• La direction du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën devrait annoncer la suppression de la moitié de ses effectifs en recherche et développement.

    La direction du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën devrait annoncer la suppression de la moitié de ses effectifs en recherche et développement.AFP/SEBASTIEN BOZON

    C'est à l'occasion d'un comité central d'entreprise extraordinaire, organisé mardi 15 novembre, que les salariés de PSA Peugeot Citroën découvriront en détail le plan d'économie de l'entreprise, "le contexte économique et la stratégie du groupe". D'ores et déjà, 6 000 suppressions de postes sont annoncées, dont 5 000 en France.

    France Info dévoile, mardi, les détails de ces suppressions d'emplois. Et c'est la recherche et le développement qui paie le plus lourd tribut, avec 1 600 postes en moins, soit la moitié des effectifs de l'entreprise dans ce secteur. Il y aura 600 postes en moins à Vélizy (Yvelines), 400 à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), 400 à Sochaux (Doubs) et 200 autres dans les autres unités.

     La direction de PSA semble vouloir faciliter les départs à la retraite et la mobilité interne pour éviter les licenciements secs. Mais pas au magasin de pièces de rechange de Melun-Sénart (Seine-et-Marne), qui ferme ses portes. Soixante-sept personnes sont mises au chômage. Sans plus de détails, 1 000 emplois, essentiellement intérimaires, seront aussi supprimés en 2012 dans les chaînes de montage du constructeur automobile.

    LES SITES D'AULNAY ET DE SEVELNORD MENACÉS

    En supprimant 6 000 emplois, PSA espère économiser 800 millions d'euros, dont 400 millions sur les frais fixes dans un marché européen dégradé, où le constructeur réalise 60 % de ses ventes.

    Les syndicats de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) appellent à un rassemblement devant le siège du groupe, à Paris. Outre les suppressions de postes, les syndicats s'inquiètent pour l'avenir des sites d'Aulnay et de Sevelnord (Nord) depuis la publication, en juin, d'une note de travail évoquant l'hypothèse de leur fermeture.

    Au niveau mondial, le groupe, qui se développe beaucoup dans les pays émergents, notamment en Chine et au Brésil, emploie près de 200 000 personnes toutes activités confondues, dont 80 000 en France.

    http://www.lemonde.fr

    Économie Aujourd'hui à 7h33

    Suppressions de poste chez PSA Peugeot Citroën : rassemblement à Paris

    Un employé passe derrière une chaîne de montage d'une usine du groupe à Mulhouse, en mai. (AFP Sebastien Bozon)
     

    Les syndicats de l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay (Seine-Saint-Denis) appellent mardi à un rassemblement devant le siège du groupe à Paris, à l’occasion d’un comité central d’entreprise qui doit aborder l’impact en France d’un plan de 6.000 suppressions de postes en Europe.

    A l’ordre du jour du CCE figurent «le contexte économique et la stratégie du groupe», a indiqué un porte-parole de la direction en précisant que cela ne comprenait pas l’avenir des sites d’Aulnay et Sevelnord (Nord).

    Au cours de cette réunion, la direction de PSA va détailler l’impact sur l’emploi en France du plan annoncé fin octobre qui prévoit en 2012 la suppression au niveau européen de 1.000 postes de production et de 5.000 emplois dans diverses activités, dont la recherche et le développement. Sur ces 5.000 emplois hors production, la moitié sera supprimée chez des prestataires externes. Le plan prévoit aussi la suppression de 800 postes d’intérimaires en France d’ici la fin de l’année.

    Ces mesures s’inscrivent dans un plan d’économie pour 2012 de 800 millions d’euros, dont 400 sur les frais fixes face à un marché européen dégradé, où le constructeur réalise 60% de ses ventes.

    Concernant Aulnay, qui produit la C3, et Sevelnord, qui fabrique des véhicules utilitaires en partenariat avec Fiat, les syndicats sont inquiets pour l’avenir de ces sites depuis la publication en juin d’une note de travail évoquant l’hypothèse de leur fermeture. Le groupe a indiqué à plusieurs reprises que la fermeture d’Aulnay (3.600 salariés) n’était «pas d’actualité» et que la C3 y serait produite jusqu’en 2014.

    Mais la chute de la production, divisée de moitié depuis 2004, préoccupe les organisations syndicales, tout comme les déclarations de Philippe Varin, président du directoire, qui évoque régulièrement un problème de compétitivité sur les petits modèles. Concernant l’usine de Sevelnord, située à Hordain (Nord) et où travaillent 2.800 personnes, Fiat a annoncé qu’il se retirait du projet à partir de 2017.

    Le groupe PSA Peugeot Citroën emploie 80.000 personnes en France dans la production automobile, auxquelles s’ajoutent les effectifs de l’équipementier Faurecia (12.700 salariés), du logisticien Gefco (4.500) et de PSA Finance (800 personnes).

    Au niveau mondial, le groupe, qui se développe beaucoup dans les pays émergents notamment en Chine et au Brésil, emploie près de 200.000 personnes toutes activités confondues.

    (Source AFP)http://www.liberation.fr


    votre commentaire
  • Copyright Reuters
    Copyright ReutersCopyright Reuters

    Si la mobilisation est absolue pour continuer l'EPR de Flamanville, EDF ne tient pas à poursuivre ce modèle. Le groupe travaille avec Areva et les Chinois à un nouveau réacteur.

     

    EDF, dont une partie des équipes a toujours été hostile au réacteur EPR, développé par Areva et Siemens, propose une porte de sortie à l'affrontement entre Verts et PS sur l'EPR de Flamanville, en affichant sa volonté de laisser tomber ce modèle. Hervé Machenaud, membre du comité exécutif d'EDF, en charge de la production et de l'ingénierie, a commencé à dévoiler cette ligne lors d'une conférence de presse jeudi sur le chantier de Flamanville (Manche). « Un réacteur, quel qu'il soit, n'est jamais la fin d'une histoire technologique. L'EPR est le modèle dont on dispose en ce moment, que nous construisons ici et en Chine, bientôt j'espère en Grande-Bretagne, mais aussi en Pologne et en République tchèque. Mais cela ne veut pas dire qu'il faille s'arrêter dans la réflexion sur le modèle suivant. »

    En clair : EDF propose l'EPR tant qu'il n'aura pas un autre modèle dans ses cartons. Et l'électricien y travaille déjà. « Ce n'est pas grave. C'est comme dans l'automobile, il y a des modèles qui marchent plus ou moins », relativise-t-on chez EDF. L'électricien planche avec son partenaire, l'électricien chinois CGNPC, sur un autre réacteur, plus petit (1.000 MW contre 1.700 MW pour l'EPR). « Et celui-ci n'aura pas grand-chose à voir avec l'EPR », affirme un proche du dossier. Chez Areva, on s'affiche persuadé du contraire. « Nous travaillons avec EDF et les Chinois au développement d'un nouveau réacteur, pour lequel l'Atmea (version de l'EPR en 1.000 MW) servira de base », affirme Claude Jaouen, directeur réacteurs et services chez Areva. « En aucun cas. L'Atmea est un réacteur dessiné par des vendeurs, pas par des exploitants », rétorque-t-on chez EDF. « On remet tout à plat avec CGNPC. La première phase de conception est en cours, le ?basic design? devrait être terminé fin 2013 », ajoute-t-on chez l'électricien. Ce développement franco-chinois a été décidé il y a un an par les deux présidents de la République, qui en ont confié la responsabilité aux deux électriciens EDF et CGNPC. Pour tenter d'apaiser les tensions avec Areva, l'Élysée a chargé le CEA de superviser le tout. La tâche ne s'annonce pas aisée.

    La pression des verts

    En renonçant à bâtir une vaste série d'EPR, EDF ne cède pas à la pression des Verts. Une partie des équipes nucléaires de l'électricien juge depuis le début trop coûteux et trop sophistiqué ce réacteur, conçu sans eux. La conception de cet « European Power Reactor » a été lancée par Framatome (ex-Areva) et Siemens au début des années 1990 dans le cadre du rapprochement franco-allemand mené par Mitterrand et Kohl. Pragmatiquement, il s'agissait de préserver le savoir-faire des équipes d'ingénierie françaises au moment où le programme nucléaire hexagonal se terminait, et où l'Allemagne hésitait, déjà, sur le sort du sien. « L'EPR a été conçu principalement en Allemagne, sur le modèle du réacteur allemand Konvoi, deux fois plus cher que les centrales françaises », souligne un spécialiste du secteur. Tenu à l'écart, EDF ne l'a jamais digéré.

    Le ressentiment a tourné à la franche animosité au début des années 2000 lorsque l'EPR, fraîchement dessiné, est venu représenter les couleurs françaises en Chine contre l'AP1000 de l'américain Westinghouse. Un casus belli sur un terrain où EDF, pionnier du programme nucléaire chinois, régnait en maître « En 2003, les Chinois étaient au bord d'opter pour la généralisation de la dernière génération de centrales françaises, dites N4, lorsque les Américains ont fait le forcing et surtout Anne Lauvergeon est venue s'opposer au N4 pour vendre son EPR », se souvient un ancien d'EDF en Chine. Le bilan des deux chantiers d'EPR en France et en Finlande, où délais et facture ont doublé, passant de quatre à huit ans et de 3 à 6 milliards d'euros, ont achevé de sceller le sort de l'EPR chez EDF. Accessoirement, chez l'électricien, on veut croire qu'une promesse du style « on finit Flamanville, mais on ne construit pas d'autres EPR » pourrait fournir un terrain d'entente entre Verts et PS, et préserver le futur du nucléaire en France.

    Marie-Caroline Lopez


    votre commentaire
  • Après l'Italie, la France craint d'être la prochaine victime de la crise de la dette, les marchés et Bruxelles ne semblant pas convaincus par le nouveau plan de rigueur du gouvernement face à la dégradation de la situation économique.

    "Après la Grèce et l'Italie, la France ?", titrait vendredi le quotidien Le Monde en constatant que le taux des emprunts d'Etat à 10 ans de la France, 3,4%, est désormais près de deux fois supérieur à celui accordé à l'Allemagne, même s'il reste encore deux fois inférieur à celui de Rome.

    Bien que France et Allemagne disposent toutes les deux de la meilleure note possible attribuée par les agences financières -un "triple A"-, la perception des deux pays par les investisseurs est de fait bien différente.

    "Ne nous faisons pas d'illusions : sur les marchés, la dette (française) n'est déjà plus AAA", a constaté Jacques Attali, ex-conseiller du président Mitterrand.

    La diffusion "par erreur" jeudi d'une note de Standard et Poor's sur un prochain abaissement de la note de la deuxième économie de la zone euro a accentué la nervosité sur les marchés.

    L'incident intervient quelques semaines après le coup de canif de l'agence Moody's, qui s'est donné trois mois pour déterminer si la perspective "stable" attachée à la note de la France restait justifiée.

    La Commission européenne a accru le pessimisme ambiant en estimant jeudi que le nouveau plan de rigueur annoncé trois jours auparavant par le gouvernement français ne suffirait pas à ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 et a demandé à Paris des "mesures supplémentaires".

    Ce plan, qui table sur sept milliards d'euros d'économies ou de nouvelles recettes d'ici à fin 2012 et s'ajoute à un précédent plan de 12 milliards décidé fin août, se fonde principalement sur une accélération de la réforme des retraites, une hausse ciblée de la TVA et de l'impôt sur les sociétés.

    Le compte n'y est pourtant pas aux yeux de Bruxelles, qui prévoit une croissance française pour les deux ans à venir (0,6% en 2012, 1,4% en 2013) encore plus faible que ce qu'envisage le gouvernement (1% et 2%).

    Ce dernier a répondu en réaffirmant sa "détermination totale" à "respecter la trajectoire intangible de réduction des déficits publics qu’il s’est fixée".

    La ministre du Budget Valérie Pécresse a exclu cependant un troisième plan de rigueur avant l'élection présidentielle d'avril-mai 2012, assurant avoir mis en réserve "six milliards de crédits en cas d'accident de croissance" pendant l'année.

    Face à cette méfiance des marchés financiers, qui pourrait encore s'accroître à l'approche de la présidentielle, le gouvernement de la Banque de France Christian Noyer a appelé vendredi au "consensus politique".

    "Il est important qu'un consensus politique général se dégage en France pour rester sur cette ligne stratégique de retour à l'équilibre budgétaire en 2016, car c'est le coeur de notre crédibilité", a-t-il jugé.

    La dette et les déficits publics sont dorénavant considérés par les Français comme les problèmes les plus importants pour le pays, devant l'emploi et le pouvoir d'achat.

    Fort de ce constat, Nicolas Sarkozy fait depuis quelques mois de la rigueur budgétaire et du maintien du "triple A" la clé de sa réélection face au socialiste François Hollande, dont la droite pilonne les propositions jugées "ruineuses", comme la création de nouveaux postes d'enseignants.

    Celui-ci accuse en retour Nicolas Sarkozy d'avoir augmenté l'endettement de la France (1.700 milliards d'euros, 86% du PIB) en laissant "filer 500 milliards d'euros de dettes sur son quinquennat" par une politique de "cadeaux fiscaux" aux grandes entreprises et aux ménages les plus aisés.

    Si Nicolas Sarkozy reste largement perdant dans les sondages face à François Hollande, il enregistre depuis quelques semaines une remontée de sa popularité qui semble valider sa stratégie.

    http://news.fr.msn.com/m6-actualite/


    votre commentaire
  • La couverture du numéro de "Charlie Hebdo" rebaptisé "Charia hebdo", à l'occasion de la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie.

    La couverture du numéro de "Charlie Hebdo" rebaptisé "Charia hebdo", à l'occasion de la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie.AFP/MARTIN BUREAU

    Le siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a été attaqué, à Paris, au cocktail Molotov dans la nuit de mardi à mercredi, jour du lancement du numéro intitulé "Charia Hebdo". L'incendie été maîtrisé et n'a fait aucun blessé.

    Le bâtiment a partiellement brûlé, a confirmé Charb, le directeur de la publication du journal à Europe 1, ce que confirme la préfecture de police de Paris, précisant que les dégâts étaient peu importants. Le site Internet du journal a, par ailleurs, été piraté mercredi matin. Un message en anglais et en turc dénonce l'utilisation de l'image du prophète Mahomet par l'hebdomadaire.

     Selon le médecin urgentiste et chroniqueur Patrick Pelloux, le cocktail Molotov aurait été lancé "sur la devanture et [aurait] mis le feu au système informatique", soulignant que "tout est détruit". "Le poste de maquette a brûlé et il y a de la suie partout, le système électrique a fondu", a précisé, quant à lui, le directeur de la publication, le dessinateur Charb. Les locaux de Charlie Hebdo abritent notamment la rédaction, le service de fabrication des maquettes et des bureaux.

    LA "UNE"CIRCULAIT SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX LUNDI

    "Afin de fêter dignement la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie et la promesse du président du CNT [Conseil national de transition] que la charia serait la principale source de législation de la Libye, Charlie Hebdo a proposé à Mahomet d'être le rédacteur en chef exceptionnel de son prochain numéro", avait précisé, lundi, le journal dans un communiqué. "Le prophète de l'islam ne s'est pas fait prier pour accepter et nous l'en remercions", ajoute le texte. En "une", un dessin représente Mahomet visiblement joyeux avec ces mots : "100 coups de fouet si vous n'êtes pas morts de rire !"

    La "une", qui circulait déjà lundi sur les réseaux sociaux, suscitait de nombreux commentaires, dont certains indignés. "On se demande ce qu'il faut faire pour ne pas indigner, avait réagi Charb. On n'a pas l'impression d'avoir fait une provocation supplémentaire. On a l'impression simplement de faire notre boulot comme d'habitude. La seule différence cette semaine, c'est que Mahomet est en couverture et que c'est assez rare de le mettre en couverture."

    Charlie Hebdo avait comparu devant la justice pour répondre de caricatures de Mahomet publiées en février 2006, considérées comme injurieuses par des organisations islamiques. Le journal avait été relaxé.

    La publication de ces caricatures dans des journaux danois puis d'autres pays d'Europe avait déclenché de violentes protestations dans de nombreux pays musulmans. "C'est dommage que les réactions ne soient extrêmes que sur des couvertures concernant l'islam ou Mahomet", a souligné Charb, assurant que le journal avait voulu "commenter un fait d'actualité", sans "représenter Mahomet comme un extrémiste".

    http://www.lemonde.fr


    1 commentaire
  • Onze personnes, membres des Indignés parisiens, étaient jugées ce matin, pour avoir abîmé un fourgon de police. La procureure a requis trois mois de prison ferme. Leur avocat dénonce un procès disproportionné.

    214 commentaires

    Par FABIEN SOYEZ

    La place de la Bourse, à Paris, le lendemain de l'évacuation des Indignés par les forces de l'ordre. (AFP)
     

    Ce matin, dans la 29e chambre du tribunal correctionnel de Paris, une audience pour le moins singulière. Onze Indignés comparaissaient pour avoir, lors d'un rassemblement place de la Bourse, "dégradé des biens publics" - en fait "décollé" la vitre du fourgon de police dans lequel ils étaient détenus.

    Les prévenus, alignés, se succèdent à la barre, devant le micro. "Je n'ai rien vu, je n'ai rien fait, puisque je n'étais pas dans ce fourgon !", affirme Jérémy, 29 ans. Agent SNCF, il était place de la Bourse, le 21 septembre, au milieu d'une cinquantaine d'activistes du mouvement des Indignés. "Ils étaient assis sur le sol, formant un cercle pacifique. Les policiers sont arrivés, ils ont voulu les dégager", raconte-t-il.

    "J'avais une caméra, j'ai filmé la scène, poursuit le jeune homme. Un flic est arrivé vers moi, a donné un coup de pied sur ma trottinette et m'a invité à arrêter de filmer... Je les ai un peu provoqués, j'avoue, et c'est alors qu'ils m'ont plaqué au sol puis embarqué dans un fourgon... Quelques minutes plus tard, la portière s'est ouverte et on m'a emmené avec une dizaine d'autres que je ne connaissais pas dans un autre fourgon, direction la garde à vue, pour avoir cassé une vitre." Me Breham, l'avocat des onze Indignés, lâche : "Je rappelle que la vitre ne s'est pas cassée, elle s'est juste décollée, parce qu'elle tenait mal."

    «Oui, je suis vraiment indignée !»

    Parmi les prévenus, il y a aussi Hilmar, 36 ans. Vénézuélienne, elle était venue manifester le soir du 21 septembre avec une vingtaine d'Espagnols, qui, comme elle, étaient partis de Madrid pour rejoindre Bruxelles, dans une grande "Marche des Indignés" contre "le système économique et politique". La jeune femme brandit les mains devant elle. Deux cœurs roses ont été dessinés sur les paumes. "J'ai montré mes mains devant la vitre, pour montrer ces dessins, lance-t-elle, et je me suis aperçue que le carreau vibrait, qu'il allait se décoller, alors j'ai dit à tout le monde de se tenir loin de la vitre."

    Séverine, absente au procès, est celle qui, selon la présidente du tribunal, a "le casier le plus chargé" : une arrestation pour conduite en état d'ivresse. La jeune femme était debout, dans le fourgon, quand celui-ci s'est mis en route. "Elle a alors trébuché et a posé ses mains sur la vitre, qui s'est décollée. Un policier l'a vite repoussée d'une main et remise en place", affirme Hilmar. Souriante malgré la situation, la Sud-Américaine s'exclame : "Ce genre de procès est ridicule, où est la justice ? Oui, je suis vraiment, vraiment indignée !"

    Puis c'est au tour de la procureure, Laurence Dané, de décrire un tout autre scenario. "La vitre n'aurait pu se décrocher que si les prévenus s'y étaient mis à plusieurs, de manière concertée", affirme-t-elle, accusant ces derniers de l'avoir poussée intentionnellement. Et de réclamer, pour Séverine, rien moins que trois mois de prison ferme. Pour les autres, une peine de 100 jours-amende à 5 euros, soit 500 euros d'amende.

    «On essaie de criminaliser la lutte sociale»

    "J'ai entendu, ce matin, juste avant notre affaire, des histoires de violences conjugales, des prévenus qui ont frappé leurs femmes de manière extrêmement violente. Et qu'est-ce qui a monopolisé la majorité de l'audience ? Une vitre", ironise l'avocat des "Indignés". "La police, la justice n'ont-ils rien d'autre à faire que de juger onze personnes pour une vitre décollée ?", s'étonne Me Breham. "Nous avons ici deux prévenus qui n'étaient pas dans le fourgon. Le chauffeur de camion, les policiers, les témoins, personne n'a été capable de dire qui a poussé la vitre, qui était dans cette soi-disant chaîne."

    L'avocat ajoute : "Dans ces cas-là, le doute profite aux mis en cause." Quant à Séverine, "la seule à avoir eu l'honnêteté de dire qu'elle a appuyé sur la vitre", Me Breham s'indigne : "Doit-on la condamner à trois mois de prison pour avoir décollé, de façon non intentionnelle, une vitre de fourgon dont le joint était défectueux ?" La présidente fixe la date du délibéré au 14 novembre.

    Après l'audience, Emilie, 26 ans, l'une des "Indignés" jugés, est encore toute interloquée. "Je n'ai pas touché cette fichue vitre, tout ce qu'on peut me reprocher, c'est de m'être assise sur l'un des bancs et d'avoir chanté dans un camion de police", lance-t-elle en retirant ses lunettes. "Ce procès est surréaliste, c'est la première fois que je vois une affaire aussi vide. Ou la justice française est extrêmement diligente, ou on essaie de criminaliser la lutte sociale, d'en faire un procès pour l'exemple. J'ai déjà vu ça en Amérique du Sud, je ne pensais pas le voir en France", indique Me Breham.

    L'avocat, qui défend également Yldune Levy dans l'affaire de Tarnac, s'étonne : "C'est le même genre de disproportion. On mobilise les forces de l'ordre, un greffier, un procureur pour une vitre décollée !" Pour Marie-Ange, membre du collectif Démocratie réelle maintenant, "on essaie de réduire notre mouvement. Dans les médias, on parle d'une centaine de manifestants alors que souvent, on est plusieurs milliers." Et l'Indignée de donner rendez-vous à ses camarades le 4 novembre, à 17h, à la Défense. "Vous verrez combien nous serons", promet-elle.

    (1) Des photos de l'intervention des forces de l'ordre sont en ligne sur le site du «Nouvel Observateur».

    http://www.liberation.fr/societe


    votre commentaire
  • François Baroin, ministre des finances, et Valérie Pécresse, ministre du budget, le 28 septembre à Paris.

    François Baroin, ministre des finances, et Valérie Pécresse, ministre du budget, le 28 septembre à Paris.REUTERS/© Gonzalo Fuentes / Reuters

    Le gouvernement, qui cherche 6 à 8 milliards d'euros pour réduire son déficit en 2012, planche sur plusieurs mesures destinées à augmenter les recettes. Selon le Journal du dimanche du 30 octobre, il envisagerait notamment une hausse du taux réduit de la TVA, de 5,5 % à 7 ou 9 %, dans certains domaines, tout en maîtrisant certaines dépenses.

    Cette hypothèse, également évoquée par Le Monde vendredi dans le cadre d'une convergence avec l'Allemagne, prendrait ainsi le pas sur l'autre possibilité envisagée, à savoir la création d'un taux intermédiaire entre celui "normal" de 19,6 % et celui, réduit, de 5,5 %.

     

    Selon le Journal du dimanche, qui n'identifie pas ses sources, les travaux dans les logements pour les particuliers, la restauration et les services à domicile seraient visés. Les deux premières mesures rapporteraient 1,5 milliard d'euros avec une TVA à 7 % et 3 milliards d'euros avec une taxe à 9 %.

    Aussi envisagé, et quasi-décidé selon le JDD, le taux de l'impôt sur les sociétés passerait de 33 à 36 % pour les grandes entreprises (chiffre d'affaires de plus de 150 millions d'euros), soit un gain d'un peu plus d'un milliard d'euros.

    LA SÉCURITÉ SOCIALE ET LE TRAIN DE VIE DE L'ETAT EN LIGNE DE MIRE

    Côté dépenses, l'idée du gouvernement serait de stabiliser l'augmentation de celles des collectivités locales, actuellement de 4 % par an, soit environ 4 milliards d'euros.

    Il s'agirait également de freiner les dépenses de la Sécurité sociale, en maintenant d'une part l'augmentation de celles de l'assurance-maladie à 2,5 %, contre 2,8 % prévu pour 2012, pour un gain de 500 millions d'euros, et d'autre part en agissant contre les fraudes.

    Enfin, le dernier pôle d'austérité concernerait le train de vie de l'Etat, à savoir s'attaquer à certains budgets ministériels ou faire baisser les dotations aux organismes et entreprises publiques. Selon le JDD, plusieurs députés de la majorité insisteront la semaine prochaine via une lettre ouverte ou une tribune à la presse sur la nécessité de toucher aux dépenses.

    Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère du budget n'a pas souhaité faire de commentaires et a précisé que rien n'était décidé. Quelle que soit la décision prise, le gouvernement français devra s'en référer à Bruxelles.

    >> Lire "TVA : la France devra composer avec la législation européenne"

    Le nouveau plan d'austérité sera détaillé au lendemain du G20 de Cannes des 3 et 4 novembre. Il est rendu nécessaire par une perspective de croissance économique en 2012 plombée par la crise de la zone euro et revue drastiquement à la baisse, à 1 %, contre 1,75 % prévu jusque-là.

    http://www.lemonde.fr/politique


    votre commentaire
  • C’est bien connu,le cévenol peut être parfois hargneux et teigneux.De manière générale il aime pas qu’on dérange son mode de vie.Bref,il aime pas qu’on l’em.....e.

    4 Octobre,LES CEVENOLS et SARKOZY

    Donc hier ils sont venus exprimer leur ras le bol à Alès et à Miallet,au petit homme qui n’entrera jamais dans la catégorie des "grands hommes",venu faire campagne aux frais du contribuable.

    Le "bling-bling" élyséen ne brille pas par son courage.800 flics,hélicos,le RAID,le GIPN,le GSPR(groupe de sécurité du président de la république).

    Tout ça pour raconter des con....es à un parterre de serpillières de l’UMP,du PS,et autres cireurs de godasses d’une certaine caste politique.

    Quelques gardes à vue,lors de sa visite au "musée du désert",où pas un descendant de "Camisard" n’a voulu "l’empailler",ça aurait fait tâche dans un "musée,même désert".

    Il est reparti,laissant son exécuteur des basses oeuvres le député maire d’Alès Max ROUSTAN,convoqué au tribunal ce vendredi,suite à la plainte déposée par l’UL CGT,pour insultes publiques.

    Il a réussi sa visite à Alès le préretraité de l’Elysée.

    800 à 1000 manifestants sur la rocade et la montée de Slhol derrière la banderole,symbole de la casse industrielle sur le bassin alésiens : les RICHARD DUCROS.

    Les défenseurs de l’intégrité de nos Cévennes avec leur slogan :

    SARKOSCHISTE....GAZE TOI !

    Quelques particularités nouvelles,avec des flics en tenue faisant la circulation avec le badge CGT sur la poitrine,des CRS quittant leur barrage et posant pour la postérité le verre à la main au bar du siège du PCF.

    Le roquet est retourné à sa niche,et bon débarras ! mais il aura réussi à entretenir le vent des luttes et de la révolte qui continuera de souffler les 6 et 11 octobre prochain.

    4 Octobre,LES CEVENOLS et SARKOZY

    4 Octobre,LES CEVENOLS et SARKOZY

    4 Octobre,LES CEVENOLS et SARKOZY

    http://bellaciao.org/fr

    PAROLES D’HOMMES et DISCOURS DE MERDE !

    A la même heure,hier 4 octobre à Alès,discours du roitelet bientôt déplumé devant ses larbins,et la prise de parole de mon Cde Richard avant le départ de notre manifestation.

    Prise de parole le 4/10/2011 de Richard VAMALLE CGT RICHARD DUCROS.

    Chers amis,chers camarades,

    Si nous sommes réunis aujourd’hui c’est pour manifester notre dégout et notre refus de voir le président des riches,Nicolas Sarkozy,venir parader sur nos terres cévenoles.

    Le message des ex-salariés de Richard Ducros groupe Fayat,celui que je veux porter devant vous,est un message d’espoir.

    En effet,jetés à la rue,confrontés à la difficulté de la réinsertion professionnelle,à la précarité,touchés de plein fouet par la violence capitaliste orchestrée par le milliardaire FAYAT,et cautionnée par ce gouvernement d’actionnaires véreux,des salariés qui pour certains n’étaient pas des militants chevronnés,ont résisté.

    En particulier des femmes,mais aussi des hommes qui ont su mettre de côté leurs divergences,leurs vieilles querelles,leurs différences de classes même.

    Ces femmes et ces hommes réunis ont fait bloc autour du syndicat CGT R.DUCROS,pour que des salariés aident des salariés,pour que les plus démunis face à ce drame qu’est la perte d’un emploi puisse faire valoir leurs droits.Certain camarades et sympathisants ont travaillé pendant des mois pour constituer les dossiers prud’hommes,sans jamais faire de discrimination.

    La fraternité,c’est bien la meilleure réponse à apporter à ceux qui comme Sarkozy,prônent l’individualisme et le chacun pour soi.

    La solidarité enfin,celle dont des cévenols ont fait preuve tout au long de leur histoire,n’a pas fait défaut non plus durant le conflit des R.DUCROS.Elle nous touche encore aujourd’hui et nous a permis d’aider les plus démunis.

    Cette solidarité que nous refuse Sarkozy,en personne,en interdisant toutes dérogations qui permettraient aux plus anciens d’entre nous de partir dignement à la retraite après une vie consacrée au travail.

    Ce président qui dans ses promesses nous peignait une France solidaire où plus personne ne dormirait dans la rue,où plus personne n’aurait faim.

    Ce même président qui préfère condamner des femmes et des hommes à la précarité,au chômage,et enfin au RSA après des décennies de travail accompli avec responsabilité et professionnalisme,simplement parce que sa récente contre-réforme des retraites lui interdit d’envisager des solutions moins coûteuses et bien plus humaine.

    Un message d’espoir donc,parce que les forces de changement sont en route,il est grand temps que ce président quitte notre région,mais aussi l’Elysée.

    Ce président qui vantait l’école du mérite,la valeur du travail n’a cessé tout au long de son mandat,d’encourager la spéculation et le capitalisme financier..

    Il vient sans doute remercier les générations de mineurs qui ont trimé dur,en les privant de leur régime de santé.

    Les ficelles sont de plus en plus grosses,la supercherie ne prend plus.Les disciples du monarque peuvent toujours nous traiter de feignants,les citoyens,eux,ne sont pas dupes.Ce ne sont pas les salariés de R.DUCROS qui ont ruiné cette fabuleuse entreprise,mais bien ses dirigeants.

    Le voilà le vrai message, aujourd’hui FAYAT peut continuer de s’acharner sur notre entreprise,comme il le fait en coupant ces relations commerciales avec l’entreprise Matière qui s’efforce de revitaliser notre site des Vosges.En réalité par le travail et notre amour du métier nous continuerons de défendre les intérêts des salariés quelque soit le gouvernement qui remplacera celui que nous allons abattre.

    Résistons,Résistons toujours et encore !Refusons sa règle d’or qui va ruiner nos écoles et sacrifier nos enfants.Refusons le massacre de nos Cevennes qui est programmé avec les permis d’exploitations du gaz de schiste.La lutte paye,mais restons vigilants.

    Résistons,le 22 novembre à Nimes où la cour d’appel devra statuer sur les 12 millions d’Euros qui manquent cruellement au plan de sauvegarde de l’emploi pour les ex-salariés de R.DUCROS.

    Résistons,pour exiger que FAYAT s’acquitte de ses obligations en matière de revitalisation du bassin industriel.

    Il n’y a pas de fatalité,il n’y a que des mauvais choix.Vive l’industrie ! Vive le travail !

    Merci.

    Merci à toi Richard,et à demain.

    LR


    votre commentaire
  • "Environ 1.500 personnes, dont des élus de tous bords, ont manifesté samedi à Hayange (Moselle) à l’appel de l’intersyndicale d’ArcelorMittal pour exiger le maintien en Lorraine d’une activité sidérurgique, a-t-on appris de sources concordantes.

    Quelque 1.500 manifestants à Hayange pour défendre la sidérurgie

    Les manifestants étaient 1.300 selon la préfecture, 1.500 selon les organisateurs.

    Le numéro un mondial de la sidérurgie a décidé d’arrêter temporairement l’exploitation du second haut fourneau de Florange, en raison d’une chute des commandes d’acier, alors que la mise en veille du premier a déjà été prolongée au moins jusqu’à la fin de l’année.

    Les syndicats craignent que cette mesure devienne définitive, ce qui entraînerait selon eux la destruction d’un millier d’emplois sur les 3.000 du site.

    Le cortège des manifestants est allé de la mairie d’Hayange à la mairie de Florange. Etaient notamment présents le président du conseil général de Moselle Patrick Weiten (UMP), la députée Aurélie Filipetti (PS), la députée européenne Nathalie Griesbeck (MoDem) et les maires de la communauté d’agglomération du Val-de-Fensch.

    Après des prises de parole, les syndicats ont posé une plaque au pied du fourneau P6, rebaptisant ainsi l’endroit en "Place de la résistance pour le maintien de la sidérurgie en Lorraine", a expliqué à l’AFP Edouard Martin, représentant CFDT au comité d’entreprise européen d’ArcelorMittal."

    http://www.lepoint.fr/societe/mosel...

    Au combat !


    votre commentaire
  • Après TOTAL Flandres en 2010, après PETROPLUS Reichstett en 2011, aujourd’hui 27 septembre 2011, le groupe LYONDELLBASELL annonce la fermeture de la raffinerie de BERRE (ex-SHELL). La CGT appelle l’ensemble des salariés de la branche pétrole à la mobilisation !

    Cette annonce de fermeture intervient à peine 3 mois après la conclusion de la table ronde du raffinage, au cours de laquelle les patrons se sont opposés à toutes mesures pérennisant l’outil de raffinage. La responsabilité du gouvernement est clairement établie. Celui-ci avec les patrons pétroliers ont fait le choix de l’importation de produits raffinés au détriment de l’investissement et du développement industriel. Entre 2008 et 2010, les importations de produits raffinés sont passées de 35,7 MT à 40,4 MT pour compenser les fermetures de capacités, alors que le marché intérieur des carburants routiers et des carburéacteurs est en hausse de 0,4%.

    Pour la CGT, c’est un non sens pour l’emploi, pour le développement économique des territoires, pour l’environnement, pour l’indépendance énergétique du pays et, au final, pour le pouvoir d’achat des consommateurs. Cette nouvelle annonce de fermeture, si elle était menée à son terme, est une catastrophe économique et sociale pour le bassin fosséen. Le site de Berre est un site dit « intégré », comprenant une raffinerie de pétrole, matière première qui arrive par la mer, raffinerie qui alimente un vapocraqueur, lui-même alimentant plusieurs usines et unités de productions chimiques.

    Plus largement, la région de l’étang de Berre constitue un tissu industriel dense, où de nombreuses usines et installations industrielles sont interconnectées. A tel point que, baisser un débit à Berre a des conséquences à Fos ou à Martigues, etc... Ce maillage industriel, bien loin d’être un handicap pour la région comme certains voudraient le faire croire, est au contraire un atout formidable en termes de richesses créées, d’infrastructures, de développement régional.

    Sans l’industrie, combien d’emplois induits dans les services aux entreprises en moins ? Combien d’autoroutes, de maternités, de commerces, d’universités en moins ?

    L’industrie structure le territoire, ses salariés créent des richesses utiles pour toute une région, toute une population.

    Pourquoi l’annonce de la fermeture de la raffinerie de Berre est une mauvaise nouvelle pour tous :

    1– Après la fermeture de la raffinerie de Total Flandres, près de Dunkerque, après l’annonce de la mise en vente, puis au final la fermeture de celle de Petroplus Reichstett en Alsace, il s’agit d’une attaque supplémentaire sur notre outil de raffinage national. Les raffineries françaises ne doivent pas se transformer en grands dépôts d’importation de carburants fabriqués à l’autre bout du monde !

    2– Fermer cette raffinerie, pour LyondellBasell qui prétend conserver d’autres unités du site, les plus rentables, c’est porter atteinte à l’outil de raffinage national et de la région.

    3– Ceci fragilise la plateforme très fortement : quelle pérennité à long terme pour le site de Berre dans ces conditions ? Nous parlons bien de l’avenir de la plateforme, et ses 6000 emplois organiques et induits, étroitement liée à la raffinerie. Plus largement, tout ce qui peut arriver au site pétrochimique de Berre a obligatoirement des conséquences sur l’industrie de toute la région, et pas seulement les industries chimiques ; quel impact pour le port, par exemple ?

    Allons-nous laisser les patrons de LyondellBasell, en recherche de rentabilité maximum pour gaver les banques qui les ont sauvés de la faillite, mettre à mal, fragiliser notre outil industriel commun ?

    La CGT répond résolument NON !

    Nous devons nous mobiliser pour dire à tous nos patrons que la finance, ça suffit ! Que les salariés sont les créateurs de richesses et que tout projet industriel, quel qu’il soit, doit se faire, non pas contre eux, mais avec et pour eux ! Opposons-nous à la fermeture de Berre !

    Défendons et exigeons le plan d’investissement de l’Institut Français du Pétrole présenté le 22 juin et rejeté par les pétroliers (construction d’un DHC, FCC en distillat, oligomérisation, unités de production d’hydrogène et, à l’horizon 2030, construction d’un Cocker et d’unité de retraitement de résidus sous vides). Ce plan réduirait de moitié les excédents d’essence ainsi que le déficit en distillats du pays.

    L’IFP dans son étude environne ce plan d’investissement d’un taux d’utilisation de 67 % soit 65,66 MT calculé sur 12 raffineries (98 MT). Aujourd’hui, les capacités après fermeture sont de 83 MT ce qui amène à un taux d’utilisation de 80 % pour atteindre la projection de l’IFP, ce qui est tout à fait acceptable pour palier aux arrêts d’unités, incidents techniques, emboucanement, etc... Exigeons un plan pluriannuel d’investissement débattu avec les représentants du personnel dans l’ensemble de nos raffineries. Exigeons l’annulation du projet de pipe vers Ludwigshafen qui met gravement en danger Carling et Feyzin. La CGT met en débat l’action de grève dans la branche Pétrole.

    Source "Front syndical de classe"


    votre commentaire
  • AGEN : LA HONTE ! SIX MOIS SANS SALAIRE..pour ce "TERRORISTE" ? ça va pas la tête ?
    de : A.C
    vendredi 30 septembre 2011 - 18h58

     

    LE FIGARO a les titres de sa classe :

    L’agresseur de Sarkozy mis à pied 6 mois

    Oui, plumitifs de l’ordre bourgeois,c’est un dangeraux kamikaze qui a osé prendre par l’épaule bourrée de tics et durant 4 secondes , SS SARKO 1° (Sa suffisance)..en visite chez les manants d’Aquitaine..

    Le conseil de discipline de la fonction publique territoriale d’Agen a proposé deux ans de mise à pied dont 18 mois avec sursis à l’encontre d’Hermann Fuster, l’homme qui avait violemment agrippé Nicolas Sarkozy lors de sa visite le 30 juin à Brax, dans le Lot-et-Garonne. Lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel, le 1er juillet, Hermann Fuster, 33 ans, employé municipal agent d’accueil au conservatoire de musique de la ville d’Agen, avait été condamné à six mois de de prison avec sursis.

    L’avis du conseil de discipline, rendu après cinq heures de débats entre quatre élus municipaux, quatre délégués du personnel et présidé par un magistrat du tribunal administratif de Bordeaux, est simplement consultatif, la décision appartenant au maire d’Agen, Jean Dionis du Séjour (NC).

    "Oui il y a double peine, ça fait partie du statut de la fonction publique", a réagi le 1er adjoint au maire en charge du personnel qui siégeait au sein du conseil de discipline. "Cette procédure disciplinaire fait partie des contraintes de la fonction publique", a-t-il dit, estimant qu’"un fonctionnaire à un devoir de réserve et d’adhésion au principe républicain". Selon lui, "le geste d’Hermann Fuster a porté atteinte à l’image de la ville" car "il y a eu dans cette affaire un buzz médiatique colossal".

    Hermann Fuster s’est de son côté dit "abasourdi" par cette décision. "Vous imaginez six mois sans salaire c’est long et ça fait beaucoup pour ce que j’ai fait", a-t-il dit. L’avocat de M. Fuster, qui espérait "du sursis intégral", a indiqué s’en "remettre à la clémence" du député maire d’Agen qui reçoit M. Fuster lundi et devrait lui faire part de sa décision.

    "On se raccroche à cet espoir là car on pense que le principe de proportionnalité n’est pas respecté", a déclaré Me Laurent Bruneau, estimant que son client "n’a pas manqué à son devoir de réserve dans la mesure où l’acte qui a posé problème n’est pas un acte militant ni politique".

    Carol Dubois, secrétaire CGT des territoriaux d’Agen qui siégeait au conseil de discipline a jugé "la décision complètement disproportionnée" tandis qu’une trentaine de personnes a manifesté son soutien à M. Fuster devant le bâtiment où se tenait le conseil de discipline. .

    VITE VITE. A vos messageries, vos SMS !

    on peut pas en rester à une protestaion de 30 mecs !

    Il faut EXIGER que cette proposition de sanction soit ANNULEE !

    6 Mois sans salaire, pour plaire, agenouillés, à un des convives préférés de mamie Bettancourt et autres friqués du Fouqet’s !!!

    Et on laisserait faire !??

    VITE VITE. A vos messageries, vos SMS Il faut EXIGER que cette proposition de sanction soit ANNULE ! si je me plante pas

    Le maire c’est Jean DIONIS DU SÉJOUR, un clone de Borloo, un de ces élus du"marais"...

    Faut le REVEILLER !

    la mairie c’est le- 0553878264 ...

    http://www.agen.fr/1-37844-Ecrire-a... permet de faire un mail au MAIRE

    Ecrire à un élu

    Pour vous adressez directement à un élu, rien de plus simple :

    Ecrire à un élu1. Rendez-vous sur le trombinoscope du conseil municipal ;

    2. Sélectionnez l’élu de votre choix ;

    3. Cliquez sur « Contactez-moi » puis remplissez le formulaire.


    votre commentaire
  • Les conseillers généraux du Puy-de-Dôme ont été retenus lundi après-midi par une cinquantaine d'agents du service des routes en grève. Cinq élus, dont le nouveau sénateur élu dimanche, avaient réussi à s'échapper... par les toits.

    Puy-de-Dôme : 80 élus pris en otage par des agents en grève


    Ils ont été retenus durant 4 heures. Les élus du conseil général du Puy-de-Dôme ont été retenus contre leur gré lundi dans l'hémicycle du bâtiment par une cinquantaine d'agents du service des routes en grève, qui ont été évacués dans la soirée par les forces de l'ordre, a indiqué la préfecture. A la demande du président du conseil général Jean-Yves Gouttebel, les manifestants qui "occupaient les locaux du conseil général" ont été "évacués dans le calme et sans incident par les forces de l'ordre" en début de soirée, a déclaré à l'AFP Fabienne Balussou, directrice de cabinet du préfet.

    Depuis 15h, ces derniers "bloquaient toutes les issues" de la salle des délibérations où se tenait lundi une session plénière de l'assemblée départementale, empêchant ses occupants, environ 80 personnes selon le conseil général, d'en sortir. Cinq conseillers généraux, dont Alain Néri, nouvellement élu sénateur dimanche, étaient parvenus à quitter l'hémicycle vers 17h... en enjambant la rambarde de la terrasse du 7e étage, a précisé le conseil général, confirmant une information en ligne du quotidien La Montagne. Le vice-président Jean-Claude Fournier, "cardiaque", a quant à lui dû être évacué par les pompiers après avoir été "un peu bousculé" par des manifestants, et a été "hospitalisé jusqu'à jeudi", selon le cabinet du président du conseil général.

    Une centaine d'agents du service des routes, sur un effectif de 450, étaient en grève depuis lundi matin pour demander le retrait d'un projet de géolocalisation des véhicules et réclamer une augmentation des salaires les plus bas, a déclaré à l'AFP Anthony Obert, délégué syndical CGT. Une cinquantaine d'entre eux ont pris part dans l'après-midi au blocage de l'hémicycle, qui n'a donné lieu à "aucune violence" de la part des manifestants, dont une délégation a été reçue dans l'après-midi par M. Jean-Yves Gouttebel, selon M. Obert. "Une rencontre est prévue mardi matin" entre des représentants du conseil général et des manifestants" pour aborder les revendications de ces derniers, a précisé le conseil général. Après avoir été évacués du bâtiment par la police, les manifestants ont mis en place un blocage à la sortie du parking, finalement levé vers 20h à l'issue de nouvelles "négociations", ce qui a permis à tous les élus de repartir, selon la même source.



    votre commentaire
  • 25 septembre 2011 à 19h27

    Sénat : la gauche remporte la majorité absolue

    La gauche a remporté dimanche pour la première fois de la Ve République la majorité absolue en conquérant les 23 sièges supplémentaires qui lui était nécessaire, avant même les votes de la Martinique et de la Guadeloupe, a annoncé à l'AFP un dirigeant socialiste.

    Les socialistes, qui disposaient de 22 sièges d'avance vers 19H00, étaient suspendus au résultat de la Manche. Quelques minutes après, ils obtenaient leur 23e sénateur.

    Sénat : "un échec grave pour Sarkozy" (Hollande)

    25 septembre 2011 à 19h29

    Le basculement à gauche du Sénat est "un échec grave" pour Nicolas Sarkozy, a estimé dimanche François Hollande, l'un des candidats à la primaire PS, en commentant une partie des résultats des élections sénatoriales.

    "A l'heure où je m'exprime, la gauche semble être majoritaire, même s'il faut être prudent", a déclaré le candidat à la primaire socialiste en arrivant au Sénat, peu avant que la victoire de la gauche ne soit confirmée. "Si les résultats se confirment, c'est une échec sérieux, pour ne pas dire grave pour Nicolas Sarkozy", a-t-il jugé. "Pour la première fois depuis la 5ème République, la gauche serait majoritaire dans cette haute assemblée, c'est un événement historique", a-t-il ajouté. "Ce serait aussi pour le prochain président de la République, s'il est de gauche, un sérieux atout", a-t-il encore dit.

    Même si nous nous désinteressons de la politique, nous ne pouvons pas ne pas aprécier cette victoire attendu depuis 1958.

    Le sénat conservateur bascule. Nous pouvons apprécier la victoire sans pour autant crier victoire car cela pourrait bien signifier aussi que la gauche est devenue conservatrice et c'est plus que probable.

    Enfin un changement de couleur ça fait parfois du bien, même si,  passer du bleu horizon au rose bonbon ce n'est pas encore vraiment ce que nous attendons. Le rouge irait si bien.

    Maryvonne Leray

     

    Cri du Peuple 1871 : http://www.mleray.info/article-le-senat-passe-a-gauche-85157755.html


    1 commentaire
  • Manifestation anti G7 sur le Vieux port de Marseille

    afp.com/Boris Horvat

    MARSEILLE - Un millier de personnes selon les organisateurs, 800 selon la police, ont manifesté samedi sur le Vieux port de Marseille avec comme mot d'ordre "Les peuples d'abord pas la finance!", protestant contre "les plans d'autérités" à quelques centaines de mètres du sommet du G7 finances.

    Au son des tambours, les manifestants qui avaient répondu à l'appel d'une quarantaine d'associations, de syndicats et de partis politiques de gauche (www.mobilisationsg8g20.org), ont mené plusieurs "actions de rue", des scénettes satiriques, pour "marquer leur indignation à l'occasion des sommets internationaux qui (se tiennent) en Paca", puisque après le G7 finances à Marseille se tiendra les 3 et 4 novembre à Cannes un G20.

    "C'est important de se réunir pendant ce G7, car les décisions pour lutter contre la crise vont à l'encontre des peuples, d'autres voies sont possibles", explique Patrice Ehrhart, le secrétaire de l'union départementale CGT des Bouches-du-Rhône.

    "Ici, avec la fermeture de la Fralib (Usine qui produit les thés et les infusions Eléphant fermée par le groupe Unilever et occupée par ses salariés, ndlr), nous avons à Marseille un bon exemple de cette financiarisation du monde. Le PDG d'Unilever l'a reconnu, il n'y a pas d'autre raison que des raisons financières pour expliquer la fermeture de cette usine qui était rentable."

    Sur le quai du Vieux port, l'association Terre solidaire a érigé un tas de sable agrémenté de faux billets de 500 euros et surmonté d'un palmier artificiel pour symboliser une "île/paradis fiscal".

    Gaëlle Berger, une représentante de l'association, explique "Nous ne sommes pas contre l'argent, nous souhaitons juste qu'il soit bien employé. C'est pourquoi nous dénonçons les paradis fiscaux qui privent par exemple les pays du Sud de 800 milliards d'euros de ressources fiscales qui pourraient servir à l'éducation ou simplement pour nourrir les populations..."

    Outre cette métaphore des paradis fiscaux, les manifestants ont fait la démonstration d'un "aspirateur à capitaux" directement relié à "une poule aux oeufs d'or", puis ils ont été débaptiser la rue de la République, une artère "autrefois populaire aujourd'hui vidé de ses habitants par la spéculation et les ventes à la découpe", en rue de "la Spéculation".

    http://www.lexpress.fr/actualites


    votre commentaire
  • Les compagnons d’Emmaüs de la Pointe-Rouge ont eu une initiative pour le moins originale en distribuant des demi-baguettes sur le Vieux-Port. Un barouf destiné à attirer l’attention sur le G7 des financiers qui va avoir lieu à Marseille en cette fin de semaine. Un sommet prélude à la réunion du G20 qui va se dérouler à Cannes en novembre. Les altermondialistes ont, eux, prévu un contre-sommet à Nice à la même période. (Mobilisation G20)
     
    Christophe Deltombe, président d’Emmaüs France était aussi présent.


    "G7, G8, G20, G rien !": avant la réunion des grandes puissances financières à Marseille, l'association Emmaüs a distribué "du pain pour ceux qui n'ont pas de blé" jeudi sur le Vieux-Port, en dénonçant l'inaction de la communauté internationale contre la pauvreté.
    "Au lendemain de la grande crise de 2007-2008, on a eu de belles déclarations de nos dirigeants, qui allaient reprendre les choses en main, faire de la régulation et intervenir pour que l'immoralité de la spéculation cesse. Trois ans après, le résultat ? Zéro, quasiment rien", a déclaré à l'AFP Christophe Deltombe, président d'Emmaüs France.
    "Les paradis fiscaux sont toujours aussi florissants, la spéculation continue de la même manière, bref, tous les mécanismes de la dérégulation des marchés se poursuivent et les plus riches deviennent de plus en plus riches, et les plus pauvres de plus en plus pauvres", a-t-il ajouté.
    "Ce qui va ressortir de la réunion, c'est une approbation des politiques d'austérité, de réduction des politiques sociales. On va approuver des mesures qui font peser sur les plus pauvres les effets de la crise qui a été provoquée par les plus riches. C'est la grande injustice qui justifie que le monde associatif, le tiers secteur, la société civile se réveille et se mobilise", a-t-il dit.
    "Emmaüs, c'est 300 groupes dans 36 pays sur 4 continents. On a aussi une légitimité internationale et une connaissance mondiale des problèmes. Les sommets de ce genre ne donnent pas la parole aux pays pauvres. On n'y traite pas des questions fondamentales: l'accès à l'alimentation, à la santé, à l'éducation", a souligné de son côté Jean Rousseau, président d'Emmaüs International.
    Après un été agité, les grandes puissances du G7 se retrouvent vendredi à Marseille pour chercher les moyens d'éviter une rechute de l'économie mondiale sans aggraver la crise de la dette, avant de préciser samedi leur réponse financière au "printemps arabe".
    afp
     

    votre commentaire
  • Par Stéphanie Zeimet / Jean-Christophe Dupuis-Rémond  

    L'Usine Arcelor Mittal.

    L'Usine Arcelor Mittal.

    France Télévisions France.
    Les syndicats de Florange organisent une AG vendredi 9 septembre à 13h au passage à niveau de Daspich.

    Les syndicats de Florange organisent une assemblée générale vendredi 9 septembre à 13h au passage à niveau de Daspich par lequel transitent les trains de fret transportant les produits d'Arcelor-Mittal et demandent à tous les salariés (CDI, CDD, intérimaires, sous-traitants) de les y rejoindre.

    Suite à la réunion du CCE d'Arcelor Mittal à Paris le 8 septembre, le P6, second haut-fourneau de la Fensch va *à son tour être arrêté le 1er octobre prochain de même que la totalité du train à chaud et ce jusqu’à une date indéterminée .

     Le P3 avait été arrêté le 6 juin dernier.

     3.000 salariés travaillent actuellement dans la vallée de la Fesnch.

     Avec la fermeture de la filière chaude ce sont plus de 2.000 emplois directs dont 400 emplois intérimaires qui sont directement impactés. Selon les prévisions, 700 salariés du groupe vont se retrouver au chômage technique.

     Salariés, syndicalistes et représentants politiques sont en colère. Ils dénoncent une décision motivée uniquement par le profit : Arcelor-Mittal veut réduire au maximum ses stocks face à la baisse des commandes afin de maintenir ses prix.

    Mais cette décision pourrait être lourde de conséquence : rallumer un haut-fourneau est une opération délicate et aucune date n'a été anoncée pour la reprise de l'activité.

     Arcelor-Mittal vient-elle de condamner à mort la filière chaude?

    Et par ricochet le projet ULCOS mais également de nombreuses entreprises locale de sous-traitance, toutes filières confondues ?

     Les sidérurgistes mosellans ne cachent pas leur inquiétude de vivre un nouveau Longwy...

    http://lorraine.france3.fr/info


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique