• EELV: Stéphane Lhomme encourage Hulot à se retirer "immédiatement"

     

    Stéphane Lhomme, candidat aux primaires d'Europe Ecologie les Verts (EELV), a demandé à Nicolas Hulot de se retirer de la course "immédiatement", estimant que sa candidature "nuirait gravement" à l'écologie politique.
 (c) Afp Stéphane Lhomme, candidat aux primaires d'Europe Ecologie les Verts (EELV), a demandé à Nicolas Hulot de se retirer de la course "immédiatement", estimant que sa candidature "nuirait gravement" à l'écologie politique. (c) Afp

    Stéphane Lhomme, candidat aux primaires d'Europe Ecologie les Verts (EELV), a demandé à Nicolas Hulot de se retirer de la course "immédiatement", estimant que sa candidature "nuirait gravement" à l'écologie politique.

    "Nicolas Hulot n'a pas exclu de se retirer de la course à l'Elysée. Stéphane Lhomme encourage l'animateur de télévision dans cette voie de bon sens et lui suggère même de se retirer immédiatement", écrit le président de l'Observatoire du nucléaire dans un communiqué.

    "Ce retrait éviterait à M. Hulot, candidat des multinationales et des shampoings Ushuaia, de nuire gravement à l'écologie politique, ainsi qu'il l'a déjà fait en promouvant l'opération sarkozyste "Grenelle de l'environnement", ajoute-t-il.

    "Stéphane Lhomme rappelle que, s'il remporte la primaire et devient le candidat d'EELV, il exclut totalement tout désistement en faveur de Dominique Strauss-Kahn si ce dernier devait être le candidat du PS et s'il se qualifiait pour le second tour. M. Strauss-Khan est autant "de gauche" que M. Hulot "écologiste", conclut-il.

    Lors d'une soirée organisée jeudi à Paris par le collectif "21 avril", qui préconise une candidature unitaire de gauche pour ne pas favoriser le FN, M. Hulot n'a pas exclu de se retirer de la course si la montée du parti d'extrême-droite se confirmait.

    "Si à un mois, deux mois (de la présidentielle, ndlr) les choses se précisent, on regardera", a-t-il dit à la presse.

    La question d'une candidature unitaire de gauche est "légitime et centrale", a-t-il déclaré, tout en estimant que la question ne se posait pas maintenant.

    http://tempsreel.nouvelobs.com


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  • "L’Humour est la politesse du désespoir..."

    Le réseau Animafac veut mobiliser la jeunesse pour qu’elle s’empare du débat de l’élection présidentielle de l’an prochain. Manière de conjurer le souvenir du 21 avril 2002.

    «Tous les cinq ans notre pays est (...) envahi par des hordes barbares venues du sud, assailli par des légions de tueurs en série (...), déserté par les entreprises, (...) dépouillé par le reste du monde qui lorgne sur ses richesses, son patrimoine historique, son héritage chrétien et sa langue multiséculaire. » Si cette introduction au manifeste « 2012, même par peur » manie à plein l’ironie comme le personnel politique « installé » ne peut plus le faire, c’est qu’Animafac (12 000 associations étudiantes réparties sur le territoire) veut combattre le « climat anxiogène ».

    Rien d’étonnant à ce que leur campagne soit lancée aujourd’hui, neuf ans après le « traumatisme » qu’a représenté la présence du Front national au second tour de l’élection présidentielle de 2002. La jeunesse citoyenne craint un bis repetita : « Le 21 avril 2002, c’est l’illustration exacte de ce à quoi un climat d’anxiété, établi à coups de débats instrumentalisés selon les besoins du moment, peut aboutir », explique Ahmed El Khadiri, délégué général d’Animafac. « Pour la plupart d’entre nous, ce jour a été une prise de conscience violente des questions politiques », rappelle-t-il. « Sans possibilité d’action : nous n’étions pas en âge de voter. »

    Animafac entend donc mobiliser les jeunes pour que la prochaine échéance présidentielle soit « pleine d’ambitions et résolument tournée vers l’avenir ». La campagne qui démarre s’appuie sur des affiches, des autocollants. « Je ne veux plus devoir dire que je m’appelle François pour trouver du boulot. Je m’appelle Youssef. » Ou encore : « Je ne veux plus qu’on me dise que je suis l’avenir. Je suis le présent. » Mais les organisateurs espèrent aller plus loin, en recueillant des contributions sur le thème « Je veux/Je ne veux plus », et en organisant le débat sur le web (1). Les thématiques qui émergeront seront diffusées auprès des responsables politiques « un à un », avant 2012. Une tentative de conjurer le sort, dix ans après…

     

    (1) www.2012memepaspeur.net


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  • "L’Humour est la politesse du désespoir..."

    L'annonce par François Fillon de l'abrogation des permis d'exploration de gaz de schiste a fait long feu. Son ministre de l'Industrie, Eric Besson, vient ce vendredi matin de réanimer la flamme du débat national en expliquant que la France ne renonçait pas à la recherche scientifique sur un possible recours  aux gaz de schiste dans l'avenir. Cette prise de position devrait relancer les mobilisations qui furent très importantes le week-end dernier dans le Sud-Est et le Bassin parisien, où se trouvent les gisements escomptés.

    • Une relance du débat orchestrée

    La déclaration du ministre ne tient pas du hasard. Un rapport d'étape rendu public jeudi préconise de poursuivre la recherche et de réaliser des forages expérimentaux. Le document, signé du Conseil général du développement durable et du Conseil  général de l'industrie, souligne que la France, dans ce domaine, est parmi les  pays "les plus prometteurs" en Europe.

    "Aujourd'hui, il y a des risques incontestablement qui ne sont pas bien  maîtrisés. En même temps, la science va progresser, et il faut se donner les  moyens que peut-être un jour, dans deux ans-trois ans, on trouve que  l'exploitation peut être faite", a déclaré le ministre de l'Industrie sur France  Info. "Ce qui est important, c'est de dire qu'il n'y aura pas exploration et  exploitation. En même temps, ne fermons pas définitivement la porte. Le gaz  naturel dans la roche, peut-être que ce sera un jour une source d'énergie  intéressante. C'est le cas des Etats-Unis. Il ne faut jamais en la matière fermer définitivement la porte."

    Les huiles et gaz de schiste  sont souvent présentés comme la nouvelle "poule aux oeufs d'or" pour les grands  groupes industriels, notamment Total et GDF Suez en France, face à l'envolée des cours mondiaux du gaz et du pétrole.

    • Des forages nocifs pour l'environnement

    C'est ce que dénoncent les opposants à l'exploitation du gaz de schsiste. Ces forages nécessitent d'importantes quantités d'eau et de  détergents et menacent de provoquer de fortes pollutions de la nappe phréatique. La technique dite de "fracturation hydraulique" consiste à injecter un  mélange d'eau, de sable et de produits chimiques pour briser les roches.

    Des milliers de personnes ont manifesté les 15-16 et 17 avril dans plusieurs villes de  France pour réclamer l'arrêt définitif des projets d'exploitation, dans  l'Aveyron notamment, coeur de la contestation où trois permis ont été accordés  en 2010. La Seine-et-Marne serait également potentiellement concernée.

    • Grave accident sur un forage américain

    La compagnie américaine Chesapeake Energy, un des  principaux  producteurs de gaz de schiste de  Pennsylvanie, a décidé de  suspendre ses opérations de fracturation hydraulique à  la suite de  l'accident d'un puits mardi qui a entraîné la pollution d'un cours   d'eau. La production de gaz de schiste est en plein essor aux   Etats-Unis. Le président Barack Obama a fait du gaz naturel le pilier de  sa  politique énergétique qui vise à réduire la dépendance du pays  envers le pétrole  et les émissions de dioxyde de carbone. Le gaz  de schiste représente  aujourd'hui 23% de la production de gaz naturel  aux Etats-Unis, alors qu'il  était négligeable en 2004.

    • L'abrogation des permis devant l'Assemblée le 10 mai

    Les députés examineront le 10 mai plusieurs textes, dont celui de Christian  Jacob, député-maire de Provins (Seine-et-Marne) et président du groupe UMP à  l'Assemblée, visant à abroger les permis déjà accordés. "En l'état actuel des connaissances scientifiques, notre responsabilité est  d'être d'une extrême prudence. Si, à l'avenir, on nous démontre, par une  évaluation des risques, que la loi d'interdiction générale mérite des  évolutions, nous en discuterons", déclare Christian Jacob dans Les Echos.


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    "L’Humour est la politesse du désespoir..."

    Ces hommes seront chargés de "donner plus de visibilité" à la police, selon le ministre.

    Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a annoncé mercredi la création de "patrouilleurs" chargés de "donner plus de visibilité" à la police, réfutant tout retour à la police de proximité, la "pol-prox", créée par la gauche et enterrée par Nicolas Sarkozy. "Il faut lutter contre la délinquance, la criminalité, les faire reculer et créer un climat, une ambiance de sécurité", a ainsi déclaré le ministre.

    "Pour cela il faut donner plus de visibilité à la police", a-t-il ajouté lors d'un point de presse à la préfecture de Seine-Saint-Denis, à l'occasion du premier anniversaire de la nomination comme préfet de ce département, par le chef de l'Etat, de l'ancien "super flic" Christian Lambert.

    L'entourage de Claude Guéant a réfuté un retour à la police de proximité telle que mise en place par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin. Toujours selon l'entourage du ministre, les missions de ces "patrouilleurs", qui circuleront généralement "en binômes" - à pied, en vélos, rollers ou en voiture -, seront "notamment" d'entretenir le "contact avec la population", d'"observer et écouter, se renseigner, interpeller".

    Mis en place à la rentrée

    "A la rentrée de septembre", a ajouté Claude Guéant à Bobigny, "les Français verront plus de policiers sur la voie publique et pourront s'adresser à eux". Les "patrouilleurs", a-t-il ajouté, seront expérimentés "sur certains sites" dès le début mai.

    Unité police SGP-FO (premier syndicat de gardiens de la paix) a fait part de sa satisfaction, demandant dans un communiqué à Claude Guéant de "cesser toute diminution d'effectifs" pour que cela "réussisse".
    Dès sa nomination, le ministre avait invité policiers et gendarmes à reprendre des contacts "plus systématiques" avec la population.

    Il avait toutefois anticipé d'éventuels commentaires sur un retour de la "pol-prox", précisant que les forces de l'ordre ne devaient pas "se transformer en assistants sociaux".

    "Réduit à créer un sentiment de sécurité"

    Le député PS Jean-Jacques Urvoas a estimé mercredi que Claude Guéant en était "réduit à tenter de créer 'un sentiment de sécurité'" avec des policiers patrouilleurs, après la suppression de 10.792 emplois de policiers et gendarmes depuis 2007 par ses prédécesseurs. "Claude Guéant vient d'annoncer la création de "patrouilleurs" pour "créer un climat et une ambiance de sécurité" dont les "premières expériences" verront le jour "sur certains sites" début mai, écrit dans un communiqué le secrétaire national du PS chargé de la sécurité

    http://www.europe1.fr/France/Gueant-va-lancer-des-policiers-patrouilleurs-508205/

    Patrouilleurs: même les policiers n'y croient pas

     "L’Humour est la politesse du désespoir..."

     

    Les syndicats de gardiens de la paix ont exprimé ce jeudi leurs réserves après l'annonce par le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, de la création de policiers "patrouilleurs", demandant tous la "fin des réductions d'effectifs" pour que cela réussisse.

    Alliance (second syndicat), dans un communiqué, a déclaré qu'"à ce jour, aucun schéma" de ce dispositif n'a été "présenté" aux syndicats. Il demande un "recrutement conséquent de gardiens de la paix" et la "fin de la Révision générale des politiques publiques (RGPP)" dans la police pour l'"accompagner". 10.792 emplois de policiers et gendarmes depuis 2007.L'Unsa-police (3e syndicat) estime pour sa part, dans un autre communiqué, que "le succès des ''patrouilleurs'' ne pourra se faire que par l'arrêt immédiat de la perte d'effectifs" dans la police "et un objectif clair pour les collègues investis dans cette mission associant intelligemment prévention/répression".

    Nicolas Comte, le secrétaire général d'Unité police SGP-FO, le premier syndicat de gardiens, avait exprimé les mêmes réserves déclarant mercredi soir, dans un communiqué également, qu'une "présence accrue du policier (...) sur la voie publique a toujours fait partie de nos revendications". Il avait toutefois demandé à M. Guéant de "cesser toute diminution d'effectifs" dans la police pour que cela "réussisse" et, lui aussi, la "fin de la RGPP".

    Claude Guéant avait annoncé mercredi à Bobigny la création de "patrouilleurs" chargés de "donner plus de visibilité" à la police. Un nouveau pas de danse pour le ministre de L'Intérieur, chargé de redonner vie à une police de proximité sans le nom, celle-ci ayant été créée par la gauche, sans rappeler qu'elle avait été enterrée par Nicolas Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur espère ainsi "créer un climat et une ambiance de sécurité" dont les "premières expériences" verront le jour "sur certains sites" début mai, alors que les violences à la personne n'ont jamais été aussi élevées.

    Selon l'entourage du ministre de l'Intérieur, les missions de ces "patrouilleurs", qui circuleront généralement "en binômes" -à pied, en vélos, rollers ou en voiture-, seront "notamment" d'entretenir le "contact avec la population", d'"observer et écouter, se renseigner, interpeller".


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  • Le gouvernement a accordé une nette victoire à  EDF, ce mardi, et posé les bases  d'une forte  hausse des tarifs de l'électricité après l'élection  présidentielle de 2012, en fixant le prix de l'électricité nucléaire à 42 euros le mégawattheure  (MWh) au 1er janvier prochain. Cette décision met en lumière le mensonge de la baisse des prix que devait amener l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie.

    • Le contexte

    La question très  politique s'inscrit dans le cadre de la Nouvelle organisation du marché de  l'électricité (Nome), une loi adoptée en novembre par le Parlement pour doper la  concurrence sur un marché ultra-dominé par EDF. En vertu de ce texte, l'ancien monopole public va être contraint de vendre  jusqu'à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie). Pour qu'elle entre en application, il restait toutefois au gouvernement à  fixer le prix de vente de cette électricité nucléaire, connue sous le nom  barbare d'Arenh, pour Accès régulé à l'Electricité nucléaire historique.

    Le patron d'EDF, Henri  Proglio, se battait pour obtenir 42 euros/MWh, seuil en dessous duquel il  estimait que son entreprise se serait fait "piller". Son grand concurrent GDF  Suez réclamait, lui, 35 euros/MWh et rejetait d'un revers de main les demandes  d'EDF, en les qualifiant  d'"inacceptables".

    • Nicolas Sarkozy donne un coup de pouce à son copain Henri Proglio

    C'est finalement EDF qui a  emporté la bataille, au terme d'un arbitrage rendu par le président Nicolas  Sarkozy lui-même. Le gouvernement a tout juste ménagé une période de transition  de six mois (du 1er juillet 2011 au 1er janvier 2012) pendant laquelle le prix  de l'Arenh sera de 40 euros/MWh.

    Dans un communiqué publié mardi, GDF Suez a dit "regretter cette décision"  qui "va pénaliser les clients qui subiront des hausses pour les prix de  l’électricité".

    • Eric Besson défend son patron

    "Contrairement à ce qui a été dit, le match n'était pas entre favoriser EDF ou défavoriser GDF", s'est défendu  le ministre de l'Energie, Eric Besson, mardi. "Nous, la seule boussole, c'est  l'intérêt général, la sécurité des Français et leur pouvoir d'achat", a-t-il  assuré. Le ministre a cependant reconnu que le gouvernement voulait "conforter EDF", et "tenir compte pour l'avenir,  par précaution, des travaux qu'EDF pourrait être amené à engager (dans  ses centrales) après la catastrophe de Fukushima" au Japon.

    • La Bourse à la fête, pas les consommateurs

    La Bourse saluait mardi une décision qui devrait doper les profits de  l'entreprise publique: l'action EDF gagnait 4,43% à 27,81 euros à  16H20, réalisant une des plus fortes hausses de l'indice CAC 40. Moins à la fête, les associations de consommateurs dénonçaient quant à elles  une décision qui "va mécaniquement faire flamber les tarifs de l'électricité",  selon les termes de Caroline Keller, de l'UFC Que Choisir.

    "C’est faux, entièrement faux, et c’est une rumeur à laquelle je voudrais  contribuer à tordre le coup", avait pourtant démenti par avance Eric Besson,  assurant qu'il n'y avait "pas de lien mécanique" entre le prix de l’Arenh et les  tarifs de l'électricité. A court terme, le ministre a raison: la loi Nome n'impose pas de hausse  immédiate des prix de l'électricité. Et le gouvernement pourra honorer sa  promesse de ne procéder qu'à une "légère augmentation" des tarifs d'ici à  l'élection présidentielle de 2012. Mais avant la fin 2015, les prix devront s'aligner sur le niveau de l'Arenh,  selon l'article 13 de la loi Nome.

    Dans un document de travail transmis en mai 2010 aux députés, la Commission  de régulation de l'énergie avait ainsi estimé que les tarifs pour les  particuliers devraient être augmentés de 25 à 30% d'ici à 2015 si le prix de  l'Arenh était fixé à 42 euros. Actuellement, les Français payent l'électricité nucléaire environ 31  euros/MWh, soit 36% moins cher, selon le régulateur.

    • A voir:

     


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  • SyndicalismeLe président de la République Nicolas Sarkozy se rend ce mardi dans les Ardennes, sur le thème du travail. Il débutera sa visite à l'usine La Fonte ardennaise, à Vrigne-aux-Bois, avant de se rendre à Renwez pour participer à l'assemblée générale extraordinaire des maires du département.

    Cette visite dans les Ardennes est avant symbolique. En décembre 2006, Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidentielle, avait tenu un meeting devenu célèbre sur «la France qui travaille».

    Le candidat avait déclaré: «Je veux une révolution économique dans notre pays. Je veux que celui qui travaille plus, il ait plus dans le portefeuille à la fin du mois», introduisant ainsi son slogan de campagne «travailler plus pour gagner plus».

    Anne-Laëtitia Béraud 
     
     

    La désindustrialisation se poursuit

    Cinq ans plus tard, certes la crise est passée par là, mais les promesses du candidat Sarkozy n’ont pas été tenues. La désindustrialisation se poursuit, notamment dans ce secteur géographique.

    En effet, selon l’Union des maires des Ardennes, qui appelle à boycotter ce déplacement présidentiel, le département des Ardennes a perdu 3351
    emplois salariés depuis 10 ans et plus de 20% de ses effectifs dans le secteur industriel.

    Et ce déplacement n’est pas de nature, semble-t-il, à inverser la tendance dans la vallée de la Meuse, puisque vendredi, la société Ideal Standard
    ferme l’usine Porcher, mettant sur le carreau les 148 salariés.

    POLITIQUE - Alors que des élus de gauche ont appelé à boycotter sa visite...

    Le président Nicolas Sarkozy se rend ce mardi dans les Ardennes pour une rencontre avec les maires du département. Le chef de l'Etat doit commencer son déplacement par une visite de l'usine La Fonte ardennaise, à Vrigne-aux-Bois, avant de se rendre à Renwez pour participer à l'assemblée générale extraordinaire des maires du département. Le président sera accompagné par les ministres Eric Besson (Industrie) et Philippe Richert (Collectivités territoriales).

    A un an de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy se rend à nouveau dans ce département frappé par le chômage et la crise industrielle. En décembre 2006, quelques mois avant son élection, il était allé rendre hommage aux Ardennes, «la vraie France», en parlant, à Charleville-Mézières, de «la France qui souffre» et qui vote Le Pen. L'Union des maires des Ardennes (Unimair), une association de gauche présidée par la maire PS de Charleville-Mézières Claudine Ledoux, a appelé les élus du département à boycotter la visite de Nicolas Sarkozy à Renwez.

    Invitation à ne pas participer à cette «réunion de campagne électorale»

    Dans un communiqué, l'association qui regroupe les principaux maires et conseillers municipaux de gauche des Ardennes a invité les élus «à ne pas apporter leur caution à de nouvelles vaines promesses et à ne pas participer à la réunion de campagne électorale de Nicolas Sarkozy».

    «C'est intolérable que Nicolas Sarkozy revienne sur les lieux de ses promesses inconsidérées, quand il affirmait que nous aurions l'industrie du XXIe siècle», a expliqué à l'AFP Mme Ledoux. «Il n'est pas question pour nous d'aller faire la claque à ce nouveau "Sarko-show", nous n'y croyons plus»a-t-elle ajouté.

    13h05: «Depuis 35 ans, le budget de la France est en déficit, j'ai décidé que c'est terminé» annonce le président de la République Nicolas Sarkozy à Renwez, lors de l'assemblée des maires des Ardennes

    13h07: Pendant la crise, en 2009, du jour au lendemain, la France a perdu 22% de ses recettes, déclare le chef de l'Etat. C'est pourquoi la France a gelé ses dotations pour trois ans.

    13h10: Le chef de l'Etat, lors de cette assemblée des maires des Ardennes, a indiqué que «la France ne peut pas rester à l'écart du monde. Des changements se font à une vitesse stupéfiante. Nous sommes au XXIe siècle, plus au XXe siècle». Nous devons nous adapter.

    13h11: La réussite «passera par l'innovation et l'investissement», tout en «faisant des économies et travailler davantage», déclare le chef de l'Etat.

    13h12: J'ai voulu un autre système territorial avec le conseiller territorial, avec les compétences du département et de la région. J'ai voulu protéger les espaces ruraux. J'ai voulu sauver le canton, car je crois à la représentation des territoires ruraux.

    13h12: Nicolas Sarkozy se prononce contre la fusion des communes

    13h15: Les pays comme la Chine, le Brésil, veulent leur part du gâteau. C'est pourquoi il y a besoin de faire un effort pour s'adapter en France. Il faut changer pour demeurer les mêmes.

    13h17: Revenant sur la crise économique et financière, le chef de l'Etat la qualifie de «plus grande crise dans le monde, qui a touché toutes les régions et tous les secteurs», «une crise effrayante» qui a notamment eu pour conséquences une hausse de chômage dans les Ardennes. Le Président souhaite désormais que «tout le monde soit associé à la reprise» économique, en agissant sur la redistribution au sein des entreprises.
    Le chef de l'Etat déclare ensuite que «si on vit plus longtemps, on devra travailler plus longtemps»

    13h22: Petite blague de Nicolas Sarkozy: «J'ai des difficultés avec ma gauche» ...

    13h26: La grande gagnante de la réforme, c'est la commune, indique le chef de l'Etat. 

    13h28: «Il faut diminuer l'emploi public» appuie Nicolas Sarkozy

    13h29: Le chef de l'Etat a déclaré, sur l'emploi, que ce n'est pas la quantité, mais la qualité qui compte. Mieux vaut 40 heures dans une entreprise où l'on est respecté plutôt que 35 heures dans une entreprise où l'on est pas bien respecté. Aucun pays n'a fait les 35 heures, sauf la France. Il va falloir travailler plus longtemps pour payer les retraites, souligne Nicolas Sarkozy.

    En déplacement dans les Ardennes mardi, Nicolas Sarkozy a apporté quelques précisions sur la future prime envisagée par le gouvernement pour les salariés dont les entreprises versent des dividendes.

    Il a confirmé que la prime sera exonérée de charges sociales pour les petites sociétés, a déclaré ce mardi Nicolas Sarkozy. Mais, contrairement au projet présenté par François Baroin, cette prime ne serait pas liée au versement de dividendes mais pourrait être donnée aux salariés «si ça va mieux».

    Cette précision pourrait par contre signifier que les grandes entreprises ne bénéficieraient pas des exonérations. Autre précision, dans ces mêmes grandes entreprises, le versement sera conditionné à une «forte augmentation des dividendes» versés aux actionnaires, a déclaré le chef de l'Etat, rapporte le correspondant de Libération, et non plus à une simple progression de ces dividendes comme l'avait annoncé le ministre du Travail Xavier Bertrand. Ce qui devrait limiter un peu plus le nombre d’entreprises concernées.

    >> Pourquoi peu de salariés toucheront la prime du gouvernement, à lire sur 20minutes.fr


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  • Encore BHL ? Oui encore. Non seulement parce qu’il est difficile de ne pas le voir, l’entendre ou le lire dans les principaux médias, mais parce que sa présence est exemplaire : elle montre comment un rôle effectif, mais indiscutablement discutable, peut être transformé en légende.  De toute évidence, BHL s’est montré influent auprès de Nicolas Sarkozy afin que celui-ci invite des représentants de l’opposition libyenne. De même, il a largement soutenu les initiatives diplomatiques du gouvernement français pour obtenir le vote de la résolution 1973 de l’ONU. De là à considérer que ces interventions furent décisives, il n’y a qu’un pas que seuls, jusqu’à présent, BHL lui-même et ses admirateurs ont pris le risque de franchir. Il est vrai que l’absence de version officielle peut s’expliquer par la volonté de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement de s’attribuer le mérite exclusif de leur action.  Même s’il est désormais difficile de distinguer les faits et la légende que BHL et ses fans ont construite, il est encore possible de montrer comment les récits légendaires et hagiographiques ont enrobé les faits.

    Le phénomène n’aura échappé à personne : depuis un mois, l’omniprésent Bernard-Henri Lévy squatte le paysage médiatique. Télé, radio, presse écrite… Impossible de ne pas croiser le philosophe botuliste depuis qu’il a enfourché son nouveau cheval de bataille : la révolte libyenne. BHL-moi-je est partout et brille, une fois de plus, par sa modeste modestie. Ses confrères le lui rendent bien qui, à de rares exceptions près, rivalisent de « portraits » plus dégoulinants de cirage les uns que les autres. 

    BHL est partout 

    Effectuer un relevé des apparitions médiatiques de BHL est un exercice périlleux qui menace à chaque instant de saturer les serveurs de Google. Mais, par chance, nous disposons, grâce au site dédié à BHL, d’un moteur de recherche exceptionnel. Ce qui suit est une liste, probablement non-exhaustive, des « passages » radio et télé de BHL entre le 1er et le 24 mars. Attention, comme dirait l’homme à la chemise blanche, ça décoiffe. 

    - L’édition spéciale de Canal plus (1er mars)
    - Journal de 13h de TF1 (5 mars)
    - Europe 1 soir (7 mars)
    - Le Grand journal de Canal plus (7 mars)
    - Le choix de Yves Calvi (RTL, 7 mars)
    - Plateau de France 24 (10 mars)
    - Journal de 20h de France 2 (10 mars)
    - Invité de la rédaction sur RTL (12 mars)
    - Invité sur al-Jazeera (12 mars)
    - Invité de Guillaume Durand sur i>TELE (15 mars)
    - Invité du 7-9 de France Inter (17 mars)
    - Interview sur la BBC radio (17 mars)
    - Émission l’Invité (TV5 Monde, 17 mars)
    - Journal de 18h de BFM TV (17 mars)
    - Ce soir (ou jamais !) (France 3, 17 mars)
    - L’édition spéciale de Canal plus (18 mars)
    - Semaine critique ! (France 2, 18 mars)
    - Revu et corrigé (France 5, 19 mars)
    - C’est arrivé demain (Europe 1, 20 mars)
    - Du grain à moudre (France Culture, 21 mars)
    - Preuves par 3 (Public Sénat, 23 mars)
    - Journal de 20h de France 2 (24 mars) 

    Soit, à peu de choses près (mais il est possible qu’il en manque au recensement), un passage par jour pendant plus de trois semaines, sans compter les articles de presse écrite, de BHL et sur BHL. 

    À cette omniprésence audiovisuelle, il convient en effet d’ajouter les philippiques du « Bloc-notes » du Point, systématiquement reprises par El País, (Espagne), le Corriere della Sera (Italie) et l’Huffington Post (USA), et les reportages [1]. 

    Sans oublier, tout de même, les entretiens accordés à F. Gerschel, pour Le Parisien, le 13 mars, à Pierre Cherruau pour Slate.fr le 16 mars et à Jean-Jacques Rouch pour La Dépêche du Midi le 21 mars. Sans omettre les dépêches d’agence de Reuters (le 19 mars) et de l’AFP, et les comptes-rendus de la rencontre avec des représentants de l’opposition libyenne organisée par BHL à l’hôtel Raphaël, publiés par 20minutes.fr, Le Point.fr et Le Figaro (Le 23 mars). 

    Sans négliger, en outre, la presse étrangère. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung trace un portrait de BHL le 20 mars et lui consacre un nouvel article le 24 mars. The New Yorker, le 25, et The Observer, le 27, dédient eux-aussi un article à BHL, tandis que The Christian Science Monitor publie une interview le 26 mars. 

    Sans dévaluer, enfin, les articles hagiographiques que l’on peut lire sur le site de BHL et sur celui de la Règle du jeu, le plus « abouti » étant paru le 11 mars sur le site de Bernard-Henri sous la plume de Maria de França, préposée à l’idolâtrie. À lire si l’on aime le genre… 

    Bref. Comme l’écrivait BHL lui-même dans le livre Ennemis publics, cosigné avec Michel Houellebecq, à propos de l’ostracisme dont les deux auteurs rebelles seraient victimes : « Pourquoi tant de haine ? D’où vient-elle ? Et d’où vient qu’elle ait, dès qu’il s’agit d’écrivains, une tonalité, une virulence si extrêmes ? ». Pauvre, pauvre BHL… 

    BHL est modeste 

    Malgré cette orgie médiatique, Bernard-Henri est modeste, à un point tel… qu’il le dit lui-même : « Je me fais l’avocat, le porte-parole modeste des Libyens bombardés, massacrés, torturés depuis 40 ans » (Europe 1, 20 mars). C’est si vrai que BHL-moi-je ne recourt pas à la première personne uniquement pour parler de son action, mais constamment pour évoquer ce qu’il voit ou ce qu’il pense. À la différence des reporters ordinaires, le style impersonnel lui est étranger. Au point que pour minimiser son rôle, il lui arrive de parler de lui à la troisième personne : « Et ce qui est encore plus important, c’est qu’on a évité un bain de sang à Benghazi. Comparées à cela, les critiques de Bernard-Henri Lévy n’ont aucune importance, pour être franc » (article de The Observer, 27 mars) ; « Moi je serais le Quai d’Orsay, je ne serais pas fan de Bernard-Henri-Lévy » (Public Sénat, 23 mars). 

    Comment notre héros s’est-il retrouvé en Libye ? La question lui a été posée à de multiples reprises. Et sa réponse ne varie guère : c’est son « instinct » (légendaire) qui l’y a conduit : « C’était un accident de l’histoire. Je me trouvais en Égypte quand Kadhafi a envoyé ses avions tirer sur les manifestations pacifiques à Tripoli. Cela me parut tellement énorme, sans précédent, et je sentis les démocrates égyptiens autour de moi tellement horrifiés, que je décidais instinctivement de me rendre en Libye sur le champ » (article de The Observer, 27 mars). Non sans une escale par Paris et le cossu hôtel Raphaël, et un coup de fil à Nicolas Sarkozy pour s’assurer que notre philosophe à manches longues ne ferait pas, instinctivement, le voyage pour rien. Nous y reviendrons. 

    Lorsqu’un lecteur insolent du Monde lui demande quelle légitimité il a pour « mettre [son] nez dans les affaires de la Libye », BHL reste modeste : « Je n’ai aucune autre légitimité que celle de ma propre conscience. Je suis un citoyen du monde » (« tchat » du Monde, 24 mars). Un simple citoyen du monde qui, comme tous ses pairs, est en liaison directe avec le président de la République : « [J’ai] eu, un soir, à Benghazi, l’idée folle de décrocher mon téléphone pour appeler le président de la République de mon pays et lui suggérer de recevoir une délégation de la Libye libre » (« tchat » du Monde, 24 mars). 

    BHL oublie simplement de rappeler, comme nous venons de la mentionner, qu’il avait déjà eu « l’idée folle » d’appeler Nicolas Sarkozy avant de partir en Libye. C’est en tout cas ce qui est rapporté par un journaliste du Point, sans que BHL ait démenti les propos qui lui sont attribués : « La diplomatie est parfois simple comme un coup de fil passé depuis un salon rococo de l’hôtel Raphaël. Bernard-Henri Lévy : “Je t’appelle car je pars demain en Libye. Si jamais j’ai un contact intéressant sur place, qui peut être utile ou nous éclairer sur la situation, je peux te téléphoner de là-bas ?” Nicolas Sarkozy : “Naturellement, n’hésite pas !”. Le philosophe raccroche son téléphone et boucle ses valises, ravi de cette bénédiction présidentielle » (Le Point, 24 mars). Grand fou… 

    Une prise de risque inconsidérée, chacun le comprendra, mais qui n’est après tout, comme le confirme Bernard-Henri lui-même, que la suite logique de son inénarrable courage à l’égard des soulèvements tunisiens et égyptiens : « Nous n’avons pas été très nombreux à saluer, tout de suite, l’événement égyptien. Et, encore moins, le tunisien. Je me rappelle : quand, avant la chute de Ben Ali, j’ai appelé, sur le site de la Règle du Jeu, à « hacker » les sites officiels du régime tunisien, les gens m’ont regardé comme un fou… » (interview dans l’hebdomadaire allemand Die Zeit, 31 mars). Le modeste BHL réécrit à peine l’histoire : rappelons que son « appel » aux hackers a été lancé… la veille de la chute de Ben Ali, et que Bernard-Henri n’avait jusqu’alors rien dit sur le soulèvement en cours depuis plusieurs semaines, comme nous l’expliquions ici même… « Nous n’avons pas été nombreux ». Certes. 

    Enfin, la modestie de notre citoyen du monde l’oblige, pour évaluer une politique, à juger exclusivement ceux qui l’incarnent. « Comment vous vous expliquez la position allemande ? » lui demande un journaliste de l’hebdomadaire allemand Die Zeit. Réponse du philosophe : « D’abord, le mauvais hasard. Le fait d’avoir, aux commandes, un ministre médiocre, incompétent, peut-être même inconscient et qui, comme Haider autrefois, ou comme Berlusconi aujourd’hui, ne prend pas la mesure de ce désastre mondial qui porte le nom de Kadhafi. […] Et puis, bien sûr, l’électoralisme à courte vue d’une Mme Merkel qui devait probablement penser que l’opinion allemande ne voulait pas de cette opération » (Die Zeit, 31 mars). 

    Pas de doute, ce qui manque à l’Allemagne, c’est un homme de la trempe de Bernard-Henri. Mais il ne peut pas être partout, et a tellement à faire en France, comme il l’affirme modestement dans une interview au Spiegel le 28 mars : 

    - Der Spiegel : « Est-ce que vous pouvez imaginer un monde sans BHL ? »
    - BHL : « Oh oui, sûrement. Ça marcherait tout à fait bien. »
    - DS : « Et une France ? »
    - BHL : « Ah ça… Je ne sais pas… Peut-être qu’il faudrait l’inventer (rires) »

    Ces rires d’une exquise modestie devraient satisfaire la cohorte des médiatiques admirateurs qui contribuent à bâtir la légende de l’indispensable BHL. 

    Les médias aiment BHL 

    Nul doute que la modestie de BHL en souffre, mais force est de constater que l’enflure de certains articles qui lui sont dédiés consacre et amplifie l’égocentrisme et les vantardises de leur bénéficiaire. On tremble à la lecture des extraits qui suivent lorsque l’on sait qu’ils ont été écrits par des journalistes, détenteurs d’une carte de presse.

    Évocations littéraires : 

    - « Au petit matin, vêtu de son traditionnel costume noir sur chemise blanche, Bernard-Henri Lévy s’en va constater l’étendue du désastre. Il marche en équilibre sur des gravats, console une femme éplorée, interpelle des jeunes garçons qui portent sur le dos des drapeaux aux couleurs de la Libye d’avant l’instauration de la Jamahiriya » (Le Point, 24 mars). 

    - « Imperturbable dans sa chemise Charvet si reconnaissable, à moitié déboutonnée pour révéler son torse bronzé, le philosophe français de 62 ans a l’habitude d’être sur la ligne de front – qui est parfois, de la Bosnie dans les années 1990 au Burundi en 2000, bien réelle et dangereuse » (The Observer, 27 mars). 

    Emphases géopolitiques : 

    « Avec le rôle clé qu’il a joué avant l’intervention française en Libye, Bernard-Henri Lévy (BHL) peut raisonnablement prétendre être le philosophe le plus puissant du monde » (Foreign Policy, 28 mars). 

    Une mention spéciale à CNN…

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     « L’homme qui a conduit le monde à la guerre en Libye ». Rien que ça… Les chevilles de Bernard-Henri vont faire exploser ses rangers…

    Ou, dans un autre style, cette dépêche AFP du 23 mars, dans laquelle on peut lire ce qui suit : « Le très médiatique écrivain Bernard-Henri Lévy, figure contemporaine de l’intellectuel engagé, est devenu un lobbyiste efficace au service de l’opposition libyenne, au point d’avoir une influence remarquée sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy ». BHL y est en outre décrit comme un « philosophe au physique avantageux ». Du grand journalisme. 

    Les intervieweurs ne sont pas en reste, qui, à l’instar de Perrine Tarneaud, de Public Sénat, n’hésitent pas à poser de courageuses questions à Bernard-Henri : « On a en tout cas l’impression, Bernard-Henri Lévy, que vous prenez un certain plaisir à prendre position sur des sujets qui ne sont pas consensuels… » (23 mars). Voilà qui est envoyé… 

    Bref. Guy Sitbon, de Marianne, n’a plus qu’à bien se tenir, qui s’était fendu d’un article apologétique en février dernier, « BHL l’Égyptien » : « Des chars couverts d’enfants dans les bras des soldats protègent l’accès de la place. Bernard gravit un de ces mastodontes. […] La densité humaine est telle que, pressé de toutes parts par les manifestants, BHL est littéralement propulsé sous une tribune croulant sous des grappes humaines, hissé de force et agrippé par des dizaines de mains, et il brandit le drapeau égyptien. La foule applaudit, se remet à danser »

    Les photos publiées, que ce soit dans le JDD à l’occasion du reportage de Bernard-Henri en Libye ou sur le site du fan-club de BHL, sont à l’image de ce modeste récit. Le témoin portant témoignage est au moins aussi important que ce dont il témoigne : le photographe attitré de BHL ne s’y est pas trompé !

     

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    Un site qui a, au passage, le mérite d’annoncer la couleur :

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     Mais le comble est sans doute atteint par un article de Saïd Mahrane paru dans Le Point du 24 mars 2011, pieusement reproduit sur le site de « La Règle du jeu », la revue de BHL. Son titre ? « BHL, l’autre ministre des Affaires étrangères ». Tout simplement… 

    Et pendant ce temps-là… 

    … On oublie les questions qui fâchent, et on laisse dire tout et n’importe quoi.

    Personne ne semble en effet avoir relevé les outrances proférées par BHL ces dernières semaines. N’en retenons que deux, qui auraient mérité, chacun le reconnaîtra, des demandes d’explications. 

    - Le « modeste porte-parole » des insurgés libyens se présente comme l’infaillible porte-voix des peuples arabes. On exagère ? Un seul exemple parmi tant d’autres. 

    Quand un journaliste lui demande pourquoi « Les Arabes semblent contre l’effort français pour renverser Kadhafi », l’inébranlable répond : « Quels arabes ? Pas l’opinion publique arabe, en tout cas. Les Égyptiens par exemple, les forces vives de l’Égypte nouvelle, soutiennent leurs frères libyens, vibrent et souffrent avec eux et, contrairement à ce que croit peut-être Monsieur Moussa, n’ont aucun problème avec la présence d’avions américains, anglais et français dans le ciel libyen. » (interview sur le site du quotidien allemand Die Welt, 30 mars). Si BHL le dit, c’est que ça doit être vrai, lui qui est un fin connaisseur du monde arabe, dans lequel il a récemment situé l’Iran, comme nous l’avions relevé

    - L’élégant spécialiste de l’histoire contemporaine s’est par ailleurs risqué à d’audacieuses comparaisons, qu’il a eu la courtoisie, comme on dit à la radio, d’infliger aux lecteurs de la presse allemande : 

    - « La politique allemande de l’après-guerre a été construite sur le principe du “plus jamais ça”. Plus jamais le nazisme… Plus jamais les yeux fermés face aux crimes contre l’humanité… Eh bien l’Allemagne de Merkel et Westerwelle a rompu ce pacte qu’elle avait noué avec elle-même » (Interview au Spiegel, 28 mars). 

    - « Alors, bien sûr, Kadhafi n’est pas Hitler et Benghazi ce n’est pas Auschwitz. Mais enfin ce n’est pas complètement le contraire. Kadhafi est une des figures majeures de la barbarie contemporaine » (Interview à Die Welt, 30 mars). 

    Traduction : le « mal » est « un », même s’il a plusieurs visages ; et quiconque combat, mais à la façon de BHL, le régime de Kadhafi, est un libérateur de l’humanité dans son ensemble, une libérateur dont il serait par conséquent vain de contenir la fougue et les raccourcis vengeurs… 

    ... Même si ses indignations sont sélectives. Certes, il est arrivé qu’on lui demande pourquoi il ne préconisait pas une ingérence étrangère dans d’autres pays de la région. Mais rares, très rares sont ceux qui ont osé lui rappeler son dernier acte de bravoure militaire, lorsqu’il avait accompagné l’armée israélienne lors de son offensive meurtrière sur la bande de Gaza à l’hiver 2008-2009 (Un reportage fort peu romanesque commenté ici-même). Nous n’avons pas trouvé de journaliste, si l’on excepte Frédéric Taddeï, qui ait seulement évoqué Gaza avec BHL. Un lecteur du Monde a abordé la question lors du « tchat » du 24 mars, ainsi qu’un auditeur de France Inter lors du 7-9 du 17 mars. BHL a soigneusement contourné la question, quand il ne l’a pas balayé d’un revers de manche : « Ne mélangez pas tout. L’opération israélienne d’il y a deux ans faisait suite à des bombardements du territoire israélien par les milices du Hamas » (« tchat » du Monde). Et BHL, comme on vient de le voir, s’y connaît en comparaisons. 

    Même s’il ne s’agit évidemment pas de « tout mélanger », n’y aurait-il pas eu un intérêt à se souvenir, par exemple, du récit qu’a fait Olivier Rafowicz, lieutenant-colonel et ancien porte-parole de l’armée israélienne pour la presse étrangère, de la participation de BHL à des opérations militaires qui ont fait, rappelons, plus de 1400 morts, très majoritairement civils ? Un récit publié sur le site du modeste accompagnateur… le 18 février 2011 : 

    « Bernard-Henri Lévy monte dans un véhicule en ma compagnie. Au milieu des tensions et des situations les plus dangereuses, il va, en pleine obscurité, parcourir plusieurs kilomètres au cœur des combats. Pour voir. Comprendre. Pour parler avec ces hommes qui portent l’uniforme de Tsahal et qui lui racontent ce qu’ils ressentent dans ce combat contre les terroristes du Hamas et du Jihad islamique. […] Après quelques heures intenses passées avec ces soldats et ces officiers de terrain, BHL revient satisfait d’avoir rempli sa mission. Il pourra de nouveau se baser sur ce qu’il a vu et entendu sur le terrain et non pas sur ces rumeurs et ces “ils” toujours porteurs de cynisme et de haine lorsqu’il s’agit d’Israël face à ses ennemis ». 

    Un tel témoin est irrécusable et peut bien être décoré d’un Légion d’honneur – médiatique – pour son indéfectible solidarité avec les peuples opprimés. 

    ***

    Alors disons-le : quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur l’intervention militaire en Libye, que l’on se félicite du rôle effectif joué récemment par Bernard-Henri Lévy ou qu’on le déplore, nul doute que la modestie de ce dernier souffre de son omniprésence dans les médias, de la mise en scène médiatique de son héroïsme, de la transformation de la moindre de ses actions en nouvelle page de sa légende. Invité partout, complaisamment interviewé, célébré souvent sans retenue, Bernard-Henri Lévy a beau jeu, dès lors, de se mettre lui-même en scène, comme si la construction de son personnage était indispensable à la défense du peuple libyen. 

    Car c’est évidemment dans le seul intérêt de ce peuple que dans le reportage publié dans le JDD du 6 mars (« Dans la Libye libérée »), BHL emploie à 13 reprises le pronom « je ». En 12 paragraphes… Et comme la promotion de BHL dans le JDD méritait un retour sur un investissement, l’hebdomadaire s’est offert et nous a offert et cette publicité : 

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     Comme on l’a vu plus haut, comparaison n’est pas toujours raison, mais l’on ne peut s’empêcher de penser à ce que Bernard-Henri lui-même écrivait récemment au sujet des Frères musulmans : « Je répète qu’ils furent les grands absents du soulèvement mais dont rien ne permet d’exclure qu’ils tentent, comme le renard de la fable, de le récupérer tout de même après coup » (« Bloc-notes » du Point, 17 février). Toute ressemblance…

    Julien Salingue et Henri Maler (grâce aux documents recensés par Armando Padovani). 

    Notes

    [1] À la fin du mois de février, BHL se trouvait en Égypte, et confiait à Libération (le 26 février) un humble témoignage de titré « Égypte, année zéro » (repris le lendemain par The Huffington Post Corriere della Sera, El País et le 10 mars par Haaretz). « BHL l’Égyptien », pour reprendre le titre de l’article hagiographique que lui consacre son accompagnateur, Gilles Hertzog, le 2 mars 2011, devient BHL le Libyen quelques jours plus tard. Le 3 mars 2011, dans son « Bloc-notes » du Point, BHL s’interroge : « Et si l’Égypte (et la Tunisie) intervenaient en Libye ? » (article déjà paru deux jours auparavant dans The Huffington Post). Avant de s’aviser, en bon connaisseur de la région, que cette « solution » n’était finalement pas la bonne, comme on peut le découvrir en lisant, le 6 mars dans le JDD, les réponses de BHL à la question « Que pouvons-nous faire pour la jeune révolution libyenne ? » (L’article est repris le même jour par The Huffington Post et El País). Et, pour le « Bloc-notes » du Point, « Sarkozy et la Libye » (11 mars), « Quand Arabes et Occidentaux volent au secours de la Libye libre » (21 mars), etc.

    http://www.acrimed.org/article3568.html

    http://www.michelcollon.info/BHL-et-la-Libye-la-discretion-d-un.html


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  • Syndicalisme

    Confidentiels : Le PS donne 35.000 euros à ses candidats aux primaires

    35.000 € par candidat

    Budget La Commission nationale d'organisation des primaires (CNOP), réunie mardi rue de Solferino, s'est mise d'accord sur une réévaluation à la hausse de la somme que va allouer le PS aux candidats déclarés aux primaires. Jusqu'ici, elle envisageait de donner à chacun 25.000 € : finalement, elle versera entre 30 et 35.000 € à chacun de ceux qui déposeront leur candidature entre le 28 juin et, au maximum, le 13 juillet.

    http://www.francesoir.fr


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  • Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne

    Le droit au silence et l'assistance de l'avocat appliqués dès à présent lors des gardes à vue. Ce sont les mesures phares de la réforme de la garde à vue adoptée cette semaine qui entrent en application dès à présent.

    Cet après-midi, la Chancellerie et le ministère de l'Intérieur ont demandé à leurs magistrats d'un côté, leurs policiers et gendarmes de l'autre, d'appliquer la réforme. Ces annonces font suite à la décision  rendue par la Cour de cassation sur une application immédiate du texte, un peu plus tôt dans la journée.

    Le garde des Sceaux "mettra tout en oeuvre pour assurer la meilleure sécurité  juridique possible, a assuré le ministère de la Justice dans un communiqué. Des instructions précises sont immédiatement données aux magistrats du  parquet pour que, sans attendre le 1er juin, les règles définies par la loi  publiée ce matin (...) soient appliquées sans délai, afin de garantir d’emblée  la conformité des mesures prises aux exigences européennes." Le ministère de l'Intérieur a emboîté le pas peu après en demandant la même chose aux policiers et gendarmes.

    • Accélération du calendrier

    Ce midi, la Cour de cassation a décidé que les nouveaux droits de la défense pendant les gardes à vue, notamment la présence de l'avocat, devaient immédiatement s'appliquer, accélérant l'entrée en vigueur de la réforme de la garde à vue qui était prévue au 1er juin. Légalement, la réforme de la garde à vue adoptée mardi par le Parlement et promulguée vendredi au Journal officiel (JO), ne devait entrer en vigueur que le 1er juin.

    • Les avocats devront s'organiser

    Le principal objectif de cette réforme est de faire baisser le nombre de gardes à vues, qui ont culminé à 800.000 en 2009, à 500.000 par an. "C'est un arrêt historique", a exulté Me Didier Bouthors, l'un des avocats plaidant dans les dossiers soumis à la Cour de cassation. "La situation sera sans doute difficile à organiser pour les barreaux" mais "pour les avocats, c'est un combat important et nous ferons tout pour que ça marche", a affirmé sa consoeur Me Pascale Taelman. Les avocats vont devoir s'organiser pour être présents dans la durée, dans tous les lieux de garde à vue de France, y compris les plus éloignés, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.

    • 100 millions pour l'aide juridictionnelle

    Au sein même de la majorité, certains s'inquiètent du "coût considérable", selon les mots du député UMP Jean-Luc Warsmann, de cette réforme, notamment en matière d'aide juridictionnelle (AJ) déboursée par l'Etat pour financer l'accès à la justice des plus pauvres. La Chancellerie estime à 100 millions d'euros, contre 15 millions jusqu'ici, l'enveloppe qui sera nécessaire pour financer l'AJ en garde à vue. Elle compte accroître ses ressources en faisant adopter lors du projet de loi de finance rectificatif la création d'un timbre fiscal d'une trentaine d'euros dont s'acquitteront les justiciables qui entameront une procédure judiciaire. Les bénéficiaires de l'AJ en seront exonérés.

    • Les policiers "affligés"

    En revanche, les syndicats de police se sont déclarés "affligés" par cette décision. Les policiers voient d'un mauvais oeil l'alourdissement de la charge de travail et de la procédure que va impliquer cette nouvelle organisation. Ils craignent également que la présence de l'avocat aux interrogatoires, principe en vigueur dans de nombreux pays de l'Union européenne, ne nuise à l'efficacité de leurs enquêtes. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant s'en était lui-même inquiété dans une lettre au premier ministre François Fillon. Celui-ci avait promis la mise en place d'"une mission d'audit et de suivi" sur la réforme.

    • A lire

    Garde à vue: encore une réforme inapplicable?

    «Vous avez voulu cette réforme de la garde à vue, maintenant  débrouillez-vous ! » Voilà comment les avocats interprètent l’attitude  du gouvernement qui a annoncé une augmentation de l’enveloppe de l’aide  juridictionnelle bien en deçà de leurs attentes : de 15 millions d’euros  l’an dernier, elle est passée à 80 millions cette année en prévision de  la réforme qui devrait être adoptée aujourd’hui par l’Assemblée  nationale. Une réforme qui prévoit, tournant historique, l’assistance  d’un avocat dès la première heure et tout au long de la garde à vue,  ainsi que pendant les interrogatoires. Lire la suite...

    • A lire aussi:

    Le Capitaine m'a avoué que c'était une procédure abusive"

    En pleine réforme de la garde à vue, Francisco Pena  Torres, professeur d’université, raconte sa détention arbitraire: "Il est parfois risqué d’aller dans un commissariat. Venu libérer  son fils gardé à vue, Francisco Pena Torres, cinquante-huit ans,  professeur à l’université 
Paris-I et journaliste chilien, a mis le  doigt dans un engrenage à la Kafka et s’est retrouvé lui-même derrière  les barreaux, avant d’être condamné pour des violences qu’il récuse." Lire la suite...


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  • Ni ingérence, ni intervention militaire des puissances étrangères en Libye ! 

    20 mars 2011 : huit ans après l’invasion militaire de l’Irak

    Journée mondiale de solidarité avec

    les révolutions d’Afrique et du monde arabe

    MANIFESTATION à LILLE

    Dimanche 20 mars

    11H métro Wazemmes

    Soutien au peuple libyen, seul à pouvoir décider de son gouvernement! 

    Ni ingérence, ni intervention militaire des puissances étrangères en Libye! 

    La crise économique mondiale et l’oppression féroce des dictatures ont provoqué la révolte de la jeunesse et de tous les laissés-pour-compte du capitalisme mondialisé contre la corruption, la misère conséquence des diktats libéraux du FMI et de la Banque Mondiale. Comme une traînée de poudre, la révolte s’étend de la Tunisie à l’Egypte, en passant par la Libye mais aussi la Jordanie, le Yemen, Bahrein, Oman, la Syrie, l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie, l’Arabie Saoudite… et même l’Irak. Ils sont des millions à descendre dans la rue et n’hésitent pas à braver la répression. La peur a changé de camp!

    Alors que Ben Ali et Moubarak sont tombés, les vagues de grèves se succèdent en Tunisie et en Egypte pour la satisfaction des revendications sociales vitales. En Tunisie, les gouvernements tombent les uns après les autres, toutes les formes de continuité avec l’ancien régime sont remises en cause.

    Avec ces victoires, les peuples d’Afrique et du monde arabe retrouvent une immense dignité et se libèrent de l’alternative mortifère entre autocratie et intégrisme, tous soumis à l’impérialisme, dans laquelle ils ont été enfermés depuis des décennies. Le rôle actif des femmes et les revendications progressistes dans ces mobilisations sont des signes qui ne trompent pas et battent en brèche les campagnes racistes et islamophobes sur le soi-disant «choc des civilisations».

    L’ensemble des gouvernements états-uniens et européens, les organismes internationaux comme la Banque Mondiale et le FMI, ont soutenu jusqu’au bout ces dictatures. Devant cette levée en masse des peuples, pris de panique, ils s’agitent pour trouver des «solutions» et pouvoir continuer «comme avant». Prenant prétexte du «risque de chaos» ou de «catastrophe humanitaire», les Etats-Unis, l’Union européenne et l’OTAN multiplient les ingérences et envisagent une intervention militaire pour reprendre le contrôle de la situation. Les puissances de l’OTAN veulent dévoyer et confisquer les révolutions en cours des peuples et préserver leur contrôle sur ces régions pétrolières.

    En Libye comme ailleurs, c’est le peuple qui a commencé le travail, c’est lui qui doit le finir! Les peuples tunisien, égyptien, yéménites, saoudien, libyen et l’ensemble de ces peuples ont besoin de notre solidarité dans la lutte pour les libertés démocratiques et de notre mobilisation pour desserrer l’étau impérialiste.

    L’Assemblée des mouvements sociaux du Forum Social Mondial de Dakar appelle à faire du 20 mars 2011 (anniversaire de l’invasion de l’Irak en 2003), une journée mondiale de mobilisation en solidarité avec les révolutions en Afrique et dans le monde arabe.

    A Lille, le collectif de solidarité avec les peuples en lutte appelle à participer à cette mobilisation de solidarité avec les peuples et les révolutions en cours et contre toute ingérence ou intervention impérialiste en Libye.

    Ensemble, exigeons :
    l’annulation de la dette publique des anciens régimes ;
    la restitution des biens et avoirs financiers des dictateurs ;
    l’annulation des accords internationaux signés par les anciens régimes dans les domaines militaires, sécuritaires et migratoires.

    Collectif de solidarité avec les peuples en lutte : Association des Tunisiens, du Nord de la France (ATNF), Comité des Sans Papiers 59, Collectif Afrique, la Voie Démocratique, NPA, MRAP, LDH, PG, PCF, Cordillera, Sud Santé Sociaux, Europe Ecologie les Verts 59/62, AFPS 59/62, Coordination communiste 59/62, Algérien du Nord pour la Démocratie et le Changement (ANDC), Idées à coudre, Mémoire vive, Amis de l’association marocaine des droits humains, Association pour la Reconnaissance des Droits et Libertés aux Femmes Musulmanes (ARDLFM), …


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  • Polémique Dans le train, des clandestins afghans à conduire à la frontière 

    Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne«Le service public doit répondre aux besoins des usagers. Pas servir le ministère de l'Intérieur en cautionnant des convois de reconduite à la frontière ». Cheminot à Nice et représentant CGT, Mickaël Albin ne décolère pas. En cause : une rame de TER aurait été « réquisitionnée » hier matin en gare de Cannes par les forces de l'ordre, pour reconduire des clandestins afghans en Italie. « La contrôleuse a été avisée par 7 agents, sans ordre de réquisition. Ils ont vidé une rame pour y faire monter des personnes à amener à Vintimille », détaille le syndicaliste.

    « Des pratiques fréquentes »
    Les migrants (une quarantaine selon les cheminots, 20 selon la préfecture) descendront finalement à Menton. « Les policiers n'étant pas habilités à les encadrer jusqu'en Italie, les agents SNCF ont refusé d'aller plus loin », précise Mickaël Albin. « Le train n'a pas été réquisitionné, et les agents SNCF n'ont pas été sollicités. Les personnes ont été conduites à la frontière par la police aux frontières pour être remis aux autorités italiennes, ainsi qu'ils sont habilités à le faire », indiquait hier soir la préfecture. « Ce genre de choses arrive fréquemment. Les cheminots sont irrités par les contrôles permanents en gare, du faits de l'afflux de migrants », indique une source policière. Du 1er février à début mars, environ 480 personnes ont été interpellées dans les Alpes-Maritimes et reconduites à la frontière, selon la même source. Hier soir, la région, autorité organisatrice des TER, a dénoncé « des pratiques inacceptables ».

    Aurélie Selvi et J.C. MAGNENET
    « Des explications »

    Hier, la direction de la SNCF n'a pas souhaité réagir. Selon une source interne, l'entreprise publique « n'était pas au courant de l'action des forces de l'ordre ». La CGT cheminot azuréenne réclame à la société « des explications publiques ».

    http://www.20minutes.fr

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article114941 


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  • Gaz, électricité, carburant, produits alimentaires…

    Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne



    Alors que les salaires et les retraites stagnent le gouvernement laisse flamber les prix pour augmenter ses recettes fiscales. Il a augmenté les tarifs du gaz de 15% et décidé d’une nouvelle hausse de 5% au 1er avril 2011. Cela fera 20% en deux ans. Entre le 15 août 2010 et le 1er janvier 2011, les tarifs de l’électricité ont été majorés au total de 7%. La presse annonce de nouvelles augmentations d’au moins 5% par an.

    Cela représente un prélèvement très lourd sur notre pouvoir d’achat, 200 euros en moyenne pour les ménages se chauffant au gaz. Des millions d’entre nous sont contraints de se priver sur le chauffage. Ces augmentations plombent l’activité économique.

    Cette ponction sur le monde du travail ne se justifie en rien en termes d’investissement et d’intérêt public.

    EDF vient de rendre public un profit (avant provisions) de 4 milliards d’euros dont 2 vont être distribués aux actionnaires. GDF-Suez annonce un profit de 4,6 milliards d’euros dont 3,9 seront distribués en dividendes. Voilà où passe l’argent de nos factures depuis la privatisation! Le prétexte des cours mondiaux des prix du gaz ne tient pas non plus, ils baissent. L’Etat reste l’actionnaire majoritaire d’EDF et le premier actionnaire de GDF. Le gouvernement a la responsabilité de la politique énergétique du pays.

    Les candidats communistes, demandent d’urgence, l'abandon des augmentations des tarifs du gaz et de l’électricité de 2010 et 2011 et se prononcent pour la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF (ainsi que des activités de Suez en France et de Total) et pour le rétablissement des monopoles publics d’EDF et GDF conquis en 1945.

    Hausse des carburants, la faute au gouvernement, aux multinationales et aux spéculateurs pas aux révolutions! Les ménages subissent un racket sans précédent avec une hausse massive des prix de l'essence et plus généralement des produits énergétiques.

    Alors que les peuples arabes luttent, au prix de leur vie, pour la démocratie et la justice sociale, l'Europe exploite la situation libyenne pour poursuivre la libéralisation du marché de l'Énergie et justifier l'augmentation du prix de l'essence. Un de ses experts déclare: «Les factures reflètent l'évolution des prix mondiaux et la tendance est à la hausse en raison de la forte instabilité dans le monde arabe». C'est honteux et faux.

    •dans ces pays, les peuples se sont vu confisquer leurs richesses nationales,

    •la hausse des prix de l'énergie est due à la spéculation et aux profits prélevés par les compagnies pétrolières,

    •la fiscalité pétrolière en France comme en Europe est punitive pour les familles alors que les cadeaux fiscaux aux entreprises et aux grandes fortunes se multiplient.???

    En réalité, ces événements sont une opportunité pour le gouvernement dont chaque hausse constitue des recettes supplémentaires de TVA, et qui ne veut pas toucher à la manne de la TIPP (58 % du prix de l'essence)

    Une raison de plus pour sanctionner, le 20 mars prochain, ce pouvoir plus soucieux des privilèges de la bande du Fouquet's que de l'intérêt général en votant pour les candidats communistes...

    REVOLTEZ-VOUS: VOTEZ COMMUNISTES!

    REVOLTONS NOUS : VOTONS COMMUNISTE ! 

     

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     Le 20 mars vous avez l'occasion de peser sur les évènements, de dire avec force et détermination « stop ça suffit ! »

    Le 20 mars vous pouvez crier votre colère, votre volonté d'avoir les moyens de vivre dans la dignité et le respect.

    Le 20 mars vous pouvez exprimer votre refus de céder au fatalisme ambiant en votant pour les candidates et candi­dats présentés par le Parti Communiste dans le cadre du Front de Gauche. Et vous aurez raison, car il n'y a aucune fatalité, immuable et gravée dans le marbre, à la situation que vit l'immense majorité du Peuple. Le possible et le nécessaire sont à l'ordre du jour et les moyens pour y parvenir sont bien réels.La question de fond, incontournable, récurrente, c'est celle de mettre en oeuvre d'autres choix politiques orientés vers l'intérêt collectif et non ceux que nous vivons aujourd'hui exclusivement dédiés à la finance et à la spéculation.

    A longueur de journées, le gouvernement nous serine : «Les caisses sont vides, le déficit public abyssal, la rigueur est de mise, il faut faire des efforts... » avec des millions de demandeurs d'emplois, avec un salarié sur quatre qui gagne en moyenne 750 € soit à peine les trois quarts d'un SMIC par le biais de la précarité qui se généralise, avec des retraites à 981 € de moyenne au niveau national pour une pension complète, avec 16 % de la population dont de nombreux jeunes et retraités qui reconnaissent ne pas se soigner ou mal parce qu'ils n'ont pas les moyens, avec la paupérisation grandissante de la population... de tels propos sur «la rigueur et les efforts» sont inadmissibles et insultants.

    Inadmissibles et insultants parce que se sont les mêmes salariés qui dans les entreprises créent collectivement les richesses du pays dont ils sont spoliés. Car toutes les caisses ne sont pas vides, la « crise » n'est pas pour tout le monde. Ainsi les entreprises du CAC40 reconnaissent disposer d'un « matelas » de 150 milliards d'euros. Leurs dirigeants précisent avec cynisme et mépris qu'ils sont en priorité réservés aux actionnaires !

    Oui c'est de choix politiques qu'il s'agit. Le Président de la République fait souvent référence à l'Allemagne. A titre d'exemple, sur un sujet essentiel, cette dernière a en 2010 une croissance de 3,5%. Les augmentations de salaire ont été de 2,7 à 3%, par contre en France, croissance et salaires sont en berne. Notre production industrielle a re­culé de 8,5% en 5 ans ! Or cette question de l'industrialisation est centrale. C'est la source de toute création d'em­plois directs et induits. Dans le même temps, la France est la championne du monde de la productivité du travail mais les salariés sont exclus de ces gains de richesses.

    Alors oui d'autres choix politiques son nécessaires et possibles pour une autre répartition des richesses créées par les salariés dans les entreprises.

    Jeunes, salariés, privés d'emplois, retraités : le 20 mars révoltez vous !
    Votre révolte peut aussi passer par les urnes. Donnez un prolongement à vos luttes, aux rassemblements vécus en­semble en 2010 et qui sont toujours d'actualité. C'est sans relâche qu'il nous faut être mobilisés, face aux projets catastrophiques de recul social du MEDEF et du gouvernement, pour d'autres perspectives concrètes de vivre autrement telles que le permettent les richesses créées. Luttes et suffrage universel sont indissociables pour mieux vivre.

    Le 20 mars révoltez vous ! Votez communiste !
    Un vote de lutte, un vote d'espoir, un vote concret, un vote de rupture avec ce système capitaliste qui a historique­ment fait son temps, un vote pour construire une autre société basée sur l'être humain et non le fric roi et ses ter­ribles conséquences. L'histoire contemporaine démontre que c'est lorsque les idées communistes et le Parti com­muniste sont influents que l'on vit des périodes d'avancées significatives de progrès social pour le monde du travail et l'ensemble de la société.

    Non nous ne sommes pas condamnés à subir le capitalisme !
    Quand les peuples se mobilisent en masse et expriment leur volonté, rien ne saurait entraver le combat pour le progrès social débarrassant la société de l'exploitation capitaliste. Ce n'est rien d'autre qui s'exprime en ce moment dans de nombreux pays sur notre planète.
     


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    Un camouflet pour Nicolas Sarkozy et le gouvernement! Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi treize dispositions de la loi sur la sécurité intérieure (Loppsi 2) votée début février à l'initiative du gouvernement afin de renforcer l'arsenal répressif contre la délinquance et la criminalité. Preuve que l'on ne peut pas faire n'importe quoi sur le sujet.

    • Les principales censures

    Parmi les principaux passages retoqués figure la possibilité d'étendre aux mineurs les peines planchers, jusqu'ici réservées aux seuls récidivistes, une disposition jugée "contraire aux exigences constitutionnelles en matière de justice pénale des mineurs", écrit l'institution dans un communiqué. Pour les mêmes raisons, les Sages ont rejeté la possibilité pour un procureur de convoquer directement un mineur devant le tribunal des enfants sans passer par le juge des enfants. Toujours concernant les mineurs, le Conseil constitutionnel a validé la possibilité de prendre une décision de "couvre-feu", collective ou individuelle (pouvant être prise par un préfet ou un tribunal des enfants), mais censuré la possibilité de punir pénalement un parent dont l'enfant n'aurait pas respecté la mesure.

    Autre disposition invalidée: la possibilité pour un préfet de procéder à l'évacuation forcée de terrains occupés illégalement, sans demander l'avis du propriétaire des terrains. Cette mesure prise "sans considération de la situation personnelle ou familiale, de personnes défavorisées et ne disposant pas d'un logement décent" "opérait une conciliation manifestement déséquilibrée entre la nécessité de sauvegarder l'ordre public et les autres droits et libertés", écrit le Conseil constitutionnel.

    Concernant le droit des étrangers, les Sages ont aussi rejeté la possibilité, prévue par la Loppsi 2, d'aménager des salles d'audience au sein des centres de rétention administrative. Ils ont également invalidé l'extension aux agents de police municipaux du droit de procéder à des contrôles d'identité. Sur le plan de la vidéosurveillance sur la voie publique, le Conseil constitutionnel a accepté l'extension des dispositifs prévue dans la loi. Il a en revanche censuré la possibilité de les exploiter par des personnes de droit privé.

    • Les dispositifs validés

    Plusieurs mesures importantes prévues par le texte ont en revanche été validée par le Conseil constitutionnel. Il a notamment jugé conforme à la Constitution l'extension des peines planchers pour les auteurs de certains délits de violences volontaires avec circonstances aggravantes. Les Sages ont aussi validé l'article 4 de la loi, qui permet à l'autorité administrative d'interdire l'accès aux sites internets diffusant des images pédopornographiques. Le Conseil constitutionnel avait été saisi d'un recours par les groupes socialistes et communistes du Sénat et de l'Assemblée. La Quadrature du Net, collectif militant pour un internet libre, a transmis de son côté aux Sages un mémoire complémentaire pour s'associer à ce recours, en pointant du doigt les dispositions sur le filtrage du net.

    "Je me réjouis de cette décision qui nous donne raison sur des points essentiels, notamment des mesures qui étaient dans le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy" au mois de juillet dernier, à forte tonalité sécuritaire, a déclaré à l'AFP la députée PS Delphine Batho, qui a ferraillé contre le texte à l'Assemblée.

    A lire aussi: 17 lois sécuritaires en huit ans

     


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  • Il était 19 h hier 5 mars lorsque dans un couloir de la station Montparnasse deux jeunes policiers retenaient une dame qui criait.

    Elle se débattait pour se libérer de l'emprise de l'un d'entre eux, qui serrait avec force son poignet gauche en tenant son avant bras levé.

    La dame cirait, demandant de la laisser partir et priait les passants de ne pas la laisser seule, insistant sur le fait qu'elle n'avait rien fait. Nous apprenions également par ses cris qu'elle était âgée de 56 ans.

    Ceux qui passions par là, nous avons commencé à entourer les protagonistes de cette scène inhabituelle, d'abord par curiosité, puis par indignation : comment deux policiers pouvaient oser, quel que soit le grief ou le soupçon pesant sur cette dame, agir avec cette brutalité à l'égard d'une personne aussi démunie ?

    Mais nous n'avions encore rien vu et ce qui allait suivre était digne d'un Etat policier ayant perdu tout sens de la dignité et du respect de la personne. Maltraiter de la sorte une femme, relativement âgée et sans défense était insupportable et la situation commençait à virer à l'émeute.

    Car les deux premiers policiers ont appelé des renforts et ce furent d'abord deux autres costauds qui arrivèrent pour prêter main forte. La dame se débattant toujours en criant qu'on la laisse partir, elle fut traînée par terre et saisi par chacun de ses quatre membres avant d'être soulevée ; comme on saisirait une bête destinée à l'abattoir.

    Ne se laissant toujours pas faire avec docilité, se contorsionnant pour se libérer, les habits de la dame-proie commencèrent à partir en lambeaux ou à tomber : d'abord son manteau, puis son gilet, ses chaussures... et voilà qu'en l'espace de quelques minutes elle s'est trouvée avec un sein découvert, ses collants arrachés, sa jupe ouverte, son dos dénudé ; tout en criant qu'elle avait de plus en plus mal à cause de cette brutalité.

    Les policiers se retrouvèrent rapidement entourés de plusieurs dizaines de personnes révoltées et indignées, demandant de cesser une telle obscénité.

    C'est alors que les militaires armés de mitraillettes patrouillant nonchalamment pour, paraît-il, faire peur aux éventuels terroristes (Vigipirate), sont arrivés et, armes aux poings, formèrent un cordon entre les policiers et les passants.

    Mais rien n'y faisait, la dame se débattait encore et toujours, se retrouvant ainsi de moins en moins habillée.

    La scène était devenue surréaliste : 4, puis 5 policiers, assistés d'une dizaine de militaires armés étaient mobilisés pour appréhender une dame de 56 ans qui ne présentait aucun danger apparent !

    Les militaires se sont chargés de tenir la foule en respect, tandis que les policiers continuaient à traîner leur proie, à moitié nue et bientôt vomissant.

    Cela a duré un quart d'heure avant que les protagonistes de cette scandaleuse interpellation relevant d'un régime proto-autoritaire disparaissent dans un couloir peu fréquenté menant à Montparnasse Vaugirard.

    Un fort malaise et une rage contenue m'avaient envahis et avaient envahi les nombreux témoins de la scène.

    Est-il possible que pas un seul gradé de la police nationale ne soit capable de stopper pareille bavure ?

    Nous avons été nombreux à protester sans succès, menacés à notre tour si nous ne partions pas immédiatement.

    Des dizaines de photos ont pu être prises et vidéos tournées par nos téléphones portables.

    Y aurait-il un journaliste qui voudrait s'enquérir du sort de la dame ? Et porter à connaissance de tous ce que dix ans de politique sécuritaire ont fini par engendrer en France ?

    http://blogs.mediapart.fr


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  • Assurance tout fric

    Editorial Par Jean-Paul Piérot 

     Le marché de dupes ne trompera personne. Après avoir, pendant trois ans, défendu bec et ongles le bouclier fiscal, François Fillon annonce la substitution de ce filet de protection des plus riches par la sortie de  300 000 contribuables des affres de l’impôt de solidarité sur la fortune. La manœuvre est grossière, mais la portée politique de ce projet est claire : l’ISF, déjà bien affaibli au fil des réformes qui ont été menées contre celui-ci, conserve néanmoins une valeur symbolique que n’a jamais supportée la droite sarkozyste : une recherche d’équité – modeste – dans la redistribution sociale des richesses créées… par les salariés. Cette ébauche de démarche solidaire au sein de la société est jugée comme une entorse intolérable au dogme du chacun-pour-soi, de l’enrichissement qui, comme la concurrence, ne peut être que libre et non faussé. Nicolas Sarkozy bétonne son camp dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012. Il est bien « le président des riches », auxquels il tient à peu près le même discours que Guizot pendant la monarchie de Juillet : « Enrichissez-vous. » L’ancien ministre du Budget, Éric Woerth, mis en réserve de la Sarkozye pour avoir manqué de discrétion quand il jouait le rôle de conseiller fiscal de Mme Bettencourt, se voit ainsi réhabilité. Pauvres riches ! Propriétaires d’immeubles des beaux quartiers de Paris ou de Neuilly, vous avez été victimes de la flambée de la pierre, qui a augmenté la valeur de vos biens. Cela vaut réparation et mérite que l’on rehausse le seuil à partir duquel vous paierez l’impôt, de 790 000 euros à 1,3 million ! Voilà ce que c’est que de disposer d’un gouvernement au service de sa caste. Il n’est pas besoin de clamer, comme Proudhon en son temps, que la propriété c’est du vol, pour reconnaître qu’un foyer qui possède un patrimoine de 800 000 euros peut bien payer 4 000 euros d’imposition et dans la plupart des cas beaucoup moins, en raison des nombreuses réductions prévues par la loi. L’injustice de cette nouvelle contre-réforme fiscale confine à la provocation. En pleine crise, alors que pour les familles modestes tout augmente (énergie, alimentation, forfait hospitalier…) sauf les salaires, l’État se prive de ressources pour mieux cajoler la partie la plus opulente des ménages. De telles largesses sont autant de marques de mépris à l’égard des 25 % de salariés précarisés qui gagnent moins de 750 euros par mois. Le projet du gouvernement survient au moment où les dirigeants européens se préparent à une offensive antisociale d’une rare violence, au nom de la mise en convergence des économies de la zone euro. Pression sur les salaires, réduction des dépenses publiques, aggravation des conditions de retraite, précarisation généralisée, mise sous tutelle des budgets nationaux… la saignée imposée au peuple grec par l’UE et le FMI l’année dernière était bien une répétition d’une mise au pas de toute l’Europe aux normes d’un libéralisme sans complexe. C’est cette même logique qui inspire également les décisions du gouvernement français, qui veut « harmoniser » sa politique avec l’Allemagne pour le grand bénéfice des sociétés privées et des foyers les plus fortunés. Les plus pauvres et les couches moyennes paieront la différence. Les cadeaux fiscaux aux plus riches s’accompagnent d’une charge antisociale 
en France 
et en Europe. Jean-Paul Piérot

     

    poste rouspétante

     Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenneLe bruit court de la mauvaise humeur d'un candidat aux cantonales à l'endroit de la Poste dont il aurait à se plaindre concernnant la distribution de sa propagande électorale sans étiquette...

     Rigolo ! ou plutôt pitoyable réaction d'un fervent défenseur de la politique de libéralisation du système postal qui à mis en friche le service postal et en grande difficulté les personnels qui en sont les premières victimes.

    N'aurait-il pas entendu le président Sarkozy répondre récemment à un maire qui se plaignait du service postal qu'il n'avait qu'à porter son courrier lui-même ?

    article publié sur   "Les mots ont un sens" en février dernier

     "Écoutez, faites les deux kilomètres !"

     L'essence est trop chère ? "Roulez donc à vélo" distillait Christine Lagarde en 2007. La Poste ne fait plus son boulot ? "Distribuez donc le courrier vous-même", recommandait en substance, la semaine dernière, Nicolas Sarkozy.

     

     

    La bourse ou la vie ?

     

    Portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne

    Chaque jour vous n'échappez pas plus aux cours de la bourse qu'au bulletin météo. Jadis, à la fin du siècle dernier, il y a une vingtaine d'années, le Palais Brongniart avec sa compagnie des agents de change avait un petit air public, institution nationale... Depuis les choses ont bien changé. La bourse est devenue réseau de systèmes informatiques, une entreprise privée engagée dans la course au gigantisme. Et là, curieusement la situation de monopole de cette société privée ne dérange personne. Ce n'est pas comme la Poste, EDF, les télécom, GDF ou la SNCF, direz-vous, dont les monopoles ont été tant décriés comme autant d'entraves au "modernisme" qui fait passer de l'usager au client. La société des bourses françaises donc, monopole privé des transactions financières s'est acoquinée avec celle de Bruxelles et d'Amsterdam pour devenir une société de droit hollandais ! Puis elle absorbe celle de Lisbonne et une partie du marché de Londres... Avalée par la bourse de New York pour échapper à l'appétit de la bourse allemande en 2007, l'ex bourse de Paris, micro particule de la galaxie NYSE-Euronext va fusionner avec la bourse allemande pendant que celle de Londres fusionne avec celle de Toronto... En marge de ces monstres des marchés parallèles, véritables bourses occultes manipulent des fortunes considérables (dettes d'états, actions de sociétés, produits financiers dérivés...) dans la plus grande discrétion, à l'abri des regards indiscrets Ces montages financiers monstrueux sont pourtant les acteurs majeurs des misères du monde. C'est sur ces marchés que la spéculation financière respire les profits à pleins poumons, C'est là que se joue l'avenir de la planète quand les marchés des matières premières, des produits agricoles par exemple, conduisent des régions du monde à abandonner les cultures vivrières au profit de productions marchandes. C'est aussi là que se conduisent les grandes migrations des affaires qui font les délocalisations d'entreprises... Alors, à quoi peut bien servir le G8, le G20 et autres OMC, FMI, avec l'OTAN en père fouettard ? A "réguler", comme ils disent, les uns servant de caution politique, les autres de couverture financière, c'est entre copains et coquins du capital que le sort des milliards d'habitants de la planète se joue; et ce jeu dans des transactions qui se font à la vitesse des connexions électroniques précipite les peuples dans la misère et le désarroi pour le plus grand bénéfice de quelques grandes fortunes. Si le SMIC plafonne à 9 euros de l'heure, les grands patrons se font des fortunes qui se mesurent en centaines de milliers d'années de SMIC. Le chômage touche plus de 23 millions de travailleur de l'union européenne, la France à elle seule en compte 4 millions. Quand le pouvoir d'achat des salaires et des pensions de retraite stagne ou baisse depuis des années, les revenus financiers explosent, complètement déconnectes de la vraie vie (exemple de Euro Disney qui voit son action grimper de 130% quand son chiffre d'affaire augmente de 5,6%). Quand on veut nous faire pleurer sur le sort des banques malheureuses de la crise, on devrait éviter d'afficher 7,84 milliards de profits pour la BNP Paribas (en hausse de 34%, 3,92 milliards pour la Société Générale (en hausse de 478% !), 3,6 milliards pour Banque populaire Caisse d'Epargne, 1,3 milliard pour le Crédit Agricole... Elles vont rembourser l'aide d'une centaine de milliards de l'Etat qui prétend avoir gagné trois milliards dans l'affaire quand il en a perdu presque 6 ! Les prix flambent à la pompe, comme les dividendes chez les actionnaires de Total : 10,6 milliards de profits en 2010. Le luxe ne connait pas la crise, LVMH fait plus d'un milliard de profits dans le premier semestre de 2010, en hausse de 53%... Hermès voit ses profits augmenter de 44% en 2010 avec un chiffre d'affaires en hausse de 25 %. La bourse ou la vie, il va bien falloir choisir un jour !

     


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