocier le traité pour y mettre ce qui n’y était pas : la croissance et des mesures de stabilité à moyen terme ». En revanche, il n’est pas question, selon François Hollande d’inscrire la règle d’or dans la Constitution. Il privilégie une loi cadre de réduction des déficits.

    Qu’est-ce que ce pacte de croissance ? Ce « Pacte pour la croissance et l’emploi » est un programme d’investissements européens pour une valeur de 125 milliards d’euros, soit 1% du PIB européen. 55 milliards de Fonds structurels non utilisés seront réallouées. La Banque européenne d’investissements est dotée de 60 milliards d’euros supplémentaires. En outre, 5 milliards d’euros d’obligations de projets, pour financer des infrastructures seront levées sur les marchés.

    Voilà pour l’affichage. Présenté comme devant servir de contrepoids à l’austérité incluse dans le TSCG, elle est en fait son complément. Le premier article du texte rappelle qu’en fait de stratégie de croissance, les « nouveaux outils pour la gouvernance économique doivent être utilisés à plein ». Il s’agit là du semestre européen, des recommandations adressées par la Commission aux pays européens et qu’ils sont tenus d’appliquer, depuis l’adoption par le Parlement européen du paquet de directives 6-pack l’an dernier. La directive 2-pack doit être « adoptée rapidement » disent les conclusions du Conseil. Ce texte permettra notamment à la Commission européenne d’intervenir en plein débat budgétaire dans les Etats membres, lui conférant quasiment le pouvoir de présenter des amendements aux budgets nationaux.

    Autre élément marquant du sommet : le pressing des chefs de gouvernements espagnol et italien, Mariano Rajoy et Mario Monti. Le premier a obtenu une recapitalisation des banques espagnoles par les fonds de secours européen, sans que cela ne soit compté dans sa dette publique nationale. Le second est lui, parvenu à arracher la possibilité pour un pays de voir sa dette rachetée sur le marché secondaire par les fonds de secours européens. Si les taux d’intérêts sur la dette italienne, aujourd’hui supérieurs à 6% venaient à diminuer, il n’aurait pas recours à cette nouvelle possibilité. Tout pays ayant recours à ces nouveaux outils devront respecter scrupuleusement les recommandations, en matière budgétaire et de réformes structurelles, que leur adresse chaque année la Commission dans le cadre du semestre européen.
     

    Un sommet où nous sommes allés nous faire tondre !

     

    Hollande enveloppe le traité austéritaire dans un paquet cadeau

    Le Pacte ,de soi-disant pour le développement accordée à Berlin en retour de la ratification du Pacte de l'assainissement budgétaire, scelle l'austérité qui n'est pas seulement inefficace, mais qui ne peut être que nocif. Environ 60 des 130 milliards du "package" viennent des fonds structurels. C'est à dire des-ressources qui n'ont pas été exploités pour l'instant par les pays membres. D'autre part, les dirigeants de la zone euro ont accédé aux revendications de l’Espagne et de l’Italie d’avoir accès, de manière indirecte, aux fonds de secours européens. Mais les marchés gardent la haute main sur l’avenir de l’euro.
    Ce dix-neuvième sommet du Conseil européen à Bruxelles après le déclenchement des crises multiples en Europe, d'abord avec la Grèce en Décembre 2009 (de la dette, les banques, pertes, etc.), vient être marqué par un renoncement de François Hollande qui veut ratifier rapidement par le parlement : le pacte de croissance, la supervision bancaire si c'est nécessaire et le pacte budgétaire.

    Les dirigeants de la communauté européenne ont décidé hier, invités par le président français François Hollande, d'adopter, aux côtés de Pacte d'assainissement des finances publiques que veut l'Allemagne, et un accord de développement que François Hollande va tenter de «vendre» à ses compatriotes en tant que grand succès. Il était facile pour la chancelière Angela Merkel de dire «oui» à un pacte de croissance, car il ne contient pas de nouveaux fonds à partir des pays de la zone et il permet à François Hollande d'accepter le Pacte d'assainissement budgétaire substantiel, à savoir l'imposition d'austérité sévère et dure à toute l'Europe. François Hollande a dit 'Oui' à ce que voulait Berlin.

    En fait c'est ce qu'on appelle le «paquet» pour la croissance et la sortie de l'Europe de la récession. Dans cette référence, pour un financement total de EUR 120 à 130 milliards d'Euros (1% du PIB de l'UE), qui sera dirigé vers des grands projets d'infrastructure dans les transports, l'énergie des réseaux et des programmes visant à soutenir les entreprises petites et moyennes entreprises (PME ) et l'emploi des jeunes.

    Cette "Entente" sur le développement est une aberration, une seule scène du film la surproduction, parce que derrière les façades des bâtiments il ya seulement des matières des hôtes en studio, c'est à dire qu'il n'ya absolument aucune "profondeur".

    Le manque de «profondeur» en raison que les 120-130 milliards d'euros de 55 à 60 milliards de dollars proviendront du budget existant, puisque ce sont les fonds structurels de l'Union pour la période 2007-2013. Les pays membres, qui pouvaient en bénéficier, n'ont pas été en mesure de les absorber jusqu'à ce jour.

    L'accord de développement prévoit également de renforcer la Banque européenne d'investissement (BEI) à dix (10) milliards de dollars, qui seront «levés» sur les marchés pour atteindre 60 milliards d'euros, et ces ressources utilisées pour soutenir des programmes pour les PME et l'emploi des jeunes. Enfin, il existe d'autres 5 à 10 milliards pour une "obligations" du projet, des obligations à savoir qui sont garantis par le budget communautaire pour financer les grands axes spécifiques.

    L'accord issu du sommet européen en faveur d'une union bancaire a été accueilli avec ferveur par les marchés.
    Les Bourses européennes s'envolaient vendredi matin après l'accord conclu dans la nuit à Bruxelles entre les dirigeants de la zone euro sur la possibilité de recapitaliser les banques via les fonds de secours européens comme le demandaient l'Italie et l'Espagne.

    « Du fait qu'il y avait peu d'attentes sur le sommet de l'Union européenne, cette annonce a créé la surprise », a indiqué à Dow Jones Newswires Masafumi Yamamoto, chef stratégiste des changes de Barclays Capital à Tokyo.

    « Tous les yeux sont tournés vers le marché obligataire » où les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie se sont récemment envolés à des niveaux jugés insoutenables sur la durée, a rappelé Chris Weston d'IG Markets.

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