• Mascarade 

    Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenneLa visite aujourd’hui de Nicolas Sarkozy au Puy-en-Velay pour y saluer « l’héritage patrimonial de la France » est une mascarade et une provocation. Une mascarade, parce qu’il s’agit d’un prétexte en total déphasage avec les problèmes réels de la France et des Français aujourd’hui. Une mascarade, parce que
c’est une mise en scène et que le choix de la ville, comme le programme de visite du président, la cathédrale, 
le baptistère et le cloître, sont autant de signaux à quelques jours du débat scélérat que l’UMP entend lancer, dès le 5 avril, sur la laïcité, en réalité sur l’islam. Rappelons d’un point de vue touristique que la ville du Puy, fort agréable au demeurant, dominée par une statue géante de la vierge et donc, par cette grande et fort belle cathédrale en pierres volcaniques, est une halte sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, ce qui ne mériterait aucun commentaire si, précisément, le président n’avait pas choisi d’en faire le décor de la pièce qu’il entend y jouer. Et cela, c’est la provocation. L’instrumentalisation d’une ville, de ses habitants et, oui, de la religion elle-même pour des objectifs politiciens.

    Le sens général de sa visite, qui sera toutefois saluée par une manifestation ce matin des syndicats et des formations de gauche, n’en est pas moins clair. 
Il s’agit, dans le droit fil de ses diverses initiatives politiques de l’année et de son allocution de dimanche, d’opposer la vraie France et ses prétendues racines chrétiennes à tout ce qui la menace. Le délinquant étranger, les Roms, le multiculturalisme, les flux migratoires dus aux révolutions et tout cela, au total, résumé dans l’islam. C’est odieux, au point que certains à droite se sont crus tenus à des mises en garde qui laissent songeur. Ainsi François Fillon. 
« Si ce débat devait conduire à stigmatiser 
les musulmans de France, je m’y opposerais. » S’il le devait. Joli usage du conditionnel comme une manière de se poser en garde-fou dans une sorte de partage des rôles. 
Et pendant ce temps, l’UMP, qui le recevait hier soir comme un « cher ami », selon Hervé Novelli, tresse des lauriers à Éric Zemmour, condamné pour ses propos racistes. Lequel est toujours du reste invité dans au moins une émission du service public, pourquoi ?

    Les sondages sont en berne. La parole présidentielle ne porte plus, le volontarisme affiché a fait long feu et n’a plus de crédit, la voix de la France, malgré les haussements d’épaules et les coups de menton, n’a fait que s’affaiblir, le chômage est en hausse, 
le pouvoir d’achat est en baisse, les profits valsent, aucune des promesses de l’ancien candidat n’a été tenue, sauf et ce n’est certes pas un détail, le bouclier fiscal 
et maintenant la suppression probable de l’impôt sur 
la fortune. Qu’on ne s’y trompe pas cependant. 
Tout cela ne conduit pas nécessairement les Français 
à se tourner vers la gauche en général, ni même vers un PS en attente du messie. C’est même sur le désarroi engendré par cette politique que le Front national 
entend prospérer en teintant son discours de social 
et de républicanisme, tout en cultivant les terrains gras de la xénophobie, du racisme, de l’exclusion. Ces terrains que la droite et Nicolas Sarkozy lui disputent, 
comme le seul moyen désormais de gagner en 2012.

    Faudrait-il attendre ? Rien ne serait plus dangereux. C’est maintenant que toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans une France humaniste, laïque, républicaine, de progrès social et de justice peuvent dire « ça suffit » et, dans le débat, se mettre à rebâtir. 

    Tout cela ne conduit pas nécessairement les Français à se tourner vers la gauche.

    Par Maurice Ulrich


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  • Haute-Loire.Comité d’accueil musclé pour Nicolas Sarkozy

     

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    Les principaux syndicats et partis de gauche du département sont mobilisés et « remontés à bloc » pour la venue du chef de l’État, demain matin au Puy-en-Velay 

    A lire aussi 

    Ils l’attendent de pied ferme. Ils, ce sont les représentants d’une large intersyndicale (CGT, CFE-CGC, U, Solidaires et UNSA). Ils, ce sont encore les porte-parole des principaux partis de gauche de la Haute-Loire : NPA, PCF, FASE, GU, PG, Attac, EE Les Verts et le PS.

    Demain matin, Nicolas Sarkozy va donc découvrir les principaux joyaux du Puy-en-Velay : sa cathédrale, son cloître, son Hôtel-Dieu… Le tout sous une bise glaciale : celle du mécontentement et de la colère.

    Les opposants au président de la République appellent à la grève dans les entreprises et administrations du département, et à un rassemblement massif, à partir de 11 heures depuis la place Carnot, afin de réserver au chef de l’État un « accueil syndical » qui pourrait être musclé.

    Combien seront-ils à battre le pavé ? Difficile de savoir pour l’heure, et surtout si les manifestants pourront se faire entendre, vu l’imposant système de sécurité qui va paralyser une partie de la ville.

    Pour autant, dans un communiqué adressé à notre rédaction, les diverses formations politiques de gauche se veulent optimistes, s’appuyant sur un passé récent et un automne de contestation : « Nous avions été des dizaines de milliers à manifester en Haute-Loire contre la réforme des retraites et la casse des services publics. Nous avions également été très nombreux à contester la politique discriminatoire des ministres à l’égard des étrangers, et à protester contre l’envoi d’un enfant en centre de rétention (le petit Vazgen, à Langeac, en début d’année, NDLR), conséquence de la traque des sans papiers. » Conclusion : « Le président de la République n’est pas le bienvenu ici. » À bon entendeur…

    Après le « Sarko bling-bling », demain en terre mariale, c’est le « Sarko destructor » qui sera la cible des manifestants. L’intersyndicale dénonce une politique ayant conduit « à la destruction de 2 000 emplois industriels en Haute-Loire en quatre ans », et à celle des retraites « alors que les jeunes n’ont déjà pas de boulot ! » Et la liste des « dégâts électoraux » imputés à Nicolas Sarkozy s’allonge : services publics, santé, Sécurité sociale, pouvoir d’achat…

    D’où une seule certitude : ce n’est pas un silence de cathédrale qui devrait s’élever depuis le cortège demain matin dans les rues du Puy-en-Velay.

    Florence Burnichon

    Sarkozy invente la "laïcité double face"

     

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    Au Puy-en-Velay (Haute-Loire), un mois avant la très controversée convention UMP du 5 avril sur la laïcité et la place de l’islam, Nicolas Sarkozy est venu saluer "l’héritage patrimonial de la France". Il a estimé que la "chrétienté a laissé" à la France un "magnifique héritage de civilisation". Le chef de l'État met les pieds dans un débat critiqué à gauche mais aussi dans la majorité.

    Le président de la République a effectué un déplacement dans ce haut lieu du catholicisme français, officiellement pour évoquer "l'héritage patrimonial de la France".

    Mais la visite de la cathédrale romane de la cité ponote, l'un des quatre points de départ des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, son cloître et son baptistère du Ve siècle - donc, comme l'a fait remarquer le président, de l'époque de Clovis, premier roi de France baptisé -, lui a donné l'occasion d'insister sur "l'héritage chrétien" de la France. "Cet héritage nous oblige, car non seulement nous devons le transmettre aux générations qui nous succèderont mais nous devons l'assumer sans complexe ni fausse pudeur", a lancé M. Sarkozy, lors d'un discours au Conseil général.

    Comme il l'avait fait en janvier 2007, au lendemain de son investiture de candidat à la présidentielle, au Mont-Saint-Michel, qualifié par lui de "lieu symbolique de l'identité de la France", comme il l'a également fait à la Chapelle-en-Vercors, en novembre 2009, quand il avait évoqué le "nécessaire débat sur l'identité nationale", M. Sarkozy a beaucoup parlé d'"identité" de la France.  "Il faut qu'il y ait le respect de l'identité", a-t-il affirmé, au moment même où l'UMP se lance dans un débat controversé à gauche - mais aussi par certains à droite - sur la laïcité et la place de l'islam en France, avec une première réunion publique sur ce sujet vendredi à Troyes et une convention le 5 avril.

    A ses yeux, "protéger notre patrimoine, c'est protéger l'héritage de la France, c'est défendre les signes les plus tangibles de notre identité"…"Je rappelle souvent Lévi-Strauss" qui disait "l'identité n'est pas une pathologie" et "à tous ceux qui défendent, à juste titre, la diversité, je voudrais dire que sans identité, il n'y a pas de diversité". "A l'origine de la diversité, il y a les identités, et ce n'est pas faire preuve de fermeture que de croire en son identité pour mieux la faire partager avec les identités des autres, a-t-il insisté.

    Il a tenu à faire de nouveau valoir les "racines juives" de la France, et a également confié qu'il avait été "impressionné et ému" par les inscriptions en langue soufique - la langue des premiers corans, selon Martin de Framont, conservateur du patrimoine de Haute-Loire - sur d'antiques portes de cèdre de la cathédrale. "La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation -- président de la République laïque, je peux dire cela -- et le premier devoir est de conserver et restaurer"  en promettant  "cet héritage une mission à laquelle l'Etat ne peut et ne doit se dérober".

    A ce propos, accompagné de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, Nicolas Sarkozy a rappelé ses projets en la matière: création d'une maison de l'Histoire de France, nouveau centre des archives à Pierrefitte-sur-Seine, exposition au Grand palais à Paris à partir de février 2012 des plans-reliefs de Vauban...

    A l'appel de syndicats, 250 à 300 personnes ont manifesté le matin au Puy-en-Velay, pour dénoncer, dans le calme hormis une brève échauffourée, "la politique de régression sociale du gouvernement".

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    J’ai fait les poubelles des salariés”

     

    Pierre *, 50 ans, a travaillé au service de sécurité de Renault, rattaché au Technocentre de Guyancourt. Entendu par la police après le dépôt de plainte d’un délégué syndical, il a reconnu avoir espionné en 2002 la vie privée de celui-ci. En exclusivité pour France-Soir, il détaille les exactions dont il s’est rendu coupable, en compagnie d’hommes toujours en poste aujourd’hui.

    Santé
    Le service de sécurité de Renault se rendrait coupable d'actes illégaux pour obtenir des informations DR

    France-Soir Comment vous êtes-vous retrouvé à la sécurité de Renault ?

    Pierre J’avais débuté chez Renault comme mécanicien. En 2002, on m’a proposé de rejoindre le service Sécurité. C’était très alléchant. Je passais cadre et bénéficiais d’avantages comme la voiture de fonction, le carburant illimité, le téléphone portable. Et puis, on m’annonçait que j’allais avoir des contacts avec la police, la gendarmerie, les RG, la Banque de France, les opérateurs de téléphonie. Ça promettait d’être passionnant. Au bout de deux mois, j’ai compris qu’il s’agissait de faire les poubelles…

    F.-S. Qu’avez-vous fait exactement ?

    P. Mon chef de service m’a demandé d’enquêter sur la vie privée d’un délégué syndical. Il fallait savoir s’il était homosexuel, d’où venait sa Mercedes, ce qu’il faisait en voyage aux Etats-Unis et de manière générale « éplucher » son train de vie. En pleine nuit, nous avons récupéré les données du disque dur de son ordinateur. A la fin, nous savions tout sur lui. Nous nous étions même procuré les relevés de son téléphone personnel.

    F.-S. Pourquoi s’en prendre à ce syndicaliste ?

    P. Parce qu’il dérangeait, il avait le verbe haut.

    F.-S. Avez-vous espionné d’autres personnes ?

    P. Oui. On nous a fait fouiller le bureau du médecin du travail pour étudier les dossiers médicaux des employés. Autre exemple : des gars étaient chargés de fouiller le coffre du gestionnaire des ressources humaines. C’était complètement illégal. Mais comme on avait tous les passes, on ne se privait pas… Je travaillais plus souvent la nuit que le jour.

    F.-S. Et les simples salariés étaient aussi espionnés ?

    P. Oui. Nous avions installé des mini-caméras dans les cafétérias. A une époque, on a enquêté sur la vie privée de la secrétaire d’un directeur. C’était une initiative de mon chef qui considérait que le directeur en question pouvait nous être utile. Aussi nous lui apportions des informations sur son assistante, cela nous permettait d’être bien vus de lui. Moi, j’étais chargé de surfer sur le site de rencontres qu’elle fréquentait. Je créais des alias pour discuter avec elle. Je devais connaître ses mœurs, mais aussi les horaires auxquels elle se connectait sur Internet.

    F.-S. Comment cela s’est-il terminé ?

    P. J’ai été licencié pour faute. Ils ne m’ont pas raté. Mes anciens collègues ont fait mon bureau de long en large. J’avais consigné dans un cahier les preuves de mes activités illégales, il a disparu. Ça chauffait pour moi parce que j’avais raconté au délégué syndical ce qu’on lui avait fait.

    F.-S. Qui travaille au service Sécurité de Renault ?

    P. Des anciens gendarmes, des policiers, des militaires, des officiers de renseignement. C’est l’omerta totale, tout le monde couvre tout le monde.

    F.-S. Et que devenez-vous aujourd’hui ?

    P. Je suis devenu concessionnaire Renault.

    F.-S. Vous travaillez sous licence Renault ?

    P. J’ai presque un losange à la place du cœur. Je suis fier d’être Renault. Simplement, il ne faut pas confondre la marque et son service de sécurité qui, parfois, dérape et va au-delà de ce qu’on lui demande.

    * Le prénom a été modifié.

    « Maintenant les ordinateurs sont fouillés à distance »

    Serge Nebbak est le délégué syndical qui avait été espionné en 2002. Désormais, simple salarié, il confirme les propos de Pierre. « Sur mon lieu de travail, le ménage a été fait, la sécurité se contente de faire son job en toute légalité. Ailleurs, ce n’est pas forcément le cas. Je sais, par exemple, que certains fouillent les ordinateurs des salariés à distance, depuis le siège du service. Et puis lors de la vague de suicides au Technocentre, les boîtes e-mail des malheureux étaient instantanément vidées… »

    http://www.francesoir.fr/

    http://www.francesoir.fr/actualite/economie/espionnage-chez-renault-65483.html 


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  • Villepin assure avoir eu avec Sarkozy un dialogue "franc, direct et républicain"

    Libres échangesL'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré jeudi qu'il avait eu avec son éternel rival Nicolas Sarkozy un dialogue "direct, franc et républicain" et qu'il l'avait "alerté" des "difficultés" et "situations graves" que traversent le pays et le monde.

    "Nous avons eu avec le président de la République un dialogue direct, franc, républicain", a indiqué M. de Villepin à la presse à l'issue d'un entretien de plus d'une heure avec M. Sarkozy.

    "J'ai eu le souci d'alerter le président de la République sur les grands enjeux et une situation grave sur le plan intérieur et sur le plan international, et j'ai eu le souci de rappeler ce que me paraissent être les grandes exigences face aux difficultés que nous traversons", a-t-il ajouté.

    L'ancien Premier ministre dit avoir notamment mis en garde le chef de l'Etat contre une "recherche de boucs émissaires" à la faveur du futur débat sur l'islam et rappelé que, sur le plan international, la France devait "être en initiative, en proposition".


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    Neuf chaises vides à Amiens

     

    Les forces de l’ordre sont arrivées tôt mardi matin dans les foyers d’hébergement : neuf lycéens sans-papiers ont été arrêtés simultanément à Amiens et Abbeville (Somme). Sept d’entre eux étaient élèves au lycée professionnel Romain Rolland d’Amiens où ils apprenaient le français. Tous originaires d’Afrique, ces jeunes étaient arrivés seuls en France il y a moins d’un an, ils étaient pris en charge par l’aide sociale à l’enfance.

    «Ils n’ont même pas pu emporter leurs vêtements et leur traitement médical » raconte Marcel Dekervel, de la Ligue des droits de l’homme d’Amiens. Une fois placés en garde à vue, les lycéens auraient alors subi un test osseux, un examen médical controversé qui estime l’âge de la personne. Déclarés majeurs, ils ont été placés dans quatre centres de rétention différents dans l’attente de leur possible expulsion.

    Choqués, lycéens et professeurs du lycée Romain Rolland devaient manifester hier, place Gambetta, soutenus par le Réseau éducation sans frontières.

    http://www.laissezpasser.info

    Les députés resserrent la vis

    Une reprise en main en bonne et due forme : la commission des Lois de l’Assemblée nationale a rétabli hier toutes les dispositions du projet de loi sur l’immigration qui avaient été supprimées par le Sénat. La semaine dernière, les sénateurs avaient adopté en première lecture un texte largement modifié par rapport à sa version initiale, provoquant l’ire du ministre de l’Intérieur. Brice Hortefeux avait alors grossièrement rappelé aux sénateurs que la Constitution donnait le dernier mot aux députés.

    Hier matin, les 55 amendements déposés par le rapporteur UMP Claude Goasguen et le gouvernement ont tous été adoptés, rétablissant le texte sécuritaire initial.

    La déchéance de nationalité rétablie

    Réclamée par Nicolas Sarkozy lors de son discours de Grenoble, la déchéance de nationalité avait été supprimée par une alliance des sénateurs centre-gauche. Elle a été réintroduite dans le projet de loi hier comme le souhaitait le ministre de l’Intérieur. L’exécutif semblait pourtant d’accord pour en rester à la version du Palais du Luxembourg, dans un geste en direction de la majorité sénatoriale. François Fillon avait déclaré mardi, pendant la réunion hebdomadaire à huis clos du groupe UMP à l’Assemblée nationale, que le gouvernement y était prêt, en accord avec le président de la République. Brice Hortefeux aura donc insisté pour réintroduire cette mesure très controversée.

    Autre mesure phare du projet supprimé par le Palais du Luxembourg, la réforme du contentieux de l’éloignement qui a donc été rétablie. Le projet de loi prévoit à nouveau l’inversement de l’ordre d’intervention des juges administratifs et judiciaires. Le premier interviendra désormais après 48 heures et le deuxième au bout de 5 jours. Une mesure qui vise à réduire le rôle du juge des libertés et de la détention, coupable aux yeux du gouvernement d’entraver la politique du chiffre en ordonnant trop de libérations.

    Restriction de l'aide au séjour des étrangers malades

    La création de zone d’attente ad hoc avait été quelque peu modifiée par le Sénat qui avait précisé que ces zones devaient être situées à proximité d’une frontière maritime et terrestre et créés pour une durée maximale de 26 jours. Ces deux assouplissements ont été supprimés par les amendements votés hier. Comme le craignait les associations de soutien aux étrangers malades, l’inquiétant article 17 ter, supprimé par le Sénat, est de retour dans le projet de loi. Il vise à restreindre le droit au séjour des étrangers malades. Ceux-ci ne pourront désormais rester en France que si leur traitement est « indisponible » dans leur pays d’origine, sans que l’accessibilité à ce traitement pour ces malades atteints de pathologies lourdes (cancer, diabète, VIH, hépatites) soit prise en compte. Médecins sans frontières rappelait encore mardi que « cette modification de loi serait contraire à toute éthique médicale et à toute politique de santé publique».

    La commission des Lois a également rétabli les peines lourdes (sept ans de prison et 30 000 euros d’amende) à l’encontre des mariages gris et supprimé la disposition visant à faciliter les démarches des Français nés à l’étranger pour le renouvellement de leur carte nationale d’identité ou de leur passeport. Les discussions dans l’hémicycle du Palais Bourbon commenceront le 8 mars, elles promettent d’être animées.

    http://www.laissezpasser.info/

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  •  Parole de femmeLa police a expulsé ce vendredi matin les squatteurs du Collectif Jeudi Noir qui occupaient depuis fin décembre un immeuble de bureaux vide de l'avenue Matignon appartenant à l'assureur Axa. Venues en nombre, les forces de l'ordre ont investi le bâtiment de huit étages vers 7H20 en forçant, à coups de bélier, la porte d'entrée qui avait été barricadée par les occupants. Les squatteurs s'étaient regroupés dans le hall. L'expulsion a alors débuté, sans violence. Les squatteurs, qui avaient prévenu qu'ils ne se laisseraient pas faire, n'opposaient qu'une résistance passive à leur expulsion.

    La justice avait ordonné mardi l'expulsion "immédiate et sans délai" du bâtiment, où vivaient une trentaine de mal logés et de militants du Collectif Jeudi Noir. L'huissier était venu présenter jeudi le commandement de quitter les lieux, dernier étape avant l'expulsion. Neuf militants de Jeudi noir se sont retranchés sur le toit, dont ils ont bloqués les accès. Les militants, parmi lesquels Julien Bayou, porte-parole du collectif, ont lancé des tracts depuis le toit, tandis que sur le trottoir, devant le bâtiment, certaines personnes leur lançaient des cris de soutien. Vers huit heures trente, la totalité des militants sur le toit avait été délogée. Les squatteurs ont été évacués dans un bus de police, et une vingtaine de sympathisants restaient sur le trottoir.

    Jeudi noir entendait faire de l'occupation du bâtiment un symbole du mal logement, pour "montrer que le gouvernement prend sur lui d'expulser des gens, alors qu'il y a une crise du logement". En octobre, l'association avait déjà été évacué par les forces de l'ordre d'un squat qu'ils occupaient depuis plusieurs semaines place des Vosges, à Paris.

    A lire aussi: Le mal logement touche plus de 8 millions de Français

     

    Déclaration de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

    Jeudi noir : une décision d’expulsion écœurante

    vendredi 18 février 2011

    Les habitants du collectif jeudi noir qui occupaient les bureaux vides de l’avenue Matignon ont été lâchement expulsés par la police ce matin. Une partie des occupants ont été arrêtés et emmenés au commissariat.

    Au moment où la crise du logement est la plus forte, où des millions de Français-e-s ont de grandes difficultés à se loger décemment, cette décision d’expulsion est écœurante. Aujourd’hui, plus de 4 millions de mètres carrés de bureau sont inoccupés à Paris alors que près de 120.000 ménages sont inscrits au fichier des demandeurs de logements sociaux. C’est scandaleux !

    Je rappelle en outre qu’AXA, propriétaire du bâtiment a enregistré en 2010 un bénéfice net de 2,749 milliards d’euros... De quoi vous donner des haut-le-cœur quand tant de femmes et d’hommes vivent dans la misère !

    L’action de l’association Jeudi noir est indispensable et je tiens à saluer la mobilisation des militant-es. Je demande, au nom du PCF, que la loi sur la réquisition des logements soit appliquée en urgence et qu’une taxe largement dissuasive pour la vacance des bureaux soit créée. L’État doit par ailleurs abroger la loi Boutin et engager un programme historique de construction massive de logements sociaux à loyers abordables pour tous (PLUS / PLAI en THQE), de logements étudiants et de réhabilitation des cités universitaires. C’est une exigence pour répondre à l’ampleur des besoins.

    Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

    Paris, le 18 février 2011.

    Lire aussi: A deux pas de l’Elysée, Jeudi noir squatte sous haute surveillance 


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  • Une commune publie les plaques d'immatriculation de gens du voyage

    Parole de femmeLa commune de Moigny-sur-Ecole, dans l'Essonne, a publié dans son bulletin municipal de janvier, dont l'AFP a obtenu copie, les photographies de quarante plaques d'immatriculation des gens du voyage qui y ont occupé un terrain de sport en 2010.

    "Cela ne regarde personne. Je n'ai aucun commentaire à faire. On a autre chose à faire", a répondu par téléphone à l'AFP l'adjoint à la voirie de la commune, Yannick Foucher, interrogé sur le contenu de ce bulletin et qui a indiqué que le maire UMP, Pascal Simonnot, était injoignable.

    Dans un billet d'humeur anonyme, l'auteur explique pour justifier la publication des photographies : "Sans racisme primaire, nous avons adopté la politique du 'surveillant-surveillé'". Il dénonce "un envahissement sans précédent de soixante-dix caravanes" en juillet dans cette commune d'environ mille trois cents habitants et évoque également un "nomadisme fiscal" : "Au risque de diffamer, ces 'déplacements' leur permettent d'éviter de payer un certain nombre d'impôts et de s'adresser à plusieurs caisses d'allocations familiales."

    "UN TEXTE REMPLI DE HAINE"

    Appelant à "agir vite", l'auteur déplore une justice "beaucoup trop souvent du mauvais côté" et propose "un moratoire où les gens du voyage seraient centralisés administrativement aux Saintes-Maries-de-la-Mer puisque, officiellement, c'est leur point de convergence".

    La Ligue des droits de l'homme a décidé de porter plainte contre le maire, directeur de publication du bulletin municipal.

    Bernard Hainsselin, président de Moigny avec vous et opposant au maire, a dénoncé "des idées proches du Front national", alors que, selon lui, "les gens du voyage n'ont pas causé de dégâts". Une conseillère municipale, Betty Laborrier, a démissionné de son poste : "Je ne me sens pas solidaire de ce genre de discours. Je l'ai découvert en ouvrant ma boîte aux lettres. C'est un texte rempli de haine, de racisme, et qui est diffamatoire", a-t-elle expliqué à l'AFP.

    LEMONDE.FR avec AFP | 17.02.11 | 22h02


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  • Le mouvement social au cœur de la gauche. Parole de femmeIl « n’est pas une antichambre où l’on attendrait des changements venus d’en haut », a insisté André Chassaigne, hier à Nantes.

    Nantes, envoyé spécial. Signe des temps ? Salle comble au banquet annuel des communistes de Loire-Atlantique, hier. Saluant ce « soir de fête », Aymeric Seassau, secrétaire départemental, a « la certitude que la fraternité est dans notre camp ». « Sachons la cultiver comme un des piliers essentiels des luttes qu’il nous faudra mener pour chasser du pouvoir Sarkozy à qui l’on vient de découvrir une nouvelle fonction, celle de tour-operateur des régimes autoritaires du monde arabe. » Mais ici, face à un « gouvernement (qui) ne peut plus gouverner que par la force », qui « méprise les salariés et les familles populaires », « il y a urgence à chasser cette droite arrogante au service des actionnaires » : « L’état du pays ne nécessite pas l’alternance, il force à construire l’alternative. »

    C’est tout le sens de l’engagement d’André Chassaigne. Le député communiste voit, de Tunis au Caire, « une aspiration populaire à vivre et à proposer », « à construire des réponses politiques aux problèmes sociaux, économiques, comme en terme de droits et de libertés nouvelles ». Face à « la fracture profonde entre le “monde” politique et les citoyens », le candidat à l’investiture du Front de gauche souligne l’exigence de « faire de la politique autrement » et d’« être au cœur de la gauche » pour construire un « vrai changement » avec le peuple lui-même.

    « Le Front de gauche ne doit pas s’enliser dans des questions purement électorales et se limiter à coélaborer son projet avec les autres forces qui le composent. » « Le mouvement social n’est pas une antichambre où l’on attendrait des changements venus d’en haut. Il n’a rien à faire de la cuisine électorale qui occupe depuis des mois tant de médias et d’états-majors », lance l’élu auvergnat. « Il attend des soutiens forts pour bousculer ce gouvernement qui continue sans vergogne son œuvre de régression qui est une véritable “entreprise de dé-civilisation”. »

    Michel Guilloux

     

     

    Face à un capitalisme féroce, comment répondre au besoin de réformes radicales ?

    2011, 2012… et la suite. Car il y aura aussi un après la présidentielle

    Par Henri Malberg, membre de la direction du PCF de Paris.

    Les choses vont dans tous les sens, le doute et l’espoir, l’envie de tout renverser et la crainte devant l’inconnu. Or il y a du nouveau.

    Par exemple, l’Humanité du 11 janvier en témoigne. À la question : faut-il fixer par la loi un salaire maximal, notamment pour les dirigeants des grandes entreprises, les Français sont 75 % à répondre nettement « oui ». Ils sont 84 % à gauche et 58 % chez les sympathisants de l’UMP. Quand a-t-on vu cela ?

    Une conscience politique chemine, dans le vaste monde du travail et même au-delà du clivage gauche-droite. Une majorité de la France cherche une réponse politique et met en cause, sur des points essentiels, le système lui-même. Il y a un très fort sentiment que tout fout le camp et qu’il faut faire quelque chose.

    Les 7 millions de manifestants de l’automne dernier sont toujours là avec leur colère et leurs attentes. Comment ne pas remarquer aussi le grand retour des intellectuels et de la pensée critique ? En France, ceci est toujours capital. On le voit, en lisant nombre de livres, l’Humanité et l’Humanité Dimanche, et souvent des articles dans la presse et les revues. On voit apparaître, réapparaître, des débats de fond sur la justice sociale, les classes et la lutte des classes, l’avenir de la société, l’économie capitaliste et le marché, l’État, la libre circulation des capitaux et des marchandises, les nationalisations…

    Le besoin de réformes radicales est dans l’air du temps. La sauvagerie d’un capitalisme déchaîné devient insupportable. Il y a comme un souffle d’abolition des privilèges. Pour les communistes, c’est un grand encouragement. L’idéologie dominante se lézarde. Il est possible, plus que depuis longtemps, de combattre pour une politique nouvelle qui fasse des besoins du peuple et de la société l’objectif fondamental de la politique. L’heure des réformes profondes à l’image de ce qu’on a vu avec le programme du Conseil national de la Résistance sonne de nouveau (d’où l’événement Hessel). Il faut des basculements de cette nature. Notre pays – comme d’autres dans le monde – cherche le renouveau. En 2012 et dans les années qui suivent, le peuple peut reprendre la main.

    Les communistes sont décidés à jeter toutes leurs forces dans la bataille pour chasser de l’Élysée Sarkozy et l’oligarchie financière. Ils feront tout pour que se dégage une majorité décidée à porter les réformes et les objectifs d’une nouvelle politique. C’est le cœur de leur combat aujourd’hui, pour 2012 et pour toute la période qui viendra après. Car il y aura aussi un après.

    Est-ce que cela est facile ? Non. Le pouvoir organise farouchement la contre-offensive. On le voit avec la mise en scène de la démagogie de Marine Le Pen, la reprise en main de la droite, la désastreuse campagne contre les partis politiques, et les tentatives de museler tout ce qui résiste. C’est vrai contre le mouvement social. C’est vrai dans les médias, la magistrature et même la police, et l’administration.

    Dommage que, pour l’heure, le Parti socialiste n’exprime pas clairement une politique de changement favorisant le rassemblement majoritaire de toute la gauche et des républicains. Mais là aussi le débat n’est pas clos. Le Parti socialiste est au carrefour. Tout le monde est au carrefour, les Verts, le NPA, le Front de gauche aussi.

    La stratégie du Front de gauche choisie par le Parti communiste se veut une contribution au changement du rapport de forces politique dans le pays et dans la gauche. La question du candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle fait débat. Il y a la candidature d’André Chassaigne et celle de Jean-Luc Mélenchon. D’autres se présentent. Aucune ne va de soi pour l’ensemble des partenaires. Et il faut prendre au sérieux le souci légitime des communistes – et pourquoi pas d’autres formations – de ne pas effacer ce qu’ils représentent. Toute démarche en ce sens affaiblirait dangereusement tout le Front de gauche et pourrait casser l’élan nécessaire.

    Or voici que la presse se déchaîne. Le journal le Monde a trouvé une formule : « Mélenchon réalise une OPA sur le Parti communiste moribond. » D’autres ont parlé de : « La fin de l’histoire pour le PCF. » Ils prennent leur désir pour la réalité. Ces formules, à l’évidence, sont un piège tendu aux communistes, mais aussi à leurs partenaires. Elles peuvent également servir d’un avertissement salutaire à ne pas tomber dans ce jeu. Le Parti communiste est une des grandes formations politiques du pays. Il n’est pas « opéable ». Moins que jamais en ce moment, où le capitalisme montre sa limite historique, ce qui est plus qu’encourageant pour les communistes, dont la raison d’être est de changer cette société.

    La gauche, en France, est faite de différences, dans la durée. Ici chacun a son histoire, sa culture, son organisation, son influence. Leur rassemblement peut devenir une force motrice. Elle est multipliée quand l’unité progresse dans le respect mutuel et l’indépendance de chacun. Dans la longue mémoire d’une nation comme la nôtre, la condition du succès, c’est la loyauté, entre les formations et dans le rapport au peuple. Il ne s’agit pas seulement d’éthique, mais de politique. Les forces se mobilisent quand elles sentent nettement cela. C’est comme cela qu’on va loin et qu’on gagne.

    Tout cela, pour dire l’importance du débat démocratique qui a lieu en ce moment sur ces questions chez les communistes. Sachant en même temps, on le voit un peu partout, que le peuple n’attend pas forcément les échéances électorales pour donner des coups de boutoir qui changent la donne.

    Henri Malberg

     

     

     


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  • Dans un bain de foule avec nico, mieux vaut ne pas la ramener

    Parole de femme

    de : ZYVA
    mardi 15 février 2011 (15h30) 2 commentaires

    Le 1 février, Nicolas Sarkozy est venu à Saint-Amand-Montrond (Cher), rendre visite aux maires du département. Evidemment je n’avais pas reçu de carton d’invitation, étant de gauche... Je me suis rendue au centre ville, pour rencontrer le chef de l’Etat. Des barrages de partout, sans carton d’invitation, on ne pouvait pas passer. Alors un pharmacien proche d’un barrage ma gentiment donné 2 cartons d’invitation. Je suis passée.

    Et quand monsieur Sarkozy était devant moi, je lui ai montré ma carte des Resto du coeur, en lui disant : "Monsieur Sarkozy, je mange grâce aux restos du coeur, vous m’invitez à manger ?" Il a voulu me prendre ma carte, et m’a regardée avec mépris, alors j’ai chanté "assez, assez de cette société qui n’a que du chômage et de la précarité".

    Quatre agents de la sécurité m’ont sortie du périmètre dont un qui m’a tordu le bras en arrière avec violence, avant de m’emmener au poste de police.

    Mon nom est Catherine Lezzi, mon histoire a déjà été racontée par Le Berry Républicain.

    http://www.lepost.fr/article/2011/0...

    Le berry républicain : http://www.leberry.fr/editions_loca...


    De : ZYVA

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  • Squat de l'avenue Matignon : la justice ordonne l'expulsion

     

     

    Les membres du collectif Jeudi Noir, qui occupent l'immeuble parisien illégalement depuis décembre, ont été sommés de quitter les lieux "immédiatement et sans délai".

    Axa demande l'expulsion de la trentaine de squatteurs qui ont occupé le bâtiment de huit étages, vide et situé au 22 de l'avenue Matignon, à deux pas de l'Elysée. AFP Axa demande l'expulsion de la trentaine de squatteurs qui ont occupé le bâtiment de huit étages, vide et situé au 22 de l'avenue Matignon, à deux pas de l'Elysée. AFP

    La justice a ordonné mardi 15 février au matin l'"expulsion immédiate et sans délai" des squatteurs du collectif Jeudi Noir qui occupent depuis fin décembre un immeuble vide de huit étages appartenant à l'assureur Axa, et situé au 22 de l'avenue Matignon, à deux pas de l'Elysée. Cette ordonnance d'expulsion a été prise par le tribunal d'instance du VIIIe arrondissement de Paris, saisi en référé par Axa.

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    "Axa a obtenu l'expulsion de jeunes précaires au coeur de l'hiver. Mais on ne se laissera pas faire, on prépare notre défense", a déclaré à l'AFP Margaux Leduc, porte-parole de Jeudi Noir.  "C'est une décision politique et pas judiciaire", a dénoncé l'avocat du Collectif, Me Pascal Winter à la sortie de l'audience. Sur place, les squatteurs se disaient "abattus mais pas surpris" par l'ordonnance, ont-ils indiqué à un journaliste de l'AFP. Le tribunal a également ordonné une astreinte collective de 100 euros par jour à compter de mardi s'ils n'évacuaient pas les lieux.

     "des propositions précises de relogement"

     Pour que l'expulsion soit effective, il faut désormais qu'Axa demande le  recours de la force publique, à moins que les squatteurs ne s'en aillent d'eux-mêmes.

    L'assureur Axa a quant lui affirmé mardi sa "volonté d'obtenir l'évacuation de l'immeuble". Interrogé pour savoir si le groupe allait recourir à la force publique pour obtenir le départ des squatteurs, un porte-parole du groupe a indiqué que "cela dépendrait du Collectif et de sa volonté de quitter volontairement l'immeuble". "Mais effectivement, nous sommes dans la volonté d'obtenir l'évacuation de l'immeuble", a-t-il ajouté.

    Depuis le début de l'occupation du bâtiment, Axa explique que pour des raisons d'hygiène et de sécurité, il ne peut laisser des personnes habiter dans cet immeuble de bureaux vide, qui "n'est pas conforme aux exigences requises pour des locaux à usage d'habitation". Le porte-parole a rappelé que "pour les personnes qui se retrouveraient sans logement", Axa a fait auprès du Collectif Jeudi noir "des propositions précises de relogement", dans de vrais locaux d'habitation".

    "On ne sortira pas du bâtiment" 

    Les militants du collectif Jeudi noir et squatters de l'immeuble se préparaient d'ailleurs lundi dans la soirée à une nuit de siège, dans l'attente d'une décision de justice sur leur expulsion. Dans l'immeuble, devant lequel sont positionnés en permanence des policiers qui en contrôlent l'accès, une vingtaine de squatteurs et militants s'apprêtaient à monter des barricades aux entrées, avec l'aide d'échelles, de portes et autres mobiliers hétéroclites.

    "On craint une expulsion immédiate et violente" dès la décision de justice, avait expliqué Elise, une des militantes du collectif. "Même si le tribunal rend un avis d'expulsion, on ne sortira pas du bâtiment", précise la jeune femme. Mais la plupart des squatteurs se demandaient si Axa demanderait le recours à la force publique "pour conserver un bâtiment vide", explique-t-elle.

    "Tenir plusieurs jours" 

    Lundi soir, alors que tous les squatteurs -dont certains sont étudiants, salariés ou demandeurs d'emploi - n'étaient pas encore rentrés, les premiers préparatifs s'organisaient autour d'un apéritif. Bouteilles d'eau, boîtes de conserves : chacun a apporté de la nourriture en quantité suffisante pour "tenir plusieurs jours".

    Parmi la quarantaine de personnes qui vient dormir à tour de rôle dans le bâtiment depuis fin décembre, tous ne sont pas sans logement, mais une vingtaine d'entre eux "seront à la rue si demain on est expulsé", assure Elise. Les autres sont des "soutiens", comme Ariane Calvo, adjointe au maire du XXe arrondissement de Paris, qui vient régulièrement passer la nuit avec les militants, et qui se prépare elle aussi au siège.

    D'habitude, les squatteurs dorment dans les étages, dans des chambres au confort rudimentaire. Mais ce soir, tous dormiront au rez-de-chaussée dans le hall vitré d'où l'on voit la rue et les mouvements de la police.

    (Nouvelobs.com avec AFP)


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  • EconomieIl y a déjà quelques temps qu'une rumeur bien incroyable se propage sur les fil de l'Internet...
    Les trop fameux laboratoires SERVIER, récemment rendu célèbres par la légion d'honneur de leur patron et surtout par le scandale dit "du Médiator" devraient avoir pour filiale à 100% les laboratoires BIOGARAN, pas avares de publicité pour les médicaments génériques qu'ils produisent, et dont le PDG serait un certain François SARKOZY, petit frère de Nicolas, un François très intéressé à la recherche sur la maladie d'Alzheimer, maladie qui est aussi la grande cause santé de Nicolas...


    C'est un peu comme si on s'enfonçait dans le cauchemar d'une partie de pêche qui se termine avec force jurons quand les fils sont tellement embrouillés qu'on fait trois noeuds pour en desserrer un !


    Sans compter que de très mauvaises langues font même courir le bruit que des locations de locaux de l'UMP à Paris seraient payées par Servier... Pas possible ! Je n'y crois pas...

     http://gauchepourchangerlavie.blogspot.com/


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    L'acier

    Les habitants du village de Kirrwiller (Bas-Rhin) ont reçu lundi de la mairie un courrier signé de la gendarmerie, les invitant à signaler aux forces de l'ordre "toute personne d'apparence pays de l'Est", a-t-on appris mercredi auprès d'un habitant et de la gendarmerie.

    Le courrier, révélé par les "Dernières Nouvelles d'Alsace" et dont l'AFP a obtenu copie, est signé 
    Selon une source à la gendarmerie, le document destiné uniquement aux maires du canton ne "devait en aucun cas être diffusé au public".

    Le major y fait état d'une vague de cambriolages dans les cantons de Hochfelden et de Truchtersheim. Il demande aux maires de "sensibiliser l'ensemble de (leurs) concitoyens par les biais (des) conseillers municipaux et agents municipaux" pour qu'ils signalent aux forces de l'ordre "tout comportement suspect d'individus étrangers à la commune et plus particulièrement les personnes originaires des pays de l'Est et des Balkans (Roumains, Croates, Serbes, Bulgares, etc.)."

    Suit une description des "Roumains et autres" et la conclusion: "il faut nous signaler toute personne d'apparence pays de l'Est séjournant dans vos communes".
    La gendarmerie nationale a condamné dans un communiqué mercredi après-midi "certains termes de cette note", les jugeant "inappropriés au regard des valeurs de tolérance et de respect des personnes, véhiculées au sein de la gendarmerie".

    Le commandant de brigade "prenant conscience de sa maladresse" a adressé mercredi "un message aux élus de sa circonscription dans lequel il leur demande de considérer sa démarche comme inopportune, soulignant qu'à aucun moment il n'a voulu stigmatiser une catégorie de population ou une nationalité en particulier", a précisé la gendarmerie.

    Le maire de Kirrwiller Patrice Dietler, qui a pris l'initiative de distribuer à ses administrés la missive, n'a souhaité "faire aucun commentaire" auprès de l'AFP.

    En septembre, une circulaire sur les évacuations de campements illicites visant expressément les Roms avait suscité un tollé dans la classe politique et parmi les associations, qui la jugeaient discriminatoire. Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait signé une nouvelle circulaire sans mention de l'ethnie des personnes visées.

    http://www.leparisien.fr/strasbourg-67000/bas-rhin-des-gendarmes-attirent-l-attention-sur-les-personnes-des-pays-de-l-est-09-02-2011-1307667.php 


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  • L'acierPARIS — Le projet de loi sur la sécurité intérieure (Loppsi 2), qui traduit notamment les mesures sécuritaires annoncées à Grenoble par Nicolas Sarkozy comme les peines plancher pour les violences aggravées, a été définitivement adopté mardi soir par le Parlement.

    Dans la soirée, le Sénat a donné son ultime feu vert au texte, par 178 voix contre 151. Le projet de loi d'orientation et de programmation sur la performance de la sécurité intérieure avait beaucoup irrité les sénateurs.

    En fin d'après-midi, l'Assemblée nationale avait adopté à une plus large majorité (73 voix contre 29) le texte de compromis députés-sénateurs élaboré en commission mixte paritaire. Le PS et le groupe GDR (PCF et Verts) ont voté contre.

    Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a présenté la Loppsi 2 comme "une boîte à outils à la disposition de la protection et de la sécurité de nos concitoyens". Eric Ciotti (UMP) a qualifié le texte de "pragmatique" et "d'ambitieux".

    Le texte définitif a été amputé de quelques mesures mais, globalement, le point de vue du gouvernement et des députés UMP a prévalu.

    Peines plancher pour les violences aggravées (sept à dix ans de prison) et non plus pour les seuls récidivistes, extension de la surveillance judiciaire ou allongement de la période de sûreté pour les meurtriers de policiers... L'arsenal répressif sort renforcé. La vidéosurveillance voit également son champ étendu.

    Pour le député Jacques-Alain Bénisti (UMP), "ce texte répond aux attentes des victimes et met un terme au sentiment d'impunité de certains délinquants".

    A l'inverse, le député PS Julien Dray a fustigé "la fuite dans le tout carcéral". "Nous la connaissons, elle n'aboutit à rien!", a-t-il dit. "Tout cela est dérisoire et inefficace!", a-t-il ajouté. S'en prenant aux peines plancher, M. Dray a souligné que "la force de la justice" était précisément "l'individualisation".

    "C'est un projet exclusivement répressif", a renchéri le député Verts Noël Mamère.

    "Summum de tartufferie", a déclaré la socialiste Delphine Batho, "car le gouvernement ne cesse de mentir sur la sécurité, il énonce mensonge sur mensonge".

    "Non seulement votre politique ne marche pas, mais elle est aujourd'hui le premier facteur de désordre, le premier facteur de déstabilisation de la chaîne pénale", a-t-elle poursuivi au moment où le gouvernement fait face à une fronde des magistrats dans le cadre de l'affaire Laetitia. Le gouvernement "joue l'opinion contre la justice", a-t-elle jugé.

    Le député PCF Jean-Paul Lecoq a embrayé, estimant que ce projet "agite le chiffon rouge de la sécurité" et fait "le lit d'un populisme malsain".

    "La sécurité, elle nécessite plus que des textes, y compris à Nantes, elle nécessite des moyens", a lancé pour sa part le sénateur Alain Anziani (PS).

    La Loppsi 2 comprend aussi l'assouplissement du permis à points, voulu par les sénateurs et les députés alors que gouvernement et chef de l'Etat n'en voulaient pas. Elle prévoit également des dispositions permettant de bloquer des sites internet pédo-pornographiques qui font craindre à certaines associations un filtrage abusif d'internet.

    Le texte fixe enfin les grandes orientations des forces de l'ordre de 2009 à 2013.

     

    Voir Loppsi 2: «une loi extrêmement dangereuse et régressive» 

    Loppsi 2: quand les faits divers dictent leur loi 

    Avec Loppsi 2, Sarkozy dispose de son ''Patriot Act'' français ici 


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    La commission des lois du Sénat a adopté, le 19 janvier 2011, un amendement proposé par le gouvernement sur son propre projet de loi relatif à l’immigration. S’il était définitivement adopté par le Sénat, cet amendement permettrait de détenir certains étrangers plus de 18 mois, en centre de rétention administrative.

    Ce dispositif pourrait s’appliquer aux personnes étrangères qui ont été condamnées pour terrorisme et sont frappées d’une interdiction du territoire français, ou font l’objet d’une mesure d’expulsion motivée par « un comportement lié à des activités à caractère terroriste pénalement constatées ».

    Parfois, ces personnes ne peuvent pas être renvoyées dans leur pays par la France du fait des risques de persécutions auxquelles elles seraient exposées. Ces craintes sont souvent constatées par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, par la Cour nationale du droit d’asile ou par la Cour européenne des droits de l’homme que les intéressés saisissent.

    Il n’est pas acceptable que des personnes puissent être détenues pendant plus d’une année et demi sur simple décision administrative, et ce aux seuls motifs qu’elles seraient vaguement soupçonnées de terrorisme.

    Cette disposition opère une confusion dangereuse entre rétention administrative et mode de surveillance des personnes, dans un contexte de criminalisation du statut des étrangers et créerait, si elle est adoptée, un « Guantanamo à la française ».

    Nous appelons l’ensemble des sénateurs à veiller au respect des libertés fondamentales en refusant cet amendement, ainsi que l’ensemble des dispositions de ce projet de loi qui portent gravement atteinte aux droits des étrangers.

    Communique Paris le 3 février 2011

    Signataires :

    La Cimade
    Ligue des Droits de l’Homme
    Syndicat des Avocats de France

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    Comment un gendarme gradé asperge de gaz lacrymogène de paisibles manifestants. A voir ici.

    "A ce jour, il n'y a pas d'enquête disciplinaire engagée", explique la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN). Pourtant, il y aurait de quoi au vu de cette vidéo qui a fait le tour du net ce mercredi.

    Ce film montre un sit-il organisé par de paisibles manifestants à Anduze (Gard) qui bloquaient le 21 janvier dernier un train touristique régional pour protester contre une réorganisation locale de communes. Tout se passait bien jusqu'à ce qu'un chef d'escadron de gendarmerie arrive avec ses adjoints. Le gradé a la bombe de gaz lacrymogène très facile et en use à bout portant sur des protestataires apparemment pacifiques et pour la plupart âgés. La manifestation a ensuite quelque peu dégénéré et des coups de matraque son tombés sur un manifestant qui n'a pas apprécié de se prendre une bonne giclée de gaz. A sa place, on ne le serait moins.

     


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