• François Hollande a rencontré les grands dirigeants du CAC 40

    La Bourse de Paris

    La Bourse de Paris / AFP

    Objectif : se rassurer. François Hollande a reçu une délégation de l'Association française des entreprises privées (Afep) pour un déjeuner à l'Elysée. Si ce n'est pas la première fois que les grands dirigeants du CAC 40 viennent plaider leur cause à l'Elysée, ceux-ci venaient, à quelques semaines de la rentrée parlementaire, à l'heure où le gouvernement s'apprête à faire passer certains gros textes notamment sur la fiscalité.

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    LE REPAS DU CAC 40 A L’ELYSEE

    800px-Standard_oil_octopus_loc_color.jpgIls étaient douze grands dirigeants du CAC 40 a être reçu à déjeuner, ce jour, à l’Elysée, par le Président de la République.

    Douze braqueurs des salaires et des retraites et d’acquis sociaux.

    Les 12 apôtres du CAC 40 était au repas (mais ici pas au dernier)  ; il y en aura bien d’autres, entre gens de bonne compagnie, et avec des infidèles comme ils le sont tous, infidèles à la nation, au peuple qu’ils ponctionnent de par les profits réalisés sur le dos des salariés.

    Le nouveau chanoine de Latran et  de l’Elysée dit alors aux chevaliers de l’argent roi : Prenez, mangez, ceci est  le résultat du sacrifice imposé aux salariés par la petitesse de l’augmentation du SMIC  et nous contribuerons à réduire  votre dette en demandant aux fidèles de faire offrande de leur salaire, de leur retraite, de leurs avantages sociaux. Il prit ensuite une coupe amère où trainait l’odeur du coût du travail ; et, après avoir rendu grâce au pétrolier présent de la cathédrale du profit Total, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; car ceci est la finance, la finance de l’alliance, pour le pardon des péchés capitalistes dont je vous absous par l’application du traité de la règle d’or dont je suis devenu le disciple par la grâce de la sainte mère Parisot du Medef.

    Le repas était d’excellente facture, Hollande rompit le pain et en donna un belle miche à Baudouin Prot (BNP Paribas),à Christophe de Margerie (Total), à Bertrand Collomb (Lafarge) et à Jacques Aschenbroich (Valeo) et aux autres aussi qui auraient pu s’offusquer d’être mal servi.

    Ceux-ci savaient tous  de quoi il en retournait, eux qui prennent chaque jour le pain de la bouche aux travailleurs.

    Puis chacun d’entre eux participa au lavage des pieds du chanoine de l’Elysée, celui qui est pour la rédemption des péchés du capital. Ce geste montrait à quel point les apôtres du CAC 40 s’ aplatissaient devant le nouveau doyen de Latran pour recevoir cadeaux, pompes et magnificences mais aussi d’avoir le feu vert pour continuer à remplir l’escarcelle du coût du capital au détriment du coût du travail.

    Les  plus heureux à l’autel du profit était sans conteste Christophe de la Margerie de Total, son visage était épanoui sous ses grosses moustaches et son teint plus que rosi :  ne venait-il pas d’apprendre, ce matin, que le prix du pétrole ne serait pas bloqué contrairement à la promesse faite par Hollande qui avait tonitruait avant les élections contre les rapaces du l’or noir.

    Un autre se félicitait aussi de la sublimité de Hollande, Benoit Prot (pas prout), ce picsou des banques, de ces financiers qui ont mis la France en difficulté en 2008 par les actions pourries et les spéculations hasardeuses précédentes ; il pensait que le ciel lui aurait tombé sur la tête ainsi qu’un courroux extrême après toutes ces péripéties bancaires : eh bien non, le chef de la chapelle libérale de l’Elysée lui rendit hommage et le réconforta en lui disant que c’était pour rire son attaque à Villepinte, lors de la campagne électorale, contre la finance.

    Le repas était excellent, les bouteilles de grand cru mirent nos 12 apôtres du CAC 40 en extase devant ce chef de l’état, qui tout compte fait, n’était pas l’ennemi décrit par le précédent chanoine de Latran, le dénommé Sarkozy, et aucune méchanceté, genre Mélenchon, ne semblait effleurer son front et derrière ses lunettes se dégageait un regard doux envers le capital.

    Entre la poire et le fromage, chacun s’excitât, sur les chances du redressement de la France, quelques-uns, les plus grisés, se lâchèrent et demandèrent à Hollande de poursuivre le travail commencé par son prédécesseur et notamment d’étreindre les syndicats au point de les étouffer mais surtout de permettre au CAC 40 de continuer à passer avec la sébile et de ponctionner les travailleurs.

    Hollande ne leur fit aucune promesse leur indiquant seulement que c’était Angéla qui déciderait ce soir lors d’une autre agape à Berlin.

    Bernard LAMIRAND


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