• 25 août 2011

     

    Chers camarades,

    Mesdames, Messieurs,

     

    Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer l’anniversaire de la Libération de Paris. Tous les ans, le 25 août est l’occasion pour chacun de se souvenir de ces hommes et ces femmes qui, dans les hôpitaux ou ailleurs, ont donné leur vie pour que nous vivions libres. Tous les ans, c’est aussi l’occasion de nous rappeler qu’au sortir de la guerre, des hommes et des femmes regroupés au sein du Conseil National de la Résistance (CNR) ont mis en place des institutions qui devaient permettre un indéniable progrès social, notamment la Sécurité Sociale et l’accès aux soins pour tous grâce au développement des hôpitaux publics.

    Je ne reprendrai pas aujourd’hui le programme du CNR, que j’avais développé l’an dernier. Mais il faut bien dire que depuis la Libération de Paris la régression sociale frappe de nouveau de plein fouet le peuple de France. Elle frappe depuis plusieurs décennies, mais nous pouvons constater qu’elle n’a jamais été aussi destructrice qu’aujourd’hui. En cette journée du souvenir, rappelons-nous donc que le patronat et l’extrême droite avaient été exclus du CNR pour avoir ouvertement collaboré avec les nazis. Or nous constatons aujourd’hui le retour en force de ces deux composantes de la société et la recrudescence de leur importance politique. Les tentatives de « réhabilitation » de collaborateurs notoires se multiplient, et je n’en donnerai pour exemple que celle de Louis Renault, actuellement dénoncée à juste titre  par l’historienne Annie Lacroix-Riz. Certains pensent qu’il est temps de « passer l’éponge » afin de passer à autre chose. Mais c’est faire l’erreur de croire que ces gens de l’extrême droite et du grand patronat ont changé. Ils n’ont pas renoncé à leur volonté d’asservir nos citoyens, ni à leur volonté de faire passer les intérêts particuliers, les leurs bien sûr, avant l’intérêt général. C’est notamment ce que nous voyons se réaliser dans nos hôpitaux où sous prétexte de modernisation nous assistons à un démantèlement pur et simple de l’hospitalisation publique au profit des cliniques, des hôpitaux privés et des grands groupes financiers. Aujourd’hui en France on est de plus en plus soigné non selon ses besoins mais selon ses moyens…

    Cette destruction des services publics au profit du grand patronat et de la finance touche toutes les institutions de la République. Il faut dire que ces institutions républicaines et ces services publics chargés d’assurer l’égalité des soins, des transports, de l’enseignement, etc., sont incompatibles avec une Europe mise en place précisément par le grand patronat et la finance… Certains, de tous bords, se laissent entraîner par la dynamique actuelle de cette Europe du grand capital. Ils sont comme fascinés et prêts à y collaborer. Mais depuis sa création, cette Europe-là est source de plus d’inégalités et d’injustices pour tous les citoyens, alors qu’elle est source de profits pour les actionnaires, les grands patrons et les financiers. En tant que syndicalistes nous ne pouvons y souscrire, fût-ce en pensant que nous aurions ainsi quelque chance « d’arrondir les angles ». Notre rôle n’est pas de permettre à quelques prédateurs de nous dépouiller en douceur...

    A l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris nous sommes évidemment en première ligne pour combattre et résister contre la destruction programmée des services publics de santé. Particulièrement à la CGT et particulièrement dans notre groupe hospitalier de Cochin-Hôtel Dieu-Broca, puisque déjà Saint-Vincent de Paul a été rayé de l’intitulé officiel. Cette commémoration est en effet la dernière qui se déroulera dans notre hôpital, sa fermeture étant annoncée pour début décembre. Saint-Vincent de Paul est un exemple parmi les plus emblématiques à la fois de la volonté des gouvernements libéraux de casser le service public, et de la résistance du personnel de l’AP-HP. Cette bataille-là a été perdue et St Vincent fermera et sera détruit ; son personnel a dû subir toutes les avanies liées à ce qu’il est convenu d’appeler officiellement une « restructuration » ; le personnel restant encore aujourd’hui, essentiellement celui de la maternité, est à son tour dans la ligne de mire et la perspective pour une partie d’entre nos collègues seulement de rejoindre le nouveau bâtiment de Port-Royal, déjà surnommé « l’usine à bébés », n’est guère réjouissante… Moins de personnel pour plus de patients, voilà ce qui les attend, avec tout ce qu’entraîne une diminution de personnel dans des services de santé : horaires changeants donc répercussion sur la vie de famille, explosion des charges de travail donc risques d’erreurs professionnelles accrus, fatigue, stress, dépressions, etc. Entre janvier et juin, plus de 300 postes ont été supprimés sur notre groupe. Les suicides parmi le personnel de l’AP-HP se sont accrus de façon exponentielle. Ces deux faits résument à eux seuls la réalité de ce qui se passe aujourd’hui dans nos hôpitaux.

    Mais à l’instar de De Gaulle, la CGT de Cochin et Saint-Vincent de Paul dit aujourd’hui que si nous avons perdu une bataille, nous n’avons pas perdu la guerre. Car c’est bien à une véritable guerre contre les citoyens que se livrent le grand patronat et les financiers, par le truchement de gouvernements libéraux ou ultra-libéraux. En ce jour de commémoration de la Libération de Paris, nous nous rappelons que celles et ceux qui sont morts jadis se sont battus avant tout pour l’avenir. Et c’est pour l’avenir que nous devons continuer à combattre avec la CGT de Cochin et Saint-Vincent de Paul. Pour l’avenir de nos enfants, l’avenir des jeunes d’aujourd’hui et des générations futures. Le joug de la dictature peut prendre des formes multiples. A l’époque ce joug était manifestement militaire. Aujourd’hui il est manifestement économique, au nom d’une logique comptable imposée par quelques-uns pour leur seul profit. En ne nous battant pas pour l’avenir, pour une société plus juste et plus humaine, nous ne sauverons rien de ces acquis instaurés par le CNR et par les luttes de nos anciens. Comme je l’avais écrit il y a un an, dès ma prise de fonction de Secrétaire Général de la CGT de Saint-Vincent de Paul, nous ne devons pas nous contenter de défendre, nous devons être sans cesse à l’offensive, comme l’ont été les Parisiens, qui quelques jours avant la Libération effective de Paris sont descendus en masse dans les rues pour dresser des barricades et ont déclenché des grèves générales : grève des transports, grève de la police, etc. Etre à l’offensive, c’est-à-dire refuser la collaboration de classe, c’est la seule voie possible.

    Saint-Vincent de Paul fermera bientôt définitivement ses portes, sacrifié comme d’autres hôpitaux sur l’autel du libéralisme. En s’attaquant ainsi à un hôpital performant qui pratiquait une médecine de pointe reconnue sur le plan international, les gouvernements libéraux n’ont pas seulement voulu s’attaquer au service public. Ils ont aussi voulu s’attaquer à un symbole historique, celui de Saint Vincent de Paul, qui fut l’un des premiers en France à œuvrer pour les plus pauvres. La disparition de l’hôpital Saint-Vincent de Paul c’est aussi la volonté de sonner le glas de l’entraide et de la solidarité. La disparition de l’hôpital Saint-Vincent de Paul c’est aussi la disparition d’un état d’esprit, celui du service public. Mais c’est aussi un crève-cœur pour le personnel qui a pendant des décennies contribué à son excellence en matière de maternité et de soins pédiatriques.

    En ce jour de commémoration, je tiens à dire à toutes et à tous que nous n’oublierons pas et qu’avec la CGT nous porterons le combat, où qu’il puisse être.

     

    Merci de votre attention.

     

    Bernard Giusti, Secrétaire Général CGT de l’hôpital Saint-Vincent de Paul


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  • Foret 04Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse, dit le proverbe. En décembre dernier, une simple feuille de papier a provoqué un raffut encore plus assourdissant. Une note de la direction générale du Trésor envisage de modifier en profondeur le régime forestier, c’est-à-dire les règles applicables aux forêts publiques. Elle propose aussi de privatiser certaines activités de l’Office national des forêts (ONF), qui gère 25% de la surface boisée nationale (soit 4,7 millions d’hectares de forêt, 12 millions d’hectares appartenant à3,5 millions de propriétaires privés). Une vraie bombe lancée au cœur du massif public français, à quelques mois de la renégociation du contrat État-ONF pour 2012-2016.

     

    La France veut-elle privatiser ses forêts et se débarrasser de l’ONF ?

     

    Par Raphaël Baldo


    Un patrimoine naturel jusqu’ici préservé d’une vision court-termiste


    Pour les 11.000 communes propriétaires de bois, le régime forestier [1] garantit la préservation de leur patrimoine naturel. Il leur assure notamment des rentrées financières grâce aux ventes de bois. Grâce à l’ONF, seul gestionnaire autorisé à mettre en œuvre le régime forestier, elles bénéficient des compétences nécessaires pour assurer le renouvellement de la ressource en bois.


    « L’ONF a un rôle important de maintien des espaces forestiers. Il est souvent l’un des derniers services publics en milieu rural. Il garantit qu’on n’y fait pas n’importe quoi, en gérant à la fois la production de bois, la protection des espaces sensibles et l’accueil du public. Si on confie cette mission à des entreprises privées, celles-ci chercheront à obtenir un résultat immédiat, opposé à une gestion à long terme », s’inquiète Alain Lesturgez, directeur de la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR). Celle-ci, réunie en assemblée générale le 27 mai à Fréjus, a indiqué qu’elle ne signerait le nouveau contrat État-ONF que si les intérêts des communes sont préservés, évoquant les « propositions scélérates » de la note du Trésor.


    L’ONF menacé de disparition ?


    Celle-ci remet en cause le financement du régime forestier, financé à 85% par l’État et à 15% par les communes forestières. Elle évoque « une réforme du système » visant à ce que « les communes versent une contribution égale au coût de la prestation ». « Les communes payent déjà beaucoup, remarque Alain Lesturgez. Ici, dans le Var, la forêt ne leur rapporte quasiment rien. Elles sont amenées à faire des travaux de protection contre l’érosion ou les incendies, qui s’ajoutent à ceux prévus dans le plan d’aménagement forestier, obligatoire pour toute forêt publique. L’intérêt du service public et du régime forestier, c’est la mutualisation, qui permet de développer différentes compétences au sein d’un établissement, l’ONF, adapté aux particularités des régions françaises. Nous voulons donc savoir si l’ONF va être démantelé ou non avant de signer le futur contrat de plan. »


    Dans un courrier adressé le 1er avril à Jean-Claude Monin, président de la FNCOFOR, le ministre de l’Agriculture s’est voulu rassurant. « Je tiens à vous confirmer mon engagement à maintenir le régime forestier et l’ONF, écrit Bruno Le Maire. Le gouvernement n’envisage aucune privatisation ni de l’ONF, ni des forêts communales ou domaniales. » Mais il ajoute : « la question du financement du régime forestier fera bien évidemment l’objet d’un examen particulier, destiné à identifier les conditions de son équilibre. Le maillage territorial de l’ONF et la place des communes forestières dans sa gouvernance seront discutés dans les mêmes conditions. »


     

    Le désengagement de l’État


    La lettre de Bruno Le Maire n’a pas vraiment convaincu les communes forestières. Les informations qui circulent leur laissent penser que les idées de la note du Trésor n’ont pas été passées au broyeur et continuent d’alimenter la stratégie gouvernementale. « C’est à se demander si la fuite de la note du Trésor n’est pas une stratégie de communication (à l’instar d’autres dossiers) dans laquelle on tape fort au début afin de se laisser par la suite une marge importante de négociation », s’interroge Olivier Thomas, président de l’Agence des espaces verts (AEV), qui gère 17.000 hectares de forêt dans la région Île-de-France.


    L’État, qui a payé l’année dernière 144 millions d’euros au titre du versement compensateur, destiné à aider les communes dans leurs travaux forestiers, semblent vouloir réduire au maximum les dépenses affectées à l’ONF. En oubliant qu’il a, par le passé, récolté les bénéfices des années fastes. Jusqu’au début des années 1980, les cours du bois permettaient à l’ONF de réaliser des ventes largement excédentaires. Avec la baisse des cours du bois, les comptes de l’établissement public industriel et commercial (EPIC) sont depuis passés dans le rouge. En 2008, l’État a exigé que l’ONF augmente les taux de cotisation pour ses fonctionnaires à la retraite. La ligne « pensions civiles des fonctionnaires » est ainsi passée de 48 millions en 2006 à 91 millions d’euros en 2010 !


     

    Réduction d’effectifs


    À cette situation financière plutôt mauvaise s’ajoute un contexte social plutôt tendu. Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux (quelque 6.500 sur 10.000 salariés de l’ONF) entraîne une baisse importante des effectifs. « Certains services sont à la limite du non fonctionnement : on expédie les affaires courantes, mais on ne dispose pas du temps nécessaire aux projets à long terme. La charge de travail est conséquente et l’ambiance de travail n’est pas très bonne », observe Jean-Noël Schmidt, secrétaire général du Syndicat national des techniciens des forêts (SNTF-FO), deuxième organisation de l’ONF.


    Le Syndicat national unifié des personnels des forêts et de l’espace naturel (SNUPFEN-Solidaires), premier syndicat de l’ONF, appelle régulièrement les agents à rejoindre certaines actions : grèves, refus d’opérations de martelage (désignation des arbres à abattre à l’aide d’un marteau), rétention d’informations…« C’est une manière de tirer la sonnette d’alarme. On s’inquiète des prélèvements massifs de bois voulus par l’État, qui peuvent être dommageables pour l’avenir de la forêt, et nous empêcher de remplir nos missions de lien social et de préservation de l’environnement », indique Philippe Berger, garde forestier en Haute-Saône et secrétaire général du SNUPFEN.


     

    Une souffrance au travail qui touche les gardes forestiers


     

    « La direction, par des menaces sur les primes, fait pression sur les agents pour contrer les actions. Du coup, c’est difficile d’avoir un mouvement d’ampleur national dans la durée. Nous sommes plus sur des actions individuelles. » Lui-même pratique des actions de désobéissance, en refusant de délivrer certaines informations sur les forêts dont il s’occupe et en pratiquant un martelage centré non pas sur la production, mais sur la préservation des meilleurs arbres. « À terme, ces opérations de martelage seront informatisées, ce qui facilitera la comparaison du taux de martelage entre les agents et rendra les actions plus difficiles à mener », s’inquiète Philippe Berger. Le SNUPFEN lance régulièrement des appels à la désobéissance. Mais il lui est difficile de connaître le nombre d’agents qui participent à ces actions.


    Face aux inquiétudes du personnel sur l’avenir de l’ONF, la direction a lancé un audit social, dont les résultats sont attendus fin 2011. Il devra notamment aborder la question des suicides, au nombre de 23 depuis 2005. Le 11 juillet, un garde-forestier de Franche-Comté, père de deux enfants, a mis fin à ses jours. C’est le troisième suicide en un mois, après ceux de deux agents, en Lozère le 20 juin, et en Gironde le 6 juillet. Les syndicats ont immédiatement souhaité « un moratoire immédiat sur les diminutions d’effectifs » et demandé à la direction générale d’interpeller les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement « sur le nombre élevé de suicides et de tentatives de suicide à l’ONF afin que celles-ci prennent la mesure du malaise profond des personnels de notre établissement ». Lors du vote de cette motion au comité central hygiène et sécurité (CCHS), l’administration s’est abstenue...



    Le 11 janvier dernier, l’ONF a cependant reconnu pour la première fois que l’un de ces suicides (en décembre 2009, dans le Jura) était « imputable au service ». Beaucoup serait liée à une « souffrance éthique », née de la mutation de la « forêt-écosystème » à celle de la « forêt-usine », soumise aux contraintes du marché du bois, opposée à la gestion écologique des massifs.


     

    Projet d’autonomie de gestion de l’ONF


    Interrogé le 17 mai par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Pascal Viné, directeur général de l’ONF, évoque clairement « un malaise social ». « Au cours des dernières années, un plan (social) avait été établi, et je ne peux pas laisser dire que rien n’avait été fait en matière de risques psycho-sociaux, mais tout plan de ce type est difficile à appliquer et crée beaucoup de frustrations », remarque-t-il.

    Le même jour, Hervé Gaymard, président de l’ONF, a rappelé aux députés les idées principales de son rapport sur l’établissement, remis le 15 octobre 2010 au Président de la République. Il plaide pour une autonomie de gestion de l’ONF et sa transformation en entreprise publique, avec une capitalisation à hauteur de 300 millions d’euros. Car l’État ne l’a pas doté d’un capital social suffisant pour mener à bien ses missions. Hervé Gaymard souhaiterait aussi que l’on « permette à l’Office de constituer des réserves pour passer le cap des années difficiles ».


    Financer la forêt avec l’argent des agences de l’eau


    Il a aussi rappelé que certaines missions de l’ONF (accueil du public, préservation de l’environnement) ne font l’objet d’aucune rémunération. Même s’il se dit opposé aux conclusions de la note du Trésor, il estime que la question du financement du régime forestier mérite d’être posée. Parmi les pistes évoquées, il y a celle d’un financement « à partir des milliards d’euros brassés par les agences de l’eau ». « La forêt jouant son rôle dans le cycle de l’eau, il ne serait pas absurde que, sur les milliards d’euros de redevances que perçoivent les agences de l’eau, une très modeste part bénéficie à l’ONF », suggère-t-il.


     

    Beaucoup d’arbres auront été abattus avant que l’on parvienne à résoudre la crise financière et sociale de l’ONF. D’autant que l’État exige d’extraire toujours plus de bois des forêts : Nicolas Sarkozy a fixé un objectif de 21 millions de mètres cubes supplémentaires d’ici à 2020.


     

    Pas vraiment compatible avec le développement durable. Pour Olivier Thomas, président de l’AEV, « le gouvernement reste sur une logique unique de rentabilité financière de la forêt avec des objectifs de production de bois destinés à la construction complètement irréalisables sauf à raser une grosse partie de nos forêts. Il est donc urgent d’arrêter cette véritable catastrophe écologique et de redéployer les moyens publics que demande une véritable gestion forestière durable. »


    « Il y a un risque de couper le lien entre la population et la forêt si celle-ci devient uniquement un lieu consacré à l’exploitation du bois, craint Pierre Grandadam, président de l’Association des maires des communes forestières d’Alsace-Moselle. L’année dernière, j’ai vu ce que cette politique donnait au Brésil : on fauche les arbres comme du maïs. On ne peut pas accepter ça. La forêt doit rester multifonctionnelle pour qu’on puisse continuer de s’y promener, d’y travailler et de valoriser un matériau renouvelable. »



    Raphaël Baldos

    BASTA!

     

    Sur Cri du Peuple 1871 :http://www.mleray.info/article-france-80592911.html

     

    Notes

    [1] créé avec l’adoption du premier code forestier en 1827.


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  •    le 5 Août 2011

    Les sans-logis de la rue de la Banque à nouveau évacués

    Les sans-logis de la rue de la Banque à nouveau évacués

    La nuit dernière, la police a brutalement évacué 200 sans logis qui dormaient rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris où ils s'étaient installés hier soir, accompagnés de militants de l'association Droit au logement (Dal).

    "On n'est pas méchants, on veut des logements", ont scandé les sans-logis de la rue de la Banque cette nuit, tentant vainement de résister à une vingtaine de policiers peu amènes. Réveillés en panique vers 2h30 du matin, ils n’ont pu qu’assister, désemparés, à une énième saisie de leurs bâches en plastiques, matelas et autres sacs de couchage, évacués plus tard par les éboueurs.

    Les 200 personnes qui s'étaient installées rue de la Banque campent depuis le 16 juillet dans le square Boucicaut (VIIe arrondissement), mais uniquement en journée, car elles ne sont pas autorisées à y passer la nuit. Des manifestations sont organisées quasi quotidiennement à Paris pour réclamer des logements à l'Etat, accusé de ne pas respecter la loi Dalo. Le cortège des grévistes du Samu Social s’était joint au leur mardi pour dénoncer un hébergement d’urgence en souffrance.

    Parmi ces sans-logis, une trentaine d’enfants accompagnés de leurs mères avaient donc trouvé refuge hier soir dans l'immeuble squatté depuis janvier 2007 par l'association Droit au logement (Dal), tandis que l’autre moitié, faute de place, dormait à même la chaussée, sous la pluie.

    Suite à l'intervention de la police, la plupart d’entre eux se sont réfugiés dans le bâtiment, réveillant les enfants. Prise dans la bousculade, une femme a même fait un malaise nécessitant l’intervention des pompiers. Une cinquantaine de personnes ont quant à elles continué à manifester face aux forces de l'ordre, qui barraient l'accès à la rue avec deux fourgons. Les policiers les ont alors encerclés, tentant de les repousser vers l’intérieur en menaçant de les interpeller, avant de se résoudre, deux heures plus tard, à rebrousser chemin.

    Flora Beillouin


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  • Le ministre de l’énergie, Éric Besson, et les patrons d’EDF et d’Areva ont visité lundi 25 juillet une usine d’Areva en Saône-et-Loire.

    L’état a mis fin à la guerre des chefs entre
                    Areva et EDF et mise sur l’unité...

    ( JEAN-PIERRE CLATOT / SHAUN CURRY / AFP)

    L’état a mis fin à la guerre des chefs entre Areva et EDF et mise sur l’unité de la filière.

    Les deux partenaires devaient signer un important accord commercial.

    Avec cet article

    L’État poursuit son objectif de rapprochement des acteurs du nucléaire français. La visite du ministre de l’énergie, Éric Besson, du PDG d’EDF, Henri Proglio, et du nouveau patron d’Areva, Luc Oursel, lundi 25 juillet, dans l’usine d’Areva de Saint-Marcel (Saône-et-Loire) était hautement symbolique. 

    Depuis 2009, la guerre des chefs entre Henri Proglio et Anne Lauvergeon, ancienne PDG d’Areva remerciée par l’État à la mi-juin, menaçait la filière, EDF étant le premier client d’Areva (le quart de son chiffre d’affaires).

    « Areva a pu apparaître comme un rival de plus en plus pressant pour EDF, chef de file historique de la filière électronucléaire française, notamment sur les marchés étrangers. Cette montée en puissance n’a pas été sans lien avec les tensions observées entre les directions des deux entreprises », analyse Frédéric Marty, spécialiste de l’économie de la concurrence au CNRS. 

    Ces querelles de leadership ont été largement mises en cause au moment du cuisant échec de la filière française à Abou Dhabi en décembre 2009, qui s’est vu rafler un contrat de 20 milliards d’euros par les Coréens.

    Unité

    Pour Nicolas Sarkozy, il n’était pas question de laisser les deux fleurons du nucléaire français s’entre-tuer. « On a vu réapparaître la logique du champion national du nucléaire, un secteur identifié dès 2007 comme un facteur clé de la politique industrielle française », explique Frédéric Marty. L’enjeu est de taille pour le président qui veut créer un partenariat privilégié avec la Chine, premier marché mondial de l’atome.

    Voulant mettre de l’ordre dans la filière, il a réaffirmé en juillet 2010 le rôle de chef de file d’EDF et il a même émis l’idée d’une prise de participation de l’électricien dans le capital d’Areva. La catastrophe de Fukushima a ensuite réveillé les opinions antinucléaires et mis en danger le secteur. Le mot d’ordre de l’État pour sortir de la crise a donc été l’unité. 

    En juin dernier, l’État actionnaire a finalement décidé d’évincer Anne Lauvergeon pour la remplacer par Luc Oursel, alors numéro deux d’Areva, afin d’apaiser les relations entre les deux patrons du nucléaire. 

    Accord commercial « majeur »

    Lundi, un accord commercial devait être signé, qualifié de « majeur » par Éric Besson. 

    Le texte devait porter sur des rapprochements dans le circuit du combustible, la maintenance des réacteurs nucléaires et le réacteur de troisième génération EPR, fleuron du nucléaire français, dont la construction est beaucoup plus compliquée et coûteuse que prévu. 

    Areva espérait aussi de cette rencontre qu’EDF lui accorde une part plus importante dans la construction de 44 générateurs de vapeur, un contrat d’une valeur de 2 milliards d’euros. 

    Ce rapprochement devrait se concrétiser encore plus sérieusement d’ici à la rentrée avec la signature d’un « partenariat stratégique ».

    __________________________________

    Des Français reviennent à Arlit

    Accompagnés du nouveau PDG du groupe, Luc Oursel, une dizaine d’expatriés du géant nucléaire français Areva sont revenus ce week-end à Arlit, dans le nord du Niger, pour la première fois depuis le rapt de sept d’entre eux par Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) en septembre 2010. 

    Lors d’une visite début juillet en France, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, avait assuré à son homologue Nicolas Sarkozy avoir pris « toutes les dispositions » utiles pour assurer la sécurité des mines d’uranium exploitées par Areva ainsi que celle des expatriés au Niger.

    AGLAÉ DE CHALUS  

    http://www.la-croix.com/

    Areva et EDF se réconcilient en signant un accord technique et commercial

     

    L’Etat veut consolider son équipe de France du nucléaire

    SAINT-MARCEL (Saône-et-Loire) - Areva et EDF ont mis un terme à leurs différends avec ostentation lundi en organisant, sur le site d'une usine du groupe nucléaire, la rencontre de leurs patrons Luc Oursel et Henri Proglio pour la signature d'un accord qui précède un partenariat stratégique plus étendu.

    Les relations des deux groupes étaient plombées depuis plusieurs mois par les relations exécrables entre M. Proglio et l'ancienne présidente d'Areva Anne Lauvergeon, à qui M. Oursel --dont c'était lundi la première sortie officielle-- a succédé début juillet.

    Sans répondre directement aux questions sur le changement dans les relations d'Areva avec EDF survenu depuis le départ de Mme Lauvergeon, M. Oursel a simplement assuré à des journalistes qu'il avait la "volonté d'écrire une nouvelle page" dans ses relations avec l'électricien. EDF pèse pour un quart environ du chiffre d'affaires d'Areva dont il est le premier client.

    Saluant plus tard, dans un discours, l'accueil de M. Oursel, M. Proglio a jugé que c'était un "témoignage de l'état d'esprit qui règn(ait) entre (les) deux groupes, et qui n'aurait jamais dû cesser d'être", dans une allusion à peine voilée à Mme Lauvergeon.

    "Areva a vocation à être un partenaire majeur d'EDF", a ajouté M. Proglio.

    EDF et Areva "redeviennent durablement et formellement des partenaires stratégiques", s'est de son côté félicité Eric Besson, ministre de l'Energie.

    Sous l'égide de M. Besson, ravi de saluer une "équipe de France (du nucléaire) soudée", les deux hommes ont paraphé un accord technique et commercial. Celui-ci doit servir de socle au partenariat stratégique que les deux groupes signeront à la rentrée.

    L'accord signé lundi porte sur la poursuite de l'optimisation du réacteur de 3e génération EPR, sur l'amélioration de la maintenance et de l'exploitation du parc nucléaire existant, pour préparer l'allongement de la durée de leur exploitation au-delà de 40 ans, et sur la gestion du cycle du combustible nucléaire.

    EDF et Areva ont assuré poursuivre par ailleurs leurs discussions sur le développement de réacteurs de moyenne puissance, dont l'Atmea.

    "A travers ces accords, c'est un nouvel élan qui est donné à la filière nucléaire française", s'est félicité M. Oursel.

    MM. Besson, Proglio et Oursel ont également lancé officiellement lundi le comité stratégique de la filière nucléaire, sous la présidence du ministre et dont le patron d'EDF est le vice-président.

    Henri Proglio "devient un peu aujourd'hui le capitaine de l'équipe, il a à la fois le brassard et le n°10", s'est amusé M. Besson. Les divisions au sein de la filière nucléaire française avaient notamment été pointées du doigt lorsqu'un consortium français avait échoué dans un appel d'offres à 20 milliards de dollars à Abou Dhabi, il y a un an et demi.

    Mais si les deux groupes ont mis en scène leur rapprochement, pas question --pour le moment du moins-- d'envisager une montée d'EDF au capital d'Areva, a déclaré le ministre de l'Energie dès le matin sur France Inter, une position réaffirmée dans l'après-midi en Saône-et-Loire.

    L'hypothèse d'une montée d'EDF dans le capital d'Areva n'est "ni écartée ni pressentie. Simplement, il y a une filialisation en cours de l'activité mines d'Areva qui avait été actée et on verra qui entrera dans le capital", a affirmé M. Besson.

    EDF détient à l'heure actuelle 2,2% du capital d'Areva.


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  • Auteur : L.M. et Ari -

     

    Source : Rebellyon.Info  

     

    Moyen OrientNon contents de devoir vivre à l’ombre de la raffinerie Total, au cœur de la zone ayant le plus haut risque chimique de l’agglomération lyonnaise, les habitants de Feyzin - bien loin d’être la banlieue la plus fortunée de Lyon - vont devoir prendre à leur charge 1/3 des frais de mises aux normes de leurs habitations, 5 millions d’euros à la louche. Cela représente 10 000 euros en moyenne par foyer, somme très variable selon la localisation de l’habitation ou les travaux à réaliser !

     

     

    C’est ce qu’a annoncé le préfet Carenco lors d’un point presse à Feyzin il y a quelques jours.

     

     

    Pendant ce temps là, Total, à qui appartient la raffinerie, ne déboursera pas un centime, et ce malgré ses énormes bénéfices, et sa non-contribution globale à la fiscalité.....Lire la suite de l'article

     


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  • APPEL AUX NUITS DU 4 AOÛT

    des habitants du plateau de Millevaches
    aux ressortissants du reste du monde
     

    Sur cette vieille terre de résistances, nous avons décidé de fêter à notre manière l'abolition des privilèges que la Révolution française proclama, et qu'il nous reste à réaliser. Deux siècles et demi après la première nuit du 4 août, la mise à sac de la planète par une oligarchie prédatrice qui a remplacé les aristocraties d'antan, atteint un point de non-retour. Les gouvernements qui avaient renfloué la Banque aux dépens des peuples prétendent maintenant sacrifier les peuples pour satisfaire la Banque.

    Mais, des révolutions arabes aux places occupées d'Espagne et d'Europe, des émeutes de Grèce à celles de Londres, des blocages français aux grèves chinoises, le rêve d'un monde plus libre, plus égalitaire et plus fraternel connaît une nouvelle jeunesse.

    Du 4 au 6 août prochain, venus des quatre coins du monde, insurgés victorieux, musiciens, travailleurs en butte à l'exploitation, saltimbanques, chômeurs heureux, étudiants enragés, citoyens au bord de la crise de nerf, cinéastes, irradiés en furie, militants lassés de s'indigner ou radicaux mélancoliques, écrivains, habitants des campagnes et des banlieues, bloggeurs, tous peu soucieux de leur reconnaissance par la société existante, se retrouveront dans les rues d'un bourg limousin. Deux jours et deux nuits durant, il y aura des films, des interventions, des discussions, de la musique et des chants, l'inattendu au coin de la ruelle et les murs couverts d'expressions énigmatiques, un banquet et un bal populaire aussi. Il y aura sur cette nouvelle place Tahrir en zone rurale la même disposition à se rencontrer et à se parler que dans les rues de Tunis le 14 janvier dernier ou sur les piquets de blocage en France pendant le mouvement contre la réforme des retraites. Pour s'arracher ensemble au cours programmé de la catastrophe, et crier « Dégage! » à tout ce qui entend nous gouverner.

    Il y aura à la fin une assemblée d'où partiront, à coup sûr, des projets de bouleversement pour le siècle qui vient.

    Comme disait un graffiti de la Puerta del Sol : « L'impossible ne peut qu'advenir ! »

     

    Nous vous attendons donc à Peyrelevade pour les Nuits du 4 août

    Nuitsdu4aout@gmail.com

    http://www.nuitsdu4aout.com/ 

     
     

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  • État milicien

    À Paris, une manifestation attaquée par la nouvelle milice !!!

    Loppsi & co Publié le: 6 juillet

     Moyen OrientEt voilà les milices dans le 11e arrondissement de Paris !!!

    C’était dans la loi. L’article 113 de la Loppsi, adoptée en mars, permettait la mobilisation de « citoyens volontaires », que ce soit pour la « réserve civile » de la police ou pour celle de la gendarmerie, en tant que « citoyens relais » ou, « volontaires », mais rémunérés, jusqu’à 90 jours par an. Sur une base exonérée d’impôts et de charges sociales…

    Et quelques mois plus tard, ce qui devait arriver arrive : voilà les milices dans nos rues !!!

    Qu’a-t-on vu ? Une simple manifestation de mal logés, « une dizaine de mères de famille et quelques militants du DAL », agressée par « une trentaine de policiers en civil avec un brassard “police” ».

    Comment sont-ils ces nouveaux « policiers en civil » ? « Manifestement inexpérimentés ». « Ils ont l’air de stagiaires »…

    Comment se comportent-ils ? Ils tiennent « des propos racistes ». Certains d’entre eux, « les plus “incontrôlables” » sont écartés en cours d’opération.

    « S’agit-il de cette fameuse “réserve de police” que la Loppsi a créée en début d’année ? », demande le DAL.

    La Mairie se doit de répondre à la question.

    Mairie de gauche... Les plus pauvres, mal logés, biffins (autrement dit les marchands à la sauvette) sont l’objet de sa persécution. Les tunisiens sont chassés du gymnase où ils s’abritaient depuis des mois, rue de la Fontaine au Roi, et des rubans tricolores en ont fermé l’accès.

    Toujours dans le 11e, le gouvernement de droite osant réduire drastiquement le budget dédié aux sans abri, le seul centre dans la grand ville de Paris où quelques dizaines de places (38) étaient accessibles aux femmes, ferme. Alors même que non seulement le nombre des sans abri augmente de façon constante, mais qu’ils sont désormais aussi bien hommes que femmes. La ville, de gauche, s’en lave les mains.

    La gauche pense-t-elle faire campagne en faisant la guerre aux pauvres ?

    Et avec quels moyens ? En mobilisant des miliciens racistes ?

    Faut-il se taper les tête contre les murs ou pleurer ?

    Paris s’éveille

    Mardi 12 à 13h30, à l’Hôtel de Ville, « concert de gamelles en soutien aux biffins sans places ». Tous sont invités à protester contre les politiques antisociales de la ville. Pour une politique municipale de gauche. On est invité à faire du bruit dès maintenant en faisant tourner l’info.

     

     


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  • Cette initiative du collectif de la droite populaire n'est pas sans rappeler les apéros organisés par l'extrême-droite. Par Emmanuelle Hirschauer

    Charcuterie et vin rouge lors d'un rassemblement de mégrétistes, en 1999.  (AFP/Mychèle Daniau)
    Charcuterie et vin rouge lors d'un rassemblement de mégrétistes, en 1999.  (AFP/Mychèle Daniau)
     
    L'invitation est signée Philippe Meunier, député UMP du Rhône, Jean-Paul Garraud, député UMP de la Gironde, et Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes. Au nom du collectif de la droite populaire, dont ils sont cofondateurs, ils convient la presse à un "apéritif saucisson vin rouge" dans un salon de l'Assemblée nationale, mardi 12 juillet.

    L'événement est organisé à l'occasion du premier anniversaire de ce club parlementaire représentant l'aile la plus à droite de l'UMP ; mais aussi, comme il est précisé dans le carton d'invitation, pour "fêter dignement" la "fête nationale".

    Une publicité dont le reste du parti se serait bien passé. Car l'initiative de la droite populaire rappelle étrangement les "apéros saucisson pinard" lancés l'an dernier via Facebook par des formations d'extrême-droite : le Bloc identitaire ou encore le Front national jeunesse. Des manifestations que les associations antiracistes avaient dénoncées comme étant islamophobes.

    "Pas d'autres commentaires"

    S'il était difficile ce lundi de retrouver l'invitation sur le site du collectif, celle-ci a bien été confirmée au Nouvel Observateur par une collaboratrice de Lionnel Luca à l'Assemblée.

    Du côté de l'UMP, l'évocation de l'événement semble provoquer le malaise. "Cette initiative n'émane pas de l'UMP, mais des parlementaires en question", déclare-t-on laconiquement à la direction du parti, précisant que l'UMP ne fera "pas d'autres commentaires".

    invitation droite populaire 2011 07 12
    Le carton d'invitation diffusé par le collectif de la droite populaire. (La Droite Populaire)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Christian Vanneste s'en serait passé

    Contacté lundi matin par le Nouvel Observateur, le député du Nord Christian Vanneste, membre de la droite populaire, a quant à lui déclaré qu'il savait qu'un apéritif avait lieu, mais qu'il ignorait cependant jusqu'ici les termes choisis pour en rédiger l'invitation. Une provocation qu'il ne cautionne pas. "Je m'en serais passé", regrette-t-il.

    Il explique avoir eu une explication téléphonique lundi avec Philippe Meunier à ce propos. Voici la justification qu'on lui aurait donné : "En fait, le vin rouge, c'est celui de Garraud, à Bordeaux, et le saucisson celui de Meunier, à Lyon", rapporte le député du Nord. Christian Vanneste a enfin conclu son commentaire par une pirouette, expliquant qu'il ne mangerait pas de saucisson, car il ne le "digère pas"...

    Emmanuelle Hirschauer – Le Nouvel Observateur

    14 juillet : pas de fraternisation...   avec la finance et l’oligarchie !

    Non à la fête nationale saucisson-pinard !

    Vive l’amitié entre les peuples !

    Dans trois jour c’est la "fête nationale". Il est à craindre une fraternité au rabais voir islamophobe à l’instar de cette initiative d’en-haut : Un apéro saucisson pinard organisé à l’Assemblée par des députés UMP

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

    Le fait que ces responsables politiques excitent implicitement ou explicitement la haine contre une minorité d’islamistes voire contre une majorité de musulmans "républicains" permet de faire l’impasse sur la lutte contre la finance et l’oligarchie qu’elle soit bleu-blanc-rouge ou internationalisée. N’est-ce point le propre du fascisme que de diriger la contestation contre les lampistes plutôt que contre les responsables économiques et politiques ?

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article118998


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    Double-peine pour les enfants de chômeurs en Haute-Savoie 

    Jean Denais, le maire UMP de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, a décidé de  "restreindre" à la rentrée prochaine l'accès des enfants de chômeurs aux  cantines scolaires en raison "du manque de place", a dénoncé vendredi  un parent d'élève.

    La cantine scolaire va-t-elle devenir un privilège réservé aux familles riches et de fait, exclure les enfants de familles en difficulté ? Après la décision de la municipalité d'Epône dans les Yvelines de donner la priorité aux familles de parents actifs, c'est au tour de Thonon-Les-Bains de prendre cette même décision bafouant ainsi les principes de l'école laïque.

    "Lorsque j'ai voulu inscrire mon fils de 10 ans à la cantine pour la  rentrée, comme je le fais depuis quatre ans, on m'a rétorqué que quatre  jours par semaine ce n'était pas possible car j'étais au chômage", a  raconté Christophe, demandeur d'emploi depuis le mi-mai. "Il est difficile d'expliquer à un enfant que d'un seul coup, parce que  son père est au chômage, il n'a plus le droit d'aller à la cantine.  C'est une affaire d'adulte qui ne le regarde pas", a souligné le père de  famille.

    Le règlement intérieur, voté par le conseil municipal de  Thonon-les-Bains en avril dernier, exige des demandeurs d'emploi de  fournir à la ville, à partir de septembre 2011, un justificatif de  présence à un entretien d'embauche ou à une formation pour que leur  enfant déjeune à la cantine dans la limite des places disponibles. "On n'a jamais voulu stigmatiser les chômeurs, mais  face à des problèmes de places, nous avons dû établir un critère, qui  nous semble juste, celui de la disponibilité des parents", se défend le maire de Thonon-les-Bains. "Nous ne voulons pas priver les enfants de chômeurs de cantine, mais  donner la priorité aux familles qui travaillent et ne peuvent pas les  garder".

    Dominique Francesconi, présidente de la FCPE d'Epône, rappelle dans le Parisien que "manger à la cantine, c’est un critère d’intégration pour les enfants. La restauration scolaire doit être à la portée de tous, sans distinction sociale. Ce principe est indiscutable."

    "Le planning mensuel de réservation, destiné uniquement aux parents  chômeurs, nous pointe du doigt, alors que nous sommes loin d'être fiers  de la situation dans laquelle nous sommes. En plus dans mon cas,  j'aurais de toute façon payé la cantine au tarif intermédiaire soit 3,81  euros", a déploré Christophe.

     


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  • Monsieur/Madame le Député,

    Monsieur/Madame le Sénateur,


    Ayant séjourné une semaine à Tripoli du 8 au 14 juin dernier dans le cadre d’un reportage sur la situation en Libye pour le magazine Afrique Asie (1), j’estime être de mon devoir de témoigner de ce que j’y ai vu et entendu, et de vous communiquer des informations qui n’ont pas été rapportées par les médias français.


    D’emblée, je tiens à souligner que cette lettre n’est pas un plaidoyer pour le colonel Kadhafi ou son régime. Je pense, comme beaucoup de Français, que l’avenir de la Libye est uniquement du libre choix du peuple libyen, que le conflit doit être réglé par la négociation, sans ingérence ni française ni étrangère. De plus, force est de constater que l’intervention « humanitaire » de la France et de l’OTAN en Libye, censée protéger la population en vertu de la résolution 1973 de l’ONU, provoque la mort de centaines de civils. La poursuite de cette immixtion dans les affaires libyennes est dangereuse pour la stabilité en Méditerranée.

    ____________

    Je suis arrivé à Tripoli le 8 juin, au lendemain du plus important bombardement qu’ait connu la ville depuis le début de la guerre : 60 frappes dites ciblées causant la mort de 31 civils et de nombreux blessés. J’y ai appris que cette opération n’avait pas seulement été lancée pour détruire des sites dits militaires, mais parce que le 7 juin est… le jour anniversaire du colonel Kadhafi.


    La France de Sarkozy contre celle du Général de Gaulle


    Il est vrai que de nombreux Libyens faisaient la queue au poste frontière pour se réfugier en Tunisie, mais je n’ai pas constaté d’agitation particulière ou de déploiements policiers à mon arrivée à Tripoli.


    Les informations selon lesquelles les Libyens vivraient calfeutrés chez eux, de peur de la répression des forces du régime, sont fausses. Sur le front de mer, des familles se promènent. Aux terrasses des cafés, on fume le narguilé. Les discussions s’arrêtent lorsqu’un vrombissement d’avion - volant à 5000 mètre d’altitude - se fait entendre. Les regards tentent de l’apercevoir, en vain. Est-ce un Rafale français, ou un Tornado britannique ? Quelques secondes plus tard, une bombe explose au loin, puis une autre. Tous se demandent où sont tombés les missiles. Certains téléphonent à leur famille, puis rassurés, reprennent leur conversation. Je n’ai constaté nulle part de panique, mais de la colère rentrée chez ceux qui me demandaient qui j’étais et pourquoi j’étais là. Ils n’en voulaient pas, disait-ils, à « la France du général de Gaulle », mais, à Nicolas Sarkozy – et à Bernard Henri Lévy – à l’origine de cette guerre et de ses conséquences meurtrières pour la population civile.


    Plus d’un millier de civils tués


    L’intervention militaire en Libye - le tiers des frappes est effectué par des avions français - n’a rien « d’humanitaire ». Le bombardement d’un pays étranger, quel qu’il soit, est un acte de guerre. Plus d’un millier de civils a été tué, trois fois plus sont gravement blessés. D’autres, en plus grand nombre, mourront de cancers dans les années à venir, car les têtes des missiles ou leurs ailerons sont en uranium appauvri. Dans Tripoli, des affiches traitent Nicolas Sarkozy … de « tueur d’enfants ».


    J’ai visité un hôpital et vu des civils – et bien sûr des enfants - blessés par les « bombes intelligentes » de l’OTAN. J’ai posé quelques questions à une fillette de 12 ans, traumatisée par le fracas du missile qui a détruit le siège du Comité anti- corruption, situé près de chez elle. Son père, éploré, m’a raconté que sa fille n’avait pas supporté les dernières explosions. Terrifiée par le bombardement massif du 7 juin, elle avait avalé des médicaments prescrits pour sa mère. Malgré un lavage d’estomac, ses membres inférieurs sont paralysés.


    Je m’étais rendu dans son quartier la veille et avais vu les dégâts causés aux deux immeubles détruits et à leur voisinage. Le gardien des ruines du Comité anti- corruption et les habitants des alentours m’ont dit que le tir du missile avait pour but de réduire en cendres les dossiers d’un certain nombre de membres du CNT de Benghazi, impliqués dans des scandales.


    Plainte devant la Cour Pénale Internationale


    Les avocats Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères, et Jacques Vergès sont allés à Tripoli, fin mai, pour rencontrer des familles de victimes des bombardements. Une plainte sera déposée à la Cour Pénale Internationale contre Nicolas Sarkozy pour « crime contre l’humanité ». D’autres plaintes l’ont été aussi à Paris et à Bruxelles par Aïcha Kadhafi contre Sarkozy, Gérard Longuet – actuel ministre de la Défense - et l’OTAN, pour la mort de sa fille Moustoura - un bébé de 4 mois - dans le bombardement de la maison familiale du colonel Kadhafi. Tués ce jour-là aussi : un des fils du colonel et trois de ses petits-enfants. La frappe est attribuée à un Rafale français. Le leader libyen avait quitté son domicile, avec son épouse, une demi-heure plus tôt. L’OTAN appliquait-elle la fatwa du cheikh extrémiste Yusuf al-Qardaoui, prédicateur attitré d’Al-Jazeera, qui appelle à assassiner Kadhafi ?


    Siphonner les voix du Front national


    En 2008, Nicolas Sarkozy déclarait que les caisses de l’Etat étaient vides… Depuis, la situation économique de la France s’est détériorée, mais cela ne l’a pas empêché de se lancer dans une guerre qu’il croyait éclair contre la Libye. Il s’agissait pour lui, dit-on, de montrer à certains électeurs de Marine Le Pen que la France était toujours capable de « casser de l’Arabe ». L’idée serait de Patrick Buisson, ancien directeur de Minute, son conseiller chargé de siphonner les voix du Front national. Bernard Henry Lévy a, ensuite, joué le petit télégraphiste entre les rebelles de Benghazi et l’Elysée et mobilisé les réseaux pro-israéliens en faveur du Conseil National de Transition (CNT). Cet organisme de circonstance, sans réelle représentativité, ne survie que par la grâce de l’OTAN. Enfin, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, a enfoncé le clou en assimilant …. à une Croisade l’appel lancé par Sarkozy aux membres de l’ONU…. C’est l’utilisation de ce terme, à forte connotation historico-religieuse – employé par George W. Bush et Oussama Ben Laden - qui permet au leader libyen de désigner ses agresseurs comment de nouveaux Croisés.


    Coût de la guerre : facture salée pour les contribuables


    En février 2011, le CNT donnait à Kadhafi… 72 heures, puis une semaine pour quitter le pouvoir. Cinq mois plus tard, il y est toujours. La coalition est l’alliée d’Al-Qaïda en Cyrénaïque et l’avenir de la Libye est de plus en plus incertain. Le 21 juin, Gérard Longuet, ministre de la Défense, a estimé le surcoût des trois premiers mois de frappes aériennes à 100 millions d'euros. L’opération Harmattan – nom de code de l’intervention française - serait d’un peu plus d’un million d’euros par jour. Certes, la guerre contre la Libye est une bonne opération publicitaire pour Dassault et les fabricants d’armes, mais pour les contribuables français – à qui personne n’a demandé leur avis – la facture est salée. Une heure de vol de Rafale ou de Mirage se situe entre 10.000 et 13.000 euros, le coût du nouveau missile Scalp entre 500 000 et 800 000 euros.


    Faire retourner la Libye à l’ère pré-industriel ?


    La Libye était le pays le plus développé d’Afrique au regard de l’Indice de développement humain (IDH) créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). L’IDH tient compte du PIB par habitant, du niveau d’éducation et de l’espérance de vie des habitants. Dans un rapport de 2011, le FMI louait la bonne gestion du pays, encourageant le colonel Kadhafi à « continuer d'améliorer l'économie ». Des centaines de milliers d’Africains qui travaillaient sur les chantiers libyens sont aujourd’hui parqués en Tunisie et en Egypte, avec pour seul espoir d’atteindre l’île italienne de Lampedusa. Qui peut le leur reprocher, puisque la France et l’OTAN sont à l’origine de leur désespoir ?


    L’agression dont est victime la Libye a-t-elle pour but de la « renvoyer à l’ère pré-industrielle », pour reprendre les menaces prononcées par James Baker, secrétaire d’Etat américain, en 1989, à Tarek Aziz avant le déclenchement de la 1ère guerre du Golfe ? Le général Wesley Clark, ancien commandant en chef de l'OTAN, a révélé, en 2007, que la Libye figurait, depuis 10 ans, sur une liste de pays à envahir qu’il a consultée dans un bureau du Pentagone (4). C’est fait, en partie, avec l’aide de la France.


    En guerre sur de fausses informations


    Une mission indépendante, composée notamment de Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, s’est rendue en mai à Benghazi et à Tripoli. Elle affirme que la France est entrée en guerre sur de fausses informations. Avant de débattre de l’intervention française au Parlement (2) vous devez absolument lire le rapport qu’elle a publié. Des questions méritent d’être posées sur l’origine des informations et du battage médiatique appelant à intervenir en Libye. Ces informations, de sources incontrôlées n’ont jamais été recoupées, comme il se doit, par des témoignages de terrain contradictoires. Comment a-t-on pu prendre pour argent comptant les reportages tendancieux de la chaîne de télévision Al-Jazeera, dont le propriétaire – l’émir du Qatar, cousin d’un des principaux chefs de tribus de Cyrénaïque – a un compte à régler avec le colonel Kadhafi ? Comment se fait-il que le soulèvement armé se soit produit alors que des réformes démocratiques allaient être annoncées, notamment la rédaction d’une nouvelle constitution et des élections ? Nicolas Sarkozy a-t-il mesuré les dangers qu’une alliance avec Al-Qaïda - et les organisations qui lui sont proches en Cyrénaïque – feront peser sur la Libye et ses voisins ? Les armes sophistiquées dont les djihadistes disposent aujourd’hui menacent les deux rives de la Méditerranée et l’Afrique sub-saharienne.


    Vous avez dit complot ?


    Selon le quotidien italien de droite Libero, appartenant au groupe de presse Berlusconi, le président Sarkozy aurait préparé le renversement du colonel Kadhafi dès le mois d’octobre 2010, en liaison avec l’ancien chef du protocole de ce dernier, réfugié politique en France. Mi-novembre, une mission économique française s’est rendue à Benghazi, avec des agents spéciaux déguisés en hommes d’affaires, pour prendre contact avec des opposants. Fin novembre, une réunion s’est tenue à Paris, à l’hôtel Concorde Lafayette, avec des Libyens venus de Benghazi, pour mettre la dernière main à ce qu’il faut bien appeler un complot. Selon le magazine arabe Al-Kifah al-Arabi, des armes ont ensuite été introduites clandestinement dans un port libyen. Les milliers de drapeaux de l’ancien régime libyen royaliste, de toutes tailles, apparus soudainement en Cyrénaïque, dés le début du soulèvement, rappellent les « révolutions oranges » déclenchées par le milliardaire Georges Soros.


    Est-ce un hasard si un exercice militaire franco-britannique, de grande ampleur, était prêt pour attaquerSouthland, un pays affublé d’un « régime dictatorial » situé au sud de la Méditerranée ? Date de l’opération : entre le 21 et le 25 mars 2011… Pour agresser - pour de vrai - la Libye, il ne manquait que l’habillage diplomatique, c'est-à-dire une résolution de l’ONU et une coalition comprenant « nos bons vieux amis arabes ».


    Monsieur/ Madame le Député,

    Monsieur/ Madame le Sénateur,


    Au-delà des plaintes déposées contre Nicolas Sarkozy, c’est la France qui est salie. Ce sont aussi les principes du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et, de la non immixtion dans les affaires des autres Etats qui sont bafoués d’un revers de main.


    En avril 2011, 66% des Français étaient favorables à l’intervention militaire française en Libye (5) parce qu’elle leur était présentée comme une opération humanitaire. Le Parlement n’avait pas été consulté. Aujourd’hui, mieux informés grâce à Internet, les Français sont 51% à s’opposer à cette guerre injuste et inepte (6). Ils vous sauront gré, le 12 juillet, de mettre un terme aux massacres de civils libyens, à la dilapidation des deniers publics et à l’instrumentalisation de l’Armée française pour faire réélire le Président de la République.


    La guerre contre la Libye ne sent pas seulement le pétrole, elle préfigure – sait-on jamais - de nouvelles aventures coloniales. La livraison récente d’armes de guerre françaises aux rebelles berbères du Djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, a des répercussions en Algérie (Kabylie) et au Maroc (Rif). Après la Libye et la Syrie, la France et l’OTAN vont-elles déstabiliser et partitionner les pays du Maghreb ?

    Rennes, le 7 juillet 2011


    (1) Dans Tripoli martyrisée, par Gilles Munier (Afrique Asie – juillet 2011)

    http://www.afrique-asie.fr/

    (2) Libye : un avenir incertain (mai 2011)

    Rapport de la mission organisée en Libye à l'initiative du Centre international de recherche et d'études sur le terrorisme et d'aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), et avec le soutien du Forum pour la paix en Méditerranée. Ses membres se sont rendus tour à tour à Tripoli et en Tripolitaine (du 31 mars au 6 avril 2011), puis à Benghazi et en Cyrénaïque (du 19 au 25 avril 2011).

    http://www.cf2r.org/images/stories/news/201106/rapport-libye.pdf

    (3) Site officiel de l’opération « Southern Mistral »

    http://www.southern-mistral.cdaoa.fr/

    (4) Interview du général Wesley Clark

    http://www.youtube.com/watch?v=d2169sRHNAs

    (5) Sondage: 66% des Français favorables à l'intervention en Libye (avril 2011)

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110401.FAP7158/sondage-66-des-francais-favorables-a-l-intervention-en-libye.html

    (6) Sondage exclusif : 51% des Français désapprouvent la guerre en Libye (juillet 2011)

    http://www.humanite.fr/01_07_2011-sondage-exclusif-51-des-français-désapprouvent-la-guerre-en-libye-475564

    http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EFEppulpyZtrAHPCuv.shtml


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  • Par Agnès Rousseaux (28 juin 2011)

    Un rapport sur la grande distribution sans citer la grande distribution ? C’est l’incomparable exploit que vient de réussir l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, sous l’égide du ministère de l’Agriculture. Les 250 pages du rapport, à grand renfort de calculs et de courbes, retracent l’évolution des prix et des marges des fruits et légumes, des produits laitiers et des viandes au cours des dix dernières.

    Résultat : moult informations sur les marges dégagées par la grande distribution. La cerise bigarreau est ainsi facturée jusqu’à 5 fois plus cher au consommateur qu’elle n’a été payée par le distributeur. Ou des taux de marge supérieurs à 100% pour les fruits et légumes, comme la banane (136%), la pomme (143%), la carotte (110%) ou la laitue (103%), alors que la moyenne oscille entre 35% et 59%. Ces profits se font principalement aux dépens des producteurs et des transformateurs, et des usines de découpe et de conditionnement. Les Échos cite l’exemple de la longe de porc : en 2000, 45% du prix final du produit revenait à l’éleveur, pour seulement 36% aujourd’hui. La part consacrée à l’abattage, est passée de 11% à 8,8%. Et celle du distributeur a fortement augmenté, passant de 39% du prix final en 2000 à 55% aujourd’hui.

    Qui use et abuse le plus de ces marges ? Existe-t-il une enseigne un peu plus vertueuse que les autres ? On ne le saura pas. Car ni Carrefour, ni Auchan, ni Intermarché, ni Leclerc, ni Casino... ne sont cités dans le rapport. Imaginez un rapport sur le prix des produits pétroliers où Total serait invisible. En cause, le refus des grandes enseignes de distribution de livrer la moindre information : la grande distribution « n’a pas joué le jeu de la réciprocité et de la loyauté », déplore l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture. Mais le gouvernement ne semble pas avoir osé pousser plus loin ses investigations. Et si une enquête ministérielle ne peut même plus accéder aux comptes d’un hypermarché... Finalement, ce rapport ne fait que confirmer un constat connu, n’apportant pas d’explications ni ne créant de cercle vertueux. L’année prochaine, lors de la prochaine publication du rapport, la transparence sera peut-être véritablement au rendez-vous.

    Lire le rapport intégral :http://www.bastamag.net/IMG/pdf/2011_04_11_Rapp_Parlt_Proj_21.pdf

       

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  • Bayonne : Aurore Martin fait le plein de soutiens 

    2 000 à 3 000 personnes ont manifesté derrière Aurore Martin contre le mandat d’arrêt européen. Une mobilisation dopée par l’arrestation manquée de mardi

     Parti Communiste Français

     Aurore Martin s’est rapidement entretenue avec la presse, avant le départ de la manifestation. Photo Bertrand Lapègue

     

    Le fiasco de la tentative d’interpellation d’Aurore Martin, mardi après-midi, par quatre policiers encagoulés a dopé la manifestation contre le mandat d’arrêt européen (ou MAE), organisée hier à Bayonne. 3 000 manifestants selon les organisateurs, 2 100 selon la police. Bien plus dans tous les cas que les 1 500 attendus. 

    La militante indépendantiste, sous le coup d’un tel mandat, doit être remise à la justice espagnole. Les responsables de l’antiterrorisme espagnol ont hâte d’entendre la jeune femme, membre de Batasuna, parti interdit en Espagne mais autorisé en France. Pour éviter d’être interpellée, elle a vécu cachée depuis plusieurs mois tandis que s’organisait, autour de son cas, un mouvement de protestation concernant le MAE. 

    Un « rempart militant »  

    Celle que tout le monde appelle désormais de son seul prénom, Aurore, est réapparue samedi dernier, à Biarritz, à l’occasion d’un meeting où elle a pris la parole, entre le sénateur maire Didier Borotra et le leader corse Jean-Guy Talamoni. Revenue à la vie publique, Aurore Martin bénéficie toutefois d’un « rempart militant » qui a empêché son interpellation mardi et qui, hier, lui a permis de se rendre à la manifestation sans risque d’être arrêtée. Hier, ce rempart militant s’est enrichi d’élus socialistes. Le vice-président du Conseil général Christophe Martin a indiqué que sa présence visait à défendre la liberté d’expression : « Je combats les idées d’Aurore Martin mais je me bats aussi pour qu’elle puisse les défendre. Nous sommes dans un pays républicain et Batasuna n’est pas interdit. » 

    Avant de défiler en tête de cortège, Aurore Martin a brièvement répondu aux questions des journalistes, indiquant qu’elle était déjà très soulagée d’être arrivée jusqu’au point de rassemblement. « Je ne me cache plus mais je ne sors pas. Je n’ai pas envie de risquer une interpellation discrète en allant me balader. Je ne me fais pas d’illusion, la police sait où me trouver et l’arrestation viendra. » 

    Aurore Martin s’est félicitée que l’opinion publique s’intéresse à la question du MAE : « La bataille politique pour cela est gagnée. » 

    Les policiers, présents en nombre tout au long du parcours, sont restés dans leur stricte tâche de sécurité publique. Ils ont bien sûr entendu, tout au long du défilé, les marques de soutien scandées pour la militante : « Aurore, herria zurekin », Aurore, le peuple est avec toi. 

    source Sud-Ouest

     


     Plus de 3.000 personnes derrière Aurore Martin à Bayonne 

    Parti Communiste Français La militante basque Aurore Martin défiant le commissariat de Bayonne. Photo : EITB

     

    C’est au centre de la banderole demandant la fin des poursuites de justice contre elle que la militante basque Aurore Martin a défilé ce samedi après-midi à Bayonne, pour exiger avec les 3.000 personnes présentes la non-application du mandat d’arrêt européen lancé contre elle par Madrid et jugé exécutable par le gouvernement français. 

    Escorté par une trentaine de militants basques venus l’amener de la rue des Basques à la place du Monument aux Morts, elle a donc pris place aux côtés de représentants de nombreux partis politiques et de syndicats, le représentant de la Ligue des Droits de l’Homme des Pyrénées Atlantiques prenant place près de la militante basque. 

    "Ca a été difficile de sortir mais quoi qu’il en soit la bataille politique est gagnée", a-t-elle estimé, ajoutant qu’elle comptait "reprendre (ses) fonctions politiques" comme membre du bureau national du parti indépendantiste basque Batasuna. 

    Aux cris de "Aurore, herria zurekin" (’le pays est derrière toi") ou " Non au Mandat d’arrêt", le cortège a défilé deux heures durant, un encadrement policier minimal surveillant de loin celle qu’une première arrestation ratée le 21 juin dernier a soustraite à la volonté de la justice espagnole. 

    Visiblement émue par cette nouvelle démonstration populaire de refus de la voir extradée en Espagne (où elle encourt une peine de prison de 12 ans pour avoir publiquement représenté le parti Batasuna, illégal en Espagne mais pas en France), la citoyenne française a confié à la presse son soulagement de voir une telle unité politique et syndicale autour de son cas, "un évènement rare à apprécier au regard de la gravité de cette situation", a martelé Pierre Larrieu, membre du Comité Pays Basque contre le Mandat d’Arrêt européen. 

    "Le seul délit dans son dossier est celui d’expressions de son combat politique et citoyen", a également rappelé Anais Funosas, avant de prévenir une nouvelle fois que "toute nouvelle tentative d’arrestation d’Aurore martin sera empêchée". 

    Le mandat d’arrêt à son encontre "sera mis en oeuvre 

    source EITB

     


     Union Départementale des Syndicats C.G.T des Pyrénées-Atlantiques 

    27, rue Carrérot - 64000 PAU 

    ( : 05. 59. 27. 13. 21 : : 05. 59. 27. 61. 72 E-Mail : cgt.64@wanadoo.fr 

    Déclaration du Comité général de l’UD CGT 64. 

    Le gouvernement français veut arrêter et extrader Aurore MARTIN, militante politique française en raison de sa participation à diverses manifestations publiques et politiques (en France et en Espagne) organisées par un parti légal en France, Batasuna. 

    Les syndicats de l’Union Départementale CGT 64 réunis ce jour : 

    Condamnent le recours à la procédure qui conduit à ce qu’un(e) citoyen(ne) (e) soit poursuivi(e) par les autorités d’un État européen pour des faits que la France ne considère pas comme illégaux ; 

    S’inquiètent de ce qu’il soit envisagé l’application d’une loi d’exception pour la participation à des réunions et à des conférences de presse ; 

    Considèrent que ce recours traduit une volonté non de lutter contre le terrorisme mais de criminaliser l’action politique et d’instrumentaliser la justice. 

    Appellent les autorités européennes à réviser profondément la procédure du mandat d’arrêt européen afin de garantir les libertés individuelles et à ne pas permettre de tels dévoiements de cette procédure. 

    Nous exigeons expressément du gouvernement français qu’il refuse l’application de ce mandat d’arrêt européen à l’encontre de cette militante politique française.

     

    L’Union Départementale CGT 64 appelle tous ses syndicats, syndiqué(e)s et les salarié(e)s à manifester pour :

      

    - La liberté d’AURORE MARTIN ;
    - Le respect des droits civils et politiques.

     

    Samedi 25 juin à 17h00 place des Basques à Bayonne.

     

    Le 23 juin 2011.

     


     

    Non au MAE ! Ne menacez plus Aurore Martin ! 

    Le 30 novembre dernier, la FSU 64 avait publié un communiqué dans lequel, conjointement avec d’autres organisations syndicales, associatives et politiques du département, elle condamnait le recours à une procédure indigne et dangereuse pour les libertés : le Mandat d’Arrêt Européen, qui conduit ici à ce qu’une citoyenne, poursuivie par les autorités d’un Etat européen pour des faits que la France ne considère pas comme illégaux, soit livrée par notre pays à la justice de cet autre pays. 

    Ce communiqué soulignait qu’il s’agissait de l’application d’une procédure d’exception à l’organisation démocratique du débat social et politique. Nous considérions que ce recours au MAE traduisait une volonté de criminaliser l’action politique et sociale et une tentative d’instrumentaliser en ce sens la justice. 

    Nous appelions les autorités européennes à réviser profondément la procédure du mandat d’arrêt européen, afin de garantir les libertés individuelles et à ne pas permettre de tels dévoiements de cette procédure. 

    Alors qu’enfin , nous exigions du gouvernement français qu’il n’exécute pas ce mandat d’arrêt à l’encontre d’Aurore Martin, citoyenne française, nous constatons maintenant que le ministre de l’intérieur affirme sa volonté de voir cette militante politique arrêtée et livrée à la police espagnole, alors que la police française a été contrainte par la foule bayonnaise indignée de relâcher Aurore Martin qu’elle avait arrêtée. 

    Nous réaffirmons notre déclaration de novembre, soulignons la gravité pour les libertés publiques de l’acharnement du ministre de l’intérieur, et exigeons de nouveau que cette procédure inique soit abandonnée dans son usage anti démocratique. 

    Aurore Martin doit rester en liberté. Plutôt que les brimer, le ministre de l’intérieur et le gouvernement doivent protéger les libertés publiques. 

    FSU64

     


     

    Bayonne le 23 juin 2011 

    Le parti communiste Français appelle les citoyens, les démocrates à participer au rassemblement EN FAVEUR DES DROITS CIVILS ET POLITIQUES, SAMEDI 25 JUIN 2011, 17h00 place des Basques à Bayonne. 

    Il est inacceptable qu’une citoyenne française, militante d’un parti autorisé en France, puisse être extradée pour des faits eux-mêmes non punissables en France. Un principe essentiel reconnu dans notre pays est mis en cause : le refus d’extradition pour motifs politiques. 

    L’Union Européenne a profité de l’attentat du 11 septembre pour imposer cette loi liberticide. 

    Il faut supprimer le MAE. 

    Aurore Martin ne doit être ni arrêtée ni extradée. 

    Pour le PCF Daniel ROMESTANT

     


     

    quelques photos du rassemblement à Lille, vendredi 24 juin, grand place de Lille, avec les camarades de France Cuba, à l’occasion du rassemblement mensuel pour exiger la libération des 5 Cubains

     

    Parti Communiste Français

     

    Parti Communiste Français

     

    Parti Communiste Français Parti Communiste Français

    De : patrice bardet


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  • Pour célébrer à leur manière les 140 ans de la Commune de Paris, la section de Niort du PCF organisait le samedi 25 juin une manifestation symbolique pour rappeler la modernité de cette révolution réprimée dans    le sang par Adolphe Thiers et les bourgeois versaillais.

          

    La rue Adolphe-Thiers a été symboliquement débaptisée pour lui donner le nom d’Elisabeth Dmitrieff, révolutionnaire russe, héroïne de    la commune de Paris. Et pourquoi de symbolique cela ne deviendrait pas officiel ?

          

    Née en 1851 dans la Province de Pskow, Elisabeth Dmitrieffmilite très jeune dans les cercles socialistes de Saint Petersbourg. En 1868, elle émigre en Suisse où elle participe à la création de    la Section russe de l'Internationale Ouvrière (fondée à Londres en 1864). Déléguée à Londres elle se lie à Karl Marx qui l'envoie en mission d'information à Paris en mars 1871, comme    représentante du Conseil général de l'Internationale. Agée de vingt ans, elle devient avec Nathalie Le Mel une des animatrices les plus actives de l'Union des Femmes pour la défense de Paris et    les soins aux blessés" (fondée le 11 avril 1871 dans la Salle Larched, 79, rue du Temple). Membre du Comité Central de l'Union des Femmes, elle s'occupe surtout de questions politiques et plus    particulièrement de l'organisation des ateliers coopératifs. Elle prend activement part sur les barricades du Faubourg Saint-Antoine, aux combats de rue de la semaine sanglante (21-28 mai 1871).    On ignore comment elle réussit à échapper aux troupes versaillaises, à s'enfuir de France et à regagner la Russie en octobre 1871. Elle y épouse un condamné politique afin de lui éviter la peine    de mort. Elle le suivra en déportation en Sibérie où elle terminera ses jours en 1910.

          

    Quelques photos

          

    Prise de parole, distribution de tracts, signature de pétition

          

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    P1140980

     http://jcoutant.over-blog.com/article-la-rue-thiers-a-niort-symboliquement-debaptisee-77869015.html     

     


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  • Parti Communiste Français

     Sortez vos piques et vos bonnets phrygiens, l’Ancien régime est de retour ! Notre bon roi Nicolas Sarkozy a décidé "d’offrir" à son ami Dominique Baudis, l’Hôtel de la Marine, superbe bâtiment public situé sur la place de la Concorde et qui devait (enfin) être ouvert au public.

    Dominique Baudis, nommé par la grâce de Dieu et de Nicolas Sarkozy au poste de "Défenseurs des Droits" (saura-t-on un jour de quels droits il s’agit ?) cherche de nouveaux bureaux. Pourquoi ne pas s’installer dans l’un des plus prestigieux bâtiments de Paris aux frais du contribuable ?

    L’Hôtel de la Marine, joyau architectural du XVIIIe siècle, abrite pour deux ans encore l’état-major de la Marine Nationale avant d’être libéré et réaménagé. Si Nicolas Sarkozy avait promis d’enfin ouvrir ce lieu de mémoire aux visiteurs (c’est quand même nous qui payons pour son entretien), il semble avoir récemment fait marche arrière.

    Un espace de création et de partage culturel en plein coeur de Paris ? Que nenni ! Ceux qui ne veulent pas regarder TF1 n’ont qu’à se trouver eux-même un endroit où se cultiver... surtout que les contribuables n’auraient pas eu à mettre la main à la poche !

    Au lieu de cela, nos impôts vont servir à rénover et à entretenir les bureaux cinq étoiles d’une énième institution inutile et uniquement créée pour caser les copains des puissants. Encore une preuve des dérives monarchistes du règne de Sarko Ier !

    Pendant que les nantis et tous ceux qui ne se sont donnés que la peine de naître profitent un max des avantages d’une République pour laquelle nous payons, le reste des Français continuent la galère... Belle démocratie en réalité.

    De : SPQR

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article118437


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  • Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lançait un appel à la résistance contre l’ennemi. Cette date symbolique du 18 juin a été choisie    par le groupement GARD HP (Groupement d’Action et de Résistance pour la Défense de l’Hôpital Public) pour appeler la population à engager un mouvement    de résistance. L'hôpital public doit rester un lieu de soins de qualité au service de la population, avec un égal accès aux soins pour tous. Non à la marchandisation de la santé. 

    Si l’action dénonçant les dangers qui touchent notre système de santé s’est faite de façon humoristique, il n’empêche que la situation est chaque jour de plus en plus grave. 

    C’est donc bien un appel à résister pour la défense de l’hôpital public et l’égalité des citoyens face aux soins. « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».

          


     

    L’appel

     

    A toutes les femmes, à tous les hommes de ce pays

     

    La santé a perdu une bataille !

    Mais la santé n’a pas perdu la guerre !

          

    Des gouvernants de rencontre ont collaboré avec les forces de la bourse, du CAC 40, cédant à l’attrait des amis du Fouquet’s, oubliant    l’honneur, livrant le pays, notre santé à la servitude.      

    Cependant rien n’est perdu ! Notre corps n’est pas une marchandise !      

    Rien n’est perdu. Dans chaque région, des forces immenses, dans le niortais comme ailleurs, n’ont pas encore donné. Un jour, tout à    l’heure, ces forces écraseront l’ennemi du bien public, il faut que vous soyez ce jour-là présent à la victoire. Alors, chacun retrouvera sa liberté, sa santé et sa grandeur. Tel est notre    but ! Voilà pourquoi je vous convie à vous unir dans l’action, dans la conviction et dans l’espérance.      

    Notre santé est en péril de mort

    Luttons pour la sauver !      

    A votre Santé !

    Vive la France !

          

    Signé : Général GARD-HP

    Niort le 18 juin 2011

          


          

    Quelques photos de cette action

          

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     http://jcoutant.over-blog.com/     

       


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